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Archives de Catégorie: roman policier

LE STEAMPUNK… L’UNIVERS DU « VOYOU à VAPEUR »…

LE STEAMPUNK… L’UNIVERS DU « VOYOU à VAPEUR »…

Le copyright de toutes les images appartient à leurs auteurs dont les noms nous sont inconnus.

Il ne faut jamais douter de l’imagination et de la créativité de l’humain. Il arrive toujours un moment durant lequel il surprendra et viendra enrichir et les mondes imaginaires et le quotidien que l’on pourrait penser un moment sclérosés, à bout de souffle, vidés, finis… Le style steampunk s’est posé sur les étagères de nos bibliothèques, dans le sillage de la SF, de la fantasy et du roman policier – et a également bousculé les tendances épurées à la mode en décoration à la fin du XXe siècle – cela avec une facilité déconcertante. Les steam-romans sont donc venus enrichir l’univers de la  fiction  et de la littérature populaire de qualité, monde  de nouveau très actif  et prolifique à la fin du XXe. Vous en avez déjà certainement lu sans le savoir…L’esthétique steampunk est aussi entré dans votre environnement….Vous avez peut-être chez vous, sans le savoir, un élément décoratif issu de la mouvance…

 

STEAMPUNK : la traduction littérale de steampunk ? Punk à vapeur ! Les adeptes sont appelés STEAMERS en anglais et VAPORISTES en français.
L’évocation de la vapeur est dû aux origines du mouvement qui puise son inspiration dans l’époque victorienne (1837-1901) et les machines de la révolution industrielle de la même époque. Si l’on ajoute la technologie actuelle aux anciennes cela mène à créer des uchronies. L’uchronie est un élément essentiel de la mouvance. On peut aussi utiliser les termes « rétrofuturiste » ou « monde alternatif ». Uchronie signifie étymologiquement « non-temps », un temps qui n’existe pas… ce qui n’est pas, mais aurait pu être….(ou pas…; ou,si, après tout…pourquoi pas ?) L’uchronie est donc une « fausse Histoire » alternative, mais un univers fictionnel bâti sur une base historique.

« Punk » est un mot qui se traduit littéralement par « voyou »  et que le mouvement steampunk utilise au second degré. Le mouvement commence dans les années 1970 (nous ne développons pas ici toutes les origines récentes et ancestrales,  ce serait trop long), mais le mot steampunk apparait plus tard et est dû à l’écrivain américain K.W. Jeter. Dans les années 80, avec Tim Powers et James Blaylock, ils écrivaient des romans de science-fiction en s’inspirant de l’époque de la révolution industrielle du XIXe siècle. K.W. Jeter aurait ajouté le mot punk au mot steam pour se moquer des cyberpunks graves, maussades, pessimistes et ne comprenant que le premier degré. Le steampunk est, à l’inverse, un mouvement optimiste plein d’humour et les vaporistes des amateurs du second degré. La vaporiste s’amuse.

 

 

UN COURANT LITTERAIRE DE LA FIN DU XXe SIECLE

Le steampunk est donc d’abord un courant littéraire de la fin du XXe siècle basé sur l’idée d’uchronie. Sur n’importe quels sites de vente de livres, ou auprès de votre libraire, vous trouverez des centaines d’ouvrages dont l’action se situe dans l’univers steampunk. Et si l’histoire du steampunk vous intéresse, vous trouverez également des ouvrages que l’on qualifie de proto-steampunks réunissant les auteurs qui peuvent être considérés comme les ancêtres du genre (Jules Verne, Wells,  voire plus anciens encore, etc.)  Le steampunk est aussi un genre qui absorbe d’autres genres comme la fantasy, le roman gothique, le merveilleux, l’horreur, le roman policier… Ce n’est pas un sous-genre, plutôt un genre qui se nourrit de l’héritage de plusieurs genres tout en sachant se créer une forte identité propre. Il ne peut donc que séduire un vaste public.

 

 

ESTHETIQUE

Le mélange de la mode vestimentaire victorienne et des machines a donné naissance à tout un nouvel univers esthétique visuellement impressionnant et qui a quitté les pages des romans et leurs couvertures pour essaimer vers tous les domaines : décoration, vêtements, bijoux, mobilier… Le steampunk est partout, plus ou moins visible. Les énormes pendules décoratives (imitations de pendules d’usines et de gares) viennent de ce mouvement, tout comme les ampoules led ( imitations des anciennes ampoules à filaments) et les gros abat-jours de type atelier… et bien d’autres éléments dits ‘industriels » dans les catalogues  et magazines de décoration. Le steampunk a aussi trouvé sa place dans tous les arts, peinture, sculpture, gravure…

 

Fusionner des éléments de machines et des éléments vestimentaires de l’époque victorienne permet d’inventer une infinité de costumes (un peu comme le fit le mouvement gothique qui a pioché dans la même garde-robe). Diffusé  sur le web par la vaste communauté « DIY » (Do it yourself ou fait-main/fait-maison, en français) le style s’est développé rapidement. Les cosplayers (amateurs de costumes) l’ont rapidement introduit en public lors des grandes rencontres autour des mondes imaginaires. La mode steampunk n’est pas définissable en raison des multiples syncrétismes, chaque adepte apporte sa touche. On peut cependant établir quelques archétypes : les rouages de montres et de réveils, les éléments en cuivre, laiton, métaux divers, les pièces mécaniques anciennes, le cuir, les cadrans, compteurs, les bobines, les ampoules anciennes, les corsets, les chapeaux, la montre à gousset (incontournable), les lunettes et autres objets optiques, etc. Les tenues victoriennes revisitées jouent le décalage avec des accessoires. Les lunettes, pour ne citer que cela, sont celles, souvent retravaillées, des premiers aviateurs et motocyclistes, des lunettes de protection professionnelles personalisées. La grande politesse est de rigueur ainsi que le chapeau (que l’on soulève devant les dames). Le vaporistes est un « bricoleur » plein d’imagination, la devise de Steampunk magazine résume l’éthique du mouvement : « Love the Machine, Hate the Factory »(« Aime la Machine, Déteste l’Usine »). Le goût de créer des objets et vêtements soi-même et pour soi, des pièces uniques et originales domine. Le vaporiste est doué pour la récupération et le sauvetage d’objets.

 

On notera tout de même un grand décalage entre les costumes que portent les héros sur les gravures, sur les couvertures des ouvrages, dans le BD, les jeux vidéo et les films et les costumes réels portés par les vaporistes lors des manifestations. Les costumes des illustrations  habillent des héros et des héroïnes souvent physiquement peu réalistes à la manière des super-héros et héroïnes traditionnels. Il y a des tenues féminines proches de celles des pin-up  ou des vamps, mais qui aurait été comme croisées avec des morceaux de robot. On voit beaucoup de tenues hyper-sexy  habiller (ou presque pas) des personnages de  guerrières/aventurières qui peuvent faire penser aux héroïnes Marvel et à celles de certains mangas. D’autres tenues féminines habillent une femme victorienne  encore teintée de romantisme (fantasmé). Pour les hommes, il en va de même, le personnage de l’aventurier musclé, sans peur, très cliché (et aussi passé par la case technologie ajoutée) rencontre celui de l’homme steampunk élégant que l’on imagine gentleman, savant, un peu à la manière d’un Sherlock Holmes (autre figure incontournable dans le mouvement steampunk.)  Tout cela est un prétexte à des illustrations toutes plus délirantes les unes que les autres sur lesquelles se percutent les styles vestimentaires (victoriens, gothiques, punks, cyborgs, élégants, tenues de brousse, tenues de soirée, cape de vampire, cape médiévale…)Dans le monde réel, chacun fait ce qu’il peut…la tendance étant plutôt la recherche d’une certaine élégance.

Clin d’oeil à Jules Verne, la pieuvre est l’animal fétiche des vaporistes, on le trouve sur les bijoux, les boutons, les attaches de capes, les broches, les pendentifs, lamontre à gousset

 

 

CREER UNE COUVERTURE DE LIVRE DE STYLE STEAMPUNK
Nous en arrivons à l’un de nos combats : sauver l’objet livre, les vieux livres ou ceux dont le contenu n’a que peu de valeur. On connait les couvertures pour de faux livres de magie, des couvertures de style gothique, voici des idées de couvertures de type steampunk qui, comme pour les romans, s’inspire et mélange un peu les genres. (Nous avons même vu passé un « faux » livre de magie intitulé ‘Steampunk Spells ‘Livre de sorts steampunk !). Ces ornements s’adaptent aussi pour un journal intime, un livre d’or, un album de photos, un carnet de croquis…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Disparition de Maj Sjöwall…

Disparition de Maj Sjöwall…

Le roman policier nordique  a été découvert par le grand public  avec la parution de  la saga Millénium. Seulement, les romans policiers venus du Nord sont connus des amateurs depuis bien plus longtemps.

Maj Sjöwall , qui nous a quitté le 29 avril, en fut, pourrait-on dire, l’une des pionnière avec les romans écrits à quatre mains, entre 1965 et 1975,  avec Per Wahllöö, décédé en 1975 – alors que le couple terminait son dixième roman.  Maj Sjöwall n’écrira qu’un seul ouvrage après la disparition de Wahllöö, un autre roman policier, La femme qui ressemblait à Greta Garbo, cosigné par Tomas Ross (le pseudonyme de l’écrivain néerlandais Willem Hogendoorn).

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Maj Sjöwall

Le héros des dix romans est l’inspecteur Martin Beck et ses enquêtes un prétexte à montrer l’envers du décor d’une Suède  alors considérée comme un modèle de pays riche, moderne, en pointe dans la domaine du bien-être social.   Les deux auteurs démontent l’image idyllique d’un univers dans lequel toutes les déviances coexistent, se croisent, prospèrent. Per Wahlöö définissait leur témoignage concernant la  société suédoise comme  « un scalpel ouvrant le ventre d’une idéologie appauvrie et exposant la morale discutable du pseudo bien-être bourgeois ».   En 2012, lors de la réédition des dix enquêtes de Martin Beck, Maj Sjöwall expliquait : « Le roman policier, nous a permis de faire d’une pierre deux coups, en écrivant des livres de divertissement, facile à lire, et en y glissant, en même temps, notre message politique. » Ces romans, bien que d’une facture un peu datée, restent globalement d’actualité. Lecture indispensable pour les amateurs de policiers nordiques actuels qui s’intéressent aussi à la généalogie du genre et aux passages de flambeau entre les générations d’auteurs.

Que ce soit dans les pays du Nord, au Royaume-Uni, aux U.S.A et un peu partout dans le monde finalement, cela fait bien longtemps que le roman policier est devenu le nouveau roman social, la fiction un support aux enquêtes sociologiques…

Sjowall et Whallo

Sjöwall et Whallöö

Les romans mettant en scène Martin Beck et son équipe ont été adaptés au cinéma et pour la télévision.

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En savoir plus sur Martin Beck :https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Beck

Titre original suédois Titre français
1965 Roseanna 1970 Roseanna
1966 Mannen som gick upp i rök 1971 L’Homme qui partit en fumée
1967 Mannen på balkongen 1970 L’Homme au balcon (ou anciennement Elles n’iront plus au bois)
1968 Den skrattande polisen 1970 Le Policier qui rit (ou anciennement Le Massacre de l’autobus)
1969 Brandbilen som försvann 1972 La Voiture de pompiers disparue (ou anciennement Feu à Stockholm)
1970 Polis, polis, potatismos! 1972 Meurtre au Savoy (ou anciennement Vingt-deux, v’là des frites ! ou Le Meurtre au Savoy)
1971 Den vedervärdige mannen från Säffle 1987 L’Abominable Homme de Säffle
1972 Det slutna rummet 1987 La Chambre close
1974 Polismördaren 1987 L’Assassin de l’agent de police
1975 Terroristerna 1987 Les Terroristes

 

Les auteurs nordiques  tels Henning Mankell, Stieg Larsson, Hakan Nesser, Jens Lapidus, Jo Nesbo, Arnaldur Indridason  – et bien d’autres sont les héritiers de Sjöwall et Wahllöö, utilisant eux aussi le roman policier pour mettre en lumière les ombres d’une société nordique moins rose bonbon – même si plus agréable que bien d’autres – que l’idée que s’en font souvent les étrangers.

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DISPARITION DE WILLIAM GOLDMAN…

DISPARITION DE WILLIAM GOLDMAN…

William Goldman, romancier, dramaturge, scénariste, script doctor, couronné par deux Oscars  et de nombreux autres prix vient de nous quitter à l’âge de 87 ans. 

Le nom du scénariste est souvent ignoré du grand public (qui ne remarque que les noms des acteurs principaux (le plus souvent) et du réalisateur….. alors que les authentiques cinéphiles s’intéressent à tous les intervenants qui permettent la création d’un film. William Goldman nous donne des modèles de très bons scénarios (à explorer  et étudier pour ceux qui souhaitent se lancer dans ce travail complexe).

William Goldman, c’est Marathon ManLes Hommes du Président (Oscar), Détective privé,  Butch Cassidy et le  Kid (Oscar), Un Pont trop loin, Misery (d’après le livre éponyme de Stephen King) et bien d’autres….Quand il n’a été que conseiller, il n’est pas toujours cité au générique…. et, pourtant, on sent sa « patte » à certains moments

 

Voici un site pour faire plus ample connaissance avec William  Goldman et de son travail  de scénariste: https://indiefilmhustle.com/william-goldman-screenplays/

Comme auteur de roman, c’est Princess Bride qui l’a surtout fait connaître dans le monde entier avant que l’ouvrage ne devienne un film. S’il a écrit de la fiction, W. Goldman évoque aussi dans ses ouvrages son travail, sa vie d’auteur et le monde hollywoodien. Il a aussi écrit sous les pseudonymes de Simon  Morgenstern et Harry Longbaugh.

Ses ouvrages, pas  tous traduits en français, restent cependant faciles à lire en anglais. William Goldman est un bon exemple d’auteur qui fait naviguer  l’amateur du film au livre, ou dans le sens inverse. Il maniait les deux techniques d’écriture et cela permet de mesurer et d’apprécier le travail que représente le passage du texte romanesque à l’image – deux approches complémentaires d’une même histoire –  et cela de la main d’un maître

 

Théâtre

  • Blood, Sweat, and Stanley Poole (avec James Goldman)
  • A Family Affair – 1962 (paroles, d’après le livre de James Goldman, sur une musique de John Kander)
  • The Princess Bride (avec Adam Guettel)

Scénarios

Télévision

  • Mr. Horn – 1979

Romans

  • 1957 : The Temple of Gold
  • 1958 : Your Turn to Curtsy, My Turn to Bow
  • 1960 : Soldier in the Rain
  • 1964 : Boys and Girls Together
  • 1964 : No Way to Treat a Lady signé Harry Longbaugh, (Soyons régenceSérie noire n° 932)
  • 1967 : The Thing of It Is…
  • 1971 : Father’s Day, (Les balançoires de Central ParkLaffont)
  • 1973 : Princess Bride, (The Princess BrideJ’ai lu n° 2393)
  • 1974 : Marathon Man, (Marathon ManSueurs froides)
  • 1976 : Magic: A Novel, (MagicAlbin Michel)
  • 1979 : Tinsel: A Novel
  • 1982 : Control
  • 1983 : The Silent Gondoliers
  • 1984 : The Color of Light, (Les lumières de Broadway, J’ai lu)
  • 1985 : Heat, (Rouge Vegas, J’ai lu)
  • 1986 : Brothers, (Les Sanglants, J’ai lu)
  • 1996 : The Ghost and the Darkness, (L’Ombre et la Proie, J’ai lu)

Mémoires, essais et œuvres hors fiction

  • 1969 : The Season: A Candid Look at Broadway
  • 1977 : The Story of ‘A Bridge Too Far’
  • 1983 : Adventures in the Screen Trade: A Personal View of Hollywood and Screenwriting
  • 1988 : Wait Till Next Year (avec Mike Lupica)
  • 1990 : Hype and Glory
  • 1995 : Four Screenplays (quatre scénarios)
    • Marathon ManButch Cassidy and the Sundance KidThe Princess Bride, et Misery, avec un essai sur chacun
  • 1997 : Five Screenplays (cinq scénarios)
    • All the President’s MenMagicHarperMaverick, et The Great Waldo Pepper, avec un essai sur chacun
  • 2000 : Which Lie Did I Tell? (More Adventures in the Screen Trade) – 2000
  • 2001 : The Big Picture: Who Killed Hollywood? and Other Essays (2001)

Livre pour enfants

  • 1974 : Wigger

 

 

 

 

 

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L’OUVERTURE DU VENDREDI MIDI N’EST PAS PROLONGée…

L’OUVERTURE DU VENDREDI MIDI N’EST PAS PROLONGée…

Nous avons expérimenté,  durant deux mois, une ouverture de notre LITTLE FREE LIBRARY le Vendredi de 12h. à 14h. pour permettre aux lecteurs qui travaillent de venir s’approvisionner durant leur pause déjeuner.

Cette expérience s’achève car cet horaire n’a attiré que les lecteurs venant déjà le Samedi.

Nous réfléchissons toutefois à d’autres possibilités d’ouvertures.

La LITTLE  FREE LIBRARY existe depuis six ans. Le principe d’échanges et de dons de livres est désormais parfaitement rodé. La bibliothèque évolue et se renouvelle en permanence. De fidèles lecteurs et donateurs, français et étrangers, nous suivent depuis les premiers jours, d’autres nous découvrent chaque semaine.

Nous proposons actuellement 10 000 ouvrages (voire un peu plus) en très bon état, sélectionnés pour vous offrir le meilleur de ce qui arrive tous les samedis ou que nous allons récupérer en semaine. Romans, romans policiers, espionnage, fantasy, science fiction, anticipation, spiritualité, philosophie,  ésotérisme, psychologie, politique, science, biographies, poésie, théâtre, Histoire (de l’Antiquité à nos jours), romans historiques et du terroir, bandes dessinées, livre pour le jeunesse, livres d’art, etc. Mais aussi vieux livres, ouvrages en anglais, livres de cuisine, cd et dvd, vynils, cartes postales…

Nos points forts : notre longue expérience à différents niveaux dans le domaine du livre et de l’édition et un local situé en centre ville sur le parcours le plus fréquenté de la ville. Idéal pour une petite pause atypique durant le shopping du Samedi.

Nous sommes une Association loi 1901 mais vous n’avez pas besoin de vous inscrire ni de payer une cotisation pour profiter de ce système d’échange, il suffit d’apporter des livres en bon état.

N’hésitez pas à parler autour de vous de la Little Free Library de la rue Saint-Malo. Plus il y aura de lecteurs, plus les livres circuleront et se renouveleront.

 

 

 

 

 

 

 

 

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EN PLUS DU SAMEDI A.M, LA LITTLE FREE LIBRARY OUVRIRA aussi LE VENDREDI ENTRE 12 H ET 14 H

EN PLUS DU SAMEDI A.M, LA LITTLE FREE  LIBRARY OUVRIRA aussi LE VENDREDI ENTRE 12 H ET 14 H

Toujours à la recherche de nouveaux lecteurs à alimenter, nous nous sommes aperçus qu’une catégorie de lecteurs rencontraient des difficultés pour se procurer de la lecture et/ou pour échanger leurs livres : il s’agit des personnes qui travaillent toute la semaine avec des horaires fixes.

Le midi au moment de la pause déjeuner et à la fin de la journée, les lieux où se procurer des livres sont souvent déjà fermés; ou le jour d’ouverture entre midi et deux (des bibliothèques officielles par exemple) ne correspond pas à l’attente et la disponibilité de la plupart de ces lecteurs.

Nous avons enquêté auprès des employés du centre ville et des zones commerciales des alentours pour déterminer quel serait le jour et les horaires les plus favorables pour leur ouvrir notre porte.

Il en ressort que la plupart des personnes qui travaillent consacrent leur samedi, leur dimanche (et/ou leur lundi) à leur famille, à leurs enfants, s’occupent de leur maison, de leur administration, des urgences et de tout ce dont ils ne peuvent pas s’occuper durant la semaine. Leur temps de congé hebdomadaire est déjà donc déjà bien occupé. De même tout le monde nous a dit avoir hâte de rentrer chez soi après la journée de travail et la proposition d’ouvrir la Little Free Library après 19 h. n’a pas été retenue.

Le seul moment propice s’est avéré être celui  de la pause entre 12h et 14h et le jour retenu le vendredi, veille du week-end, jour qui a déjà un (tout petit) avant-goût de vacances. Notre local est idéalement placé, central, pour que la plupart des personnes concernées aient largement le temps d’y venir et d’explorer les rayons avant de  retourner travailler. Ce sera un vrai moment de détente d’avant week-end

PETITS OBJETS DE COMPAGNIE ouvrira donc désormais le VENDREDI ENTRE 12H ET 14 H (en plus du samedi dont les horaires restent 14 h. -18 h.) Nous commençons par une période de test sur deux mois pour voir s’il sera  nécessaire d’ouvrir tous les vendredis de 12 h. à  14 h..  pour le reste de l’année. C’est avec vous, lecteurs, que nous affinerons notre proposition.Tout changement  concernant les ouvertures sera annoncé sur ce blog et affiché sur la porte.

Parlez-en autour de vous, plus il y a des visiteurs-lecteurs et plus le choix de livres est riche et se renouvelle. Nous proposons actuellement environ 10 000 ouvrages  en tous genres récents ou moins récents  : romans, romans policiers, essais, philosophie, spiritualité, politique, religions, économie, bandes dessinées, science-fiction, fantasy, anticipation, romans policiers, espionnage, histoire (tous les siècles), livres d’art, vieilles éditions, litterature jeunesse, etc.Tous les livres proposés sont en très bon état.

Vous trouverez aussi un petit rayon consacré au DVD (films° et au CD(musique).

Nous pourrons également vous donner beaucoup d’informations sur les différentes manière de recycler les vieux livres, notamment en ce qui concerne le « book art », mais aussi en ce pour  l’utilisation de vieux livres pour rénover, décorer, construire des choses étonnantes pour la maison.

Il n’y a ni inscription ni cotisation et cela se passe 50, rue Saint-Malo à Bayeux en Normandie…

La LITTLE FREE LIBRARY de PETITS OBJETS DE COMPAGNIE existe depuis 5 ans et demi.

 

 

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BANDE ANNONCE : LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS de ET avec KENNETH BRANAGH…

BANDE ANNONCE : LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS de ET avec KENNETH BRANAGH…

LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS, l’un des plus connus des romans d’AGATHA CHRISTIE sera sur les écrans pour Noël. C’est KENNETH BRANAGH qui est derrière la caméra… et devant en endossant le rôle d’HERCULE POIROT. Cerise sur le gâteau : Judi Dench fait partie de la distribution. Nous sommes également curieux de voir comment, cette fois, auront été traité deux « personnages » important de cette histoire : le train et la neige (sans eux l’histoire ne serait pas ce qu’elle est, n’est-ce pas ?). S’ils ne sont indispensables sur papier que parce qu’ils permettent de construire la structure de  l’environnement du huis-clos, ils  offrent d’intéressantes possibilitès de jeux  esthétiques et graphiques à l’écran.

 

Kenneth Branagh sur le turnage

LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS fait partie de ces romans dont on ne se lasse pas et dont on aime toujours voir une nouvelle version sur écran.

 

Quelques photos…

 

 

 

Les compartiments des suspects dans le train

QUELQUES AUTRES ADAPTATIONS 

Pour patienter, pour comparer, nous vous conseillons de voir ou revoir  la version de 1974 de Sidney Lumet et celle de 2010 dans la sérié télévisée HERCULE POIROT (S12.e04), avec l’excellent David Suchet dans le rôle titre.

Au cinéma

À la télévision

À la radio

  • 1993 : Murder on the Orient Express, feuilleton radiophonique en 5 épisodes, écrit par Michael Bakewell, réalisée par Enyd Williams, diffusée par BBC Radio 4 du 27 au 31 décembre 1993. Disponible en disque compact audio : BBC Audiobooks, coll. « BBC Radio Collection », Londres, 2004, (ISBN 0563478349) ou (ISBN 978-0563478348).

En bande dessinée

En jeu vidéo

 

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BANDE ANNONCE : « CA », D’APRES LE ROMAN DE STEPHEN KING, SORT LE 20 SEPTEMBRE AU CINEMA…

BANDE ANNONCE : « CA », D’APRES LE ROMAN DE STEPHEN KING, SORT LE 20 SEPTEMBRE AU CINEMA…

Amateurs de frissons et de Stephen King, vous serez heureux d’apprendre que la première partie de « çA ‘(« IT » en anglais) tiré du roman éponyme sera sur les écrans le 20 septembre 2017. La bande annonce est alléchante, espérons que le film en tienne les promesses car adapter ce roman qui est sans doute le plus complexe des récits de King est un gros pari. La seconde partie est prévue pour 2019.

Staphen king a déjà donné son avis : J’avais de l’espoir concernant cette adaptation, mais je ne m’attendais pas à ce que Ça soit aussi bon. C’est très différent de mon livre, mais en même temps, les lecteurs devraient s’y retrouver. Ils devraient aimer les personnages, et pour moi, c’est avant tout les personnages qui comptent. Si vous vous y attachez, alors le côté horrifique fonctionne bien, en général. Je suis sûr que mes fans vont aimer le résultat. Je pense qu’ils vont VRAIMENT apprécier ce film. » Staphen King étant du genre à ne pas mâché des mots (il déteste toujours autant l’adaptation de Shinning et ne s’en n’est jamais caché), nous pouvons nous attendre à une bonne surprise.

Que le film ne vous empêche pas de lire (et relire) »çA« . C’est l’une des meilleures histoires  de cet excellent conteur qu’est monsieur King. Paru en 1986, l’histoire se déroule en deux époques : 1957-1958 et 1984-1985, dans une petite ville américaine, cela commence par la mort d’un enfant suivie d’autres crimes et d’étranges événements.  Ce roman agite nos peurs les plus profondes, les explore et va surtout créer un épouvantable personnage dont tout lecteur se souviens : « çA« , la ‘chose’, le clown maléfique qui vit dans les égouts.

Mais Stephen King ce ne sont pas seulement des romans à lire pour se distraire en de faisant peur. Ce roman-ci, par exemple,  est aussi une peinture sans complaisance, sans masque d’une Amérique moyenne, raciste, homophobe, lâche. On y parle aussi de la violence dans l’univers des enfants, dont les brutalités passent sous le radar des adultes indifférents, Car les romans de King ne sont pas aussi simplistes que le pensent ceux qui ne l’ont pas lu. Ils  décrivent et analysent aussi travers plusieurs niveaux de lecture notre société contemporaine avec ses bonnes et ses détestables facettes de manière plutôt pertinente. Une société assez tordue pour servir de socle pour bâtir des histoires d’horreur…

http://www.bandes-annonces.fr/embed/3787/?title=1&

D’autres bandes annonces ici : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144685.html

En 1990, Tommy Lee Wallace a adapté le roman à la télévision sous le titre de « Il » est revenu, un téléfilm en deux parties d’une durée totale de 3h12. Selon Mad Movies, c’est une transposition assez fidèle, bien que très édulcorée, du roman, qui tire sa force principale de ses acteurs, notamment les enfants et Tim Curry dans le rôle de Pennywise, et dont la première partie est « clairement plus réussie » que la deuxième.

 

 
Commentaires fermés sur BANDE ANNONCE : « CA », D’APRES LE ROMAN DE STEPHEN KING, SORT LE 20 SEPTEMBRE AU CINEMA…

Publié par le 2 septembre 2017 dans Cinéma - Movie - Cinéphile - Show - Film, detective novel, Ecriture_Writing, Ecrivain writer, Halloween Samain, Horreur Fantastique, Horreur Horror, Lecture-Reading, Littérature Litterature, PETITS OBJETS DE COMPAGNIE, roman policier, Science fiction Anticipation, Stephen King

 

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2017 !

2017 !

PETITS OBJETS DE COMPAGNIE

et sa

LITTLE FREE LIBRARY

vous souhaitent une Année 2017

pleine de Magie…

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En 2017, notre LITTLE FREE LIBRARY entrera dans sa cinquième année !
 

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Première photo de Rowan Atkinson en commissaire Maigret…

Première photo de Rowan Atkinson en commissaire Maigret…

Lorsque l’on imagine quel nouvel acteur pourrait interpréter le commissaire Maigret, on ne pense pas vraiment à mettre en haut de la liste le comédien anglais Rowan Atkinson, surtout connu par ici pour son rôle de Mister Bean ou de Johnny English (entre autres). C’est pourtant lui qui prêtera ses traits à Jules Maigret, personnage créé par Georges Simenon,  dans deux téléfilms  de 120 mn. Les tournages ont commencé en septembre dernier, la diffusion est prévue en Angleterre courant 2016. En France, c’est France 3 qui a acheté les droits.

Commandés par ITV, Maigret tend un piège ( Maigret Sets a Trap )et  Maigret et son mort ( Maigret’s Dead Man) ont été adaptés par Stewart Harcourt (Miss Marple). Il s’agit d’une co-production entre Ealing Studios, John Simenon et Paul Aggey pour Maigret Productions.

En France, Maigret a notamment été interprété au cinéma par Jean Gabin (Maigret tend un piège, Maigret et l’affaire Saint-Fiacre, Maigret voit rouge); à la télévision par Jean Richard dans la série Les enquêtes du commissaire Maigret (1967-1990) et la série Maigret (1991-2005) par Bruno Cremer.

Quoi qu’il en soit, il va être très intéressant de découvrir comment les Anglais vont traiter  de nouveau ce personnage et son univers si Français et si Parisien ( malgré ses escapades en province). Il est toujours périlleux de prendre un acteur très orienté « comique » pour un rôle « sérieux », mais parfois cela a donné de belles réussites. 

On peut être sceptique devant le choix d’Atkinson, certes, mais n’oublions pas que beaucoup s’étonnèrent qu’on ait retenu Jean Richard abonné jusque là à des rôles secondaires, généralement de lourdauds, le plus souvent dans des nanars, et de surcroit patron du cirque Pinder. Et pourtant le résultat fut plus que crédible.

La qualité des séries anglaises est exceptionnelles, nous pouvons  donc espérer que la surprise ne soit pas mauvaise.

Ce n’est pas la première fois que les Anglais adaptent les aventures du commissaire. Une  série intitulée Maigret, comptant 52 épisodes de 50 minutes, en noir et blanc,  a été diffusée du 31 octobre 1960 au24 décembre 1963 sur la BBC. Maigret y est  interprété par Rupert Davies.

Maigret est, avec Sherlock Holmes, le héros de polar incarné par le plus d’acteurs de nationalités différentes : japonais, italien, allemand, russe…..

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Rappelons que Georges Simenon (1903-1989), francophone né à Liège, est l’auteur belge le plus lu au monde. Son oeuvre comporte  193 romans publiés sous son nom et 176  sous pseudonymes.

Si vous souhaitez découvrir ou relire les enquêtes du Commissaire Maigret, nous vous informons que notre LITTLE FREE LIBRARY , ouverte tous les samedis de  14h à 18h, en possède actuellement un certain nombre. Les  » Maigret » font partie de ces romans que l’on peut conserver dans sa biblothèque car ils se relisent très bien.  Même si souvent son écriture laisse à désirer, Simenon est un très bon conteur.

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KENNETH BRANAGH SERA HERCULE POIROT…

KENNETH BRANAGH SERA HERCULE POIROT…

2016 marquera le centième anniversaire de la création par Agatha Christie du personnage d’Hercule Poirot. Un nouveau roman le mettant en scène, signé Sophie Hannah, paraîtra sous le titre Le Cercueil fermé (Closed caskett).  La romancière avait déjà écrit une première suite aux aventures du détective, The Monogram MurdersMeutres en majuscules,

Kenneth Branagh va , lui, réaliser la prochaine version  cinéma Du crime de l’Orient Express, l’un des romans  – paru en 1934 – les plus connus d’Agatha Christie. Cerise sur le gâteau, Sir  Branagh  se glissera sous la moustache d’Hercule.

Célèbre pour son intrigue labyrinthique et sa solution non conventionnelle,  l’histoire se déroule dans le fameux train alors qu’il est bloqué  en rase campagne, au milieu de nulle part, entre Istanbul et Calais, en raison d’une terrible tempête de neige. Un passager est assassiné et Poirot découvre que plusieurs personnes parmi les passagers pourraient convenir dans le  rôle de l’assassin. Oui, mais lequel  ou laquelle ?

Actuellement en écriture, le film est prévu en salle pour 2017.

Le très shakespearien Sir Kenneth Branagh a  déjà exploré le roman policer en interprétant notamment le personnage complexe et  crépusculaire de l’inspecteur Wallander (créé par l’auteur suédois Henning Mankell), dans la série éponyme.

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Sir Kenneth Branagh

En attendant, il est toujours possible de revoir la version filmé par  Sidney Lumet avec Albert Finney dans le rôle d’Hercule Poirot.

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Albert Finney, Hercule Poirot dans le Crime de l’Orient Express

Sa très haute fidélité au roman et son casting (Lauren Bacal, Ingrid Bergman, Jean-Pierre Cassel, Jacqueline Bisset, Sean Connery, Anthony Perkins, Colin Blakely, Vanessa Redgrave et Richard Widmark….) en ont fait un classique. A voir également, la version avec  l’excellent David Suchet dans la série télévisée Poirot.

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David Suchet, Hercule Poirot dans le Crime de l’Orient Express

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La roman a également été décliné sous forme de jeu video (photo ci-dessus), bd….

 

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HENNING MANKELL, le créateur de WALLANDER, nous a quitté…

L’écrivain suédois Henning Mankell  a beaucoup aidé à faire apprécier le roman policier nordique, alors que ce genre ne représente pas la totalité de son oeuvre. Il a aussi écrit pour les enfants  et le théâtre. Ses livres ont, à ce jour, été traduits en 35 langues.

Mais c’est en créant le personnage de Kurt Wallander qu’il a connu la renommée internationale. Wallander apparaît pour le première fois  en 1991,dans Meurtriers sans visage (paru en France chez Bourgois en 1994). Le personnage de Wallander est celui d’un homme ordinaire avec ses défauts, ses failles et de la tenacité. Il traque les meurtriers jour et nuit  dans l’environnement plutôt  déprimant. d’une société qui dérive vers une certaine et nouvelle violence, et cela quitte à sacrifier sa vie privée (par ailleurs pratiquement inexistante.)

La série tournée en Angleterre avec Kenneth Branagh dans le rôle titre est de belle facture, avec un rendu de l’ambiance et une photographie de qualité. Branagh y campe, avec une sobriété excellement maîtrisée, ce commissaire à la personnalité difficile. La série est un bon complément aux livres.

Il existe une autre adaptation avec deux acteurs différents dans le rôle titre: la première adaptation a été tournée entre 1994 et 2007 pour la télévision suédoise, avec Rolf Lassgard et la suite avec Krister Henrikson  La première saison de cette création suédoise regroupe trois épisodes de 90 minutes chacun. Elle compte en tout 32 épisodes.

Wallander est si populaire que le comissariat d’Ystad, auquel est attaché le héros, est devenu un but de promenade pour les lecteurs du monde entier avec parfois des visiteurs qui demandent à rencontrer Kurt Wallander….

Cette série de romans policiers est intéressante pour entrer dans l’univers du polar nordique. 

 

Sir Kenneth Branagh et  Henning Mankell

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Plus d’information sur Henning Mankell, dont la bibliographie :https://fr.wikipedia.org/wiki/Henning_Mankell

Plus d’informations sur le personnage de Wallander ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_Wallander

 

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Le romancier suédois David Lagercrantz a été chargé d’écrire une suite à la célèbre trilogie Millénium, le roman policier à succès de Stieg Larsson  L’ouvrage paraitra fin août, 2015, dix ans après la disparition de Larsson.

Mandaté par la maison d’édition Norstedts qui désirait donner une suite à la trilogie, vendue à plus de 80 millions d’exemplaires dans le monde, il a travaillé près de 18 mois entre août 2013 et janvier 2015.

Après avoir présenté une première version début 2014, Lagercrantz a  retravaillé son manuscrit pour obtenir la version finale. Le roman  s’intitule Ce qui ne me tue pas. Des droits ont déjà été vendus dans plus de 40 pays.

Résumé : Quand Mikael Blomkvist reçoit un appel d’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle qui affirme détenir des informations sensibles sur les services de renseignement américains, il se dit qu’il tient le scoop qu’il attendait pour relancer la revue Millénium et sa carrière. Au même moment, une hackeuse de génie tente de pénétrer les serveurs de la NSA… 

Si nous vous parlons de ce quatrième opus, c’est que la trilogie de Stieg Larsson est idéale pour ceux qui ne connaissent pas l’univers des romans policiers nordiques si différent des ambiances anglaises, américaines, françaises… et souhaiteraient découvrir cette littérature. Sans compter que les adaptations en films et série, plutôt réussies, apportent un complément intéressant à l’ensemble.

Nous sommes curieux de découvrir de quatrième tome pour voir si le nouveau texte et la nouvelle intrigue seront à la hauteur des précédents opus. Stieg Larsson a donné des romans durs, sombres, complexes, denses, dont une certaine violence extrême n’est pas absente. Une trilogie habitée par des personnages attachants ou ignobles, des individus très humains avec leurs failles, leurs côtés sombres et leurs pans de lumière.

A la lecture du résumé, nous pouvons déjà constater que le nouvel auteur à choisi un thème d’intrigue plutôt banal et facile (intelligence artificielle et NSA sont des thèmes déjà surexploités dans les thrillers américains), alors que Stieg Larsson choisissait des intrigues locales axées sur les travers de la société suédoise et de ses dirigeants ce qui donnent à la trilogie une atmosphère  particulière. Nous espérons que ce tome 4 n’a pas perdu également les empreintes nordiques typiques que l’on trouve dans l’écriture et dans la façon d’aborder les choses, qui font que ces romans policiers sont immédiatement repérables.

En France, l’ouvrage paraîtra chez Actes Sud  en format papier et Epub : http://www.actes-sud.fr/catalogue/e-book/millenium-4-ce-qui-ne-me-tue-pas-epub

Les trois premiers titres , à lire dans l’ordre sont :

 

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04 AVRIL 2015 – « LE POLAR DE PâQUES », UN SALON DU LIVRE, à ARGENTAN

04 AVRIL 2015 – « LE POLAR DE PâQUES », UN SALON DU LIVRE, à ARGENTAN

Un premier salon organisé par la librairie La Curieuse et consacré au « polar normand ».

Onze auteurs seront présents : Bruno Amato, Thomas Boudault, Jean Calbrix, François-Michel Dupont, Philippe Huet, Jack Lamache, Jacqueline Leprettre, Dorothée Lizion, Catherine Sevestre Loquet, François Vallet, Jean-Louis Vigla.

Samedi 4 avril 2015 – 10h-12h et 14h30-18h
Librairie La Curieuse – 7, place Henri 4 – 61 200 Argentan

Lien vers un article  sur le sujet paru dans Le Journal de L’Orne : http://www.lejournaldelorne.fr/2015/03/14/salon-du-livre-le-polar-s%E2%80%99invite-a-paques/

La librairie organise régulièrement des signatures, expose  des artistes (peinture, aquarelle, dessin…), des photographies, organise des ateliers de scrapbooking...et sans doute bien d’autres choses… N’hésitez pas à la contacter.

sang diviseur

Pourquoi « Le Polar de Pâques » ?  Une dépêche AFP de 2007 nous en apprend davantage :

Un parfum d’hémoglobine vient hanter la Norvège chaque année à l’approche de Pâques, lorsque les habitants du paisible royaume jouent à se faire des sueurs froides en dévorant des polars dans l’isolement de leurs chalets de montagne.

Au nom d’une curieuse tradition, la trêve pascale est la « saison du crime » dans le pays scandinave : les romans noirs, du cru ou importés, accaparent les vitrines des libraires, des fictions à glacer le sang envahissent les ondes radio et TV, les suppléments spéciaux foisonnent dans la presse.

Jusqu’aux cartons de lait qui proposent une énigme à démêler.

« Avec la barre chocolatée et les oranges, le roman policier a sa place réservée dans le sac à dos des Norvégiens qui partent à Pâques », affirme le journaliste Nils Nordberg, spécialiste du sujet.

Car, pour apprécier toute sa saveur, le « polar de Pâques » doit de préférence être dégusté sous la lumière vacillante d’une cheminée, dans le confort spartiate d’un chalet en bois auquel on n’accède qu’en chaussant ses skis.

Le chalet, la neige....

« Les circonstances sont idéales. On est en montagne, loin de tout. Dehors, il neige et il vente. Quoi de mieux qu’un peu de frissons ? », souligne Nils Nordberg.

La chair de poule à Pâques, Birgitte Lund, publicitaire de 35 ans, connaît depuis sa tendre enfance. « A 9 ans dans le chalet familial, je n’avais pas le droit de regarder la télé, sauf les programmes pour enfants et la série noire diffusée le soir sur la chaîne publique ».

Mais pourquoi la Norvège, où les bains de sang sont rares, choisit-elle Pâques pour étancher sa soif d’homicides ?

Selon une thèse couramment admise, la tradition germe en 1923 grâce à un joli coup de marketing.

Rompant avec la pratique qui veut que les nouveaux titres ne sortent qu’à l’automne, la maison d’édition Gyldendal lance en plein week-end pascal le roman de deux jeunes auteurs, « Le train de Bergen a été braqué cette nuit », qui se déroule précisément à Pâques.

Le titre est repris à la Une de plusieurs journaux, provoquant la stupeur parmi les lecteurs, à qui son caractère publicitaire échappe.

L’initiative fait florès parmi les autres éditeurs et le polar s’impose comme un des rares divertissements de la semaine pascale.

« Cafés, restaurants, cinémas… à l’époque, tout était fermé à Pâques qui devait être une période d’introspection et de repentance. On n’avait pas la radio, et bien évidemment pas la télévision non plus. Mais tout le monde savait lire », relate Nils Nordberg.

Le « polar de Pâques » est né et, avec lui, une école norvégienne de maîtres du suspense, de Jo Nesboe à Karin Fossum, d’Anne Holt à Jon Michelet.

Selon le sociologue Jan Mehlum, lui-même auteur de 7 romans policiers, « le genre a acquis suffisamment de lettres de noblesse pour que tout le monde, y compris les intellectuels, puisse lire des polars sans avoir à rougir ».

Avec le temps, le décor a changé : les chalets ont gagné en confort et forment désormais de véritables petites villes à flanc de montagne, et les Norvégiens varient de plus en plus leurs destinations, préférant souvent le soleil du sud à la montagne.

Mais la tradition demeure vivace.

« Le roman policier, ça fait partie des vacances », affirme Anniken Dingsoer, 50 ans, rencontrée dans une librairie du centre d’Oslo, où elle fait ses emplettes d’émotions fortes.

« Quand j’étais petite, mon père nous lisait Jean Valjean. Depuis, j’ai passé toute ma vie à lire des polars », confie cette inconditionnelle de PD James, Robert Wilson et Minette Walters, qui n’a qu’un regret : que ses propres enfants se détournent d’Hercule Poirot au profit de Harry Potter.

(AFP – 04/04/07)

Petits Objets de Compagnie et sa Little Free Library profitent de l »histoire ci-dessus contée, pour conseiller aux amateurs de polars, les polars qui nous viennent des pays nordiques( Danemark, Suède, Norvège, Finland…).

Ils sont généralement excellents. Bien écrits, ils passent l’épreuve de la traduction sans perdre trop de plumes. Des histoires denses, souvent sombres,  réalistes, voire non dépourvues de violence. Des personnages  complexes et des intrigues tortueuses, les deux non formatés, assurent un dépaysement complet. On ne peut les confondre ni avec le polar anglais ni avec le polar américain ni, avec le polar français. Ils offrent une atmosphère bien particulière très séduisante. 

 

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UNE HISTOIRE DE LIVRES ET D’ESCROQUERIE DIGNE D’UN ROMAN…

UNE HISTOIRE DE LIVRES ET D’ESCROQUERIE DIGNE D’UN ROMAN…

Ceci est un copié/collé d’un article paru dans Télérama…

 

L’escroc qui aimait trop les livres

 

Des années durant, l’énigmatique John Gilkey a dérobé des dizaines de volumes rares aux Etats-Unis. Sans chercher à les revendre… ni même à les lire. C’était sans compter un autre amoureux des livres : l’extraordinaire bouquiniste Ken Sanders.

On n’oublie jamais le premier livre qu’on a acheté. Ceux qu’on a reçus pendant la prime enfance finissent parfois aux oubliettes de la mémoire ; mais le premier passage en caisse — bonjour madame, oui c’est pour moi —, on le porte à jamais dans son cœur…

Ken Sanders se souvient parfaitement de sa première visite chez Acres of Books, légendaire bouquiniste de Californie installé depuis 1927 dans le sud de Los Angeles. « Je n’étais qu’un môme, mais le vieux propriétaire, Mr. Smith, qu’on m’avait décrit comme un ours, a tout de suite vu que j’étais sérieux. Je suis resté des heures dans sa librairie gigantesque, et avec mes économies, je me suis acheté une belle version des contes des Mille et Une Nuits et une énorme édition d’Alice aux pays des merveilles illustrée par l’artiste galloise Gwyneth Hudson. »

Acres of Books, que Ray Bradbury a fréquenté quasiment jusqu’à la fin de ses jours, a fermé ses portes en 2008, mais sa façade mythique, usée par le temps, se laisse toujours admirer au 240 Long Beach Boulevard. Où trouver l’équivalent aujourd’hui ? A mille kilomètres de là, à Salt Lake City, Utah. Propriétaire : Ken Sanders, 63 ans. C’est lui, désormais, le puits de science dont on bénit les recommandations, le passeur intarissable — « je donne toujours un livre gratuit aux enfants lorsqu’ils viennent pour la première fois ».

Son repaire extraordinaire, un ancien garage reconverti en temple des livres et de la contre-culture américaine, est la plus fascinante librairie qu’il nous ait été donné de fréquenter. Bien plus qu’un lieu de commerce, une représentation de son bouillonnant monde intérieur. « Sur toutes les photos de moi enfant, j’ai un livre à la main. Ma mère affirmait en riant que j’étais sorti de son ventre avec des romans sous le bras, réclamant de la lumière… »

Chez Ken Sanders, la culture est une fête. Dans un coin de la librairie, près d’un vieux canapé fatigué couvert de livres d’occasion, le réfrigérateur toujours bien garni en Bourbon et bière fraîche attend les copains qui n’oublient jamais de passer un peu avant la fermeture. Certains soirs, des musiciens folk s’installent avec guitares et banjo au milieu des rayonnages, on sort les chaises et on écoute les éternelles protest-songs et ballades de randonneurs infatiguables.

Le kleptomane…

Voyons maintenant : quel est le premier livre acheté par John Charles Gilkey ? Il n’en a jamais acheté un seul. Le premier livre qu’il a volé ? Difficile à dire, tant l’incurable kleptomanie de cet individu de 46 ans recèle de secrets. Le sait-il seulement lui-même ? Ken Sanders, marchand réputé, et John Gilkey, voleur impénitent, se fréquentent à distance depuis 1999 : pendant des années, le premier a poursuivi le second dans l’espoir de le mettre hors d’état de nuire…

Ironie suprême, le chasseur et le chassé ont une obsession en commun, les livres rares. « Mais là s’arrête la liste de nos ressemblances ! s’offusque Sanders. J’aime les livres et les respecte. Gilkey, lui, est une pomme pourrie dans notre verger. Son prétendu amour de la littérature ne m’inspire aucune sympathie. C’est avant tout un type malhonnête. »

John Gilkey photographié par la police de Californie.<br />

Né en 1968, à Modesto, Californie, Gilkey a commis son premier vol à 9 ans. En sortant d’un magasin avec ses parents, un gant de baseball glissé sous sa veste, il se serait écrié fièrement : « Regardez ce que j’ai pris ! » Aucune réaction de la mère ; sourire amusé du père… En 1987, le couple divorce. Il a 19 ans et choisit de vivre avec son géniteur, Walter. Chèques en bois et expulsions pour loyers impayés sont un mode de vie chez les Gilkey père et fils.

… voulait appartenir à l’élite

Ce dernier se découvre des désirs compulsifs. Des besoins de possession « quasi sexuels ». « Je ne sais pas si c’est parce que je suis un homme mais… j’adore regarder », confiera-t-il un jour à la journaliste Allison Hoover Bartlett (1). Regarder ? Et dérober. Pourquoi des livres ? Parce qu’ils sont, selon lui, le marqueur d’appartenance à une certaine élite intellectuelle, une bourgeoisie des lettres qui le fascine. Son amour des bibliothèques à l’ancienne lui est venu « en regardant Sherlock Holmes à la télévision ». S’il veut, au plus vite, se constituer une collection prestigieuse, c’est pour avoir le sentiment d’exister « et pouvoir lire sur le visage des autres le respect que [s]a grande culture ne tardera pas à inspirer ».

Aux Etats-Unis, le monde des antiquaires spécialisés en livres rares est un univers aussi feutré que la table d’un billard anglais. Les grands marchands ont leurs boutiques dans les beaux quartiers de Boston et San Francisco, ou sur Madison Avenue à New York. Avec sa longue barbe blanche, son impressionnante carrure et son allure de chercheur d’or pas tout à fait revenu du XIXe siècle, Ken Sanders y fait un peu figure d’hurluberlu. Mais son parcours inspire le respect.

Le libraire Ken Sanders a été mandaté par le syndicat ABAA pour s'occuper de la fraude pendant quatre ans.<br />

Sa librairie de Salt Lake, même si elle détonne avec ses airs de brocante miraculeuse, est connue dans tout le pays. Kerouac et les auteurs de la Beat generation y sont exposés en majesté, comme les grands raconteurs de l’Ouest américain, de Wallace Stegner à Edward Abbey — l’auteur de Désert solitaire, par ailleurs précurseur du militantisme écolo radical. Chez Ken Sanders, livres neufs et d’occasion cohabitent dans un bazar plus ou moins maîtrisé. Dans une pièce à l’écart, les ouvrages les plus rares sont gardés sous vitrine. Les first editions dotés de leur dust jacket d’origine (2) peuvent valoir des milliers de dollars.

La réputation de son antre a valu à Sanders d’être recruté par le réseau de télévision PBS pour sa très populaire émission Antiques roadshow : le marchand est l’un des experts de ce programme où des particuliers font évaluer leurs possessions. « Ça me vaut d’être reconnu dans les salons du livre partout dans le pays », s’amuse le libraire, par ailleurs éditeur avec sa petite maison Dream Garden Press.

 

Les livres rares sont des talismans. On en aime le parfum singulier, les effluves de cellullose et de lignine mêlées à l’odeur du cuir tanné. Colette, Huysmans, Baudelaire et tant d’autres ont chanté cet amour pour l’objet-livre, et le vertige heureux provoqué par cette fragrance si évocatrice que nombre de fabriquants de bougies et de parfums pour la maison commercialisent des produits tentant de s’en approcher. L’auteur Matija Strlic, de l’University College de Londres, décrivait quant à elle dans un article publié dans The Telegraph, « cette étonnante combinaison de notes herbacées avec une saveur d’acides et un soupçon de vanille sur une moisissure sous-jacente ».

Dans les salons, le roman n’est pas toujours l’attraction principale. Les livres pour enfants sont également très recherchés – et coûteux. Compter 100 000 euros pour une édition originale de Pinnochio, et jusqu’à 120 000 pour l’un des 250 exemplaires de The Tale of Peter Rabbit (Pierre Lapin, 1902) imprimés par Beatrix Potter en personne à ses débuts, avant qu’un éditeur n’accepte de la publier. Les livres n’ont pas besoin d’être anciens pour être joliment côtés : le tout premier tirage (500 exemplaires seulement) de Harry Potter à l’école des sorciers, premier épisode de la saga de JK Rowling, s’échange actuellement pour 35 000 euros.

En 1999, le syndicat de libraires ABAA (3) propose au passionné Ken Sanders de s’occuper de la lutte contre la fraude, un mandat de quatre ans. « Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mais très vite, on m’a parlé de vols à répétition en Californie, avec toujours le même mode opératoire, et ça m’a passionné autant qu’énervé. Un type commandait des livres rares au téléphone et les payait en utilisant des numéros de carte de crédit valides. Plus tard, le propriétaire de ladite carte se rendait compte de l’achat frauduleux et se faisait rembourser. Pas de pénalité pour lui, mais une perte sèche pour les libraires, qui ne revoyaient jamais leurs livres et n’étaient pas payés. »

Le mystérieux escroc, qui restera plusieurs années sans identité connue, c’est John Gilkey. Il s’est fait embaucher chez Saks Fifth Avenue, grand magasin chic de San Francisco, travaille au rayon confection hommes, plie et replie gilets et chemises à 400 dollars. Ayant gagné la confiance de son supérieur, il commence à donner « un coup de main » à la caisse, où il se procure des reçus de cartes de crédit (à cette époque, les chiffres n’en sont pas encore dissimulés). Il prélève une dizaine de ces sésames par semaine, attend un mois ou deux avant de les utiliser…

En 1996, alors qu’il séjournait dans un motel en compagnie de son père, Gilkey avait trouvé, sur le sol, un de ces petits reçus de carte de crédit. Puis avait tenté le coup, se faisant livrer une pizza, puis, le lendemain, une montre et une affiche de Psychose, de Hitchcock.

Les premières années, seules des librairies spécialisées de Californie sont visées, mais bientôt, le charlatan dupera aussi des marchands de la côte Est. Gilkey repère des ouvrages de valeur dans des salons spécialisés, les admire, les caresse. Puis les repose sagement, avant de passer commande au téléphone quelques jours plus tard, avec les références d’une carte de crédit valide. Pour choisir ses « acquisitions », il se réfère en général à la liste des « 100 plus grands romans de langue anglaise » établie par l’éditeur Modern Library. C’est donc moins son goût personnel — en a-t-il ? — qui dessine les contours de sa bibliothèque, qu’une certaine idée de la liste parfaite, les greatest hits de la littérature anglo-saxonne.

Plus de 100 000  dollars de vol

En 2000, Gilkey embarque son père pour un périple en France et en Allemagne. Au menu, restaurants étoilés et vins fins, soirées au casino et hôtels de luxe. Le tout réglé frauduleusement, comme pour les livres. De retour à Los Angeles, il soustrait un Life on the Mississippi, de Mark Twain, à la librairie Dailey Rare Books. Puis, à San Francisco, s’offre un somptueux The Mayor of Casterbridge, de Thomas Hardy, en deux volumes. Cote : 25 000 dollars. Record personnel battu !

Life on the Mississippi, de Mark Twain.<br />

En 2002, Gilkey est promu au service clients de Saks. L’aubaine… Les détenteurs d’une carte American Express ont ses faveurs. Bien sûr, Gilkey, toujours disert et chaleureux lorsqu’il contacte un libraire au téléphone, ne peut pas se faire livrer ses « achats » à son domicile. Prétextant un voyage, il donne l’adresse d’un hôtel (généralement à moins de cent kilomètres de chez lui) puis passe récupérer son paquet à la réception, sans laisser de trace. Des premières éditions de Joseph Conrad, Thomas Mann et Joseph Heller viennent grossir le butin. Les marchands spoliés tentent bien d’alerter la police de leur ville, mais rares sont les agents qui souhaitent passer du temps sur des affaires considérées comme sans importance.

Un jour de 2002, Ken Sanders sort sa calculatrice et reprend la liste des vols attribués à « l’homme à la carte bleue ». Depuis 1997, il a dérobé pour plus de 100 000 dollars de livres rares ! Etrangement, les ouvrages volés ne réapparaissent jamais sur le marché ; et la collection de Gilkey intègre des volumes de valeurs très variables. Le kleptomane semble donc voler par pur amour des livres — et pas pour faire commerce de ses filouteries. John Gilkey confiera pourtant à la journaliste Allison Hoover Bartlett ne jamais lire « ses » livres : « Ce qui me plaît, c’est de les tenir dans mes mains, de les contempler. Mais je ne les lis pas, non. » Sauf le Lolita de Nabokov, dont il connaissait la réputation sulfureuse, et qu’il a trouvé « répugnant ».

Dans ses articles, la journaliste décrit un homme au visage rond et renfrogné, aux ongles rongés. Gilkey a du mal à prononcer le mot « vol ». Il dit qu’il a «obtenu» les livres. Qu’ils sont venus en sa possession. Il collectionne aussi les cartes de baseball, les pièces de monnaie anciennes, les bouchons en cristal, les autographes.

Parmi sa large collection, John Gilkey n'aurait lu que Lolita, de Vladimir Nabokov.<br />

Larcins maladifs

Mais qui sont donc les voleurs de livres ? Aucune société, aucune communauté — nationale, religieuse, intellectuelle — n’est épargnée par le virus. Historiquement, c’est même plutôt dans les cercles les plus cultivés que s’est développée l’incorrigible manie, chez les universitaires comme dans le clergé. Dans Bibliomanie, un de ses textes de jeunesse, Flaubert raconte les larcins maladifs de Don Vicente, moine espagnol du XIXe siècle qui dépouilla la bibliothèque de son propre monastère. Après avoir quitté les ordres, on le retrouva à la tête d’un commerce de livres à Barcelone. Obsédé par un ouvrage de 1432 qu’il n’avait pu acheter, il finit même par assassiner l’acquéreur en mettant le feu à sa maison. Son seul souhait, lors de sa condamnation à mort, fut qu’on promette de prendre grand soin de sa collection.

Il y a onze ans, au Danemark, on retrouva plus de trois mille livres anciens dans la cave d’une femme de 68 ans. Son mari, ancien historien et linguiste employé au fonds oriental de la Bibliothèque royale de Copenhague en avait siphonné les rayonnages huit ans durant. A sa mort, elle avait vendu une grande partie du stock — jusqu’à récolter près de 300 000 dollars pour un rarissime Utopia, de Thomas Moore. Quand la police l’arrêta, elle menait grand train.

Aux Etats-Unis, le record appartient à un dénommé Stephen Blumberg, un obsédé des livres qui en vola, dans les années 1980, plus de 23 000 dans 268 bibliothèques réparties dans 45 états et deux provinces au Canada. Estimation totale : 5,3 millions de dollars. L’homme étant gentiment détraqué, il aurait aussi subtilisé des dizaines de milliers de poignées de porte, les maisons victoriennes des beaux quartiers ayant ses faveurs. Stephen Blumberg est aujourd’hui en prison.

Mais revenons à l’affaite Gilkey… Le libraire Ken Sanders souffre d’un trouble banal mais ennuyeux dans son métier : la prosopagnosie — une quasi-incapacité à se souvenir des visages. Pourtant, il assure être incapable d’oublier les traits un peu lourds et le regard de chien battu de John Gilkey. La seule fois où ils se sont croisés, c’était lors d’un salon à San Francisco. « Ça a duré trois secondes au maximum, les yeux dans les yeux. » Puis Gilkey s’est évaporé. Non sans humour, l’escroc déambulait, ce jour-là, avec une édition très recherchée de L’Homme invisible, de H.G. Wells, à la main…

Entre Ken Sanders et les voleurs, c’est une longue histoire, toujours douloureuse. «Déjà, dans les années 70, quand que je tenais la librairie underground Cosmic Aeroplane avec deux copains, on était sans cesse confrontés à ces problèmes de fauche, c’était parfois très pesant.» Au cours des années, Sanders a bien souvent coursé des voleurs jusqu’au parking de son magasin. Le plus souvent, quelques hurlements de grizzly doublés de menaces de lendemains difficiles ont suffi à décourager les imprudents.

Entre 2000 et 2003, John Gilkey va faire trois brefs séjours en prison. Quand il plonge, c’est parce qu’il a utilisé un chèque sans provision ou beaucoup perdu au casino : aucune enquête ne permet de faire le lien avec les vols de livres. A peine dehors, il reprend sa chasse… Sanders, même s’il n’a jamais été directement victime de Gilkey, vit chacun de ses vols comme une insulte, une blessure personnelle. Il met au point un système informatique permettant à deux mille marchands dans trente pays du monde de signaler les larcins en temps réel.

Ne surtout pas se représenter le libraire de Salt Lake City en père la morale. L’homme a toujours fréquenté les marges de l’underground — il possède dix mille disques vinyles, rock et jazz surtout — et fait les quatre cents coups dans les années 1970 et 1980, quand il était un intime du Monkey Wrench Gang, un groupe d’activistes écolo radical, célèbre pour ses activités de sabotage contre les équipements des compagnies d’extraction de ressources naturelles. « Nous n’avions peur de rien, à l’époque… J’ai fini par me calmer en 1985. Notre groupe était infiltré par le FBI. Je venais de divorcer, mes enfants avaient besoin de moi. »

Les mois passent, les livres trépassent. A ses proches, Sanders avoue être de plus en plus rongé par cette histoire… Et puis, le 28 janvier 2003, rebondissement inespéré : il reçoit un appel de Ken Lopez, un marchand du Massachusetts. Gilkey vient d’appeler, il se dit intéressé par une première édition des Raisins de la colère (1939), de John Steinbeck, proposée à 6 500 dollars. Lopez, qui s’est déjà fait arnaquer par la star des voleurs, a reconnu sa voix, prétexté une urgence, et demandé à Gilkey de le rappeler dans une heure.

Le piège parfait

Sanders et lui montent un plan : lorsque l’escroc rappellera, Lopez confirmera la vente puis enverra effectivement un paquet — avec une édition moins chère du Steinbeck à l’intérieur — par coursier, à l’adresse communiquée par John Gilkey. Le piège parfait… Le lendemain, le coursier dépose le colis à l’hôtel Sheraton de Palo Alto. Quelques minutes plus tard, Gilkey se présente à l’accueil sous un nom d’emprunt, celui de la carte de crédit utilisée, et récupère son paquet. Pas le temps de l’ouvrir, les policiers sont déjà sur lui.

« Qu’on n’ait récupéré qu’une petite partie du butin me rend fou », confie Ken Sanders dix ans plus tard. La police a fouillé son appartement sur Treasure Island, dans la baie de San Fancisco. Le voleur y vivait toujours avec Walter, son père. On a retrouvé des enveloppes pleines de reçus de cartes de crédit, ce qui lui a valu trois ans de prison ferme, mais seulement vingt-six ouvrages ont pu être identifiés et restitués. « Le reste se trouve dans un container quelque part dans le nord de la Californie, mais où ? » s’agace le marchand de 63 ans… tout en jurant être « passé à autre chose, pour préserver [s]a santé mentale ».

Et Gilkey ? Libéré après dix-huit mois, il a repris ses activités frauduleuses, avec pour nouveau terrain de chasse l’univers envoûtant des cartes historiques et globes anciens. Aux dernières nouvelles, il serait à nouveau en prison. Cette fois, pour non-respect des modalités de sa liberté conditionnelle.

 

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LES BOREALES 2014 DU 13 AU 30 NOVEMBRE… 23e EDITION !

LES BOREALES 2014 DU 13 AU 30 NOVEMBRE… 23e EDITION !

Cette année, LES BOREALES, quinzaine pluridisciplinaire et festive, ce sont 187 événements dans 33 villes de Basse-Normandie. Toutes les informations dont vous avez besoin se trouvent sur le site  : http://lesboreales.com/ et a page facebook du Festival Les Boréales)

Chez PETITS OBJETS DE COMPAGNIE, nous sommes amateurs de la littérature venue des Pays du Nord, nous ne pouvons que vous conseiller de visiter cette page : http://lesboreales.com/auteurs/

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La littérature « nordique » (appréciée en France depuis longtemps) est extrêmement riche et prolifique et actuellement très excitante et addictive. 

Certains d’entre vous l’ont peut-être récemment découverte en suivant les aventures de deux héros  populaires : celles de de Kurt Wallander  de l’écrivain suédois Henning Mankell (dont ont été tirées trois séries tv, deux suédoises et une britannique) et celles de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander dans Millénium,   la trilogie de l’écrivain suédois Stieg Larsson (dont ont été tirés trois films suédois, un film américain, une adaptation radiophonique et une BD.) Le polar nordique est de très haute qualité avec ses atmosphères particulières, ses personnages aux fortes personnalités, ses enquêtes trapues. Une qualité littéraire qui a souvent incité les lecteurs de littérature « blanche’ à visiter les romans noirs scandinaves.

La littérature non policière réserve elle aussi de bien belles surprises. L’univers littéraire du Nord déploit une palette de sensibilités littéraires variées et originales très nourrissantes.

Le festival LES BOREALES rend hommage à la littérature nordique depuis 23 ans.

Quelques auteurs  contemporains (copyright des photos appartient au site lesboreales.com) :

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TUOMAS KYRO

 

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OYVIND TORSETER

Monica-Kristensen

MONICA KRISTENSEN

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OLAFDOTTIR AUOUR AVA

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ADLER OLSEN

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OLIVIER TRUC

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VIVECA STEN

 

En savoir plus sur la présence de la littérature nordique en France : http://www.bief.org/Publication-3193-Article/Presences-de-la-litterature-nordique-en-France.html

 

SHERLOCK HOLMES : UN ANCIEN FILM RETROUVé…

SHERLOCK HOLMES : UN ANCIEN FILM RETROUVé…

SHERLOCK HOLMES est l’un des personnages les plus représentés au cinéma et à la télévision. Après la superbe adaptation de la BBC, SHERLOCK  avec Benedict Cumberbatch (Sherlock) et Martin Freeman (Watson) menant leurs enquêtes dans l’Angleterre du XXIe siècle et  l’intéressante série américaine ELEMENTARY (Jonny Lee Miller dans le rôle de Holmes et Lucy Liu dans celui de Joan Watson) qui transporte Holmes dans le New York  actuel, c’est une vieille bobine qui sort des archives.

 

 

 

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William Gillette

C’est à la Cinémathèque française que vient d’être retrouvé ce Sherlock Holmes qui date de 1916. Il s’agit de l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Sir Conan Doyle  et William Gillette. Produit par le studio Essaney Film Manufacturing (qui finança également certains Chaplin en 1915), ce film, divisé en quatre épisode, a été réalisé par Arthur Berthelet.

Le scénario  est signé H.S. Sheldon. William Gillette incarna Sherlock Holmes sur scène durant presque  trente ans et repris le rôle dans cette adaptation cinématographique. Ce film serait la seul trace de l’interprétation de Gillette. L’intrigue de la pièce est tirée de plusieurs romans de Doyle.

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Une image du film de 1916

Une image du film de 1916
Ci-dessous une affiche promotionnelle annonçant William Gillette dans le rôle de Sherlock Holmes
 
Actuellement en restauration notamment grâce à des mécènes fan de Sherlock Holmes, il faudra attendre fin Janvier 2015 pour pouvoir voir ce film à la Cinémathèque.
Il est agréable de souligner  que suite aux deux séries citées en début de cet article, les ventes de l’oeuvre de Sir Conan Doyle ont très fortement progressé dans les pays les ayant programmées. Le cinéma et la littérature forment un puissant attelage. L’un donne envie de lire le livre… et nous sommes toujours curieux de voir comment un ouvrage sera  adapté à l’écran.
 

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ELLERY QUEEN, UN CLASSIQUE RééDITé…

ELLERY QUEEN, UN CLASSIQUE RééDITé…
Photo ci-dessus : les deux cousins…
Ellery Queen fait partie des classiques de la littérature policière populaire et c’est avec plaisir que nous voyons arriver cette réédition. Le Cas de l’inspecteur Queen, publié initialement en 1956, permet de suivre l’inspecteur Richard Queen , désormais à la retraite, qui cherche  les raisons de la mort d’un bébé chez un couple de milliardaires. Une histoire habile soutenue par un style simple et performant.

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Célèbre déchiffreur d’énigmes, Ellery Queen est lui-même longtemps resté un personnage mystérieux. On sait aujourd’hui que sous ce nom fameux se cachent Manfred B. Lee et Frederic Dannay, deux cousins nés en 1905 à New York (États-Unis), dans le quartier de Brooklyn. Tous deux travaillent dans la publicité (Lee après son passage à l’université) quand, en 1928, ils participent pour s’amuser à un concours de romans policiers : Le Mystère du chapeau de soie remporte le prix et un tel succès que l’éditeur, qui publie ce premier roman en 1929, les engage à continuer d’écrire : Ellery Queen est né.

Le personnage Ellery Queen est le fils de l’enquêteur professionnel Richard Queen qui fait d’ailleurs de fréquentes apparitions dans le cycle et auquel est consacré un recueil de nouvelles. À vingt ans, le jeune Ellery, un dandy oisif qui n’est pas sans rappeler le Philo Vance de S.S. Van Dine, devient l’écrivain de ses propres aventures, car souvent il prête main-forte à son père pour résoudre par sa science de l’observation et ses hautes capacités de déduction des affaires particulièrement difficiles. Juste avant de révéler le fin mot de l’énigme, le récit s’arrête pour lancer un défi au lecteur, précisant que ce dernier connaît maintenant tous les indices en cause et qu’il doit dès à présent formuler sa solution avant qu’Ellery Queen lui en donne les clefs. Whodunits classiques et fort ingénieux, les enquêtes de Ellery Queen gagnent rapidement une vaste notoriété. Or, loin de se borner à répéter la formule, les cousins Lee et Dannay font faire évoluer le cycle.

Il existe quatre phases au cycle Ellery Queen. Dans la première, décrite ci-haut, tous les romans contiennent le mot Mystery dans les titres originaux et se révèlent des romans d’énigme classiques : elle se clôt avec le recueil de nouvelles Les Aventures de Ellery Queen. La deuxième phase, qui compte cinq romans, offrent des récits de détection moins rigides où la part de suspense est en nette progression. Elle s’achève avec un nouveau recueil de nouvelles. La troisième, souvent désignée comme celle de la maturité[1], s’amorce avec La Ville maudite et, dans ces six romans et plusieurs nouvelles, développe la chronique de Wrightville, petite agglomération américaine réunissant tous les vices et les maux de la société américaine des années 1950. Les situations y lorgnent parfois vers le roman noir ou verse dans le thriller, cependant que le whodunit y conserve une partie de ses prérogatives. Les intrigues, développées dans un univers moins artificiel que celui en vigueur dans les deux premières phases du cycle, s’enrichissent d’une psychologie des personnages – et, au premier chef, du héros lui-même – d’une complexité plus affirmée qui met à contribution certaines découvertes de la psychanalyse afin d’établir les motifs et les actes criminels. La quatrième et dernière phase du cycle inclut plusieurs textes apocryphes. C’est que, pendant les années 1960, le duo sollicite ou autorise de jeunes auteurs, ou même des auteurs confirmés, à écrire sous la signature Ellery Queen. Claude Mesplède précise dans Les années Série noire, volume 3, qu’une trentaine de romans signés Ellery Queen, publiés vers la fin des années 1960, furent ainsi écrits par divers auteurs utilisant le nom maison (house name (en)) Ellery Queen, et supervisés par Manfred Bennington Lee. Il est aujourd’hui possible d’attribuer la paternité de certains de ces romans à leurs créateurs : Theodore Sturgeon, Avram Davidson, Stephen Marlowe, Fletcher Flora, Jack Vance, Richard Deming, Charles Runyon, etc. Plusieurs de ces parutions, dites apocryphes, posent des difficultés d’attribution et laissent planer un doute sur leur statut.

En 1932, peu après la naissance de la signature Ellery Queen, apparaît son homologue Barnaby Ross, auteur d’une autre série de romans réimprimés ultérieurement sous la signature d’Ellery Queen. Les deux cousins créent sous ce nom leur second grand détective : Drury Lane, un ancien acteur shakespearien qui, en dépit de sa surdité, parvient à démêler les énigmes les plus complexes. Lee, sous le nom de Queen, et Dannay, sous celui de Ross, le visage masqué, font des tournées de conférences dialoguées qui ont à l’époque un grand succès.

Lee et Dannay fondent également en 1941 la revue Ellery Queen’s Mystery Magazine qui publie les meilleures nouvelles policières. Parvenir à publier dans cette revue devient bientôt, pour tout auteur de romans policiers, une sorte de consécration.

Entre les romans, les nouvelles, les anthologies, les deux cousins auront écrit plus de quatre-vingts ouvrages. En 1961, Ellery Queen reçoit l’Edgar du Grand Maître (Grand Master Award) du Mystery Writers of America.

Les adaptations pour le cinéma et la télévision sont nombreuses.

Des films complet sen VO sont disponibles sur Youtube, il suffit de taper ELLERY QUEEN dans la motuer de recherche du site…

Voici l’un de ces films : http://www.youtube.com/watch?v=bbgTu7ABTeo

 

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LE NUMERIQUE ET LES LITTERAIRES…

LE NUMERIQUE ET LES LITTERAIRES…

Un article intéressant qui montre que l’écriture reste l’un des plus grands pouvoirs, si ce n’est le plus grand…Il n’est donc pas étonnant qu’Internet finisse par faire appel à cette ancienne et redoutable magie.

Internet à, entre autres, réveillé l’écrivain qui sommeille en presque chacun de nous  puisque des millions d’internautes se sont mis à écrire sur leur blog, leur site, à diffuser des fictions nées de leur plume (certaines fictions comptent plusieurs centaines de pages). Peu importe que cela soit brillant ou maladroit. Ils écrivent grâce à Internet parce qu’ils ont la possibilité de trouver un public, même modeste. Sans Internet certaines personnes n’auraient jamais écrit ou osé montrer leur travail à des lecteurs potentiels. Les communautés d’auteurs pullulent sur la toile.

Et on ne le dira jamais assez : pour bien utiliser l’outil Internet il faut savoir bien lire et bien écrire pour pouvoir partir en quête les trésors de ce vaste monde numérique. Plus que jamais la base lire-ècrire-compter, bien maîtrisée, est nécessaire pour ne pas rester sur le quai.

C’est également justice que les littéraires déconsidérés – voire carrément perçus comme portion très négligeable  si ce n’est inutile –  depuis quelques décennies au profit des matheux retrouvent une place au soleil, même pour du simple rédactionnel oeuvrant pour la communication la plus basique. Et pour pallier l’indigence d’une écriture journalistique devenue infréquentable.

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Le numérique, une nouvelle chance pour les littéraires

Le Monde.fr | 27.12.2013 à 10h55 • Mis à jour le 27.12.2013 à 14h14 | Par Margherita Nasi

Le Monde Campus, semestriel des jeunes diplômés à l'entrée du marché du travail (illustration: Nicolas Barrome).

«Exploration de formats d’écriture, “multitasking”, beaucoup d’humour et de second degré. Twitter par exemple, avec ses 140 caractères, est une contrainte digne des écrivains surréalistes», s’enthousiasme Lucile Gouge, une ancienne khâgneuse. Internet, synonyme de nouveauté et d’apprentissage permanent, est en train de troquer geeks et amoureux du codage contre des profils plus littéraires.

«Internet est né comme un réseau de communication militaire. Al’époque,il fallait être un pro en informatique, maîtriser l’écriture binaire pour pouvoir s’y repérer. Mais si Internet a fait fi des mots, ces derniers ont vite pris leur revanche», s’amuse David Brunat, fondateur de Or & H Conseil, une société spécialisée dans l’assistance aux dirigeants par l’écrit.

Il suffit de se pencher sur le fonctionnement des moteurs de recherche pour s’en convaincre. «Les repères verbaux sont devenus leur priorité numéro un comme pour tous ceux qui produisent sur Internet. C’est la construction des textes, de la phrase, la récurrence des mots-clés qui pèsent dans la sélection. Il faut du contenu, et pas n’importe lequel. Nous sommes passés du langage mathématique au vrai langage», poursuit David Brunat. Une révolution qui pourrait faire de la place aux littéraires sur la Toile? Maël Roth en est convaincu.

«Les tendances actuelles du Webmarketing avantagent les profils de ce type, assure ce responsable des marchés internationaux pour Rankseller International, une plate-forme de marketing par contenus et de «linkbuilding» (optimisation du référencement). Aux pubs agressives, les entreprises préfèrent désormais des stratégies de communication qui mettent en avant la qualité du contenu afin de lier le consommateur à la marque.» Fini les sites en flash qui en mettent plein les yeux tout en négligeant l’information, place au contenu! C’est un peu le nouveau leitmotiv de la Toile.

UNE MULTITUDE DE PROFESSIONS

«Au début,le Facebook des marques était l’apanage des stagiaires. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Une marque comme Monoprix, par exemple, se différencie par la qualité du traitement de sa page Facebook», estime Laurent Cabioch, responsable des stratégies digitales chez W&Cie.

Concrètement, ce sont une multitude de professions qu’offre désormais le Web aux profils littéraires, de la sémiologie sur Internet au «community management», en passant par l’écriture de sites ou blogs de marques, le «storytelling d’entreprise»…

C’est ainsi grâce à son profil littéraire que Lucile Gouge s’est fait repérer auprès de l’agence en conseil et communication Spintank. «Les profils embauchés dans mon agence sont pour l’essentiel littéraires. Il faut avoir des qualités rédactionnelles et une fine psychologie: comprendre les attentes du client, trouver la formule qui touchera les internautes», explique la jeune femme.

Même pour un premier boulot dans le service marketing d’une marque, «des qualités rédactionnelles comme savoir mettre en place une newsletter ou publier des nouvelles sont devenues un plus indéniable», confirme Thierry Gillmann, président de l’agence de «content marketing» Lobi.

 « SAVOIR ÉCRIRE SUR INTERNET »

En revanche, il ne suffit pas d’avoir une bonne plume et de tenir un blog pour gagner sa vie sur la Toile.

«Savoir écrire n’implique pas forcément savoir écrire sur Internet. Sur le site de La Redoute, il faut être précis, percutant, utiliser des verbes actifs, des images brèves. Ce ne sont pas des choses que l’on apprend dans les formations littéraires» (FAUX !, on apprend mille façons de faire durant les formations littéraires, depuis le slogan publicitaire qui claque jusqu’au poème épique), met en garde David Brunat. ( Sur cela – et  en raison d’une solide expérience –  nous ne sommes pas d’accord. Il faut d’abord maîtriser les bases littéraires avant d’aller galoper dans tous les genres et styles possibles. On pose les fondations avant d’élever toutes sortes de murs ensuite GRACE à ce socle solide). Des formations qui s’adaptent à cette réalité commencent d’ailleurs à voir le jour. Ateliers d’écriture Web, cours de community management, communication 2.0… L’offre est abondante,mais pas toujours adaptée. (Disons qu’un nouveau filon de stages bidons est nés et que les malins 2.0 vont s’en mettre plein l’escarcelle !)

«Souvent, quand on parle d’écriture Web, il s’agit d’une écriture optimisée pour les moteurs de recherche, ce qui n’est pas forcément synonyme de contenus qualitatifs et créatifs pour le lecteur. L’écriture par mots-clés, par exemple, n’est pas très digeste», pointe Maël Roth. Pour lui, afin de devenir un bon éditeur de contenus sur Internet, il est nécessaire «d’avoir des bases en marketing, d’établir une présence sur le Web par exemple en ouvrant un blog, mais aussi de rester ouvert à ce qui nous intéresse».

Et c’est là qu’Internet peut non seulement avantager, mais aussi satisfaire, les profils littéraires.

Margherita Nasi

 

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LA SUITE DE MILLENIUM POUR 2015…

LA SUITE DE MILLENIUM POUR 2015…

La trilogie Millénium, de Stieg Larsson, va être complétée par un quatrième tome.

La maison d’édition suédoise Norstedts a choisi l’écrivain suédois David Lagercrantz pour prendre la suite de Stieg Larsson décédé en 2004. Nous retrouverons donc les héros, Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, dix ans après la publication du premier tome.

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Les premiers tomes ont été traduits en trente langues et adaptés au cinéma, à la radio et en bande dessinée.

Stieg Larsson, au moment de sa disparition, avait commencé à écrire le quatrième tome. Pour le moment, nous ne savons pas si Lagercrantz a pris simplement la suite de l’auteur ou a tout recommencé à zéro, les droits sur l’héritage de Larsson étant un peu embrouillés.

Pour ceux qui n’ont pas succombé encore à Millénium voici en deux mots de quoi il retourne.

Millénium est une saga policière publiée en Suède de juillet 2005 à mai 2007. Cette saga  titrée Millennium,  a obtenu un succès mondial. Elle se compose de trois romans : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’un allumette, La Reine dans le palais de courant d’air.

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Il s’agit d’un thriller dans lequel on retrouve ce charme étrange des romans – policiers ou pas – venus des Pays Nordiques depuis quelques années . Les héros sont attachants, le scénario classique est ficelé de telle sorte qu’il séduit et emporte même ceux qui pensent ne plus pouvoir être surpris par un « polar ». L’histoire est ponctuée de scènes très violentes, voire extrêmes, l’écriture alterne rythme haletant et lenteur hypnotique dans la description des décors et des ambiances délétères. Enquête, horreur, violence, secrets, personnages décalés,  associaux, un certain dépaysement, une structure qui s’éloigne des polars américains formatés  comme des scénarios de téléfilms (en lire un, c’est les lire tous à quelques exceptions près) et en sourdine on devine sous la traduction que Stieg Larsson avait une réelle « écriture ». Il y a des passages qui, de par leur déroulé, leurs détails, peuvent faire penser à Irving d’autres à King, mais il y a tout de même une rencontre avec un auteur à part entière, avec une vraie personnalité qui portait une vraie histoire à raconter. et derrière tout cela aussi tout l’héritage de la culture nordique qui transparait. Millénium c’est lent, c’est dense, cela fond lentement comme un chocolat glacé. Si Millénium était une musique ce serait comme du gothic metal mâtiné de ballades celto-vikings.

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Souvent devant le mot « best-seller » accolé à un ouvrage nous partons, avec raison, en courant. C’est vrai que 99,99 fois sur cent nous nous trouvons devant un ouvrage fabriqué pour être un best-seller. La recette en est connue, mais elle fonctionne toujours ! Bien nous en a pris d’ouvrir ceux-là, faisant foin des critiques bonnes et mauvaises..ne serait-ce que pour voir ce qui se cachait derrière ces titres si longs et si bizarres. Il en est de même pour les séries et les films : tout est à voir.

Le gros bémol dans la traduction française sont les fautes de français en tout genre, notamment de très beaux pléonasmes. On « sent » également trop souvent la structure originelle sous la phrase française. La saga mériterait une autre traduction. Ah !  Si monsieur Couton était libre (et parlait le suédois) !

En Suéde, le premier film, Millénium a été réalisé par le danois Niels Arden Oplev et écrit par Rasmus Heisterberg et Nicolaj Arcel. Le tournage débuta en février 2008. Le rôle de Mikael Blomkvist est tenu par Michael Nyqvist, et celui de Lisbeth Salander par Noomi Rapace. Les deux acteurs reprendront leur rôle dans les deux autres films. Produit par la société Yellow Bird. Le film est sorti dans les salles françaises le 13 mai 2009 et a reçu plusieurs prix.Le deuxième film, Millénium 2 : La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, a été écrit par Jonas Frykberg et réalisé par Daniel Alfredson. Il est sort idans les salles suédoises et danoises en septembre 2009, et dans les salles françaises en juin 2010. Le troisième et dernier film, Millénium 3 : La Reine dans le palais des courants d’air a été écrit par Ulf Rydberg et réalisé par Daniel Alfredson. Il est sort idans les salles norvégiennes, suédoises et danoises en novembre 2009, et dans les salles françaises en juillet 2010.Un coffret DVD des trois films est paru en décembre 2010. Les films ont été diffusé par Canal+ sous forme d’une série de 6 épisodes de 90 minutes.

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Aux Etats-Unis, en 2011, une adaptation est dirigée par David Fincher avec Daniel Craig dans le rôle de Mikael Blomkvist, et Rooney Mara dans celui de Lisbeth Salander Il est question de l’adaptation des deux autres titres de la série en 2014 (le projet ayant été retardé) avec les mêmes scénaristes et réalisateurs.

En 2011 une adaptation radiophonique a été transmise sur France Culture. Millénium a aussi commencé à être édité en bande dessiné par Dupuis en 2013 avec au crayon Sylvain Runberg.

BANDES ANNONCES

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19267792&cfilm=178974.html

http://www.programme-tv.net/news/series-tv/8433-millenium-serie-bande-annonce-video/  khifhiu

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Rooney Mara


 

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SHERLOCK HOLMES ENTRE DANS LE DOMAINE PUBLIC AUX USA

SHERLOCK HOLMES ENTRE DANS LE DOMAINE PUBLIC AUX USA

Sherlock Holmes entre dans le domaine public


Par Le Figaro.fr avec AFP - Publié  le 27/12/2013 à 20:53
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Sherlock Holmes est entré dans le domaine public aux États-Unis et peut être utilisé par les créateurs sans qu’ils aient à verser de droits d’auteur aux héritiers de l’écrivain britannique Arthur Conan Doyle, a décidé la justice américaine.

Un juge de l’Illinois (nord) a statué cette semaine que le personnage du célèbre détective comme celui de son ami Watson ou de l’infâme Moriarty, n’étaient pas couverts par un droit d’auteur toujours existant aux États-Unis pour 10 nouvelles publiées après 1923. Le juge Ruben Castillo a estimé que les seuls « éléments d’histoire » de ces dix nouvelles étaient toujours protégés mais que tout le reste était « libre de droits ».

Les héritiers de l’écrivain britannique estimaient au contraire que ce copyright s’appliquait aux personnages comme aux histoires.
L’affaire avait été portée en justice par Leslie Klinger, un éditeur souhaitant publier un recueil de nouvelles originales inspirées par le détective que les héritiers de Conan Doyle menaçaient de faire interdire en cas de non-paiement de droits.

Le détective, qui n’a jamais cessé d’être populaire depuis son entrée dans le monde littéraire en 1887, triomphe particulièrement ces dernières années au cinéma, incarné par Robert Downey Jr, ou dans des séries diffusées à la télévision par la BBC ou CBS.

« Sherlock Holmes appartient au monde », s’est réjouit Leslie Klinger aujourd’hui sur son site internet « Libérez Sherlock ». « Les gens veulent fêter Holmes et Watson. Ils peuvent le faire maintenant sans craindre d’en être empêchés par les héritiers de Conan Doyle ».

 

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LE REPEUPLEMENT PAR LES ECRIVAINS….

LE REPEUPLEMENT PAR LES ECRIVAINS….

Cette idée née aux USA (comme le principe de la Little Free Library inventé dans le Wisconsin au milieu du XIXe siècle) : offrir une maison à des écrivains dans une ville sinistrée. Affaire à suivre…

La ville de Détroit possède des ruines imposantes, vous trouverez de magnifiques photos sur ce thème ici : http://www.marevueweb.com/photographies/la-ville-de-detroit-en-ruine/

Voici le copié/collé de l’article paru dans Le Monde :

EN RÉSIDENCE – Des écrivains pour repeupler Detroit

Maison en ruine à Détroit...
Dans un quartier abandonné de Detroit, le 19 juillet 2013. (REUTERS/ REBECCA COOK)

Offre maison remise à neuf dans une ville sinistrée contre travail d’écriture à domicile. Cette étonnante proposition émane de Write-A-House, une association littéraire fondée en 2012 par le romancier Toby Barlow à Detroit (Michigan). L’idée de la résidence d’artiste prend ici une  signification littérale : « C’est comme une résidence d’écrivain, sauf que les écrivains gardent la maison pour toujours », pour reprendre les mots de l’association.

L’idée est de redynamiser la communauté littéraire de la ville, officiellement en faillite depuis quelques semaines, rapporte le site Publishers Weekly. Le déclin économique de la ville qui fut le symbole de l’industrie automobile a entraîné la perte d’un quart de sa population entre 2000 et 2010. Ce programme est ouvert aux écrivains du monde entier qui accepteraient de s’installer à Detroit pour au moins deux ans. « N’importe quel écrivain recherchant une nouvelle maison et une nouvelle inspiration peut candidater », annonce l’association.

Write-A-House a lancé une campagne de levée de fonds sur Internet ces derniers jours afin de financer son projet. Il s’agit pour l’instant de rassembler l’argent nécessaire à la rénovation de la première des trois maisons déjà achetées par l’association (pour un total de 2 000 dollars), soit entre 50 000 et 60 000 dollars.

Les trois résidences sont situées dans des quartiers voisin, qualifiés de « patchwork de culture et de changement » par l’association. Write-A-House veut à l’avenir acquérir d’autres maisons . « Detroit ne manque pas de maisons abordables, explique Toby Barlow. Les écrivains peuvent profiter de toutes les histoires et des avantages de cette ville, mais aussi d’un mode de vie abordable. Vivre dans ces villes abandonnées est une très belle occasion. »

Barlow, qui a vécu neuf ans à Brooklyn et neuf ans à San Francisco, est installé à Detroit depuis sept ans. « Avec Internet, vous pouvez rester en contact avec ce qui se passe à New York ou Los Angeles sans avoir à dépenser des sommes astronomiques pour vous loger. C’est difficile d’être écrivain aujourd’hui. » Les candidatures seront ouvertes au printemps 2014.

 

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