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Archives de Tag: Liseuse

Le romancier suédois David Lagercrantz a été chargé d’écrire une suite à la célèbre trilogie Millénium, le roman policier à succès de Stieg Larsson  L’ouvrage paraitra fin août, 2015, dix ans après la disparition de Larsson.

Mandaté par la maison d’édition Norstedts qui désirait donner une suite à la trilogie, vendue à plus de 80 millions d’exemplaires dans le monde, il a travaillé près de 18 mois entre août 2013 et janvier 2015.

Après avoir présenté une première version début 2014, Lagercrantz a  retravaillé son manuscrit pour obtenir la version finale. Le roman  s’intitule Ce qui ne me tue pas. Des droits ont déjà été vendus dans plus de 40 pays.

Résumé : Quand Mikael Blomkvist reçoit un appel d’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle qui affirme détenir des informations sensibles sur les services de renseignement américains, il se dit qu’il tient le scoop qu’il attendait pour relancer la revue Millénium et sa carrière. Au même moment, une hackeuse de génie tente de pénétrer les serveurs de la NSA… 

Si nous vous parlons de ce quatrième opus, c’est que la trilogie de Stieg Larsson est idéale pour ceux qui ne connaissent pas l’univers des romans policiers nordiques si différent des ambiances anglaises, américaines, françaises… et souhaiteraient découvrir cette littérature. Sans compter que les adaptations en films et série, plutôt réussies, apportent un complément intéressant à l’ensemble.

Nous sommes curieux de découvrir de quatrième tome pour voir si le nouveau texte et la nouvelle intrigue seront à la hauteur des précédents opus. Stieg Larsson a donné des romans durs, sombres, complexes, denses, dont une certaine violence extrême n’est pas absente. Une trilogie habitée par des personnages attachants ou ignobles, des individus très humains avec leurs failles, leurs côtés sombres et leurs pans de lumière.

A la lecture du résumé, nous pouvons déjà constater que le nouvel auteur à choisi un thème d’intrigue plutôt banal et facile (intelligence artificielle et NSA sont des thèmes déjà surexploités dans les thrillers américains), alors que Stieg Larsson choisissait des intrigues locales axées sur les travers de la société suédoise et de ses dirigeants ce qui donnent à la trilogie une atmosphère  particulière. Nous espérons que ce tome 4 n’a pas perdu également les empreintes nordiques typiques que l’on trouve dans l’écriture et dans la façon d’aborder les choses, qui font que ces romans policiers sont immédiatement repérables.

En France, l’ouvrage paraîtra chez Actes Sud  en format papier et Epub : http://www.actes-sud.fr/catalogue/e-book/millenium-4-ce-qui-ne-me-tue-pas-epub

Les trois premiers titres , à lire dans l’ordre sont :

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LE 22 AOUT 2014 C’EST LE « RAY’S DAY » et nous CELEBRERONS LA LECTURE, LES AUTEURS ET LES LECTEURS…

LE 22 AOUT 2014 C’EST LE « RAY’S DAY » et nous CELEBRERONS LA LECTURE, LES AUTEURS ET LES LECTEURS…

Le « RAY’S DAY » a été baptisé ainsi en hommage à  l’écrivain américain Ray Bradbury dont l’amour des livres et des bibliothèques était immense.

Raymond Douglas « Ray » Bradbury a quitté cette terre le 05 Juin 2012, à 91 ans. Bradbury est l’auteur des celèbres Chroniques martiennes, de L’Homme illustré et d’un livre culte pour tous les amoureux des livres : Fahrenheit 451, un roman d’anticipation dystopique publié en 1953. (Pour mémoire 451F est le point d’auto-inflammation, en degré Fahrenheit, du papier. Cette température équivaut à un peu moins de 233 °C.)

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Quelques images du film

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Sur Youtube, vous pouvez trouver le film tiré de Fahrenheit 451, une pièce de théâtre, un audiobook.

Film de F. Truffaut, sorti en 1966.451 degrés Fahrenheit, c’est la température à laquelle brûle le papier. C’est aussi le sigle qui désigne les pompiers d’une époque future, dont la fonction est, non plus d’éteindre, mais d’allumer le feu. Il s’agit en effet, pour le bien d’une société devenue résolument « communautaire », de supprimer ce ferment d’individualisme qu’est la chose écrite. Et Montag, pompier d’élite, allume gaiement des autodafés sous l’oeil paternel de son capitaine, tandis que leurs contemporains, juxtaposés mais privés de moyens d’expression personnelle, se livrent au narcissisme. Ceci jusqu’au jour où une jeune fille au regard vif lui pose la question insidieuse : « Vous ne lisez jamais les livres que vous brûlez », et jusqu’au jour où il voit une femme préférer mourir « comme elle a vécu », avec ses livres. Montag se met à lire, et sa révolte croît contre une société dépersonnalisée ; sa femme, décidée à le quitter, le dénonce et il doit assister à la destruction des livres qu’il a finalement entassés chez lui. Mais il attaque soudain ses collègues et prend la fuite. Heureusement, la jeune filîe qui avait dû s’enfuir lui a indiqué un refuge : la région où vivent les « hommes-livres » qui ont appris par coeur un livre chacun, afin de le transmettre de génération en génération. Il les rejoint et, avec eux, répète le texte du livre qu’il a pu sauver, en attendant des jours meilleurs.

Le Ray’s Day se déroulera le 22 août prochain (le 22 août étant le jour de la naissance de Ray Bradbury en  1920.) C’est une initiative récente qui mérite d’être soutenue.

Vous pourrez y participer de différentes manières pour proclamer bien haut votre passion des livres et de la lecture. Pour découvrir le programme de manifestations déjà organisées dans les deux mondes (le monde réel  (IRL) et le monde numérique), vous pouvez vous rendre sur ce site : http://raysday.net/ ou suivre les discussions ici : #Raysday ou là : https://www.facebook.com/events/343482719136853/.

A la Little Free Library, ce jour-là, nous nous réunirons pour parler de ce que représente et ce qu’est pour nous la lecture. Si vous souhaitez participer, merci de vous inscrire par mail, le local est petit, les places sont limitées à 8 personnes. La réunion se tiendra de 16h à 18h.

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VITE ! VITE !LISONS !

VITE ! VITE !LISONS !
Voici un curieux système de « lecture » : les mots s’affichent rapidement un par un sur un écran, cela dans le but, est-il annoncé,  d’améliorer la vitesse de la « lecture ». Si cela semble intéressant  pour améliorer la vitesse de reconnaissance des mots, cela ne pourra jamais améliorer ce que l’on appelle la « lecture » en elle-même, autrement dit tout ce qu’englobe le fait de « lire » et les connaissances diverses que cela exige.  Ce savoir complexe qui est tout de même ce qui contribue au bonheur d’un bon lecteur qui tente toujours de le perfectionner.
Lecture et déchiffrement sont deux choses différentes, même si l’une à un besoin technique de l’autre. La qualité de la lecture n’est pas liée à la vitesse du déchiffrement, mais aux capacités plus ou moins pointues du lecteur à comprendre et apprécier et le contenu et la forme de ce qu’il lit, à sa culture.
De plus, nous ne lisons pas « mot à mot » (sauf à la maternelle). A peine lisez vous un mot que votre oeil est déjà parti en maraude à la recherche des suivants, voire les devine. Déchiffrer à toute vitesse sans comprendre le texte n’a aucun sens et pourrait même avoir des effet pervers: la lecture sans la compréhension !  Une vision de l’Enfer… Or, difficile de ne pas perdre le fil avec ce nouveau système.
La lecture ce n’est pas de la course à pied, nous ne sommes pas là, nous les lecteurs, pour remporter un championnat. Lire de la poésie, Shakespeare, Balzac ou Shopenhauer (même Cartland….c’est dire….) de cette façon doit être surréaliste et en prime donner le mal de mer car cela vous a un petit côté stromboscopique… Pouvoir relire plusieurs fois une belle phrase avant de passer à la suivante? Impossible, elle est déjà loin… Avec une telle invention, on se demande :  où va bien pouvoir se nicher le plaisir de lire, la rêverie, la réflexion qui nous font flâner sur un coin de page ? Et les livres que nous aimons « faire durer » ?
Mais comme tout ce qui touche à la lecture nous intéresse, il nous a semblé normal de parler de cette… invention.
Il existe depuis longtemps des méthodes de « lecture rapide » qui fonctionnent bien et qui permettent de gagner du temps lorsque l’on doit consulter des quantités invraisemblables de documents… Mais cela n’a rien à voir avec de la « lecture ».
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ARTICLE PARU DANS « LE MONDE »

Optimiser sa vitesse de lecture

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Dans les Neurones de la lecture, le neuroscientifique Stanislas Dehaene expliquait que ceux qui lisent 400 à 500 mots par minutes sont non seulement de très bons lecteurs, mais sont proche de l’optimalité, car avec « le capteur rétinien dont nous disposons, il n’est sans doute pas possible de faire beaucoup mieux ». Pourquoi ? Parce que ce sont nos saccades oculaires qui limitent notre vitesse de lecture. Il montrait que si on élimine la nécessité de bouger les yeux, un bon lecteur peut atteindre des vitesses de lecture faramineuses de 1100 à 1600 mots par minute. Et Dehaene d’imaginer que la présentation informatisée séquentielle rapide était certainement une méthode de lecture révolutionnaire pour demain.

Eh bien nous y sommes.

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La startup Spritz propose une technologie de lecture séquentielle rapide qui n’a besoin que d’un minuscule écran (celui d’une montre connectée par exemple ou d’un téléphone mobile) pour accélérer radicalement votre vitesse de lecture. Avec Spritz, réglé sur 1000 mots à la minute, il ne vous faudra que 77 minutes pour lire le premier volume d’Harry Potter, explique Business Insider. Pour cela, comme l’explique la startup, il suffit de présenter des mots d’une manière optimale. La seule limite à votre vitesse de lecture devient votre capacité cognitive personnelle à reconnaître les mots et à traiter leur signification.

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Le système Spritz présentant des mots à une vitesse de 250 et 500 mots par minutes.

Spritz n’est pas le seul système existant pour améliorer votre vitesse de lecture. L’application Velocity fonctionne sur le même principe, rapporte HuffingtonPost. Mais l’originalité supplémentaire de Spritz est que la technologie est disponible sous forme d’API, permettant d’imaginer des développeurs tiers l’utiliser pour l’intégrer à leurs équipements. Ce n’est donc pas vous qui allez utiliser une technologie particulière pour lire les contenus qui vous intéressent (pour autant qu’ils soient compatibles, et c’est bien le problème pour l’instant avec Velocity qui sait lire des articles de Pocket ou Instapaper ou du web, mais visiblement pas encore des epubs), mais demain de nouveaux équipements qui vont pouvoir vous la proposer afin que vos contenus s’y adaptent.

Reste à changer ses habitudes… à s’habituer à ce nouveau mode de lecture. Et force est de reconnaître que ce ne sera pas si simple… Les technologies semblent toujours s’ingénier à agrandir le fossé culturel. Reste à savoir enfin si le livre se joue en fonction play ? C’est-à-dire à comprendre ce que cette optimisation de la lecture signifie. Tous les livres peuvent-ils se lire ainsi ? La lecture n’est pas qu’optimisation. Face à un système qui nous transforme à notre tour en robot de lecture, où ménage-t-on un espace pour l’évasion, la rêverie, le retour sur soi ?

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