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LA MAGIE INTACTE DU LIVRE ANIMé ou POP UP BOOK…

LA MAGIE INTACTE DU LIVRE ANIMé ou POP UP BOOK…

Le livre animé est un objet magique.. Ces  papiers découpés conservent toute leur séduction et leur « merveilleux », dans le sens étymologique du terme.

Le livre animé est aussi appelé « livre à système », « pop-up book » en anglais, Leurs divers éléments se soulèvent, des volumes se créent, des tirettes font apparaitre dans personnages, des roues tournent…

Le copyright des photos appartient aux photographes et aux créateurs. Leurs noms étant souvent difficiles à trouver, nous faisons donc cette annonce globale.

L’origine en est lointaine, les racines plongent certainement dans l’Antiquité quelque part en Asie. C’est cependant à la fin du Moyen-Age, dans les manuscrits savants (anatomie, astronomie, voire religieux…) que ces « images animées » se font connaître : figures anatomiques dont on peut soulever les feuillets pour découvrir les différents muscles, puis le squelette. Quant à la volvelle, il s’agit d’un système de disques mobiles superposés qui permet d’animer une image,pour par exemple calculer les cycles de la Lune, montrer le mouvement des étoiles. Ce sont donc les ouvrages savants qui vont développer, en premier, cet art. L’essor de l’imprimerie va permettre de multiplier ces ouvrages et les animations de devenir familières.

VOLVELLE

Volvelle

Cosmographie de Petrus Apianus - 1524

Cosmographie de Petrus Apianus – 1524

On considère généralement que le premier “livre à système” est la Cosmographie de Pierre Apian, Des disques mobiles y montrent les mouvements célestes. Cet ouvrage n’était certainement pas unique en son genre. Il y en eut  certainement d’autres qui ne nous sont pas parvenus. Ci-dessous, trois volvelles d’Apian (APIAN (Petrus). Cosmographie, ou Description des quatre parties du monde, contenant la Situation Division, & Estendue de chascune Region & Province d’icelles.)

APLAN

La cosmographie d’Apian par Gemma Frisius a connu maintes au XVIe. Bien que le texte original d’Apian (Cosmographicus liber) fut édité en 1524, le plus ancien exemplaire catalogué est, à notre connaissance, une édition d’Anvers de 1529 détenue par la Cathedral Library.

 

L’ouvrage animé ancien le plus célèbre et le plus curieux a été édité en 1677. Il s’agit de Confession. Y sont répertorié tous les péchés possibles et un système de languette correspondant à chaque péché tentait à faciliter la confession. L’ouvrage sera réédité jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. (Et soyez sûr que nous regrettons vraiment de ne pas en avoir trouvé de photos….

Les premiers livres à système pour enfant apparaissent en Angleterre en 1765 (Arqulinades, de Robert Sayer). Vont apparaître également les « livres magiques » dont le contenu est différent selon la manière dont ils sont ouverts. Apparaissent aussi les « peeps shows » ou « décors avec profondeur », comme une petite scène.

Le XIXe siècle sera l’âge d’or du livre animé. Il se déclinera sous diverses formes : personnages découpée à disposer dans un décor, livres à volets, livres à disques, livres à tirettes, livres en relief animés ou non. On voir même arriver les livres à musique. Les idées pour animer les ouvrages foisonnent car les innovations techniques, telle la lanterne magique ou encore la photographie stéréoscopiques viennent s’installer dans le paysage et il faut innover pour conserver les parts de marché.

Les éditeurs font preuve d’imagination et de dextérité. Lothar Meggendorfer, l’un des plus celèbres anime plusieurs sujets avec un seule languette.
Le plus célèbre des créateurs du XIXe siècle est l’allemand Lothar Meggendorfer, qui parvient à animer jusqu’à cinq sujets avec une seule tirette, Il créera un superbe cirque en relief peuplé de 450 personnages.

En France, on adapte les ouvrages anglais et allemand, puis une production française émergera.

La production est riche. Les contes traditionnels, les contes pour enfants vont être tous exploités, les ouvrages documentaires (sur la faune, la flore, etc) sont les plus courantes.  il existe une production très rare de livres érotiques animés. (Portes et Fenêtre, en 1840).

Les « pop up »vont également séduire les publicistes et tout les créateurs d’images, notamment dans le domaine de la carte postale.

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, les ouvrages aninés me vont pas tellement évoluer. Puis des éditeurs d’ouvrages pour la jeunesse vont relancer le genre entre les deux guerres.

Il faut attendre  1935 pour qu’un ouvrage connaisse un énorme succès : Mickey Hop-Là, par  Disney.

C’est après-guerre que des créateurs vont commencer à s’emparer de cet art. Dès les années soixantes, le terme ‘pop-up » devient courant. Les éditeurs américains relancent le genre et des centaines de livres plus inventifs les uns que les autres arriven en librairie. Tous les contes pour enfants sont revisités ainsi que les aventures de héros plus modernes. Les meilleurs Illustrateurs du moment participent à ce nouvel essor.

Le « pop-up » le plus vendu dans la monde reste La Maison Hantée, de Jean Pienkowski. Pour cette création de 1979, il a utilisé tous les systèmes d’animation connus. Le livre est également sonore.

 

 

 

 

Le livre animé est de nos jours un secteur éditorial proposant des milliers de titres. Le livre animé et le « pop-up » sous toutes ses formes sont désormais déclinés aussi en pièce unique que l’on peut acquérir dans diverses galeries d’art, de nombreuses expositions sont organisées dans le monde. Les musées les engrangent dans leurs fonds permanents.

 

Fabriquer une image « pop up »  n’est  pas vraiment  compliqué. C’est une affaire de géométrie, de calcul précis, d’une découpe parfaite et d’une bonne dose de patience pour les plus complexes. Pour s’initier, le plus simple est de commencer par la simple carte de voeux et d’ajouter petit à petit des motifs. Les plus spectaculaires pop up ne sont pas forcément les plus complexes lorsque l’on sait comment fonctionnent le découpage. Fabriquer des cartes ou petits livres animés est même actuellement une des activités courues dans le monde très actif du DIY.

Les livres se sont toujours appropriés les avancés technologiques qui pouvaient l’améliorer à mesure qu’elles naissaient : les livres profitèrent de l’essor de l’imprimerie, ils absorbèrent la photographie, l’impression couleur, les bruitages simples puis l’ajout de simples et courtes mélodie. L’arrivée des leds permet désormais d’ajouter de la lumière. Le livre absorbe toute les évolutions et nul doute qu’il utilisera toutes celles à venir avec la même aisance.

Ces livres, pièce unique ou non, ces cartes, ces objets publicitaires sont très collectionnés.

Le terme POP UP fait désormais partie du vocabulaire informatique. On a baptisé de ce terme le fenêtre qui s’ouvre brusquement sur l’écran quand on navigue parmi les sites du web.

Quelques images de livres, cartes, documents publicitaires….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(le copyright appartient aux auteurs dont nous n’avons pas trouvé l’identité.)

 

 

 

 

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Des manuscrits médiévaux numérisés et manipulés en 3D…

Des manuscrits médiévaux numérisés et manipulés en 3D…

LE livre par excellence, le manuscrit enluminé, (rêve de tout bibliophile….) entre dans l’univers de la 3D. Au lieu d’ôter de la magie à ces ouvrages magnifiques et fragiles,cela semble y ajouter une pincée de sorcellerie…S’ils faisaient un petit effort en direction d’une décoration moins…dépouillée… nous pourrions presque nous croire dans la bibliothèque de l’Université de l’Invisible d’Ankh-Morpork, bibliothèque un peu particulière sortie de l’imagination du célébre auteur anglais Sir Terry Pratchett.

Un article du magazine ACTUALITTE daté mardi 05 mars 2013  (http://www.actualitte.com)

Le futur du XIe siècle !

« Les ouvrages médiévaux vont connaître une nouvelle vie, grâce à un processus de numérisation qui permet de les consulter en 3D. Le système, présenté aujourd’hui même à l’occasion du CEBIT, le plus important salon high-tech, qui se déroule en Allemagne, à Hanovre, a été développé par l’institut allemand Fraunhofer.

Ouvrage médiéval enluminé.

Ouvrage médiéval enluminé.

Les utilisateurs et les curieux ne verront plus au travers d’une vitrine les textes anciens : le procédé de numérisation mis en place présente des livres en latin, avec des illustrations, offre de manipuler en temps réel et en trois dimensions les ouvrages. Le lecteur, pour se faire, se positionne à quelques mètres d’un écran, et doit serrer la main, tout en la levant, pour faire fonctionner les capteurs de la caméra. Ainsi, il lui est possible de déplacer le livre et de le parcourir.

Cette détection des mouvements, sur le principe d’un jeu vidéo, capte et identifie alors quelques gestes précis, conçus pour faire tourner les pages, et déplacer le livre.

VOIR UNE DEMONSTRATION VIDEO ICI : http://www.youtube.com/watch?list=PL3B30E99EA200078A&v=d5oQEvGnXs8&feature=player_embedded

En collaboration avec la Bibliothèque d’État de Bavière, à Munich, l’institut a souhaité développer une technologie qui permet au plus grand nombre de pouvoir consulter des livres rares et anciens. « Je pense que le plus ancien ouvrage qui a été numérisé à ce jour à au moins 1000 ans », explique le chef du projet, Paul Chojecki. « La prochaine étape serait d’améliorer le contenu numérique. Parvenir à faire une recherche ou présenter une traduction immédiate si, par exemple, vous ne parlez pas latin. »

Ouvrage médiéval enluminé.

Ouvrage médiéval enluminé.

La technologie pourrait d’ailleurs avoir d’autres applications, plus commerciales, dans le cadre de librairies qui offriraient alors de consulter des titres qu’elles n’auraient pas en stock, tout en permettant au client de les feuilleter. L’institut avait réalisé les premières présentations de son service en octobre 2012. « Nous pouvons créer des livres en 3D grâce à la numérisation. Et puis, comme on peut le voir, nous pouvons les présenter de manière interactive, les ouvrir, les faire pivoter, juste d’un geste, sans toucher l’écran. »

Les premières expérimentations ont été faites avec la Bibliothèque nationale de Monaco. « Ils voulaient obtenir que leurs livres soient en trois dimensions, mais également les rendre accessibles au public », explique Paul. »

 

 

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