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QUELQUES LIENS VERS DES ARTICLES SUR TERRY PRATCHETT

13 Mar
QUELQUES LIENS VERS DES ARTICLES SUR TERRY PRATCHETT

 

Voici quelques liens concernant Terry Pratchett qui nous a quitté hier.

Le site de son éditeur français L’Atalante (dont nous vous conseillons les livres qui sont très beaux :http://www.l-atalante.com/auteur/49/terry_pratchett/detail.html

Le site qui lui est dédié chez Pocket : http://www.terrypratchett.fr/

 L’un de sites des fans en français : http://rapporteurs.zarb.org/

et quelques autres  en anglais :

le site de Paul Kidby, dessinateur : http://www.paulkidby.com/

L’un des sites des fans parmi les plus connus :http://www.lspace.org/

http://www.discworldmonthly.co.uk/

Ici, vous trouverez quelques liens vers d’autres sites. http://disquemonde.free.fr/liens/liens.html

Les sites consacrés à PTerry et son monde sont trop nombreux pour être répertoriés.

Les amateurs sauront bien trouver leur chemin dans ce monde parallèle qu’est le Web…

Disworld – Disque-Monde en français, c’est aussi des produits dérivés :  films, pièces de théâtre ou radiophoniques, jeux de plateau, objets divers… La boutique principale est ici : http://www.discworldemporium.com/

Et, ci-dessous, un copié/collé d’un autre article du monde dans lequel s’exprime Patrick Couton, le très excellent traducteur des oeuvres  de Pratchett…

Traduire la fantasy burlesque de Terry Pratchett, « un vrai défi »

Le Monde.fr | 13.03.2015 à 11h25 • Mis à jour le 13.03.2015 à 11h30 | Propos recueillis par Benjamin Benoit

220px-Patrick_CoutonPatrick Couton

 

Patrick Couton est le traducteur en français de l’écrivain britannique Terry Pratchett, mort à 66 ans le 12 mars. Son travail pour les éditions L’Atalante, reconnu des fans, a été récompensé en 1998 par le prix de l’imaginaire. Ce joueur d’autoharpe et habitué des Utopiales de Nantes revient sur le style si particulier du maître de la fantasy humoristique.

Comment êtes-vous devenu le traducteur de Terry Pratchett ?

J’ai été contacté par les éditions L’Atalante pour les débuts de la saga du Disque-Monde, quelque part vers 1991. Le succès a été immédiat en France, mais bien moins qu’en Angleterre, où la saga est tout de suite devenue un phénomène. Pratchett y publiait deux ouvrages par an ! Jusqu’à l’apparition des premiers symptômes de sa maladie et la réduction de sa production, on avait systématiquement huit bouquins de retard sur l’Angleterre. Dans ce laps de temps, on a dépassé largement les trente-cinq titres. Je travaille actuellement sur l’un de ses recueils.

Comment se caractérise le style de Terry Pratchett ?

C’est un style très drôle, pas facile à traduire, mais amusant. C’est une forme d’humour très anglaise, très locale, un humour fortement influencé par les Monty Python. C’était un fan. Dans son œuvre, on retrouve de l’humour de situation, mais aussi un grand nombre de références s’étalant sur de nombreux genres : des poèmes, des chansons… Dans Accros du roc [qui raconte l’arrivée de la musique sur le Disque-Monde], le groupe de rappeurs nains Dwarfs with Altitude, en anglais, est devenu « Suprême naine ta mère » en version française. J’ai trouvé « les Bœufs Attelés » pour les Beatles, Led Zeppelin est devenu les « Laides Zibelines ». Un des personnages était un barde au nom gallois jouant de la harpe celtique, je l’ai transposé en breton. Je crois qu’à l’envers ça voulait dire quelque chose comme « Allez vous faire foutre » ou « Ça fait chier les grecs ! » C’est un véritable défi pour un traducteur.

L’écriture de Pratchett a beaucoup évolué. Sur la fin, il dictait son texte à une machine, le style a beaucoup changé. Au début, il privilégiait les phrases courtes, lourdes de sens. Avec la maladie, il a commencé à faire des phrases beaucoup plus longues, plus ampoulées. Oui, c’est un peu paradoxal.

Il y a beaucoup de jeux de mots et de néologismes dans le Disque-Monde. Comment traiter ces petits défis de traduction ?

C’est autant un travail de traduction que d’adaptation [transposer culturellement pour une autre langue et/ou un autre pays]. Il faut être le plus fidèle possible. Certains jeux de mots du texte anglais étaient intraduisibles, je les laissais tomber, mais je rétablissais la balance en en inventant un autre, pour que le lecteur français ait le même nombre de blagues. Certains lecteurs anglais francophones achetaient aussi la version française !

Il avait un rapport un peu compliqué avec la langue française…

Il n’aimait pas beaucoup les Français, ni les Américains. Dans son monde, les personnages « français » mangent beaucoup d’ail, leurs toilettes ne sont pas propres. Il disait : « Ce sont les Français que je déteste le mieux. Depuis la guerre de Cent ans, il existe une haine platonique. »

Les Annales du Disque-Monde est un univers très complexe. Où le débutant peut-il commencer ?

Il n’y a pas vraiment de point d’accroche, on peut le picorer à partir de n’importe où. Il faut savoir que chaque roman est une histoire complète. Mais je conseille de commencer par les deux premiers romans, qui mettent l’univers en place. Le Disque-Monde est bien particulier et farfelu, mais il parlait de notre monde à nous, des mêmes préoccupations, des mêmes problèmes. Dans son univers de fantasy, l’un de ses derniers livres faisait intervenir le train tel qu’on le connaît. Nos grandes inventions y débarquaient un peu dans le désordre : le fusil apparaît et y est vite abandonné, puis la poste, et la presse… et la bicyclette. Ils côtoient tous les mages, les sorcières et les balais qui volent. C’est de la fantasy burlesque, certaines scènes font penser à du Buster Keaton.

Une sorte de « science-fiction à l’envers » ?

On peut dire ça, oui ! Mais Pratchett disait : « La science-fiction, c’est de l’héroic fantasy avec des boulons. » Il devait faire référence à « Star Wars ».

  • Benjamin Benoit
    Journaliste au Monde Voici une

 

PATRICK COUTON est également musicien (guitare, guitare hawaïenne, autoharpe). Ce qui est une excellente chose quand on est aussi traducteur.  Une formation musicale pourrait même être presque indispensable tant le passage de la « musique » d’une langue est importante lors d’une traduction, autant que la traduction du sens.  Un texte est aussi une partition sonore.

Voici une sympathique vidéo dans laquelle P. Couton accompagne à la guitare une …. recette de cuisine mise en musique :https://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_2652413039&feature=iv&src_vid=ZgIc4lkpFbU&v=fAaoscRaztI

P. Couton a traduit, entre autres, Orson Scott Card, Michael Moorcock et Terry Pratchett. Pour ce dernier, il a également traduit la trilogie des Johnny Maxwell. En 1998, il a reçu Le Grand Prix de L’Imaginaire pour l’ensemble de ses traductions du Disque-Monde.

Le site officiel de Patrick Couton est ici : http://patrickcouton.fr/

 

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