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Archives de Catégorie: Science-fiction

SAMAIN… HALLOWEEN… La Nuit des Bêtises et des Pommes Croquantes…ET LES CITROUILLES EN PAPIER DECOUPéES DANS DE VIEUX LIVRES…

SAMAIN… HALLOWEEN… La Nuit des Bêtises et des Pommes Croquantes…ET LES CITROUILLES EN PAPIER DECOUPéES DANS DE VIEUX LIVRES…
Information : les différents visuels utilisés dans cet article ont été trouvés sur Internet sans nom d’auteur  fiable. Il est évident que le copyright appartient à ces auteurs inconnus.

Chacun célèbre ce moment à sa façon. Halloween  est restée au fil des slècles l’une des grandes fêtes automnales populaires. L’automne est une saison qui stimule l’imagination. Son abondance et ses couleurs offrent mille idées de décorations, souvent à base de fruits, légumes, feuilles, mousse et de matière noble comme le bois, etc. Cette fête est en perpétuelle évolution alors que d’autres, trop figées, moins débordantes d’imagination, disparaissent faute de s’adapter. Halloween à une santé de fer car l’événement sait  remettre ses pendules à l’heure, repenser son fond imaginaire et s’enrichir d’années en années des modes et des goûts contemporains .  Les fantômes, squelettes et autres sorcières ont désormais des compagnons tout droit surgit des livres de fantasy et des histoires d’horreur (voir Stephen King, par exemple). La créature de Frankenstein fait désormais partie du décor avec les zombis et l’Ile du Docteur Moreau est mise à contribution ainsi que les vampires d’Anne Ryce et les corbeaux d’Alan Poe. La fête c’est énormément développée en puisant dans la littérature classique et dans la littérature récente. On retrouve aussi bien Gandalf que Dumbledore dans les personnages apparaissant lors des soirées costumées d’Halloween. Leur statut de sorciers leur  a ouvert les portes du bal, ainsi qu’aux Elfes et autres créatures magiques. Halloween est comme Noël une fête ouverte que chacun peut vivre selon ses convictions. Les données religieuses récentes et les données plus antiques et plus complexes cohabitent depuis des siècles pour que chacun trouve sa place dans cette célébration.

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Nous reproduisons ci-dessous l’article que nous avions écrit l’an passé et qui reste d’actualité. 

HALLOWEEN, C’EST COMPLIQUé

Cette fête  est originaire des îles anglo-celtes. Le point culminant en est la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint (nom de la fête chrétienne)… puis on enchaîne avec les multiples réjouissances de la nuit du 1er novembre, parce qu’on ne s’arrête point à  minuit pile alors que l’on commence à vraiment bien s’amuser…

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Halloween est aussi ancienne que les tribus celtes, nous pourrions remonter ainsi jusqu’à la protohistoire celte. Les origines et l’évolution de cette fête sont complexes, riches et vraiment passionnantes quand on s’intéresse à nos traditions et que l’on aime les grands rendez-vous conviviaux. En parler ne tiendrait pas  sur les pages de plusieurs gros volumes, sans compter la vaste iconographie qui pourrait accompagner les textes. Voici donc des petites tranches, plus ou moins cousues, de la vie de cette si tenace tradition.

Citrouille et musique

Citrouille recouverte de morceaux découpés dans une partition…

HALLOWEEN… Différentes appellations contrôlées…

« All Hallows Eve« , tel est l’origine du mot Halloween (the Eve of All Saints’s Day), encore écrit « Hallowe »en« . On peut le traduire littéralement en vieil anglais par, « la veille de tous les saints« . » Hallow » est une forme altérée de « holy »  (saint) et « eve » ou « even » est une forme raccourcie de « evening » (soirée). En Angleterre (nous verrons cela plus loin), ce fut même un temps « La Nuit de la Pomme Croquante ». Sinon l’origine de la pratique de créer un certain désordre dans les rues et les champs est encore une fois une coutume celte : « oídche na h-aimléise« , » La Nuit des Bêtises« .

Halloween est issu d’une fête venue du fond des temps et qui se célébrait à la même période de l’année, la fameuse fête celte de Samain (Samhain). En gaélique, encore de nos jours, le nom en est Oiche Shamhna. « Samain » signifie « réunion« , c’est la fête du passage de la saison claire (printemps et été) à la saison sombre (automne et hiver), la transition d’une année à l’autre annoncée par la fin des moissons et l’arrivée de l’hiver. Dans le folklore celte, Samain est une période un peu hors du temps propice aux rencontres et aux apparitions surnaturelles, une période durant laquelle morts et vivants, humains et divinités de l’Autre Monde (le « Sidh »), cohabitent. Et Samain était une fête  importante puisqu’elle durait semble-t-il plusieurs jours.

citrouille et pliage

Pliage en forme de citrouille…

Coutume(s)  païenne(s) et  fête(s) religieuse(s),  un fil rouge partagé, une cohabitation de plusieurs siècles

C’est l’une de ces nombreuses fêtes païennes ou religieuses que l’on retrouve plus ou moins dans toutes les civilisations, dans tous les pays, sous différentes formes, avec des rituels évoluant en cours de route, mais que l’on arrive à recouper. Toutes se situent à des tournants saisonniers précis : le printemps et Pâques, l’hiver et Noël, l’automne et Halloween/Toussaint par chez nous, la date du début de l’année selon les époques et les sociétés, etc.

Cette fête fût donc célébrée par les Celtes de Gaulle (pour parler de chez nous et de certains de nos proches ancêtres) durant des siècles. C’est le Samanios des Gaulois (n’oublions  pas que les Gaulois sont des celtes…) C’était pour eux le premier jour de leur année. C’est la fête de la fin d’une année et de la naissance d’une nouvelle symbolisée par l’extinction et le rallumage de tous les foyers. Les Celtes croyaient que le dieu Samain venait le 31 octobre juger les âmes des morts de l’année écoulée. C’est en même temps un moment consacré au culte des Ancêtres. Nous sommes toujours dans le même shéma de passage  et/ou d’opposition, de l’opposition entre la lumière de l’été et  l’obscurité de l’hiver, de la différence entre la terre qui produit et la terre qui dort, entre ce qui est vivant et ce qui est mort, entre ce qui est visible et ce qui est invisible, entre ce qui est réel et de ce qui est le fruit de l’imagination…

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Les Pommes Croquantes.

La nuit où les Morts  font la vie dure aux Vivants et la solution pour s’en défaire : les effrayer !

Voici un autre morceau de l’histoire qui entre dans la construction de la tradition d’Halloween. La nuit du 31, dans le lointain de notre Histoire, les esprits des morts de l’année  devaient donc partir pour l’Autre Monde. Ce dont ils n’avaient pas forcément tous envie. Au lieu de prendre la route sans faire d’histoire, paisiblement, certains rebroussaient chemin pour tenter de s’installer dans le corps des vivants. Mais les vivants ne voulaient pas de ces morts récalcitrants.
Cette nuit là, ils éteignaient  le feu et les lumières dans leurs maisons pour les rendre moins  accueillantes, moins attirantes, se promenaient affublés de costumes effrayants, faisant grand bruit pour faire fuir les esprits. S’ils allumaient des feux de joie pour souhaiter bon voyage aux morts et les honorer, c’était aussi pour les éloigner. (On peut retrouver ici la pratique du feu allumé pour éloigner les bêtes sauvages menaçantes, pratique qui remonte aux origines, on tente d’éloigner ce qui fait peur en allumant une lumière). On sacrifiait aussi des animaux…….des fruits…… et des légumes… (et, parait-il, parfois quelques personnes qui semblaient déjà habitées par un esprit.) C’était la fête.

Des déguisements fin XIXe, début XXe.

Ne pas attirer les Créatures de l’Autre Monde, leur courroux, ou d’autres manifestations inconfortables, justifia à partir d’un moment non datable le port de masques et de déguisements comme moyen d’échapper à la possible emprise des sombres esprits sur les hommes; et d’une manière générale de conjurer le mauvais sort pour l’année à venir. Nous sommes là encore dans une continuité puisque déjà, du temps de Samain, nous savons que les Celtes sacrifiaient des animaux, les dépeçaient  pour se parer de leur peau et de leur fourrure en guise de protection.

Fantôme et pliage

Pliage en forme de fantôme…


Pages et fantômes

Petits fantômes surgissant des pages…

De la fête ancestrale à l’arrivée de la fête chrétienne, les débuts d’une cohabitation

Une grande fête populaire ou religieuse n’est souvent qu’un avatar. Une nouvelle festivité ou commémoration poussant l’autre dehors pour prendre la place. C’est bien plus pratique de réutiliser une date déjà implantée dans les habitudes. On ne change pas (ou presque) une date qui gagne. Lorsque les Romains envahirent les territoires celtes leurs fêtes Feralia (en l’honneur des morts, célébrée le 21 février) et Pomona (en l’honneur de la déesse des arbres fruitiers et par extension de ce qui est fructueux, célébrée le 1er novembre) auraient été assimilées à la fête de Samain.

Livre et citrouille

Le grand classique : la citrouille réalisée en découpant les pages d’un vieux livre…

Au VIIe siècle, le pape Boniface IV n’ayant plus assez de jours sur le calendrier pour fêter tous les saints chrétiens décida de leur dédier un jour et transforma Feralia (21 février) en ce qui allait devenir la Toussaint. Il consacra le temple romain du Panthéon (dédié à tous les dieux, c’est le sens étymologique du mot) à la vierge Marie, à tous les martyrs, auxquels on ajouta ensuite les confesseurs. Ce n’est qu’au VIIIe siècle que la Toussaint sera déplacée au 1er novembre. Le 1er novembre, la fête de la Toussaint unit pour les catholiques l’Eglise du Ciel et l’Eglise de la Terre et relie le chrétien à tous les saints canonisés et ceux qui sont dans la béatitude divine. C’est en fait l’anniversaire de la dédicace du Panthéon qui se fête et c’est ainsi que la fête de tous les saints  finira par être fixée au 1er novembre. C’est  pourtant bien avant, dès le Ve siècle,  que Saint Patrick,  en Irlande, tentera déjà d’extirper des moeurs la coutume considérée comme païenne. Mais partout la coutume perdurera, plus ou moins officieusement.  On ne balaye pas du jour au lendemain un rendez-vous annuel qui date déjà d’environ 1200 ans à l’époque (on sait que cette fête en cette période de l’année est attestée depuis environ 700 ans avant J.C). L’Eglise ne pourra  qu’occuper la même date pour tenter de faire barrière. Privée de Samain et de 1er novembre, la communauté irlandaise s’approprie alors la veille, le 31 octobre, bien décidée à continuer à rendre hommage à son héritage celte. Dans ce contexte se développera  le terme « All Hallows Eve« , un nom qui laisse une place au mot ‘saints’. Très diplomate…

Citrouille en papier

Citrouille en papier…

Vers l’an 1000, pour que la Toussaint garde précisément sa vocation à célébrer les saints et  ne soit pas une journée consacrée aux  morts, Odilon, abbé de Cluny, imposa à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre. Cette fête liturgique est à la fois une journée de commémoration et une journée d’intercession ; on se souvient  des défunts, on prie pour eux. C’est là que le 2 novembre rejoint  Samain, l’antique « fête des morts ».  La Toussaint du 1er novembre est souvent confondue avec le jour des morts du 2 novembre alors que ce sont bien deux choses différentes.

Citrouille en papier

Citrouille en papier roulé. La technique du papier roulé permet de réaliser les compositions les plus simples comme les plus complexes…

D’hier à aujourd’hui

Toujours est-il que fêtes païennes et religieuses, Halloween et Toussaint pour ce qui nous occupe, cohabitent désormais de nos jours, pour le plaisir des uns et la fureur des autres. Des polémiques enflamment régulièrement pro et anti Halloween. Il serait préférable que chaque camp respecte les idées de l’autre  sans vouloir imposer les siennes. Il y a de la place pour tout le monde. Il  n’est pas rare encore actuellement dans des « Pardons » de voir le matin se dérouler les rituels  de types « magiques » et l’après-midi la messe.

Citrouille en papier

Ceux qui connaissent bien le  Royaume-Uni savent à quel point Halloween y est populaire, notamment en Ecosse, en Irlande, au Pays de Galles.

Halloween  ne s’implanta  aux Etats-Unis  que vers le milieu du XIXe siècle avec l’arrivée des émigrants écossais et irlandais fuyant la famine (la « Grande Famine » commença en 1845, son origine est due à l’introduction du mildiou qui ravagea les récoltes). Cela ne se fit pas tout seul, l’église protestante ne voyait pas ces pratiques d’un bon oeil. Les premières années, les Irlandais présentèrent la chose en mettant l’accent sur l’aspect communautaire de festivités célébrant la fin des récoltes. Tout cela animé par des parades déguisées et des lectures. Le caractère fantasmagorique de l’affaire fut presque occulté. C’est pourtant ce côté étrange et festif  des déguisements qui va séduire les Américains au bout de quelques années  et qui feront qu’ils finiront pas se joindre au mouvement. Au début des années 1920,  on peut dire qu’Halloween est enfin bien implanté sur le territoire américain et au Canada.

Citrouille en papier

Citrouille en papier…

De siècle en siècle, une fête qui ne cesse d’évoluer et de s’enrichir

Halloween est avec Noël l’une des rares fêtes qui année après année a évolué, s’est approprié les nouvelles technologies, s’est adaptée aux changements de la société, a absorbé tant les modes vestimentaires que littéraires ou cinématographiques, a inspiré les artistes… Halloween au fil des siècles a développé toute une imagerie fantastique, des amusements totalement  originaux et très variés, des déguisements de plus en plus différents, et même de la littérature haut de gamme. Halloween possède un énorme pouvoir d’absorption de tout ce qui, nouveau, peut rendre la coutume plus attractive, amusante, créative. Cette fête s’est enrichie alors que tant d’autres perdaient la faveur du public, s’affadissaient avant de disparaître ou restaient vivoter sans que l’on sache plus très bien ce à quoi elles correspondaient. Peut-être parce qu‘Halloween est  depuis longtemps une fête  très conviviale, simple, pas « intello » pour deux sous ni absconse, vraiment populaire dans le sens noble du terme, durant laquelle on s’amuse beaucoup toutes générations confondues. Elle fonctionne alimentée par la curiosité profonde de l’être humain pour le mystère et le fantastique, pour les choses cachées et magiques, pour le monde de l’invisible, l’univers de la nuit, des contes et des légendes  Autant dire que le moulin n’est pas à l’aube de manquer d’eau. C’est un moment pour s’offrir une bonne vieille régression à base de grosses farces enfantines et de sucreries, un soir et un nuit pour cesser quelques heures de se prendre tellement au sérieux. Sans doute un peu de tout cela  : jouer avec nos peurs les plus intimes emballées dans de grandes parties de rigolade.  Pas besoin de chercher midi à quatorze heure, de couper les cheveux en quatre et d’appeler à la rescousse les psychanalystes. Halloween, c’est drôle et poétique et c’est tout. Même le mot est pétillant.

Citrouille en papier

Citrouille en papier. A réaliser à l’aide des pages épaisses d’un vieux livre pour enfant…

Des histoires à dormir debout ou plutôt à ne pas dormir du tout !

Halloween, c’est aussi la nuit ou, dit l’une des nombreuses légendes, la porte entre le monde des morts et celui des vivants est ouverte. D’où cette avalanche de fantômes et autres créatures des ténèbres qui s’invitent chez nous (les morts récalcitrants des Celtes, voir plus haut). C’est une nuit durant laquelle on aime se faire peur et faire peur.

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Abordons un sujet moins connu en France qu’ailleurs (mais en voie de rattrapage dans l’hexagone depuis peu) :  Halloween et la littérature. Le roman gothique, genre littéraire anglais précurseur du roman noir, apparaît en 1764 avec Le Château d’Otrante d’Horace Walpole. En Europe continentale, le genre fantastique y fera suite à partir de 1830.  Les histoires de fantômes, de vampires, de sorcières, de meurtres, de cadavres ambulants et autres joyeusetés macabres, nocturnes et sanguinolentes vont être à la mode durant quelques décennies et l’habitude de lire particulièrement des histoires d’horreur ou fantastiques au moment d’Halloween va probablement entrer dans les moeurs en empruntant le chemin de cette littérature-là. On les nomme les « Halloween books« , les livres  d’Halloween, ceux que nous nous réservons de lire particulièrement durant cette période.  Ils doivent nous faire frissonner et bondir au moindre craquement d’une lame de parquet ou d’un volet qui claque (A lire – c’est bien meilleur, jouons le jeu jusqu’au bout – la nuit à la lueur d’une bougie vacillante). Une excellente greffe sur l’antique tradition permettant aux plus jeunes de découvrir des auteurs de qualité, classiques ou contemporains (tel Edgar Poe, pour ne citer que lui, qui rencontre un grand succès). Les livres purement sur le thème existent depuis fort longtemps et sont même de plus en plus nombreux;  cette année le choix, en langue française, pour la jeunesse (et les plus grands) est plutôt intéressant.

A la lecture s’est ajouté désormais le visionnage de films d’épouvante. Le film le plus rediffusé ce soir-là est actuellement La Nuit des morts-vivants (1968), de George. A. Romero. C’est une occasion aussi de redécouvrir les films fantastiques qui connurent une heure de gloire au tout début du cinéma.

Une veillée mystérieusement disparue en France

Sans être très âgés, certains d’entre nous – moins de  60 ans –  se souviennent encore de la veillée de la Toussaint en France (jusque vers la fin des années 60). Les gens se réunissaient  entre voisins, en famille, c’était même parfois l’occasion d’une fête au village (grand feu, bal costumé…). C’était les  vacances et pour les citadins des très grandes villes cela voulait dire un séjour prolongé à la campagne et, choses exotiques, la cueillette des champignons, la chasse, et les soirées devant un feu de cheminée.  A la campagne ( mais aussi en ville), dans tous les milieux, les uns se rendaient chez les autres à la nuit tombée, une lanterne sourde ou une petite lanterne en papier à la main, petites lucioles  défilant dans le noir (avec pour les plus courageux une petite visite au cimetière du village, les garçons en profitant pour rassurer les filles….) Autour du feu, de la table, au salon, on se racontait ces histoires qui font peur et des histoires tout court issues de la mémoire collective, de la saga familiale. Ainsi les histoires de revenants, de tombe qui parle, d’enterrements qui tournent à la farce et de veillée funèbre durant laquelle le mort se réveille, de curé un peu sorcier se transformant en corbeau… faisaient le régal des convives. Tous les ans les mêmes histoires (plus longues de quelques phrases chaque fois), tous les ans le même plaisir. Mais histoires incontournables, piliers de la soirée. La transmission des événements passés, réels, imaginaires ou arrangés se faisait, une galerie d’événements et de personnages défilaient.Sur la table tous les fruits de l’automne et le gibier, période de chasse oblige, voisinaient. C’était une grande soirée soit de grignotage, soit de banquet (un peu comme à Noël)  C’était comme une sorte de Fête de L’Automne et de l’abondance, en attendant les fêtes religieuses du lendemain et surlendemain pour les paroissiens. Une décoration à base de belles feuilles mortes dorées de tous les ors de l’automne, de noisettes, de pommes, de champignons, de citrouilles et autres légumes tenant dans le temps était de rigueur. Et puis tout cela a disparu. Un automne, il n’y eut plus de réunion, plus d’histoires. Si certaines familles continuèrent la tradition, la plupart oublièrent pratiquement du jour au lendemain, semble-t-il, l’une de nos plus anciennes et plus conviviales fêtes. Un vrai mystère que cette soudaine désaffection. Il est certain que cette fête était plus rurale que citadine et que les campagnes se vidant…ceci expliquerait cela…Mais pourquoi seulement en France ? Cette fête revient lentement  dans l’Hexagone  notamment par des chemins de traverse : la nouvelle littérature fantastique/le cinéma de même et la mode des  loisirs créatifs et du « fait main, fait maison » ; loisirs créatifs qui ont bien aidé à relancer, entre autres, le goût de décorer sa maison selon les saisons. Et nous revoilà finalement toujours reliés à ces activités spéciales liées au passage d’une saison à l’autre, aux événements du calendrier, (solstices, semailles, moissons,etc.). Finalement, nous ne sommes pas, sur le fond, si loin du comportement des anciens Celtes.

Citrouille

Citrouille en ficelle. Vous pouvez fabriquer votre ficelle en papier.

Citrouille en papier

Citrouille en papier.

Les Irlandais avaient une légende qui a été « intégrée » (pourrait-on dire) à Halloween, celle de Jack-o’-Lantern. Celui-ci était condamné à  errer sur Terre jusqu’au jour du jugement dernier. Ce personnage peu recommandable ne pouvait pas entrer au Paradis en raison de l’avarice  et du goût pour la beuverie dont il avait fait preuve durant sa vie. Il avait été aussi banni de l’Enfer pour avoir joué des tours pendables au Diable. Ce dernier lui fit toutefois don d’un tison déposé dans un navet évidé pour que l’ensemble lui serve de lanterne. Depuis Jack-o-Lantern, « Jack à la Lanterne »,  erre entre Ciel et Enfer avec sa lampe et revient hanter les vivants à chaque anniversaire de sa mort. Le navet se transforma en citrouille aux USA; c’est un légume plus facile à sculpter et  surtout plus décoratif.. L’habitude au début d’utiliser un navet ou un rutabaga comme lanterne viendrait aussi des Celtes.

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Carte postale ancienne d’origine allemande…

Grignotage ou banquet ? A chacun sa gastronomie !

Les traditions de se raconter des histoires à faire peur  (et cela bien avant l’arrivée du roman gothique et du fantastique) et de consommer des sucreries et autres pommes d’amour pendant Halloween, vient d’Angleterre. Avant d’adopter le nom Halloween, les Anglais nommaient cette fête « La Nuit de la Pomme Croquante ».
On se réunissait en famille, pour se raconter les fameuses histoires et manger des pommes ou des noisettes, on offrait des gâteaux aux pauvres. Voilà qui explique aussi l’une des origines de la récolte des bonbons.
Comme à l’occasion de toute festivité digne de ce nom, à Halloween on mange… Et on mange même très bien. Sont  seulement oubliées les beuveries d’antan qui allaient de pair avec des aspects relativement barbares de la commémoration. Avec les produits de saison, le nombre de plats savoureux est impressionnant et toute une pâtisserie thématique s’est développée depuis un siècle. Internet est fertile en menus amusants et/ou gastronomiques et colorés. La seule limite est l’imagination du cuisinier. Avec juste les mots-clefs « menu ou recette Halloween« , »Halloween recipes » ou « Halloween meal » vous trouverez sans doute votre bonheur en anglais et en français (et de belles photos de plats). Le plat le plus connu du dîner d‘Halloween reste, en dehors de la tarte au potiron qui est de saison, le potage à la citrouille proposé dans la citrouille creusée servant de soupière.
Citrouille
Des fantômes dans la purée...
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De maison en maison, de porte en porte…
Le fait d’aller de porte en porte réservé pratiquement aux seuls  enfants est une modification très récente puisqu’elle date des années 1950 et est né aux Etats-Unis (c’est leur apport avec la citrouille) !  Sinon l’origine de la pratique est encore une fois en partie  une antique coutume celte : « oídche na h-aimléise« , » La Nuit des Bêtises. La nuit d’Halloween, les gens se déguisaient et faisaient des farces à leurs voisins : frapper aux portes pour se faire passer pour un esprit, déranger les choses dans le jardin, les bêtes dans les prés, plus tard tirer les sonnettes, etc. Des bêtises pas méchantes. En creusant un peu, on s’aperçoit que cette activité typique de la soirée est issue de différentes coutumes.

Certes, en Irlande, depuis fort longtemps les enfants se maquillaient en noir et blanc, revêtaient de vieux habits, des draps, des chapeaux pointus et se rendaient dans le voisinage pour demander des cadeaux en chantant « Halloween arrive bientôt et les oies engraissent. S’il vous plait, mettez un penny dans le chapeau du vieil homme !  Si vous n’avez même pas un penny, la moitié d’un fera l’affaire. Si vous n’avez même pas un penny, que Dieu vous bénisse et votre père aussi ». Ils récoltaient des noix, des pommes et un peu d’argent. Mais les adultes participaient aussi au charivari.

Une autre coutume est anglaise. Le 2 novembre, les chrétiens allaient de maison en maison réclamer des « soul cakes« , « gâteaux des esprits« .  En échange des gâteaux, ils s’engageaient à prier pour que les esprits des morts de la famille des gens qui avaient donné les gâteaux pour qu’il puissent entrer au Paradis.

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Les jeux d’Halloween

Parmi les jeux de société, on peut citer : Richesse, bobbing the apples : Des pommes sont mises dans un baquet d’eau et le jeu consiste à les attraper sans les mains. Plus la pomme attrapée est grosse, plus on deviendra riche. Le Snip Snap Dragon est, lui, un jeu spectaculaire à base de raisins qui flambent dans de l’alcool  alors que la pièce est plongée dans l’ombre. Il faut saisir les raisins avec les doigts sans se brûler et les manger; une chanson accompagne le jeu. Il existe aussi une foule de  petits jeux de prédiction en relation avec l’Amour, le futur mari ou la future épouse dont on tente de deviner l’identité.

Baquet de la Fortune

Récupérez, sans les mains, la plus grosse pomme et vous deviendrez la plus riche…Ce jeu est connu de tous les lecteurs d’Agathe Christie car il apparait dans « Le Crime d’Halloween » ainsi que celui de Snip Snap Dragon…

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Le Crime d’Halloween, par Agatha Christie, en BD.

Halloween Party

Agatha Christie, Le Crime d’Halloween (Hallowe’en Party)…

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Hallowe’en Party est aussi paru sous le titre « La Fête du Potiron »…

Halloween continue de se métamorphoser, de se renouveler et de proposer de nouvelles tendances. Des bals costumés, des concours de costumes,  des visites de lieux insolites et si possible lugubres (cimetières, maisons hantées, catacombes, souterrains…) sont de nos jours organisés.

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Costume de chauve-souris de l’époque victorienne.

Costume de sorcière de l’époque victorienne. Une peu sorcière, un peu bergère XVIIIe !

Epoque victorienne.

Epoque victorienne.

Décoration : un grand moment de bricolage maison

Cette fête a donné, au fil du temps, naissance à une riche iconographie (les cartes postales anciennes sur le thème sont magnifiques), elle a inspiré des artistes et donné naissance à une foule d’objets en tous genres et en toutes matières des plus kitchissimes aux plus charmants. Durant les semaines précédant Halloween, les petits et les grands  se lancent dans des travaux manuels créatifs pour décorer leur maison et leur jardin (voire leur quartier), se fabriquer un costume. Entre sculpter les citrouilles, préparer les menus et les déguisements, cela aligne déjà plusieurs journées ou soirées festives. Parce que la préparation de la fête, c’est déjà la fête.

Les heures consacrées à la fabrication des décorations d’Halloween  sont devenues de grands moments de bricolage en famille, comme le sont déjà  les jours dédiés à la confection des décorations de Noël ou Pâques.  Le « do it yourself » ou « faite-le vous-mêmes », à de plus en plus le vent en poupe depuis quelques décennies. On ne compte plus les livres  (en anglais généralement, mais ce n’est guère gênant car ils sont abondamment illustrés) relatifs à la fabrication d’une panoplie de parfois très délicieux « Petits Objets de Compagnie pour Halloween« . Et ces décorations sont parfois  très belles,  empruntant au style gustavien, cottage ou shabby, s’inspirant des mondes fantastiques. Des milliers de  tutoriaux sont disponibles gratuitement sur Internet.

Et c’est là aussi que Petits Objets de Compagnie et la Little Free Library retrouvent  leur jeu  favori  : fabriquer des choses avec les pages des vieux livres ou n’importe quel papier ou carton. Le plus emblématique des objets est la citrouille en papier. C’est très  simple à réaliser.  Les plus expérimentés et patients se lanceront dans des pliages savants ou autres montages plus subtils. Voici quelques pistes  (mais il existe des milliers de sites sur Internet qui vous étonneront) pour les fans ou les curieux.

Lanterne-citrouille.

Lanterne-citrouille.

Certaines décorations sont en papier, d’autres pas….(mais elles étaient si mignonnes….et puis cela donne des idées…)

http://ideespleinscrap.canalblog.com/archives/2009/10/28/15334732.html

http://valromey.e-monsite.com/pages/ateliers-creatifs/preparons-halloween.html

http://angefeeca.canalblog.com/archives/2012/11/05/25486634.html

http://scrapbook-chickadoodle.blogspot.fr/2011/10/paper-pumpkin.html

http://simplyalbany.blogspot.fr/2012/10/autumn-in-new-york_11.html

http://www.laminutedeco.com/2012/10/diy-une-citrouille-dans-ma-maison.html

Pour trouver d’autres sites et tutoriaux, deux mots clefs : ‘citrouille en papier » et « pumpkin paper » ou « pumpkin fall craft »

Des chats-citrouilles. Petits Objets de Compagnie aime les chats sous toute les formes…

A noter une tendance qui s’enracine de plus en plus : la décoration intérieure (et parfois extérieure) saisonnière. Les Anglo-saxons utilisent par exemple depuis longtemps le motif ou l’objet citrouille (pour une fois c’est Halloween qui voit l’une  de ses images emblématiques pour ainsi dire détournée) pour leur décoration intérieure automnale (Fall, Autumn). Une  mode qui a donné naissance à une foule de tutoriaux pour réaliser des objets uniques.  Le thème de l’hiver (flocon, objets argentés, peluches, dentelles blanches, etc…) trouve sa place durant les mois de décembre, janvier, février, avant que ne commencent les travaux créatifs pour célébrer le printemps…puis l’été. Le grand plaisir résidant dans le fait de réaliser de ses mains la fameuse déco. Ainsi se perpétue d’une certaine manière  l’hommage au passage des saisons, comme le faisaient nos très lointains ancêtres. L’automne et l’hiver sont pour l’instant les deux périodes ayant donné lieu aux créations les plus intéressantes.

Ces Pénitents qui défilent pour la Toussaint.

Depuis plus de six siècles, des confréries de Pénitents,  groupements d’obédience chrétienne, défilent dans les rues pour la Toussaint. Les participants ne sont pas des religieux mais des laïcs de tous les milieux. Ils portent des costumes particuliers et lorsque la manifestation a lieu de nuit, des flambeaux. Ces défilés sont impressionnant car très solennels.  Les costumes sont constitués de robes longues et d’un chapeau pointu  ou cône descendant jusque sur le visage avec deux trous pour les yeux. Les couleurs en usage sont principalement le blanc, le noir et le rouge. Crédit photo pour les trois photos qui suivent : Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Pénitents en costumes avec leurs flambeaux. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Pénitents en costumes. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

l’Archiconfrérie de la Sanch ­célèbre le vendredi saint dans les vieilles rues de Perpignan. Trois heures de marche. Les statues portées sont prafois très lourdes. Ici, une très belle représentation du Christ sur le croix.Certains pénitent sont vêtus de costumes rouges, d’autres sont en noir. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Citrouille confectionnée avec de simple bandes de papier.

Citrouille confectionnée avec de simple bandes de papier.

Voici quelques photos anciennes de déguisements. Nous ne savons pas si c’est le noir et blanc qui ajoute à l’ambiance, mais les personnages sont bien plus effrayants que ceux qui déambulent de nos jours dans des costumes plus élaborés. Elles sont intéressantes car elles montrent bien la participation active des adultes. Sur l’une des photos, des épis dressés sont un petit rappel à la moisson. Les plus anciennes datent de la fin du XIXe siècle. Ces photos ont été glanées au cours des derniers mois sur le Net, souvent sans source. Le copyright appartient aux auteurs ou possesseurs des originaux.

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Et tout cela en musique…

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il y a 100 ans.

Cette photo est particulièrement intéressante avec son motif de lune et ses épis dressés comme cela se faisait à la fin de la moisson.

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Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (1)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (1)

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Women in Witch Costumes, circa 1800s (3)

Women in Witch Costumes, circa 1800s (4)

Samain, Halloween, La Fête des Potirons (ou des citrouilles), Toussaint, La Fête de l’Automne,Oktobertfest, Saint-Dimitri, Mabon ou Cucurbitades, etc., à chacun sa fête car il y a le choix…

Un peu de poésie…

She weaves the world into grasses and fruit,
She winds the world in her hair.
Ablaze with radiant power her face glows, clear light of the sun.
Blessings of golden fire upon you, of round sweet days
Circling each other like wheels,
And of the bounty, the beauty of ripe, fertile earth.
My starry blessings, my sunny blessings upon you _
Shine now and always in your hearts.

                  Cait Johnson, Witch in the Kitchen.

Elle tisse le monde d’herbes et de fruits,
Elle enroule le monde dans ses cheveux.
Son visage scintille, puissance flamboyante, claire lumière du soleil.
Les bénédictions du feu d’or sont sur vous, des jours ronds et sucrés
L’un l’autre tournoient  comme des  roues,
Et  la générosité, la beauté de la  terre mûre et fertile.
Mes bénédictions étoilées, mes bénédictions ensoleillées vont vers vous _
Et brillent  maintenant et toujours dans vos coeurs.

Cait Johnson, La Sorcière dans la Cuisine.

 

UN TRES BON ARTICLE SUR SIR TERRY PRATCHETT ET SON OEUVRE….

UN TRES BON ARTICLE SUR SIR TERRY PRATCHETT ET SON OEUVRE….
Ce n’est ni sur un site « littéraire » pur et dur ni sur un blog dédié à la fantasy que nous avons déniché ce très bon article sur PTerry et son oeuvre, mais sur le site funéraire-info.fr !
Cet article a l’immense avantage de cerner en quelques mots, par exemple, la différence entre la  saga du Disque-Monde et celle du Seigneur des Anneaux…. que les néophytes auraient peut-être tendance à fourrer dans le même sac sous le prétexte que la fantasy c’est la fantasy… Des ouvrages de fantasy des deux côtés, certes, si on n’y regarde pas plus ou que l’on a la vue qui baisse dangereusement… Mais les similarités s’arrêtent là. Alors que Tolkien, linguiste et philologue, raconte  deux choses : une histoire et à travers cette histoire comment se forge une mythologie en en créant une sus nos yeux, Pratchett se veut satiriste de haut niveau clonant notre monde pour le faire revivre revu, corrigé, tordu dans tous les sens….  et tout plat …sur le dos de quatre éléphants perchés sur une tortue géante qui dérive dans l’univers.
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Le lien vers le site en question : http://www.funeraire-info.fr/terry-pratchett-mort-du-voltaire-de-notre-temps-37753/
Contrairement à ce que préconise l’auteur de l’article lorsqu’il conseille deux (excellents) ouvrages par lesquels commencer à s’introduire dans le Disque-Monde, nous préférons conseiller de lire les ouvrages dans l’ordre dans lequel ils ont été publiés, ne serait-ce qu’en raison de l’ordre d’apparition de personnages récurrents qui est importante. Il n’en reste pas moins que chaque ouvrage étant une histoire complète, libre à tous de les lire dans le désordre, quitte à se perdre un peu dans le labyrinthe. Nous partageons en revanche entièrement l’avis de monsieur Bailly en ce qui concerne l’équipe du Guet (la police de la ville d’Ankh- Morpork), une équipe qui, effectivement, vaut son pesant de cacahouètes !
Quoi qu’il en soit, Monsieur  Guillaume Bailly sait de quoi il parle  et il en parle bien ! IOn sent qu’il aime l’oeuvre entière de Pratchett et de plus maîtrise son Disque-Monde sur le bout des doigts. Ce qui n’est guère le cas de la majeure partie des  auteurs des articles que nous avons lus ces derniers jours  un peu partout….!
Voici un copié.collé de cet article paru sur funeraire-info.fr
Les mages de l'Université et l'Invisible et le Bibliothécaire...
Terry Pratchett, mort du Voltaire de notre temps

Par Guillaume Bailly mar 14, 2015

Sir Terry Pratchett nous a quittés cette semaine, et il est apparu que cet immense écrivain était moins connu en France qu’il ne le méritait. Hommage en forme de présentation posthume.
Terry qui ?
Connu d’un cercle relativement large de fans en France, Terry Pratchett peut sembler, vu d’ici, un écrivain de fantasy certes célèbre, mais cantonné à ce domaine confidentiel. C’est mésestimer la portée de son œuvre : dans le monde anglo-saxon, Terry Pratchett était une star.
En Angleterre, sa patrie, Sir Terry était aussi, voire plus, connu que JK Rowling, l’auteur de Harry Potter. La sortie d’un nouveau livre de Terry Pratchett déclenchait l’équivalent de la couverture médiatique de la sortie en France d’un livre de Michel Houellebecq… Mais tous les six mois, puisque, travailleur acharné, Sir Terry publiait deux livres par an en moyenne.
Sur tous les sujets, d’ailleurs : en dehors de sa série du Disque Monde, quarante volumes, il avait écrit des livres pour enfants, des romans de science-fiction, mais aussi des livres de vulgarisation scientifique, et même un tome sur sa passion des chats.
Cette œuvre considérable lui avait valu l’anoblissement par la reine d’Angleterre, Terry devenant Sir Terry Pratchett.
Très impliqué dans la défense animale, Terry Pratchett n’hésitait pas à donner de sa personne pour défendre les causes qui lui tenaient à cœur. Atteint d’une forme rare de la maladie d’Alzheimer, il plaida en Angleterre pour le droit à mourir : son intervention fit la une des journaux.
Oeuvre littéraire
La différence entre un écrivain de fantasy lambda et un immense écrivain de Fantasy tient un une nuance parfois subtile, la portée de son œuvre. Tolkien, que Terry Pratchett adulait, était et est resté le plus immense écrivain de fantasy, tout simplement parce que son œuvre déborde largement de l’histoire racontée : Le Seigneur des Anneaux n’est pas un récit inspiré de la mythologie, mais une étude sur la façon dont les mythologies se créent.
Et les livres de Sir Terry ne sont pas des livres de fantasy sans ambition : dans sa façon de faire du Disque-Monde un reflet du nôtre, de provoquer une réflexions sur les sujets de société, Pratchett utilise les univers parallèles pour scruter le nôtre. D’autres l’ont fait avant lui : Voltaire, Cervantès…
Très éloigné au final de l’auteur récréatif qu’il pourrait sembler être, Terry Pratchett se verra certainement, au fil du temps, accéder à la stature qui lui revient de droit : celle d’un immense écrivain satiriste.
Par où on commence ?
Avec près de 70 livres abordant des genres très différents, difficile de choisir un livre de Pratchett pour le découvrir. Le choix qui va suivre est totalement subjectif.
Donc, c’est mon avis, et je le précise ici à l’attention des fans qui suggéreraient sans doute d’autres livres, je me permettrai de vous pousser vers deux livres du Disque-Monde, l’immense avantage de cette saga étant d’être constituée de romans indépendants qui n’ont pas à être lus dans l’ordre.
« Le Faucheur » : La Mort (qui est un personnage à part entière dans les livres de Pratchett) a disparu (parce que « la Mort est un mâle, un mâle nécessaire »). Tandis que les morts-vivants apparaissent à tous les coins de rue, dans une ferme, un ouvrier agricole grand et maigre fauche le blé. La Mort est redevenue mortelle, et compte employer au mieux le temps qui lui est imparti.
Peut être le plus mélancolique de la saga, il est question ici du temps qui passe.
La Mort. IL aime les chats.
La Mort. IL aime les chats.
« Le Guet des Orfèvres » : Ca chauffe dans les rues d’Ankh-Morpork. Entre les dragons qui explosent, les meurtres inexpliqués et les feux d’artifice, ça sent le roussi. Le hic, c’est que Sam Vimaire, le chef du Guet, prend sa retraite et se marie avec la richissime Sybil Ramkin. Il doit rendre sa plaque à midi pétante et va avoir besoin d’un petit remontant en voyant ses nouvelles recrues : l’agent Détritus (le troll, très intelligent quand les nuits sont fraîches), l’agent Bourrico (le nain) et l’agent Angua (la belle qui a tout de même un petit air… lupin !) qui viennent grossir les rangs du Guet de nuit pour sa dernière enquête. Celle-ci sera ardue.
Le Guet, à l'époque ou ils n'étaient que quatre
Le Guet, à l’époque ou ils n’étaient que quatre
La série du Guet, une des préférées des fans (il y a des séries dans la série du Disque-Monde mettant en scène des personnages récurrents) est un modèle d’humour burlesque et d’observation fine de la nature humaine. L’intégration, dans ce tome, de femmes et de minorités dans une force de police conservatrice et archaïque vaut son pesant de cacahuètes.
Puis le Guet recruta…
Un ordre de lecture prenant en compte l'ordre d'introduction des personnages
Un ordre de lecture prenant en compte  à la fois l’ordre d’introduction des personnages et une certaine logique.
Et donc ?
Après sa mort, Terry Pratchett entre au panthéon des écrivains, à côté, affirmons-le, de Voltaire, Cervantés, Jonathan Swift… Lire Sir Terry Pratchett n’est plus désormais du domaine de la passion ou du loisir : c’est de la culture générale.
A vous, donc, de vous cultiver.
Guillaume Bailly
Havelock Veterini, le Patricien. Un personnage fascinant.  Très très souvent le chouchou des dames fans de la saga.
Havelock Veterini, le Patricien. Un personnage fascinant. Très très souvent le chouchou des dames fans de la saga.
 

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TERRY PRATCHETT… Un article qui vous en apprendra un peu plus…

TERRY PRATCHETT… Un article qui vous en apprendra un peu plus…

Ci-dessous, un copié/collé d’ article paru dans le journal Le Monde et qui vous apprendra un peu plus sur l’homme et l’écrivain qu’était PTerry…

Terry Pratchett, un homme en colère

Le prolifique auteur de fantasy humoristique, qui était atteint de la maladie d’Alzheimer, s’était engagé pour le droit à l’euthanasie.

Le Monde.fr | 13.03.2015 à 16h17 • Mis à jour le 13.03.2015 à 18h27 | Par Damien Leloup

Il fait partie des rares personnes qui ont décrit comment elles allaient mourir. « J’ai bien l’intention de mourir dans une chaise dans mon jardin, un verre de brandy à la main et Thomas Tallis dans mon iPod – Thomas Tallis, parce que je pense que sa musique pourrait rapprocher même un athée un peu plus près du paradis », expliquait-il en 2009.

Terry Pratchett est mort, jeudi 12 mars, à l’âge de 66 ans – non pas dans son jardin, mais dans son lit, près de son chat endormi et entouré de ses proches. Il avait également prévu l’éventualité d’une mort à l’intérieur : « C’est l’Angleterre, s’il pleut, ça sera dans la bibliothèque. »

Très actif militant du droit à l’euthanasie, écrivain de fantasy humoristique à succès, fin linguiste, star des conventions de littérature fantastique et de science-fiction, Terry Pratchett avait de multiples casquettes. 80 millions d’exemplaires des quelque 40 livres des Annales du Disque-Monde se sont vendus depuis la création de la série, en 1983 – faisant de lui, jusqu’au succès de Harry Potter, le champion des ventes de livres au Royaume-Uni. Toujours souriant, ce collectionneur de plantes carnivores qui maniait l’humour – anglais, forcément – avec un brio rare semblait incarner la bonne humeur.

Lire : Terry Pratchett en dix questions

Pourtant, son ami Neil Gaiman, avec qui il avait écrit le très drôle De Bons présages, dans lequel un ange et un démon s’allient pour faire capoter l’apocalypse, l’a écrit noir sur blanc : « Terry Pratchett n’est pas un homme joyeux. C’est un homme en colère. »

Dans un long texte qui sert de préface à A Slip of the Keyboard, un recueil de textes conçu à la manière d’un testament et publié l’an dernier, Neil Gaiman raconte une anecdote. Au cours d’une tournée de signatures, les deux écrivains se sont perdus – dans le taxi qui les amenait, en retard, à leur rendez-vous suivant – et Terry Pratchett semblait furieux. Lorsque son ami a tenté de lui dire que cela n’était pas bien grave, le créateur du Disque-Monde lui a fait une révélation : « Ne sous-estime pas cette colère. Cette colère est le moteur qui a fait tourner De Bons Présages. »

Terry Pratchett et son traditionnel chapeau.
Terry Pratchett et son traditionnel chapeau. PENGUIN RANDOM BOOKS

Bien sûr, Terry Pratchett, avec son chapeau, sa barbe blanche, ses lunettes et son sourire de grand-père de conte de fée, n’avait pas grand-chose d’effrayant. Mais son moteur d’écrivain était bien cette détermination nourrie d’une colère sourde, dirigée contre « ce directeur d’école qui décide qu’à 6 ans, Terry Pratchett ne sera jamais assez intelligent pour le collège ; contre les critiques imbus, contre ceux qui pensent que “sérieux” est le contraire de drôle ; contre son premier éditeur américain qui ne diffusait pas ses livres… »

Les Etats-Unis ont en effet longtemps été une exception dans la carrière de Terry Pratchett. Alors que ses livres se vendaient à plus de 2 millions d’exemplaires chaque année au Royaume-Uni, ses ouvrages sont restés longtemps mal distribués outre-Atlantique. Ce qui agaçait profondément Terry Pratchett, qui faisait régulièrement le tour du monde pour la promotion de ses romans, et qui ne parvenait pas à comprendre pourquoi l’Amérique le boudait. Il finira par y changer d’éditeur.

Un monde gigantesque

Dans l’intervalle, le Disque-Monde a grandi – acquérant presque une vie propre, avec des milliers de récits de fans publiés sur le Web. Il y décrit un monde médiéval-fantastique, peuplé de personnages archétypaux et drôles – l’incorruptible policier Samuel Vimaire, l’archichancellier de l’université (de magie) de l’Invisible, la sorcière féministe Magrat Goussedail, l’entrepreneur en série Planteur « je me tranche la gorge », l’inventeur et artiste fou Leonard de Quirm…

Tout un monde confronté à des bouleversements familiers de tous les lecteurs : l’arrivée des « images qui bougent » des Zinzins d’Olive-Oued, de l’imprimerie et la presse dans La Vérité, de la « musique avec des rocs » d’Accros du roc… Il y a des dragons (parfois), de la magie (souvent), des héros chevaleresques (rarement, surtout dans le coupe-gorge peu fréquentable qu’est la ville d’Ankh-Morpok, au centre du Disque-Monde).

Cela ressemble à de la fantasy, cela a la couleur de la fantasy, mais les Annales du Disque-Monde sont surtout une gigantesque parabole sur les qualités et travers de l’humanité, et sur la société contemporaine et ses problèmes : pauvreté, racisme, populisme, guerre dont les soldats sont les premières victimes, comme dans le particulièrement sérieux Le Régiment monstrueux… La colère contre l’injustice n’est jamais très loin.  

Et puis il y a, au milieu des années 2000, cette autre colère, d’abord contre lui-même. Contre le Terry Pratchett qui fait de plus en plus de fautes de frappe, alors que l’orthographe et la grammaire comptent parmi ses passions. Contre le Terry Pratchett, encore jeune – il n’a pas même 60 ans – qui peine, désormais, à enfiler son pantalon. Contre le système de santé ensuite, qui met du temps à trouver ce qui cloche. Contre la maladie, enfin, cette « atrophie corticale postérieure », ACP, qui lui est finalement diagnostiquée. Une forme rare de la maladie d’Alzheimer, qu’il appellera souvent l’« embuggerance » – « ce petit truc chiant ».

Comme pour de nombreuses maladies neurodégénératives, il n’existe pas de traitement curatif. Les symptômes, eux, peuvent être mis sous contrôle, au moins quelques années, grâce à un traitement qui coûte cher. Terry Pratchett peut se le permettre, ses romans l’ont rendu riche. Ce n’est pas le cas de tous les malades souffrant d’ACP. La colère, encore une fois, revient. 

Elle prendra, cette fois-ci, la forme d’une annonce publique : oui, Terry Pratchett est malade, oui il souffre d’une maladie encore souvent taboue. « Les gens m’arrêtaient dans la rue pour me dire que leur mère l’avait, ou que leur père l’avait. Parfois, c’était les deux parents, et quand je regardais dans leurs yeux je voyais la peur. L’autre jour, à Londres, un homme costaud m’a attrapé par le bras, m’a dit “merci pour ce que vous faites, ma mère en est morte” et a disparu dans la foule », écrira-t-il quelques années plus tard.

LA MORT

Ce n’est pas la perspective de la mort qui le terrifie. Plutôt ce qui précède : le spectre des derniers jours de son père, mort dans d’atroces souffrances, comme « victime collatérale du combat entre le cancer du pancréas et la morphine ». La Mort, avec une majuscule, Terry Pratchett connaît bien : la faucheuse – qui est de caractère masculin dans son univers – est l’un des personnages incontournables du Disque-Monde. On reconnaît facilement son arrivée dans le récit : Il PARLE EN MAJUSCULES.

"Mort", "Mortimer" en français, raconte l'histoire du premier apprenti de la Mort.
« Mort », « Mortimer » en français, raconte l’histoire du premier apprenti de la Mort. Penguin

Dans les romans de Terry Pratchett, la mort ne fait pas peur. C’est un personnage finalement très sympathique : dans Mortimer, il a même une fille (adoptive), s’encanaille sur Terre en travaillant dans un fast-food, et apprend à comprendre cette étrange chose que font les humains, « s’amuser ».

Et c’est logique : ce n’est pas lui qui tue, blesse, torture, affame, ce sont les hommes qui s’infligent tout cela. Lui ne fait que passer récupérer les âmes, un boulot qui rend forcément un peu philosophe : « IL N’Y A PAS DE JUSTICE. IL N’Y A QUE MOI. » C’est à lui qu’est revenu l’honneur, ce 12 mars, d’annoncer sur les réseaux sociaux la mort de son auteur : « IL EST TEMPS, SIR TERRY, QUE NOUS MARCHIONS ENSEMBLE. »

La Mort version Pratchett, qui apparaît dans quasiment chaque roman du Disque-Monde, a d’ailleurs ses fans. « Au bout d’un an ou deux, j’ai commencé à recevoir des lettres sur la Mort », écrit le romancier dans A Slip of the Keyboard. « Elles venaient de gens dans des maisons de retraite, de leurs parents, de personnes en deuil, d’enfants dans les services de traitement des leucémies, et de parents dont le fils s’était tué au guidon d’une moto. […] Toutes ces lettres tentaient, à leur manière, de dire “merci”, et avant que je ne m’y habitue, l’arrivée d’une de ces lettres pouvait me toucher suffisamment pour que j’arrête d’écrire pour la journée. »

Débat public sur le droit à l’euthanasie

Sa conviction ne date pas du diagnostic de sa maladie, mais elle s’en est renforcée : tout être humain a le droit de choisir quand et où il souhaite mourir. Et doit pouvoir le faire dignement. Terry Pratchett s’est déjà investi dans d’autres causes, contre la politique fiscale, pour la protection des orangs-outans dont il s’est inspiré pour créer son personnage du bibliothécaire simiesque de l’université de l’Invisible.

Il embrasse à corps perdu la cause du droit à mourir dans la dignité. En 2011, il participe au controversé documentaire de la BBC, Choisir la mort, pour lequel il a accompagné en Suisse une femme et son mari, atteint d’une maladie incurable, où ce dernier se suicide avec une assistance médicale, comme le permet la loi locale. 

La démarche est conçue pour choquer, alors qu’au Royaume-Uni, comme en France, le débat sur la fin de vie reste extrêmement violent. La présence d’un sir – Terry Pratchett a été anobli par la reine d’Angleterre en 2008, en récompense pour l’ensemble de son œuvre – ajoute au scandale.

La BBC, qui a conçu et diffusé le documentaire, est la cible d’une campagne de la part d’associations, de la presse conservatrice et de quelques élus. Mais le public soutient la démarche : « Le directeur nous a dit que le standard avait reçu 1 219 plaintes et 301 appels de soutien. Ce qui nous place dans le top dix des programmes les plus appréciés de l’année », écrit Terry Pratchett quelques jours plus tard dans The Independent.

Il est mort avant qu’un changement de loi se produise au Royaume-Uni. Mais il avait noté à plusieurs reprises, avec plaisir, que les mentalités changeaient. Partout, jugeait-il, sauf parmi  la classe politique.

Sans doute aurait-il réagi avec vigueur au message d’hommage publié le 12 mars par le premier ministre, David Cameron, qui a salué la mémoire d’un auteur « qui a fait rêver des millions de gens » et qui a lutté pour « sensibiliser le grand public aux maladies neurodégénératives ». Sans mentionner son combat pour le droit à mourir dans la dignité. Ce message officiel, sans aucun doute, l’aurait mis hors de lui.

 

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FESTIVAL EUROPEEN DU FILM FANTASTIQUE DE STRASBOURG…

FESTIVAL EUROPEEN DU FILM FANTASTIQUE DE STRASBOURG…

Il n’est pas trop tard pour annoncer le 7ème Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg qui a débuté le 12 septembre et se terminera le 21.

C’est dans la littérature que la plupart des films fantastiques ou d’horreur plongent leurs racines. De Matthew Lewis à Ann Radcliffe, de Mary Shelley à Stephen King, le succès des monstres et des histoires surnaturelles qui font peur ( ou pas…) a perduré lorsque  ces mêmes histoires et leurs avatars ont été portées à l’écran.. Dracula, le monstre de Frankenstein, les vampires et tous leurs petits camarades sont au départ de populaires personnages de roman. Le lien entre littérature et cinéma fantastique reste toujours aussi étroit de nos jours. L’un alimentant l’autre et vice-versa. Ce qui est moins  le cas pour les autres genres cinématographiques (excepté pour les policiers).

Dès les débuts du cinéma, le genre fantastique fidélisa une large population d’amateurs. Les savoureux films fantastiques et d’horreur de la première moitié du XXe siècle ne se comptent plus. Désormais tombés dans le domaine public, vous pouvez  trouver et visionner les meilleurs sur Internet.

Ce festival ressemble aussi à une grande fête costumée, les festivaliers n’hésitant à pas se grimer.

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La plupart des personnages originaux étant issus de la littérature européenne, il est réjouissant de voir s’ancrer à Strasbourg un nouveau lieu de rencontres intergénérationnelles avec projections, débats, marché fantastique, etc.

Pour plus de détails, voir le site officiel ici : http://www.strasbourgfestival.com/index.php?LNG=0

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Dans la même mouvance, la Montreal Comic Con and Horror Fest vient de se terminer alors qu’en août s’est tenu le Flasback week-end Chicago Horror Convention, les deux en présence de Robert Englund l’interprète de l’inquiétant Freddie des Griffes de la Nuit.

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L’ECRIVAIN FRANCOIS SAUTEREAU NOUS A QUITTéS…

L’ECRIVAIN FRANCOIS SAUTEREAU NOUS A QUITTéS…

Petits Objets de Compagnie est triste de vous annoncer que l’écrivain François Sautereau, secrétaire de l’association, vient de nous quitter brutalement.

François Sautereau a donné le goût de la lecture et de l’écriture à des milliers d’enfants. Il se lança dans l’écriture dans les années 70.

Son premier roman, Un Trou dans le Grillage,  paru chez Nathan en 1977 a reçu le prix de la Ville de Paris et le prix américain Jane Addams en 1979. 

En 1984, il rejoint quelques amis pour fonder la « Charte des  Auteurs et Illustrateurs pour la Jeunesse » dont il devint le secrétaire général en 1987, puis le président de 1993 à 1996.

Il a également participé à la fondation de l’association OVAL qui reçoit des classes de découvertes consacrées au théâtre et aux ateliers d’écriture.  Il y anima des ateliers d’écriture et de théâtre durant vingt-cinq ans.

Il reçut, en 1987, le Prix Jeunesse et Sports pour la trilogie  La Vallée des Esprits parue chez Rageot.

Il nous laisse plus d’une trentaine de romans traduits dans dix langues.  Ses contes et ses romans s’aventurent dans  science-fiction, la fantasy, le fantastique.

Il a fondé, avec l’actuel président de Petits Objets de Compagnie, les éditions Envol1 qui ont  publié notamment Marelles pour lequel François Sautereau obtint le prix Jean Macé en 1981.

Le Grand prix de Littérature Enfantine de la Ville de Paris lui a été attribué pour l’ensemble de son oeuvre. 

Ses interventions étaient toujours très recherchées par les écoles, les bibliothèques et les librairies… Il écrivait depuis plus d’un an une nouvelle histoire qu’il donnait en feuilleton sur internet…

François Sautereau

François Sautereau…

Certains d’entre nous ont connu François Sautereau durant presque cinquante ans. C’était un homme cultivé et calme à l’humour certain et un honnête pianiste. Il aimait s’asseoir, observer et prendre des notes. 

Son physique et sa gentillesse d’authentique Père Noël nous manquera.

François Sautereau…

 

Voici une courte biographie écrite par lui-même :

’ »L’état civil rapporte que je suis né dans une période trouble.

Mon premier souvenir est une grande frayeur : celui d’une très vieille dame allongée dans un lit gigantesque. J’étais si petit. Elle s’est légèrement soulevée à mon approche pour faire ma connaissance et en même temps me dire au-revoir. C’était dans une chambre obscure. On n’avait pas ouvert les rideaux.

J’ai connu par la suite d’autres vieilles dames qui m’ont enrichi de leurs conseils et de leur affection.

Il y a donc des vieilles dames dans mes romans, certaines sont sorcières, d’autres grand-mères, mais toutes sont au final bienveillantes.

D’autres frayeurs m’ont accompagné, des explosions, des déflagrations : souvenirs de guerre. On bombardait les gares, les entrepôts.

Je me souviens, un peu plus tard, des tickets de rationnement et de la difficulté de se procurer des chaussures.

Il y eut la petite école, les blouses grises et la croix d’honneur à remettre en jeu chaque semaine. Quand on était premier de la classe, on l’arborait fièrement accrochée à un ruban rouge. Si on était deuxième, on en avait une aussi, mais on n’avait droit qu’à un ruban bleu.

On chômait le jeudi. On n’avait pas le téléphone, il fallait attendre 3 ans pour qu’on vienne vous l’installer.

J’ai eu un frère.

Mon arrière-grand-mère et ma mère se sont associées pour tenter de nous élever.

Elles m’ont envoyé en 6ème au lycée Henri IV qui m’a conservé en bon état jusqu’en terminale. J’ai été élève de Jean-Louis Bory qui était prix Goncourt et auteur de nombreuses autres prouesses. J’écrivais des bouts de romans pendant ma scolarité. Sans machine, à la main, évidemment.

J’ai échappé de peu à la guerre d’Algérie.

J’ai rencontré l’éditeur Maurice Nadaud qui m’a encouragé à écrire. J’ai suivi son conseil. Isabelle Jean, des Éditions Nathan, m’a pris sous son aile. J’ai débuté grâce à elle dans la collection de la Bibliothèque Internationale, ce qui fut la chance de ma vie. J’ai eu des prix, en France et à l’étranger.

Je me suis marié.

J’ai eu des enfants.

Une machine à écrire électrique, puis un ordinateur.

Puis des petits-enfants, plus récemment.

J’ai travaillé pendant 25 ans avec des élèves de la maternelle à la terminale pour faire aimer la lecture. Maintenant que je sais qu’ils aiment la lecture, pour la plupart, je peux me reposer et me consacrer à l’écriture d’un grand feuilleton. »

Quelques-uns de ses ouvrages :

  • Un trou dans le grillage, Nathan Bibliothèque internationale, 1977. Prix Futuribles, prix de la Ville de Paris et prix américain Jane Addams
  • Un roi sans armes, Nathan Arc-en-poche, 1979.
  • Train M, Nathan Bibliothèque internationale, 1979.
  • La Cinquième Dimension, Rouge et Or, 1979.
  • Marelles…, Envol 1, 1980. Prix Jean Macé 1981
  • Léonie et la Pierre de lumière, Evol 1, 1980.
  • Les Indiens de la rue Jules Ferry, éditions de l’Amitié Bibliothèque de l’amitié, 1982.
  • Prisonniers des médias, Rageot, 1983.
  • L’Étrange Noël de Jonas, éditions de l’Amitié Bibliothèque de l’amitié, 1984.
  • L’Héritier de la nuit, Nathan Arc-en-poche, 1985.
  • Les Manèges de Sapristi, Rageot, 1986.
  • La Cité des brumes, Rageot/Bibliothèque de l’amitié, 1986.
  • Les Kilos en trop (prépublié dans Je Bouquine, Bayard Presse, 1986.
  • Racamiel et Rigobert, Nathan Arc-en-poche, 1988.
  • Classe de lune, illustré par Nathaële Vogel, Rageot Cascade, 1988.
  • La Longue Marche de Benjamin, illustré par Bruno Pilorget, Rageot les Maîtres de l’aventure :
    • La Vallée des esprits, 1988. Grand Prix du Livre de Jeunesse du Ministère de la Jeunesse et des Sports en 1987
    • La Forteresse de la nuit, 1989
    • La Fontaine maléfique, 1990.
  • Au pays des Knops, Nathan, 1989.
  • La Petite Planète, Milan Zanzibar, 1989.
  • contes et légendes de la naissance de Rome
  • Le Cahier jaune, Hachette, 1990.

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LE 22 AOUT 2014 C’EST LE « RAY’S DAY » et nous CELEBRERONS LA LECTURE, LES AUTEURS ET LES LECTEURS…

LE 22 AOUT 2014 C’EST LE « RAY’S DAY » et nous CELEBRERONS LA LECTURE, LES AUTEURS ET LES LECTEURS…

Le « RAY’S DAY » a été baptisé ainsi en hommage à  l’écrivain américain Ray Bradbury dont l’amour des livres et des bibliothèques était immense.

Raymond Douglas « Ray » Bradbury a quitté cette terre le 05 Juin 2012, à 91 ans. Bradbury est l’auteur des celèbres Chroniques martiennes, de L’Homme illustré et d’un livre culte pour tous les amoureux des livres : Fahrenheit 451, un roman d’anticipation dystopique publié en 1953. (Pour mémoire 451F est le point d’auto-inflammation, en degré Fahrenheit, du papier. Cette température équivaut à un peu moins de 233 °C.)

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Quelques images du film

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Sur Youtube, vous pouvez trouver le film tiré de Fahrenheit 451, une pièce de théâtre, un audiobook.

Film de F. Truffaut, sorti en 1966.451 degrés Fahrenheit, c’est la température à laquelle brûle le papier. C’est aussi le sigle qui désigne les pompiers d’une époque future, dont la fonction est, non plus d’éteindre, mais d’allumer le feu. Il s’agit en effet, pour le bien d’une société devenue résolument « communautaire », de supprimer ce ferment d’individualisme qu’est la chose écrite. Et Montag, pompier d’élite, allume gaiement des autodafés sous l’oeil paternel de son capitaine, tandis que leurs contemporains, juxtaposés mais privés de moyens d’expression personnelle, se livrent au narcissisme. Ceci jusqu’au jour où une jeune fille au regard vif lui pose la question insidieuse : « Vous ne lisez jamais les livres que vous brûlez », et jusqu’au jour où il voit une femme préférer mourir « comme elle a vécu », avec ses livres. Montag se met à lire, et sa révolte croît contre une société dépersonnalisée ; sa femme, décidée à le quitter, le dénonce et il doit assister à la destruction des livres qu’il a finalement entassés chez lui. Mais il attaque soudain ses collègues et prend la fuite. Heureusement, la jeune filîe qui avait dû s’enfuir lui a indiqué un refuge : la région où vivent les « hommes-livres » qui ont appris par coeur un livre chacun, afin de le transmettre de génération en génération. Il les rejoint et, avec eux, répète le texte du livre qu’il a pu sauver, en attendant des jours meilleurs.

Le Ray’s Day se déroulera le 22 août prochain (le 22 août étant le jour de la naissance de Ray Bradbury en  1920.) C’est une initiative récente qui mérite d’être soutenue.

Vous pourrez y participer de différentes manières pour proclamer bien haut votre passion des livres et de la lecture. Pour découvrir le programme de manifestations déjà organisées dans les deux mondes (le monde réel  (IRL) et le monde numérique), vous pouvez vous rendre sur ce site : http://raysday.net/ ou suivre les discussions ici : #Raysday ou là : https://www.facebook.com/events/343482719136853/.

A la Little Free Library, ce jour-là, nous nous réunirons pour parler de ce que représente et ce qu’est pour nous la lecture. Si vous souhaitez participer, merci de vous inscrire par mail, le local est petit, les places sont limitées à 8 personnes. La réunion se tiendra de 16h à 18h.

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A LONDRES, LE BANC-LIVRE EN HOMMAGE A TERRY PRATCHETT…

A LONDRES, LE BANC-LIVRE EN HOMMAGE A TERRY PRATCHETT…

 

Voilà qui ferait, ma foi, pour changer du traditionnel Chesterfield, un fort honorable canapé dans une bibliothèque ou un salon… . P. Kidby en semble convaincu…

Paul Kidby travaillait ces derniers temps sur un des livre-bancs de l’opération Books about Town organisée à Londres.

Le « OOKBENCH, le banc aux couleurs du Disque-monde est maintenant achevé et désormais installé à Riverside Trail,  près de Tower Bridge.

Ce banc a été installé ainsi que 49 autres. Tous sont dédiés à des livres, des personnages de roman ou des auteurs. On découvrira ainsi Sherlock Holmes, Hercule Poirot, James Bond, Peter Pan…Chaque banc est l’oeuvre d’un artiste différent.

A la fin de l’été, tous les bancs seront vendus aux enchères au profit du National Literacy Trust. Cet argent servira à oeuvrer pour une meilleure alphabétisation au Royaume-Uni.

Ci-dessous, le OOKBENCH à différents stades de sa fabrication.

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