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ELLERY QUEEN, UN CLASSIQUE RééDITé…

ELLERY QUEEN, UN CLASSIQUE RééDITé…
Photo ci-dessus : les deux cousins…
Ellery Queen fait partie des classiques de la littérature policière populaire et c’est avec plaisir que nous voyons arriver cette réédition. Le Cas de l’inspecteur Queen, publié initialement en 1956, permet de suivre l’inspecteur Richard Queen , désormais à la retraite, qui cherche  les raisons de la mort d’un bébé chez un couple de milliardaires. Une histoire habile soutenue par un style simple et performant.

queen

 

Célèbre déchiffreur d’énigmes, Ellery Queen est lui-même longtemps resté un personnage mystérieux. On sait aujourd’hui que sous ce nom fameux se cachent Manfred B. Lee et Frederic Dannay, deux cousins nés en 1905 à New York (États-Unis), dans le quartier de Brooklyn. Tous deux travaillent dans la publicité (Lee après son passage à l’université) quand, en 1928, ils participent pour s’amuser à un concours de romans policiers : Le Mystère du chapeau de soie remporte le prix et un tel succès que l’éditeur, qui publie ce premier roman en 1929, les engage à continuer d’écrire : Ellery Queen est né.

Le personnage Ellery Queen est le fils de l’enquêteur professionnel Richard Queen qui fait d’ailleurs de fréquentes apparitions dans le cycle et auquel est consacré un recueil de nouvelles. À vingt ans, le jeune Ellery, un dandy oisif qui n’est pas sans rappeler le Philo Vance de S.S. Van Dine, devient l’écrivain de ses propres aventures, car souvent il prête main-forte à son père pour résoudre par sa science de l’observation et ses hautes capacités de déduction des affaires particulièrement difficiles. Juste avant de révéler le fin mot de l’énigme, le récit s’arrête pour lancer un défi au lecteur, précisant que ce dernier connaît maintenant tous les indices en cause et qu’il doit dès à présent formuler sa solution avant qu’Ellery Queen lui en donne les clefs. Whodunits classiques et fort ingénieux, les enquêtes de Ellery Queen gagnent rapidement une vaste notoriété. Or, loin de se borner à répéter la formule, les cousins Lee et Dannay font faire évoluer le cycle.

Il existe quatre phases au cycle Ellery Queen. Dans la première, décrite ci-haut, tous les romans contiennent le mot Mystery dans les titres originaux et se révèlent des romans d’énigme classiques : elle se clôt avec le recueil de nouvelles Les Aventures de Ellery Queen. La deuxième phase, qui compte cinq romans, offrent des récits de détection moins rigides où la part de suspense est en nette progression. Elle s’achève avec un nouveau recueil de nouvelles. La troisième, souvent désignée comme celle de la maturité[1], s’amorce avec La Ville maudite et, dans ces six romans et plusieurs nouvelles, développe la chronique de Wrightville, petite agglomération américaine réunissant tous les vices et les maux de la société américaine des années 1950. Les situations y lorgnent parfois vers le roman noir ou verse dans le thriller, cependant que le whodunit y conserve une partie de ses prérogatives. Les intrigues, développées dans un univers moins artificiel que celui en vigueur dans les deux premières phases du cycle, s’enrichissent d’une psychologie des personnages – et, au premier chef, du héros lui-même – d’une complexité plus affirmée qui met à contribution certaines découvertes de la psychanalyse afin d’établir les motifs et les actes criminels. La quatrième et dernière phase du cycle inclut plusieurs textes apocryphes. C’est que, pendant les années 1960, le duo sollicite ou autorise de jeunes auteurs, ou même des auteurs confirmés, à écrire sous la signature Ellery Queen. Claude Mesplède précise dans Les années Série noire, volume 3, qu’une trentaine de romans signés Ellery Queen, publiés vers la fin des années 1960, furent ainsi écrits par divers auteurs utilisant le nom maison (house name (en)) Ellery Queen, et supervisés par Manfred Bennington Lee. Il est aujourd’hui possible d’attribuer la paternité de certains de ces romans à leurs créateurs : Theodore Sturgeon, Avram Davidson, Stephen Marlowe, Fletcher Flora, Jack Vance, Richard Deming, Charles Runyon, etc. Plusieurs de ces parutions, dites apocryphes, posent des difficultés d’attribution et laissent planer un doute sur leur statut.

En 1932, peu après la naissance de la signature Ellery Queen, apparaît son homologue Barnaby Ross, auteur d’une autre série de romans réimprimés ultérieurement sous la signature d’Ellery Queen. Les deux cousins créent sous ce nom leur second grand détective : Drury Lane, un ancien acteur shakespearien qui, en dépit de sa surdité, parvient à démêler les énigmes les plus complexes. Lee, sous le nom de Queen, et Dannay, sous celui de Ross, le visage masqué, font des tournées de conférences dialoguées qui ont à l’époque un grand succès.

Lee et Dannay fondent également en 1941 la revue Ellery Queen’s Mystery Magazine qui publie les meilleures nouvelles policières. Parvenir à publier dans cette revue devient bientôt, pour tout auteur de romans policiers, une sorte de consécration.

Entre les romans, les nouvelles, les anthologies, les deux cousins auront écrit plus de quatre-vingts ouvrages. En 1961, Ellery Queen reçoit l’Edgar du Grand Maître (Grand Master Award) du Mystery Writers of America.

Les adaptations pour le cinéma et la télévision sont nombreuses.

Des films complet sen VO sont disponibles sur Youtube, il suffit de taper ELLERY QUEEN dans la motuer de recherche du site…

Voici l’un de ces films : http://www.youtube.com/watch?v=bbgTu7ABTeo

 

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