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LE 12 AOûT ET LA LITTERATURE QUEBECOISE…

LE 12 AOûT ET LA LITTERATURE QUEBECOISE…

La rencontre avec les livres se fait par bien des chemins et souvent par des chemins de traverse, tant il est vrai que les plus belles découvertes se font souvent lorsque l’on se perd en suivant une routé inhabituelle. Ces dernières années, c’est le cinéma  et le web qui ont conduit de très nombreux lecteurs vers des ouvrages classiques ou récents, de même que la lecture d’un roman peut inciter à aller voir ce que donne la ou les adaptations au cinéma ou en série et faire de vous un cinéphile. Une sorte de mouvement de balancier s’est instauré menant des uns aux autres, différents et complémentaires.

 Sur le web, on ne compte plus les sites et les forums consacrés à toutes les littératures, les sites de fanfictions et tant d’autres formes de communication ayant le livre pour sujet. Il y en a des millions. Les réseaux sociaux  sont désormais un autre outil. C’est un univers extrêmement  réactif ou avis et idée circulent à grande vitesse. C’est par ce biais que deux Québécois ont lancé une idée qui est passé du monde virtuel au monde réel et semble s’y ancrer.Une idée toute simple et une date : « le 12 Août, j’achète une livre québécois »…

Le suite, c’est le Huffingtonpost.ca et Ugo  qui vous le racontent…

Copié/collé de l’article du Huffingtonpost

Depuis cinq ans, les Québécois se ruent dans les librairies le 12 août

Une initiative spontanée devenue «virale».

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Parti d’une simple invitation lancée par deux auteurs souhaitant insuffler un peu de vie dans le marché du bouquin, le mouvement «Le 12 août, j’achète un livre québécois» fête cette année ses cinq ans. Une initiative spontanée devenue «virale» dans le jargon virtuel, puis véritable tradition dans le monde réel dont le secteur de l’édition ne pourrait plus se passer.

Patrice Cazeault, auteur de la série «Averia» et d’une autre série à venir «Western Fantasy», a co-créé l’événement avec l’auteure Amélie Dubé à qui l’on doit la série «Sur les terres de Kianah».

Loin de se douter que leur premier appel à la mobilisation prendrait autant d’ampleur, le duo espérait tout de même avoir un impact sur le marché du livre et pas seulement le temps d’une journée.

«Le 12 août, c’est une journée, mais on veut que ça ait un effet sur toute l’année. Il y a cinq ans on allait dans les librairies et on cherchait les livres québécois, là, à longueur d’année ils sont mis en valeur», observe Patrice Cazeault.

Selon lui, l’habitude perdure depuis cinq ans tout simplement «parce que c’était une très bonne idée»!

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Toutefois, si le mouvement ne s’est pas essoufflé comme bien d’autres initiatives éphémères dopées par les médias sociaux, c’est justement parce qu’il s’est détaché du virtuel pour s’ancrer dans le réel.

«La page sur Facebook a de moins en moins de clics, alors que l’événement a de plus en plus de succès, c’est carrément devenu une tradition», souligne celui qui gère encore la page de l’événement avec son amie Amélie.

«On investit beaucoup de temps et d’énergie, mais aucun sou. On ne reçoit pas de subventions ou d’aide de qui que ce soit. Amélie et moi, on fait appel à une illustratrice, on lance l’événement et tout déboule de lui-même parce que les gens se sont approprié l’événement», raconte l’auteur qui passera son dimanche à faire la tournée des librairies de Granby, où il habite, avec sa conjointe et son fils.

La fête des libraires

Si le public s’est approprié l’événement, c’est aussi parce que des libraires en ont fait une véritable fête.

Mélanie Langlois est propriétaire de la Librairie Liber à New Richmond, en Gaspésie. Pour elle, comme pour bon nombre de ses collègues à travers la province, le 12 août est devenu une sorte de Noël du libraire.

«Financièrement, c’est très intéressant pour toute la chaîne du livre, mais ce qui nous stimule le plus, c’est la frénésie! Ça fait des semaines qu’on est énervés. C’est ce côté-là qui ressemble à Noël. Les gens passent plus de temps en librairie, ils flânent, il y a des discussions qui s’installent… C’est ça qui nous manquerait s’il fallait que ça disparaisse», décrit celle qui ouvrira sa boutique exceptionnellement un dimanche.

Pour Mélanie Langlois, qui alimente le blogue «Carnet d’une libraire», c’est aussi une occasion en or de pratiquer véritablement son métier. «Cette journée-là, ce qui est tripant, c’est que les gens ont envie d’encourager la littérature québécoise et ils arrivent sans avoir en tête un titre précis. Ils veulent découvrir et on les aide à le faire. On est vraiment comblé», partage-t-elle.

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Un mouvement lucratif

Gaspard, le système d’information sur les ventes de livres au Québec, a produit un rapport l’an dernier pour mesurer les retombées du «12 août».

Les conclusions sont spectaculaires, alors que les ventes totales de livres ont augmenté de 175 pour cent par rapport à une journée normale de la période estivale.

En ce qui concerne les livres québécois en particulier, les ventes ont explosé de 398 pour cent!

Mélanie Langlois confirme que les recettes sont au rendez-vous. «Le chiffre d’affaires double cette journée-là, reconnaît-elle. Mais c’est d’abord une fête et ça commence même avant le 12 août. On entend les gens dire, c’est mon pré-12 août parce que je ne pourrai pas être là…»

Cinq ans plus tard, ce mouvement spontané né par la force de mobilisation des médias sociaux laisse croire qu’on peut encore faire croître la beauté sur ces plateformes où l’on dénonce l’intimidation et la prolifération de la désinformation.

«Je suis d’accord avec cette idée-là. On fait un effort conscient pour miser sur le geste simple et positif d’acheter un livre québécois, insiste Patrice Cazeault. Au début, on a essayé de nous emmener dans toutes sortes de débats sur le prix du livre, les librairies contre les grandes surfaces, les livres franco-ontariens… On évacue tout ça. Je pense que c’est comme ça qu’on arrive à avoir un événement pour lequel on ne peut pas être contre.»

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CONJUGAISON, GRAMMAIRE ET ORTHOGRAPHE … et autres frivolités indispensables…

CONJUGAISON, GRAMMAIRE ET ORTHOGRAPHE … et autres frivolités indispensables…

Gambader dans la langue française peut se révéler très ludique. L’un des outils pour s’adonner à ce vice est le Bescherelle, un manuel inventé en 1843.

Sans oublier, pour mémoire,  d’autres ouvrages incontournables tels le Grevisse ( le Grevisse  désigne l’ouvrage de Maurice Grevisse Le Bon Usage. ou encore les codes typographiques officiels (comme le Nouveau Code typographique de la FCCS CGC (la CGC est la Confédération générale des cadres) et le Lexique des règles typographiques de l’Imprimerie nationale.)

Ci-dessous, un copié-collé d’un article, concernant le Bescherelle, paru dans le Monde.

Inventé en 1843 par les frères Louis-Nicolas et Henri Bescherelle, auteurs non seulement d’un manuel de conjugaison mais aussi d’un dictionnaire de la langue française, le « petit livre rouge » est édité depuis 1913 par la maison Hatier et fête ses 100 ans cette année. Sa trilogie classique (conjugaison, grammaire, orthographe) a accompagné des générations d’écoliers. Et cela continue.

Louis Nicolas Bescherelle

Louis Nicolas Bescherelle

Le Bescherelle a vaillamment résisté aux outrages du temps et aux assauts des conjug

eurs et correcteurs orthographiques de tout poil qui ont envahi la Toile, déclinant sa propre version en ligne et affichant une santé de fer sur papier avec un million d’exemplaires vendus dans la francophonie. Ce vénérable centenaire compte plus de 63 000 fans sur sa page Facebook.

Admirateur des frères Bescherelle, le linguiste Alain Rey explique combien leur travail et en particulier leur dictionnaire, baptisé « dictionnaire national », a été « une étape linguistique et politique importante pour la langue française, et comment il a préparé l’aspect moderne du dictionnaire Littré ». Il ne s’explique toutefois pas vraiment le succès actuel du vénérable Bescherelle, « qui coexiste, selon lui, avec de nombreux autres manuels tout aussi bons ». « C’est toute la question de la notoriété. Il a évolué normalement au fil des décennies, ni plus, ni moins qu’un autre. Avec Internet et les nouveaux modes de communication, l’usage de la langue parlée française est ailleurs, la linguistique est ailleurs », dit-il.

« LE PARI DE LA DIVERSIFICATION NUMÉRIQUE »

En pariant sur la diversification numérique, Hatier souhaite conquérir un large public afin de contrer la concurrence. La maison d’édition a ainsi rendu plus ludiques ses classiques Ecole et Collège. L’Orthographe pour tous est abordée de façon plus pratique et s’intéresse à la nouvelle orthographe. La Conjugaison pour tous et La Grammaire pour tous donnent les clés pour trouver et orthographier toutes les formes des verbes français, alors qu’un nouvel opus du Vocabulaire pour tous est sorti le 19 juin. Sa trilogie classique se décline désormais en volumes papier de 200 à 300 pages ou numériques (e-book), recommandés à chaque rentrée par nombre d’enseignants.

Jouer à l’atelier Diktée

Parallèlement, une série d’ouvrages (grammaire, vocabulaire, exercices) introduit aux langues étrangères (anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, arabe, chinois, latin…). Hatier édite aussi « une méthode d’apprentissage de l’anglais interactive ainsi qu’un livre chronologique sur l’histoire de France » qui sortira fin août, détaille Véronique Tournier, directrice éditoriale. Une nouvelle gamme « Beaux Livres«  a également été initiée il y a deux ans avec Les Figures de style, illustrées par Plantu. Mots périlleux, mots savoureux, destiné à éviter tous les pièges de la langue française, sortira lui en octobre.

Deux applications iPad et iPhone (conjugaison, synonymes) ont également été lancées. « Cela nous a permis de bien percer et nous allons continuer dès la rentrée avec des applications d’entraînement à la dictée pour les enfants grâce à un logiciel hors norme », ajoute la professionnelle. Ce logiciel permettra « la reconnaissance graphique de l’écriture de l’enfant, qui pourra écrire sur écran à l’aide de son doigt ou d’un stylet. L’enfant bénéficiera aussi d’un commentaire vocal dans sa dictée, lui indiquant ses erreurs et comment les rectifier », afin de favoriser son autonomie, explique Mme Tournier.

 

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