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Archives de Tag: Terry Pratchett

TERRY PRATCHETT : DESTRUCTION DE SES OUVRAGES INéDITS…

TERRY PRATCHETT : DESTRUCTION DE SES OUVRAGES INéDITS…

Conformément à la volonté de Sir Terry Pratchett (disparu en 2015), ses ouvrages inachevés et/ou non publiés ont été détruits. Un disque dur contenant une dizaine de romans a été écrasé par un rouleau compresseur à vapeur datant du XIXe siècle surnommé Lord Jericho. L’événement s’est déroulé vendredi dernier en Angleterre lors de l’ouverture de la Great Dorset Steam Fair et a été supervisé par Rob Wilkins, ami et biographe de Sir Terry, qui gère l’héritage artistique de l’écrivain.

C’était de voeu de Pratchett  de voir effacer « «tout ce sur quoi il travaillait à sa mort en retirant les données de son ordinateur et de les placer dans un disque dur pour qu’il soit écrasé par un rouleau compresseur à vapeur».

Rob Wilkins et Lord Jericho

Rob Wilkins a précisé que le disque écrasé serait exposé au musée de Salisbury qui consacre une exposition à l’écrivain en Septembre prochain

«Je sais que Terry travaillait sur dix histoires qui n’ont jamais été publiées», a précisé  Richard Henry, le conservateur de l’exposition consacrée à l’écrivain au Salisbury Museum. «Mais j’ignore ce qu’il y avait dans le disque dur. En tant que fan, j’aime bien l’idée qu’un mystère subsiste», a-t-il ajouté, laissant entendre que ces travaux inédits auraient pu être conservés ailleurs.

Traduit en 35 langues, Pratchett est l’un des meilleurs auteurs de la seconde moitié du XXe et du début du XXIe siècle. La Saga du Disque-Monde est une oeuvre incontournable à placer dans toute bibliothèque qui se respecte. Les ouvrages hors saga sont aussi à lire sans réserve. Si vous recherchez des ouvrages intelligents, drôles, féroces, particulièrement bien écrits, explorant les méandres des comportements humains (ou pas humains),  et du fonctionnement de nos sociétés, le tout saupoudré de poésie et de magie, n’hésitez pas à pousser la porte du jardin de Terry Pratchett à la rencontre d’un monde et de personnages inoubliables. C’est pour cela que nous allons tous rêver de ces romans disparus….

S’il est toujours préférable de lire un ouvrage dans sa langue originelle, Pratchett se lit très bien en français en raison de la plus qu’excellente traduction de P. Couton.

Vous trouverez facilement toutes les informations concernant T. Pratchett sur le web : biographie, bibliographie, films, pièces de théâtre ou radiophoniques tirés des romans, produits dérivés, dates des événements liés à la saga Discworld, etc, ainsi que de passionnants forums ou sites de fans.

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UN TRES BON ARTICLE SUR SIR TERRY PRATCHETT ET SON OEUVRE….

UN TRES BON ARTICLE SUR SIR TERRY PRATCHETT ET SON OEUVRE….
Ce n’est ni sur un site « littéraire » pur et dur ni sur un blog dédié à la fantasy que nous avons déniché ce très bon article sur PTerry et son oeuvre, mais sur le site funéraire-info.fr !
Cet article a l’immense avantage de cerner en quelques mots, par exemple, la différence entre la  saga du Disque-Monde et celle du Seigneur des Anneaux…. que les néophytes auraient peut-être tendance à fourrer dans le même sac sous le prétexte que la fantasy c’est la fantasy… Des ouvrages de fantasy des deux côtés, certes, si on n’y regarde pas plus ou que l’on a la vue qui baisse dangereusement… Mais les similarités s’arrêtent là. Alors que Tolkien, linguiste et philologue, raconte  deux choses : une histoire et à travers cette histoire comment se forge une mythologie en en créant une sus nos yeux, Pratchett se veut satiriste de haut niveau clonant notre monde pour le faire revivre revu, corrigé, tordu dans tous les sens….  et tout plat …sur le dos de quatre éléphants perchés sur une tortue géante qui dérive dans l’univers.
pratchett
Le lien vers le site en question : http://www.funeraire-info.fr/terry-pratchett-mort-du-voltaire-de-notre-temps-37753/
Contrairement à ce que préconise l’auteur de l’article lorsqu’il conseille deux (excellents) ouvrages par lesquels commencer à s’introduire dans le Disque-Monde, nous préférons conseiller de lire les ouvrages dans l’ordre dans lequel ils ont été publiés, ne serait-ce qu’en raison de l’ordre d’apparition de personnages récurrents qui est importante. Il n’en reste pas moins que chaque ouvrage étant une histoire complète, libre à tous de les lire dans le désordre, quitte à se perdre un peu dans le labyrinthe. Nous partageons en revanche entièrement l’avis de monsieur Bailly en ce qui concerne l’équipe du Guet (la police de la ville d’Ankh- Morpork), une équipe qui, effectivement, vaut son pesant de cacahouètes !
Quoi qu’il en soit, Monsieur  Guillaume Bailly sait de quoi il parle  et il en parle bien ! IOn sent qu’il aime l’oeuvre entière de Pratchett et de plus maîtrise son Disque-Monde sur le bout des doigts. Ce qui n’est guère le cas de la majeure partie des  auteurs des articles que nous avons lus ces derniers jours  un peu partout….!
Voici un copié.collé de cet article paru sur funeraire-info.fr
Les mages de l'Université et l'Invisible et le Bibliothécaire...
Terry Pratchett, mort du Voltaire de notre temps

Par Guillaume Bailly mar 14, 2015

Sir Terry Pratchett nous a quittés cette semaine, et il est apparu que cet immense écrivain était moins connu en France qu’il ne le méritait. Hommage en forme de présentation posthume.
Terry qui ?
Connu d’un cercle relativement large de fans en France, Terry Pratchett peut sembler, vu d’ici, un écrivain de fantasy certes célèbre, mais cantonné à ce domaine confidentiel. C’est mésestimer la portée de son œuvre : dans le monde anglo-saxon, Terry Pratchett était une star.
En Angleterre, sa patrie, Sir Terry était aussi, voire plus, connu que JK Rowling, l’auteur de Harry Potter. La sortie d’un nouveau livre de Terry Pratchett déclenchait l’équivalent de la couverture médiatique de la sortie en France d’un livre de Michel Houellebecq… Mais tous les six mois, puisque, travailleur acharné, Sir Terry publiait deux livres par an en moyenne.
Sur tous les sujets, d’ailleurs : en dehors de sa série du Disque Monde, quarante volumes, il avait écrit des livres pour enfants, des romans de science-fiction, mais aussi des livres de vulgarisation scientifique, et même un tome sur sa passion des chats.
Cette œuvre considérable lui avait valu l’anoblissement par la reine d’Angleterre, Terry devenant Sir Terry Pratchett.
Très impliqué dans la défense animale, Terry Pratchett n’hésitait pas à donner de sa personne pour défendre les causes qui lui tenaient à cœur. Atteint d’une forme rare de la maladie d’Alzheimer, il plaida en Angleterre pour le droit à mourir : son intervention fit la une des journaux.
Oeuvre littéraire
La différence entre un écrivain de fantasy lambda et un immense écrivain de Fantasy tient un une nuance parfois subtile, la portée de son œuvre. Tolkien, que Terry Pratchett adulait, était et est resté le plus immense écrivain de fantasy, tout simplement parce que son œuvre déborde largement de l’histoire racontée : Le Seigneur des Anneaux n’est pas un récit inspiré de la mythologie, mais une étude sur la façon dont les mythologies se créent.
Et les livres de Sir Terry ne sont pas des livres de fantasy sans ambition : dans sa façon de faire du Disque-Monde un reflet du nôtre, de provoquer une réflexions sur les sujets de société, Pratchett utilise les univers parallèles pour scruter le nôtre. D’autres l’ont fait avant lui : Voltaire, Cervantès…
Très éloigné au final de l’auteur récréatif qu’il pourrait sembler être, Terry Pratchett se verra certainement, au fil du temps, accéder à la stature qui lui revient de droit : celle d’un immense écrivain satiriste.
Par où on commence ?
Avec près de 70 livres abordant des genres très différents, difficile de choisir un livre de Pratchett pour le découvrir. Le choix qui va suivre est totalement subjectif.
Donc, c’est mon avis, et je le précise ici à l’attention des fans qui suggéreraient sans doute d’autres livres, je me permettrai de vous pousser vers deux livres du Disque-Monde, l’immense avantage de cette saga étant d’être constituée de romans indépendants qui n’ont pas à être lus dans l’ordre.
« Le Faucheur » : La Mort (qui est un personnage à part entière dans les livres de Pratchett) a disparu (parce que « la Mort est un mâle, un mâle nécessaire »). Tandis que les morts-vivants apparaissent à tous les coins de rue, dans une ferme, un ouvrier agricole grand et maigre fauche le blé. La Mort est redevenue mortelle, et compte employer au mieux le temps qui lui est imparti.
Peut être le plus mélancolique de la saga, il est question ici du temps qui passe.
La Mort. IL aime les chats.
La Mort. IL aime les chats.
« Le Guet des Orfèvres » : Ca chauffe dans les rues d’Ankh-Morpork. Entre les dragons qui explosent, les meurtres inexpliqués et les feux d’artifice, ça sent le roussi. Le hic, c’est que Sam Vimaire, le chef du Guet, prend sa retraite et se marie avec la richissime Sybil Ramkin. Il doit rendre sa plaque à midi pétante et va avoir besoin d’un petit remontant en voyant ses nouvelles recrues : l’agent Détritus (le troll, très intelligent quand les nuits sont fraîches), l’agent Bourrico (le nain) et l’agent Angua (la belle qui a tout de même un petit air… lupin !) qui viennent grossir les rangs du Guet de nuit pour sa dernière enquête. Celle-ci sera ardue.
Le Guet, à l'époque ou ils n'étaient que quatre
Le Guet, à l’époque ou ils n’étaient que quatre
La série du Guet, une des préférées des fans (il y a des séries dans la série du Disque-Monde mettant en scène des personnages récurrents) est un modèle d’humour burlesque et d’observation fine de la nature humaine. L’intégration, dans ce tome, de femmes et de minorités dans une force de police conservatrice et archaïque vaut son pesant de cacahuètes.
Puis le Guet recruta…
Un ordre de lecture prenant en compte l'ordre d'introduction des personnages
Un ordre de lecture prenant en compte  à la fois l’ordre d’introduction des personnages et une certaine logique.
Et donc ?
Après sa mort, Terry Pratchett entre au panthéon des écrivains, à côté, affirmons-le, de Voltaire, Cervantés, Jonathan Swift… Lire Sir Terry Pratchett n’est plus désormais du domaine de la passion ou du loisir : c’est de la culture générale.
A vous, donc, de vous cultiver.
Guillaume Bailly
Havelock Veterini, le Patricien. Un personnage fascinant.  Très très souvent le chouchou des dames fans de la saga.
Havelock Veterini, le Patricien. Un personnage fascinant. Très très souvent le chouchou des dames fans de la saga.
 

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QUELQUES LIENS VERS DES ARTICLES SUR TERRY PRATCHETT

QUELQUES LIENS VERS DES ARTICLES SUR TERRY PRATCHETT

 

Voici quelques liens concernant Terry Pratchett qui nous a quitté hier.

Le site de son éditeur français L’Atalante (dont nous vous conseillons les livres qui sont très beaux :http://www.l-atalante.com/auteur/49/terry_pratchett/detail.html

Le site qui lui est dédié chez Pocket : http://www.terrypratchett.fr/

 L’un de sites des fans en français : http://rapporteurs.zarb.org/

et quelques autres  en anglais :

le site de Paul Kidby, dessinateur : http://www.paulkidby.com/

L’un des sites des fans parmi les plus connus :http://www.lspace.org/

http://www.discworldmonthly.co.uk/

Ici, vous trouverez quelques liens vers d’autres sites. http://disquemonde.free.fr/liens/liens.html

Les sites consacrés à PTerry et son monde sont trop nombreux pour être répertoriés.

Les amateurs sauront bien trouver leur chemin dans ce monde parallèle qu’est le Web…

Disworld – Disque-Monde en français, c’est aussi des produits dérivés :  films, pièces de théâtre ou radiophoniques, jeux de plateau, objets divers… La boutique principale est ici : http://www.discworldemporium.com/

Et, ci-dessous, un copié/collé d’un autre article du monde dans lequel s’exprime Patrick Couton, le très excellent traducteur des oeuvres  de Pratchett…

Traduire la fantasy burlesque de Terry Pratchett, « un vrai défi »

Le Monde.fr | 13.03.2015 à 11h25 • Mis à jour le 13.03.2015 à 11h30 | Propos recueillis par Benjamin Benoit

220px-Patrick_CoutonPatrick Couton

 

Patrick Couton est le traducteur en français de l’écrivain britannique Terry Pratchett, mort à 66 ans le 12 mars. Son travail pour les éditions L’Atalante, reconnu des fans, a été récompensé en 1998 par le prix de l’imaginaire. Ce joueur d’autoharpe et habitué des Utopiales de Nantes revient sur le style si particulier du maître de la fantasy humoristique.

Comment êtes-vous devenu le traducteur de Terry Pratchett ?

J’ai été contacté par les éditions L’Atalante pour les débuts de la saga du Disque-Monde, quelque part vers 1991. Le succès a été immédiat en France, mais bien moins qu’en Angleterre, où la saga est tout de suite devenue un phénomène. Pratchett y publiait deux ouvrages par an ! Jusqu’à l’apparition des premiers symptômes de sa maladie et la réduction de sa production, on avait systématiquement huit bouquins de retard sur l’Angleterre. Dans ce laps de temps, on a dépassé largement les trente-cinq titres. Je travaille actuellement sur l’un de ses recueils.

Comment se caractérise le style de Terry Pratchett ?

C’est un style très drôle, pas facile à traduire, mais amusant. C’est une forme d’humour très anglaise, très locale, un humour fortement influencé par les Monty Python. C’était un fan. Dans son œuvre, on retrouve de l’humour de situation, mais aussi un grand nombre de références s’étalant sur de nombreux genres : des poèmes, des chansons… Dans Accros du roc [qui raconte l’arrivée de la musique sur le Disque-Monde], le groupe de rappeurs nains Dwarfs with Altitude, en anglais, est devenu « Suprême naine ta mère » en version française. J’ai trouvé « les Bœufs Attelés » pour les Beatles, Led Zeppelin est devenu les « Laides Zibelines ». Un des personnages était un barde au nom gallois jouant de la harpe celtique, je l’ai transposé en breton. Je crois qu’à l’envers ça voulait dire quelque chose comme « Allez vous faire foutre » ou « Ça fait chier les grecs ! » C’est un véritable défi pour un traducteur.

L’écriture de Pratchett a beaucoup évolué. Sur la fin, il dictait son texte à une machine, le style a beaucoup changé. Au début, il privilégiait les phrases courtes, lourdes de sens. Avec la maladie, il a commencé à faire des phrases beaucoup plus longues, plus ampoulées. Oui, c’est un peu paradoxal.

Il y a beaucoup de jeux de mots et de néologismes dans le Disque-Monde. Comment traiter ces petits défis de traduction ?

C’est autant un travail de traduction que d’adaptation [transposer culturellement pour une autre langue et/ou un autre pays]. Il faut être le plus fidèle possible. Certains jeux de mots du texte anglais étaient intraduisibles, je les laissais tomber, mais je rétablissais la balance en en inventant un autre, pour que le lecteur français ait le même nombre de blagues. Certains lecteurs anglais francophones achetaient aussi la version française !

Il avait un rapport un peu compliqué avec la langue française…

Il n’aimait pas beaucoup les Français, ni les Américains. Dans son monde, les personnages « français » mangent beaucoup d’ail, leurs toilettes ne sont pas propres. Il disait : « Ce sont les Français que je déteste le mieux. Depuis la guerre de Cent ans, il existe une haine platonique. »

Les Annales du Disque-Monde est un univers très complexe. Où le débutant peut-il commencer ?

Il n’y a pas vraiment de point d’accroche, on peut le picorer à partir de n’importe où. Il faut savoir que chaque roman est une histoire complète. Mais je conseille de commencer par les deux premiers romans, qui mettent l’univers en place. Le Disque-Monde est bien particulier et farfelu, mais il parlait de notre monde à nous, des mêmes préoccupations, des mêmes problèmes. Dans son univers de fantasy, l’un de ses derniers livres faisait intervenir le train tel qu’on le connaît. Nos grandes inventions y débarquaient un peu dans le désordre : le fusil apparaît et y est vite abandonné, puis la poste, et la presse… et la bicyclette. Ils côtoient tous les mages, les sorcières et les balais qui volent. C’est de la fantasy burlesque, certaines scènes font penser à du Buster Keaton.

Une sorte de « science-fiction à l’envers » ?

On peut dire ça, oui ! Mais Pratchett disait : « La science-fiction, c’est de l’héroic fantasy avec des boulons. » Il devait faire référence à « Star Wars ».

  • Benjamin Benoit
    Journaliste au Monde Voici une

 

PATRICK COUTON est également musicien (guitare, guitare hawaïenne, autoharpe). Ce qui est une excellente chose quand on est aussi traducteur.  Une formation musicale pourrait même être presque indispensable tant le passage de la « musique » d’une langue est importante lors d’une traduction, autant que la traduction du sens.  Un texte est aussi une partition sonore.

Voici une sympathique vidéo dans laquelle P. Couton accompagne à la guitare une …. recette de cuisine mise en musique :https://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_2652413039&feature=iv&src_vid=ZgIc4lkpFbU&v=fAaoscRaztI

P. Couton a traduit, entre autres, Orson Scott Card, Michael Moorcock et Terry Pratchett. Pour ce dernier, il a également traduit la trilogie des Johnny Maxwell. En 1998, il a reçu Le Grand Prix de L’Imaginaire pour l’ensemble de ses traductions du Disque-Monde.

Le site officiel de Patrick Couton est ici : http://patrickcouton.fr/

 

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TERRY PRATCHETT… Un article qui vous en apprendra un peu plus…

TERRY PRATCHETT… Un article qui vous en apprendra un peu plus…

Ci-dessous, un copié/collé d’ article paru dans le journal Le Monde et qui vous apprendra un peu plus sur l’homme et l’écrivain qu’était PTerry…

Terry Pratchett, un homme en colère

Le prolifique auteur de fantasy humoristique, qui était atteint de la maladie d’Alzheimer, s’était engagé pour le droit à l’euthanasie.

Le Monde.fr | 13.03.2015 à 16h17 • Mis à jour le 13.03.2015 à 18h27 | Par Damien Leloup

Il fait partie des rares personnes qui ont décrit comment elles allaient mourir. « J’ai bien l’intention de mourir dans une chaise dans mon jardin, un verre de brandy à la main et Thomas Tallis dans mon iPod – Thomas Tallis, parce que je pense que sa musique pourrait rapprocher même un athée un peu plus près du paradis », expliquait-il en 2009.

Terry Pratchett est mort, jeudi 12 mars, à l’âge de 66 ans – non pas dans son jardin, mais dans son lit, près de son chat endormi et entouré de ses proches. Il avait également prévu l’éventualité d’une mort à l’intérieur : « C’est l’Angleterre, s’il pleut, ça sera dans la bibliothèque. »

Très actif militant du droit à l’euthanasie, écrivain de fantasy humoristique à succès, fin linguiste, star des conventions de littérature fantastique et de science-fiction, Terry Pratchett avait de multiples casquettes. 80 millions d’exemplaires des quelque 40 livres des Annales du Disque-Monde se sont vendus depuis la création de la série, en 1983 – faisant de lui, jusqu’au succès de Harry Potter, le champion des ventes de livres au Royaume-Uni. Toujours souriant, ce collectionneur de plantes carnivores qui maniait l’humour – anglais, forcément – avec un brio rare semblait incarner la bonne humeur.

Lire : Terry Pratchett en dix questions

Pourtant, son ami Neil Gaiman, avec qui il avait écrit le très drôle De Bons présages, dans lequel un ange et un démon s’allient pour faire capoter l’apocalypse, l’a écrit noir sur blanc : « Terry Pratchett n’est pas un homme joyeux. C’est un homme en colère. »

Dans un long texte qui sert de préface à A Slip of the Keyboard, un recueil de textes conçu à la manière d’un testament et publié l’an dernier, Neil Gaiman raconte une anecdote. Au cours d’une tournée de signatures, les deux écrivains se sont perdus – dans le taxi qui les amenait, en retard, à leur rendez-vous suivant – et Terry Pratchett semblait furieux. Lorsque son ami a tenté de lui dire que cela n’était pas bien grave, le créateur du Disque-Monde lui a fait une révélation : « Ne sous-estime pas cette colère. Cette colère est le moteur qui a fait tourner De Bons Présages. »

Terry Pratchett et son traditionnel chapeau.
Terry Pratchett et son traditionnel chapeau. PENGUIN RANDOM BOOKS

Bien sûr, Terry Pratchett, avec son chapeau, sa barbe blanche, ses lunettes et son sourire de grand-père de conte de fée, n’avait pas grand-chose d’effrayant. Mais son moteur d’écrivain était bien cette détermination nourrie d’une colère sourde, dirigée contre « ce directeur d’école qui décide qu’à 6 ans, Terry Pratchett ne sera jamais assez intelligent pour le collège ; contre les critiques imbus, contre ceux qui pensent que “sérieux” est le contraire de drôle ; contre son premier éditeur américain qui ne diffusait pas ses livres… »

Les Etats-Unis ont en effet longtemps été une exception dans la carrière de Terry Pratchett. Alors que ses livres se vendaient à plus de 2 millions d’exemplaires chaque année au Royaume-Uni, ses ouvrages sont restés longtemps mal distribués outre-Atlantique. Ce qui agaçait profondément Terry Pratchett, qui faisait régulièrement le tour du monde pour la promotion de ses romans, et qui ne parvenait pas à comprendre pourquoi l’Amérique le boudait. Il finira par y changer d’éditeur.

Un monde gigantesque

Dans l’intervalle, le Disque-Monde a grandi – acquérant presque une vie propre, avec des milliers de récits de fans publiés sur le Web. Il y décrit un monde médiéval-fantastique, peuplé de personnages archétypaux et drôles – l’incorruptible policier Samuel Vimaire, l’archichancellier de l’université (de magie) de l’Invisible, la sorcière féministe Magrat Goussedail, l’entrepreneur en série Planteur « je me tranche la gorge », l’inventeur et artiste fou Leonard de Quirm…

Tout un monde confronté à des bouleversements familiers de tous les lecteurs : l’arrivée des « images qui bougent » des Zinzins d’Olive-Oued, de l’imprimerie et la presse dans La Vérité, de la « musique avec des rocs » d’Accros du roc… Il y a des dragons (parfois), de la magie (souvent), des héros chevaleresques (rarement, surtout dans le coupe-gorge peu fréquentable qu’est la ville d’Ankh-Morpok, au centre du Disque-Monde).

Cela ressemble à de la fantasy, cela a la couleur de la fantasy, mais les Annales du Disque-Monde sont surtout une gigantesque parabole sur les qualités et travers de l’humanité, et sur la société contemporaine et ses problèmes : pauvreté, racisme, populisme, guerre dont les soldats sont les premières victimes, comme dans le particulièrement sérieux Le Régiment monstrueux… La colère contre l’injustice n’est jamais très loin.  

Et puis il y a, au milieu des années 2000, cette autre colère, d’abord contre lui-même. Contre le Terry Pratchett qui fait de plus en plus de fautes de frappe, alors que l’orthographe et la grammaire comptent parmi ses passions. Contre le Terry Pratchett, encore jeune – il n’a pas même 60 ans – qui peine, désormais, à enfiler son pantalon. Contre le système de santé ensuite, qui met du temps à trouver ce qui cloche. Contre la maladie, enfin, cette « atrophie corticale postérieure », ACP, qui lui est finalement diagnostiquée. Une forme rare de la maladie d’Alzheimer, qu’il appellera souvent l’« embuggerance » – « ce petit truc chiant ».

Comme pour de nombreuses maladies neurodégénératives, il n’existe pas de traitement curatif. Les symptômes, eux, peuvent être mis sous contrôle, au moins quelques années, grâce à un traitement qui coûte cher. Terry Pratchett peut se le permettre, ses romans l’ont rendu riche. Ce n’est pas le cas de tous les malades souffrant d’ACP. La colère, encore une fois, revient. 

Elle prendra, cette fois-ci, la forme d’une annonce publique : oui, Terry Pratchett est malade, oui il souffre d’une maladie encore souvent taboue. « Les gens m’arrêtaient dans la rue pour me dire que leur mère l’avait, ou que leur père l’avait. Parfois, c’était les deux parents, et quand je regardais dans leurs yeux je voyais la peur. L’autre jour, à Londres, un homme costaud m’a attrapé par le bras, m’a dit “merci pour ce que vous faites, ma mère en est morte” et a disparu dans la foule », écrira-t-il quelques années plus tard.

LA MORT

Ce n’est pas la perspective de la mort qui le terrifie. Plutôt ce qui précède : le spectre des derniers jours de son père, mort dans d’atroces souffrances, comme « victime collatérale du combat entre le cancer du pancréas et la morphine ». La Mort, avec une majuscule, Terry Pratchett connaît bien : la faucheuse – qui est de caractère masculin dans son univers – est l’un des personnages incontournables du Disque-Monde. On reconnaît facilement son arrivée dans le récit : Il PARLE EN MAJUSCULES.

"Mort", "Mortimer" en français, raconte l'histoire du premier apprenti de la Mort.
« Mort », « Mortimer » en français, raconte l’histoire du premier apprenti de la Mort. Penguin

Dans les romans de Terry Pratchett, la mort ne fait pas peur. C’est un personnage finalement très sympathique : dans Mortimer, il a même une fille (adoptive), s’encanaille sur Terre en travaillant dans un fast-food, et apprend à comprendre cette étrange chose que font les humains, « s’amuser ».

Et c’est logique : ce n’est pas lui qui tue, blesse, torture, affame, ce sont les hommes qui s’infligent tout cela. Lui ne fait que passer récupérer les âmes, un boulot qui rend forcément un peu philosophe : « IL N’Y A PAS DE JUSTICE. IL N’Y A QUE MOI. » C’est à lui qu’est revenu l’honneur, ce 12 mars, d’annoncer sur les réseaux sociaux la mort de son auteur : « IL EST TEMPS, SIR TERRY, QUE NOUS MARCHIONS ENSEMBLE. »

La Mort version Pratchett, qui apparaît dans quasiment chaque roman du Disque-Monde, a d’ailleurs ses fans. « Au bout d’un an ou deux, j’ai commencé à recevoir des lettres sur la Mort », écrit le romancier dans A Slip of the Keyboard. « Elles venaient de gens dans des maisons de retraite, de leurs parents, de personnes en deuil, d’enfants dans les services de traitement des leucémies, et de parents dont le fils s’était tué au guidon d’une moto. […] Toutes ces lettres tentaient, à leur manière, de dire “merci”, et avant que je ne m’y habitue, l’arrivée d’une de ces lettres pouvait me toucher suffisamment pour que j’arrête d’écrire pour la journée. »

Débat public sur le droit à l’euthanasie

Sa conviction ne date pas du diagnostic de sa maladie, mais elle s’en est renforcée : tout être humain a le droit de choisir quand et où il souhaite mourir. Et doit pouvoir le faire dignement. Terry Pratchett s’est déjà investi dans d’autres causes, contre la politique fiscale, pour la protection des orangs-outans dont il s’est inspiré pour créer son personnage du bibliothécaire simiesque de l’université de l’Invisible.

Il embrasse à corps perdu la cause du droit à mourir dans la dignité. En 2011, il participe au controversé documentaire de la BBC, Choisir la mort, pour lequel il a accompagné en Suisse une femme et son mari, atteint d’une maladie incurable, où ce dernier se suicide avec une assistance médicale, comme le permet la loi locale. 

La démarche est conçue pour choquer, alors qu’au Royaume-Uni, comme en France, le débat sur la fin de vie reste extrêmement violent. La présence d’un sir – Terry Pratchett a été anobli par la reine d’Angleterre en 2008, en récompense pour l’ensemble de son œuvre – ajoute au scandale.

La BBC, qui a conçu et diffusé le documentaire, est la cible d’une campagne de la part d’associations, de la presse conservatrice et de quelques élus. Mais le public soutient la démarche : « Le directeur nous a dit que le standard avait reçu 1 219 plaintes et 301 appels de soutien. Ce qui nous place dans le top dix des programmes les plus appréciés de l’année », écrit Terry Pratchett quelques jours plus tard dans The Independent.

Il est mort avant qu’un changement de loi se produise au Royaume-Uni. Mais il avait noté à plusieurs reprises, avec plaisir, que les mentalités changeaient. Partout, jugeait-il, sauf parmi  la classe politique.

Sans doute aurait-il réagi avec vigueur au message d’hommage publié le 12 mars par le premier ministre, David Cameron, qui a salué la mémoire d’un auteur « qui a fait rêver des millions de gens » et qui a lutté pour « sensibiliser le grand public aux maladies neurodégénératives ». Sans mentionner son combat pour le droit à mourir dans la dignité. Ce message officiel, sans aucun doute, l’aurait mis hors de lui.

 

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AT LAST, SIR TERRY, WE MUST WALK TOGETHER….

AT LAST, SIR TERRY, WE MUST WALK TOGETHER….

C’est par cette citation de la Mort (La Mort est un important et très aimé personnage dans l’oeuvre de Pratchett, IL intervient souvent…)  que la nouvelle de la disparition de Sir Terry Pratchett a été annoncée sur son compte Twitter.

Une annonce en quatre messages formant une sorte de petite histoire : (lien vers la compte =  https://twitter.com/terryandrob/status/576036599047258112

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PTerry est passé dans l’un des autres mondes. Mais il nous laisse une oeuvre tellement riche, intelligente, drôle, humaine, délirante, poétique, érudite, iconoclaste… qu’il est  immortel. Car les livres de Terry Pratchett ne sont pas de ceux qui passeront aux oubliettes de l’histoire. C’est un grand homme qui nous a laissé de grandes choses.

imagestumblr_nl43nkOLNm1ty9xwio1_540Terry Pratchett  était jeune… 66 ans…et sans doute l’un des hommes les plus brillants de ces dernières décennies.

Nous cherchons à faire connaitre l’oeuvre de Sir Terry Pratchett depuis fort longtemps, que ce soit en privé ou par l’intermédiaire de Petits Objets de Compagnie et sa Little Free Library. Nous allons continuer pour que de plus en plus de lecteurs découvre cet extraordinaire écrivain.

Nous avions le projet de former un club dédié aux ouvrages dont les histoires se déroulent sur le Disque-Monde , sans oublier les autres ouvrages dont les histoires ne se déroulent pas sur le Disque-Monde. Ce projet reste d’autant plus d’actualité. Nous en reparlerons bientôt sur ce blog.

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A LONDRES, LE BANC-LIVRE EN HOMMAGE A TERRY PRATCHETT…

A LONDRES, LE BANC-LIVRE EN HOMMAGE A TERRY PRATCHETT…

 

Voilà qui ferait, ma foi, pour changer du traditionnel Chesterfield, un fort honorable canapé dans une bibliothèque ou un salon… . P. Kidby en semble convaincu…

Paul Kidby travaillait ces derniers temps sur un des livre-bancs de l’opération Books about Town organisée à Londres.

Le « OOKBENCH, le banc aux couleurs du Disque-monde est maintenant achevé et désormais installé à Riverside Trail,  près de Tower Bridge.

Ce banc a été installé ainsi que 49 autres. Tous sont dédiés à des livres, des personnages de roman ou des auteurs. On découvrira ainsi Sherlock Holmes, Hercule Poirot, James Bond, Peter Pan…Chaque banc est l’oeuvre d’un artiste différent.

A la fin de l’été, tous les bancs seront vendus aux enchères au profit du National Literacy Trust. Cet argent servira à oeuvrer pour une meilleure alphabétisation au Royaume-Uni.

Ci-dessous, le OOKBENCH à différents stades de sa fabrication.

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 » TIMBRé », le film, visible en replay pendant quelques jours !

 » TIMBRé », le film, visible en replay pendant quelques jours !

TIMBRé, le film tiré du roman éponyme écrit par TERRY PRATCHETT est visible en replay. Le replay n’est valable que quelques jours… alors fans ou curieux, n’hésitez pas à vous replonger ou découvrir le (Disque) monde de  Sir Terry.

Tous les acteurs  campent leurs personnages à la perfection et l’on sent leur jubilation  à les interpréter. Rien n’est laissé au hasard, on a droit ici à un bon jeu appuyé par un film qui vous raconte une véritable histoire, un conte moderne qui trouve écho aujourd’hui dans nos propres technologies et qui n’a de cesse de se référer à notre propre monde pour en montrer du doigt  les défauts, de la technologie vacillante au marketing cache-misère.

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David Suchet dans le rôle du méchant de l’histoire

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Adora, l’héroïne

Dès les premières secondes on est happé dans ce monde, Les fans de la première heure de Pratchett seront aux anges, et ceux qui ne le connaissaient pas seront peut-être envoûtés au point d’entamer la collection des nombreux ouvrages écrits par cet auteur prolifique.

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Vétérini et Moite…

Les films ne rendront jamais la densité, la subtilité, le foisonnement de détails et de personnages des romans, et toute la philosophie pratchettienne avec ses parodies, ses allusions, son irrévérence, ses références multiples, son érudition, ses satires… Il faudrait des films d’une durée bien plus longue que les trois heures allouées à TIMBré pour tenter d’y parvenir. Nous sommes sincèrement heureux pour ceux qui franchiront le pas d’aller à la rencontre des ouvrages car un monde extraordinaire va se présenter à eux et de longues heures de bonheur leurs sont promises (avec des livres que l’on peut relire et relire encore, ce qui est rare).

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Angua, sergent du Guet de la ville…

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Le Patricien et Tambourinoeud son secrétaire…

Parmi les acteurs nous trouvons, entre autres, David Suchet pour camper le méchant de l’histoire, Charles Dance pour Vétérini, Richard Coyle pour le héros Moite von Lipwig et Claire Foy pour Adora Belle Chercoeur. Ingrid Bolso Berdal, dans le rôle d’Angua, est crédible (et nous étions nombreux à nous demander comment serait traité ce personnage un peu…spécial. (Mais qui n’est pas « spécial » sur le Disque Monde, me direz-vous ?) Angua ne fait que de très courtes apparitions dans cet opus.

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Moite et le Patricien Havelock Vétérini…

DISTRIBUTION

  • Richard Coyle (VF: Philippe Allard) : Moite von Lipwig, le héros. Un arnaqueur, un voleur…mais…
  • David Suchet : Jeanlon Sylvère. L’interprète d’Hercule Poirot dans un rôle de méchant…
  • Charles Dance (VF: Daniel Nicodème) : Lord Havelock Vétérini, le tout puissant Patricien d’Ankh-Morpork. Les fans ne sont pas d’accord sur le nom de l’acteur idéal pour interpréter Vétérini (dans la saga, un personnage fascinant, énigmatique, élégant, d’un redoutable intelligence…) Certains ont préféré Jeremy Irons qui tenait ce rôle dans le précédent film (La Huitième Couleur), d’autres avancent d’autres noms (Jason Isaac, Alan Rickman…) Il semble que le Vétérini qui mettra  – presque – tout le monde d’accord n’a pas encore été trouvé.
  • Claire Foy (VF: Maia Baran) : Adora Belle Chercœur, l’héroïne.
  • Steve Pemberton : Tambourinoeud. Pemberton (avec son incroyable regard bleu) est parfait dans le rôle du fidèle et efficace secrétaire du Patricien.
  • Andrew Sachs : Tollivier Liard. L’attachant vieux postier.
  • Ingrid Bolsø Berdal : Sergent Angua. Sans le sergent Angua, le Disque Monde et surtout le Guet ne seraient pas tout à fait les mêmes.
  • Ian Bonar : Yves Hertellier. L’acteur est excellent. (le jeu de mot en français sur le nom du personnage est vraiment finaud, monsieur Couton !)
  • Timothy West : Mustrum Ridcully. L’Archichancelier de l’Université de l’Invisible. Une université peuplée de mages.
  • Terry Pratchett : Facteur. L’auteur apparaît dans les films tirés de son oeuvre. Ce sont de courtes apparitions, des silhouettes  (cameo) :  facteur, marchand de jouets…

LE FILM

http://www.tv-replay.fr/timbre/

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