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04 AVRIL 2015 – « LE POLAR DE PâQUES », UN SALON DU LIVRE, à ARGENTAN

18 Mar
04 AVRIL 2015 – « LE POLAR DE PâQUES », UN SALON DU LIVRE, à ARGENTAN

Un premier salon organisé par la librairie La Curieuse et consacré au « polar normand ».

Onze auteurs seront présents : Bruno Amato, Thomas Boudault, Jean Calbrix, François-Michel Dupont, Philippe Huet, Jack Lamache, Jacqueline Leprettre, Dorothée Lizion, Catherine Sevestre Loquet, François Vallet, Jean-Louis Vigla.

Samedi 4 avril 2015 – 10h-12h et 14h30-18h
Librairie La Curieuse – 7, place Henri 4 – 61 200 Argentan

Lien vers un article  sur le sujet paru dans Le Journal de L’Orne : http://www.lejournaldelorne.fr/2015/03/14/salon-du-livre-le-polar-s%E2%80%99invite-a-paques/

La librairie organise régulièrement des signatures, expose  des artistes (peinture, aquarelle, dessin…), des photographies, organise des ateliers de scrapbooking...et sans doute bien d’autres choses… N’hésitez pas à la contacter.

sang diviseur

Pourquoi « Le Polar de Pâques » ?  Une dépêche AFP de 2007 nous en apprend davantage :

Un parfum d’hémoglobine vient hanter la Norvège chaque année à l’approche de Pâques, lorsque les habitants du paisible royaume jouent à se faire des sueurs froides en dévorant des polars dans l’isolement de leurs chalets de montagne.

Au nom d’une curieuse tradition, la trêve pascale est la « saison du crime » dans le pays scandinave : les romans noirs, du cru ou importés, accaparent les vitrines des libraires, des fictions à glacer le sang envahissent les ondes radio et TV, les suppléments spéciaux foisonnent dans la presse.

Jusqu’aux cartons de lait qui proposent une énigme à démêler.

« Avec la barre chocolatée et les oranges, le roman policier a sa place réservée dans le sac à dos des Norvégiens qui partent à Pâques », affirme le journaliste Nils Nordberg, spécialiste du sujet.

Car, pour apprécier toute sa saveur, le « polar de Pâques » doit de préférence être dégusté sous la lumière vacillante d’une cheminée, dans le confort spartiate d’un chalet en bois auquel on n’accède qu’en chaussant ses skis.

Le chalet, la neige....

« Les circonstances sont idéales. On est en montagne, loin de tout. Dehors, il neige et il vente. Quoi de mieux qu’un peu de frissons ? », souligne Nils Nordberg.

La chair de poule à Pâques, Birgitte Lund, publicitaire de 35 ans, connaît depuis sa tendre enfance. « A 9 ans dans le chalet familial, je n’avais pas le droit de regarder la télé, sauf les programmes pour enfants et la série noire diffusée le soir sur la chaîne publique ».

Mais pourquoi la Norvège, où les bains de sang sont rares, choisit-elle Pâques pour étancher sa soif d’homicides ?

Selon une thèse couramment admise, la tradition germe en 1923 grâce à un joli coup de marketing.

Rompant avec la pratique qui veut que les nouveaux titres ne sortent qu’à l’automne, la maison d’édition Gyldendal lance en plein week-end pascal le roman de deux jeunes auteurs, « Le train de Bergen a été braqué cette nuit », qui se déroule précisément à Pâques.

Le titre est repris à la Une de plusieurs journaux, provoquant la stupeur parmi les lecteurs, à qui son caractère publicitaire échappe.

L’initiative fait florès parmi les autres éditeurs et le polar s’impose comme un des rares divertissements de la semaine pascale.

« Cafés, restaurants, cinémas… à l’époque, tout était fermé à Pâques qui devait être une période d’introspection et de repentance. On n’avait pas la radio, et bien évidemment pas la télévision non plus. Mais tout le monde savait lire », relate Nils Nordberg.

Le « polar de Pâques » est né et, avec lui, une école norvégienne de maîtres du suspense, de Jo Nesboe à Karin Fossum, d’Anne Holt à Jon Michelet.

Selon le sociologue Jan Mehlum, lui-même auteur de 7 romans policiers, « le genre a acquis suffisamment de lettres de noblesse pour que tout le monde, y compris les intellectuels, puisse lire des polars sans avoir à rougir ».

Avec le temps, le décor a changé : les chalets ont gagné en confort et forment désormais de véritables petites villes à flanc de montagne, et les Norvégiens varient de plus en plus leurs destinations, préférant souvent le soleil du sud à la montagne.

Mais la tradition demeure vivace.

« Le roman policier, ça fait partie des vacances », affirme Anniken Dingsoer, 50 ans, rencontrée dans une librairie du centre d’Oslo, où elle fait ses emplettes d’émotions fortes.

« Quand j’étais petite, mon père nous lisait Jean Valjean. Depuis, j’ai passé toute ma vie à lire des polars », confie cette inconditionnelle de PD James, Robert Wilson et Minette Walters, qui n’a qu’un regret : que ses propres enfants se détournent d’Hercule Poirot au profit de Harry Potter.

(AFP – 04/04/07)

Petits Objets de Compagnie et sa Little Free Library profitent de l »histoire ci-dessus contée, pour conseiller aux amateurs de polars, les polars qui nous viennent des pays nordiques( Danemark, Suède, Norvège, Finland…).

Ils sont généralement excellents. Bien écrits, ils passent l’épreuve de la traduction sans perdre trop de plumes. Des histoires denses, souvent sombres,  réalistes, voire non dépourvues de violence. Des personnages  complexes et des intrigues tortueuses, les deux non formatés, assurent un dépaysement complet. On ne peut les confondre ni avec le polar anglais ni avec le polar américain ni, avec le polar français. Ils offrent une atmosphère bien particulière très séduisante. 

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