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Archives de Catégorie: Manuscrit

LES LIVRES A RELIURES BRODéES…

LES LIVRES A RELIURES BRODéES…

Les couvertures brodées, dont les plus anciennes datent de la période médiévale, sont de luxueux petits objets qui réjouissent tous les amateurs de l’objet livre. Les fonds de couvertures sont le plus souvent en velours, le matériau le plus approprié. Ceux en soie ou en satin sont plus fragiles. Les broderies sont en  fils de soie, d’or, d’argent et ornées de  bandes en or et argent. Les bandes de métal (ou « passants ») battues fines sont cousues avec des fils de soie qui les traversent. Les ajouts de paillettes ne sont pas courants, les ajouts perles prévalaient au XVe siècle.

les fils d’or/argent étaient fabriqués en jumelant de longues et fines bandes d’or ou d’argent autour d’un fil de soie ou de lin, fil  tissé  ensuite dans la matière première ou utilisé pour la broderie. Des petits anneaux en forme de tire-bouchons fabriqués avec ces fils enroulés capturent la lumière et font étinceler le support. L’or et l’argent ressortent mieux sur le velours et le résultat valait la peine du long travail que cela représentait.

Certaines broderies ou certaines parties des broderies sont épaisses, ce qui ajoute un aspect encore plus riche à l’ouvrage.

Les broderies représentent un peu tous les sujets ou thèmes : des scènes religieuses, des saints, des anges, des scènes de chasse, des armoiries, des fleurs, des animaux…

Ces ouvrages luxueux n’étaient pas destinés (et ne le sont toujours pas) à être rangés debout, mais posés à plat. On pourrait penser qu’alors seul le premier plat (visible) aurait dû être brodé, mais presque toutes les anciennes reliures brodées le sont des deux côtés. Le dessous est  plus usé mais les couleurs plus fraîches et vice-versa. Les couvertures en velours ont mieux passé l’épreuve du temps comparées à celles en soie ou satin qui délicatement rebrodées de soie sont très fragiles.

Les couvertures les plus riches, les plus travaillées, les plus spéctaculaires sont la plupart du temps issues de bibliothèques royales ou de celles de riches personnages. Ils appartiennent aussi aux trésors des cathédrales et des églises. Vous pourrez en admirer dans certains musées, certains châteaux ou dans les bibliothèques qui possèdent ce genre de fond. On  ignore ce qu’il en est des collections privées.

Tous les ouvrages brodées ne sont pas là simplement pour montrer sa richesse, son bon goût ou pour leur l’aspect solennel, certains sont utilisés au quotidien tels les livres de messe (missels), les livres de poèmes… et pas extension le journal intime (surtout chez les jeunes filles)… La broderie est alors une simple personnalisation qui penche plus vers la mignonnerie que l’ostentatoire.

Le livre de poche ne date pas d’hier, cela fait plusieurs siècles que de petits ouvrages sont été conçus pour être  réellement  transportés une poche ou un réticule. On  trouve encore assez facilement parmi tous ces anciens ‘livres de poche » des petits ouvrages brodés (notamment du XIXe siècle) à des prix très abordables (par exemple, la période victorienne a été friande de ces livres brodées ou protégés par un tissu brodé).

Les couvertures brodées qui avaient totalement disparues réapparaissent depuis quelques décennies par le biais des travaux manuels (DIY en anglais) et des forums dédiés qui mettent en avant créativité de tous à travers la personnalisation des objets du quotidien ou de collection. Broder une couverture pour ses livres préférés, un livre d’or ou un journal n’est pas rare.

Il faut préciser qu’il existe aussi des couvertures amovibles brodées (nous reparlerons bientôt de ces couvertures de protection). Elles sont très à la mode actuellement dans la mouvance du fait-maison fait-main (DIY).

Quelques images

(les copyright des visuels appartiennent aux auteurs,)

Court dress
ca. 1750
British
Blue silk taffeta brocaded with silver thread
Purchase, Irene Lewisohn Bequest, 1965 (C.I.65.13.1aÐc)
photography by mma, Digital File DT253710.tif
retouched by film and media (jnc) 9_7_11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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WILLIAM BLAKE, le poète et peintre retrouvé…

WILLIAM BLAKE, le poète et peintre retrouvé…

Tout le monde connait  les quatres vers suivants de l’incontournable poète britannique William Blake :

Ces quelques mots simples ont été traduits un grand nombre de fois de façons différentes. Ces vers sont tirés d’AUGURIES OF INNOCENCE (poème que vous trouverez en entier en fin de cet article). Blake fascine et inspire toujours autant les écrivains, les scénaristes du cinéma et de la télévision, il en va de même dans le monde de la musique puisqu’un certains nombre d’albums ou de morceaux trouvent leurs racines chez W. Blake, ainsi que dans l’univers de l’art graphique. William Blake est de ces créateurs qui nourrissent tout le monde, de ces créateurs qui sont des sources semble-t-il, inépuisables.

L’événement du moment, c’est l’histoire de ces  deux passionnés du travail  de Blake qui se sont mués en détectives amateurs et ont fini par  retrouver, à Londres,  la tombe du poète. Tout a commencé lorsque  Carol et Luis Garrifo voulurent se rendre sur la tombe de W. Blake. Au cimetière de Bunhill Fields, ils ne trouvèrent pour toute indication qu’une pierre annonçant que le poète reposait, ainsi que son épouse, « tout près d’ici ». Depuis 1965, l’emplacement de la vraie tombe avait été perdu. La dépouille avait été déplacée lors de l’agencement d’une nouvelle pelouse sur une partie du cimetière. Décidés à retrouver l’emplacement exact de la tombe, Carol et Luis endossèrent l’habit du détective et  épluchèrent durant deux ans les archives et des anciens plans. Et leurs recherches ont porté leurs fruits, ils ont retrouvé la sépulture de Blake.

La Blake Society a levé des fonds à hauteur de 30.000 livres sterling pour financer une pierre tombale. Celle-ci a été dévoilée le dimanche 12 août 2018, jour du 191e anniversaire de la mort du peintre-poète.

La nouvelle pierre fleuries lors de son inauguration le 12 Août 2018

Voici deux sites qui vous permettront de découvrir ou d’aller plus loin dans votre connaissance des travaux de William Blake :

http://www.blakesociety.org

http://zoamorphosis.com

William Blake n’était pas seulement un poète, mais aussi un peintre, un aquarelliste et un graveur prolifique. Ou peintre et aussi poète… Son travail graphique est aussi puissant que son travail d’écriture. Il a illustré, entre autresles oeuvres de Shakespeare, Milton, Dante et des passages de la Bible. Voici, ci-dessous, quelques images de ses créations.

 

 Il ne faut pas oublier, en regardant ses tableaux, ses dessins  que W. Blake est mort en 1827. De même que ses poèmes, ses oeuvres picturales ont largement été mise à contribution dans divers domaines. Vous pouvez voir ses oeuvres dans différents musées, dont la TATE, à Londres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oberon, Titania and Puck with Fairies Dancing c.1786 William Blake 1757-1827

The Ghost of a Flea c.1819-20 William Blake 1757-1827

 

 

 

 

 

 

 

Et un grand, un énorme merci,

à Carol et Luis Garrifo

pour nous avoir fait cet inestimable cadeau

 

Auguries of Innocence

Pour écouter ce poème dit par Stephen Moss, c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=loSd0OjRw1k
To see a World in a Grain of Sand 
And a Heaven in a Wild Flower 
Hold Infinity in the palm of your hand 
And Eternity in an hour
A Robin Red breast in a Cage 
Puts all Heaven in a Rage 
A Dove house filld with Doves & Pigeons 
Shudders Hell thr’ all its regions 
A dog starvd at his Masters Gate 
Predicts the ruin of the State 
A Horse misusd upon the Road 
Calls to Heaven for Human blood 
Each outcry of the hunted Hare 
A fibre from the Brain does tear 
A Skylark wounded in the wing 
A Cherubim does cease to sing 
The Game Cock clipd & armd for fight 
Does the Rising Sun affright 
Every Wolfs & Lions howl 
Raises from Hell a Human Soul 
The wild deer, wandring here & there 
Keeps the Human Soul from Care 
The Lamb misusd breeds Public Strife 
And yet forgives the Butchers knife 
The Bat that flits at close of Eve 
Has left the Brain that wont Believe
The Owl that calls upon the Night 
Speaks the Unbelievers fright
He who shall hurt the little Wren 
Shall never be belovd by Men 
He who the Ox to wrath has movd 
Shall never be by Woman lovd
The wanton Boy that kills the Fly 
Shall feel the Spiders enmity 
He who torments the Chafers Sprite 
Weaves a Bower in endless Night 
The Catterpiller on the Leaf 
Repeats to thee thy Mothers grief 
Kill not the Moth nor Butterfly 
For the Last Judgment draweth nigh 
He who shall train the Horse to War 
Shall never pass the Polar Bar 
The Beggars Dog & Widows Cat 
Feed them & thou wilt grow fat 
The Gnat that sings his Summers Song 
Poison gets from Slanders tongue 
The poison of the Snake & Newt 
Is the sweat of Envys Foot 
The poison of the Honey Bee 
Is the Artists Jealousy
The Princes Robes & Beggars Rags 
Are Toadstools on the Misers Bags 
A Truth thats told with bad intent 
Beats all the Lies you can invent 
It is right it should be so 
Man was made for Joy & Woe 
And when this we rightly know 
Thro the World we safely go 
Joy & Woe are woven fine 
A Clothing for the soul divine 
Under every grief & pine 
Runs a joy with silken twine 
The Babe is more than swadling Bands
Throughout all these Human Lands 
Tools were made & Born were hands 
Every Farmer Understands
Every Tear from Every Eye 
Becomes a Babe in Eternity 
This is caught by Females bright 
And returnd to its own delight 
The Bleat the Bark Bellow & Roar 
Are Waves that Beat on Heavens Shore 
The Babe that weeps the Rod beneath 
Writes Revenge in realms of Death 
The Beggars Rags fluttering in Air
Does to Rags the Heavens tear 
The Soldier armd with Sword & Gun 
Palsied strikes the Summers Sun
The poor Mans Farthing is worth more 
Than all the Gold on Africs Shore
One Mite wrung from the Labrers hands 
Shall buy & sell the Misers Lands 
Or if protected from on high 
Does that whole Nation sell & buy 
He who mocks the Infants Faith 
Shall be mockd in Age & Death 
He who shall teach the Child to Doubt 
The rotting Grave shall neer get out 
He who respects the Infants faith 
Triumphs over Hell & Death 
The Childs Toys & the Old Mans Reasons 
Are the Fruits of the Two seasons 
The Questioner who sits so sly 
Shall never know how to Reply 
He who replies to words of Doubt 
Doth put the Light of Knowledge out 
The Strongest Poison ever known 
Came from Caesars Laurel Crown 
Nought can Deform the Human Race 
Like to the Armours iron brace 
When Gold & Gems adorn the Plow 
To peaceful Arts shall Envy Bow 
A Riddle or the Crickets Cry 
Is to Doubt a fit Reply 
The Emmets Inch & Eagles Mile 
Make Lame Philosophy to smile 
He who Doubts from what he sees 
Will neer Believe do what you Please 
If the Sun & Moon should Doubt 
Theyd immediately Go out 
To be in a Passion you Good may Do 
But no Good if a Passion is in you 
The Whore & Gambler by the State 
Licencd build that Nations Fate 
The Harlots cry from Street to Street 
Shall weave Old Englands winding Sheet 
The Winners Shout the Losers Curse 
Dance before dead Englands Hearse 
Every Night & every Morn 
Some to Misery are Born 
Every Morn and every Night 
Some are Born to sweet delight 
Some are Born to sweet delight 
Some are Born to Endless Night 
We are led to Believe a Lie 
When we see not Thro the Eye 
Which was Born in a Night to perish in a Night 
When the Soul Slept in Beams of Light 
God Appears & God is Light 
To those poor Souls who dwell in Night 
But does a Human Form Display 
To those who Dwell in Realms of day
 

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LE LIEVRE ET LE MANUSCRIT…

LE LIEVRE ET LE MANUSCRIT…

Le lièvre et le lapin sont  omniprésents sur les enluminures des manuscrits anciens. Si l’anthropomorphisme semble dominer,  certains lapins (ou lièvres) « au naturel » sont dessinés avec réalisme ou beaucoup d’originalité.

Lièvre et lapin font partie depuis la plus lointaine antiquité des symboles courants.Toutes les civilisations leurs ont accordé< tel ou tel pouvoir, savoir, vertu, etc.

 

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TERRY PRATCHETT : DESTRUCTION DE SES OUVRAGES INéDITS…

TERRY PRATCHETT : DESTRUCTION DE SES OUVRAGES INéDITS…

Conformément à la volonté de Sir Terry Pratchett (disparu en 2015), ses ouvrages inachevés et/ou non publiés ont été détruits. Un disque dur contenant une dizaine de romans a été écrasé par un rouleau compresseur à vapeur datant du XIXe siècle surnommé Lord Jericho. L’événement s’est déroulé vendredi dernier en Angleterre lors de l’ouverture de la Great Dorset Steam Fair et a été supervisé par Rob Wilkins, ami et biographe de Sir Terry, qui gère l’héritage artistique de l’écrivain.

C’était de voeu de Pratchett  de voir effacer « «tout ce sur quoi il travaillait à sa mort en retirant les données de son ordinateur et de les placer dans un disque dur pour qu’il soit écrasé par un rouleau compresseur à vapeur».

Rob Wilkins et Lord Jericho

Rob Wilkins a précisé que le disque écrasé serait exposé au musée de Salisbury qui consacre une exposition à l’écrivain en Septembre prochain

«Je sais que Terry travaillait sur dix histoires qui n’ont jamais été publiées», a précisé  Richard Henry, le conservateur de l’exposition consacrée à l’écrivain au Salisbury Museum. «Mais j’ignore ce qu’il y avait dans le disque dur. En tant que fan, j’aime bien l’idée qu’un mystère subsiste», a-t-il ajouté, laissant entendre que ces travaux inédits auraient pu être conservés ailleurs.

Traduit en 35 langues, Pratchett est l’un des meilleurs auteurs de la seconde moitié du XXe et du début du XXIe siècle. La Saga du Disque-Monde est une oeuvre incontournable à placer dans toute bibliothèque qui se respecte. Les ouvrages hors saga sont aussi à lire sans réserve. Si vous recherchez des ouvrages intelligents, drôles, féroces, particulièrement bien écrits, explorant les méandres des comportements humains (ou pas humains),  et du fonctionnement de nos sociétés, le tout saupoudré de poésie et de magie, n’hésitez pas à pousser la porte du jardin de Terry Pratchett à la rencontre d’un monde et de personnages inoubliables. C’est pour cela que nous allons tous rêver de ces romans disparus….

S’il est toujours préférable de lire un ouvrage dans sa langue originelle, Pratchett se lit très bien en français en raison de la plus qu’excellente traduction de P. Couton.

Vous trouverez facilement toutes les informations concernant T. Pratchett sur le web : biographie, bibliographie, films, pièces de théâtre ou radiophoniques tirés des romans, produits dérivés, dates des événements liés à la saga Discworld, etc, ainsi que de passionnants forums ou sites de fans.

 
 

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LE PREMIER SALON DU LIVRE DE BAYEUX SE TIENDRA DU 22 AU 23 AVRIL…

Cinquante auteurs et illustrateurs de littérature générale, graphique et jeunesse, des éditeurs et libraires sont prévus, ainsi que diverses animations (ateliers, spectacle, performance, etc.)

 
Commentaires fermés sur LE PREMIER SALON DU LIVRE DE BAYEUX SE TIENDRA DU 22 AU 23 AVRIL…

Publié par le 14 mars 2017 dans Bayeux, Bibliothèque - Library, Ecriture_Writing, Ecrivain writer, imprimerie, imprimeur, Lecture-Reading, Liseuse, Littérature Litterature, Little Free Library, Manuscrit, Salon du Livre

 

BIBLIOTHEQUES MERVEILLEUSES…

Vaste bibliothèque imaginaire ou  bibliothèque-bureau intime et confortable…. des lieux dont tous les amoureux des livres aimeraient franchir la porte (quand il y en a encore une)…Quelques images sur ces thèmes

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BIBLIOTHEQUES IMAGINAIRES…

BIBLIOTHEQUES IMAGINAIRES…

S’il y a un lieu qui chatouille les imaginations en tous genres, c’est bien LA bibliothèque. Que ce soit une vaste bibliothèque publique ou une modeste bibliothèque privée d’une seule pièce, elle semble regorger des promesses les plus insolites, les plus oniriques, voire les plus dévergondées. C’est un lieu ou tout semble possible puisque la fiction peut aligner tous les possibles de l’imaginaire et les savoirs s’y étendre (parfois) sur des kilomètres de rayonnages. La bibliothèque est toujours construite au croisement de deux mondes, celui du romanesque et  celui des savoirs et de notre quotidien. 

Nombre de bibliothèques publiques et privées hébergées dans des bâtiments exceptionnels sont également décorées et meublées de façon parfois grandiose. Cela n’empêche pas que l’on en dessine encore et encore de plus fantastiques, de plus fantaisistes…

On a beaucoup exploité le thème de la bibliothèque dans les livres, au cinéma, en peinture, dans les jeux video… Voici quelques images de bibliothèques imaginées.

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LIVESCRIBE : L’ALLIANCE DU PAPIER ET DU NUMERIQUE

LIVESCRIBE : L’ALLIANCE DU PAPIER ET DU NUMERIQUE

Reprendre ses notes pour les taper (vous savez…parvenir à se relire….tout ça…) sera peut-être bientôt un lointain souvenir. Depuis quelques années, des stylos intelligents permettent de numériser directement nos gribouillis. L’objet a fait ses preuves et se démocratise, nous vous en rappelons donc l’existence. Livescribe de Moleskine, par exemple, est un bloc-notes papier qui numérise en temps réel sur l’écran de votre ordinateur, par l’intermédiaire du fameux stylo, les textes et dessins, permet de marquer la page, etc… A vous de trouver le modèle et la marque qui vous conviennent.

En savoir plus : http://shop.moleskine.com/en-us/notebooks-journals/livescribe/

ou ici : http://www.livescribe.com/fr/smartpen/
En vidéo : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=fqRiLCwL48c
De nouveaux Petits Objets de Compagnie à commander auprès de votre Père Noël habituel… (?)

 

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LES ARCHIVES HISTORIQUES DE LA CROIX ROUGE MISES EN LIGNE….

LES ARCHIVES HISTORIQUES DE LA CROIX ROUGE MISES EN LIGNE….

Les archives sont de plus en plus accessibles  au grand public. Numérisées, elles s’ouvrent à tous en quelques secondes. Ici, ce sont les archives mises en ligne par le Comité International de la Croix Rouge dont nous vous proposons le lien. Vous y trouverez des photos, des cartes postales, des documents divers. Présente sur tous les conflits, la Croix Rouge a su engranger des documents, des témoignages incontournables  pour ceux qui sont curieux de notre histoire récente : http://grandeguerre.icrc.org/fr

 

Les photos ci-dessous, prisent durant la guerre de 14/18, proviennent de leur site.

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DES LIVRES RELIéS EN PEAU HUMAINE…

DES LIVRES RELIéS EN PEAU HUMAINE…

Trois livres reliés avec de la peau humaine ont été découverts dans trois bibliothèques différentes de l’Université de Harvard.

© Droits réservés – AFP –

Macabre découverte : des universitaires d’Harvard ont découvert que trois livres de leur bibliothèque étaient reliés avec… de la peau humaine ! En effet, des ouvrages, dont le cuir leur paraissait suspect et qui traitent de lois médiévales, de poésie romaine et de philosophie française, ont été trouvés dans trois bibliothèques différentes du campus. Dans un exemplaire des Métamorphoses, une simple note « relié avec de la peau humaine » en témoigne. #VULU // DES LIVRES RELIÉS AVEC DE LA PEAU HUMAINE ONT ÉTÉ DÉCOUVERTS À HARVARD

Un paragraphe dans le livre Practicarum quaestionum circa leges regias donne plus de détails : « Ce livre est tout ce qu’il me reste de mon cher ami Jonas Wright, qui fut écorché vif le 4 août 1632. Qu’il repose en paix. » Et il se pourrait qu’il y ait davantage de reliures de ce genre, seul un test ADN pourrait l’en attester. Une trouvaille assez morbide, qui ne manquera pas de fasciner les étudiants d’Harvard et ailleurs.

La méthode n’est pourtant pas aussi surprenante que cela : ce type de reliage, nommé « Anthropodermic bibliopegy » était plutôt commun durant le 17e siècle, en particulier pour les livres sur l’anatomie, sur les testaments et dernières volontés. La peau humaine était le plus souvent prélevée à partir de criminels exécutés.

Quelques informations complémentaires sur ces pratiques :

La reliure des livres en peau humaine : L’Anthropodermic bibliopegy.

L’Anthropodermic bibliopegy, ou la pratique de la reliure des livres en peau humaine, remonte au moins au 17e siècle. Peut-être le plus extraordinaire exemple de cet art est un livre datant de 1837 et intitulé « Récit de la vie de James Allen, alias George Walton ». Walton a toujours insisté sur le fait qu’il était  » maître de sa propre peau « , et à son exécution, il demanda que sa vie criminelle devait être relié avec son épiderme d’où l’inscription sur la couverture de la mention suivante « HIC LIBER WALTONIS CUTE COMPACTUS EST » –  » qui traduit donne :

« Ce livre a été écrit par Robert Walton et relié dans sa propre peau »

 

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On soupçonne à juste titre aujourd’hui que plusieurs ouvrages de ce type figureraient dans plusieurs bibliothèques de par le monde.

Très souvent la peau était « léguée » par la personne, pour qu’elle soit utilisée de cette manière particulière mais l’essentiel des peaux destinées à la reliure de livres provenaient surtout de criminels exécutés.

Dans L’ami de la religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire, Tome 145 de 1850, on peut remarquer l’extrait suivant :

Une tannerie de peau humaine en 1793

Dans un catalogue de livres de la bibliothèque de M. Villenave, en novembre 1849 vendus publiquement à Paris, on lisait, sous le numéro 889, le singulier article que voici :
Constitution de la république française. Dijon, 1795,1 volume ia-48, relié en peau humaine.

En tête de ce livre, éminemment démocratique, comme on le voit, et par le fond, et par la forme, était écrite la Déclaration des droits de l’homme. Le volume était réellement relié en- peau humaine imitant le veau fauve : il a été acheté par un libraire du quai Malaquais, qui dut assurément le payer fort cher.

Beaucoup de personnes vont s’imaginer peut-être que cette reliure en peau humaine est une de ces diaboliques inventions réactionnaires que les blancs se plaisent à propager sur te compte des amis de ce bon M. de Robespierre et de son digne rival M. Marat. La chose est pourtant bien certaine. Il est même fort étonnant qu’il ne se rencontre pas plus souvent de ces catéchismes révolutionnaires reliés en peau d’aristocrate, car à cette bienheureuse époque, il se faisait un assez grand usage de ce genre de reliures ; il y avait des fabriques où l’on tannait la peau humaine, absolument comme le cuir de bœuf et de cheval, et l’on en faisait de beaux volumes qui se vendaient à un prix fou.

Et ceci n’est pas encore un conte fait à plaisir pour faire peur aux enfants, et appeler la défaveur sur ces bénins philanthropes de 93.

De 1792 à 1794, il existait à Meudon, près de Paris, une tannerie de peau humaine. Selon l’historien Montgaillard :

On tannait à Meudon la peau humaine, et il est sorti de cet affreux atelier des peaux parfaitement préparées. Les bons et beaux cadavres des suppliciés étaient écorchés, et leur peau tannée avec un soin particulier. La peau des hommes avait une consistance et un degré de bonté supérieurs à la peau des chamois ; celle des femmes présentait moins de solidité, a raison de la mollesse des tissus. (Montgaillard, Histoire de France, 3e édition, tom. 7, p. 64 en note.)

On voit par cette citation, dont nous indiquons l’auteur, le volume et la page, que nous n’inventons pas. La chose n’a d’ailleurs rien d’impossible, s’il est une fois admis que nos terroristes de la première heure aient aimé assez peu les aristocrates pour les peler et passer leur peau tout comme celle des quadrupèdes, car la science nous apprend que la peau humaine se prépare exactement par le même procédé que celle des animaux. On peut lire, à cet effet, l’article sur la Peau de l’Encyclopédie, qui donne tous les détails désirables sur le traitement des peaux humaines, et leur conversion en livres patriotiques par la méthode de 1793.

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II est encore certain que les peaux aristocratiques ont servi à confectionner d’autres objets que des reliures, car la même Encyclopédie nous apprend qu’un chirurgien de Paris, qui porte le nom et est probablement l’aïeul de notre célèbre romancier socialiste, fit présent au cabinet du roi d’une paire de pantoufles, faites avec de la peau humaine, et sortant de la tannerie de Meudon.

Depuis 1793, l’usage des peaux humaines a totalement disparu de l’industrie française ; c’est pourquoi beaucoup le prenaient pour une pure fable, avant la découverte d’un volume de la Constitution de la République française, vendu, naguère à Paris. » Et l’on dira, après cela que les révolutionnaires de 95 n’étaient pas des hommes de génie, et qu’ils ramenaient la France à la barbarie ! Le progrès humain alla-t-il jamais plus loin : la peau humaine appliquée à l’industrie en général et aux cordonniers en particulier !…

On ne nomme pas le relieur du siècle dernier qui avait confectionné la reliure d’un petit volume in-18 de 103 pages, vendu à la vente de feu Villenave, intitulé : Constitution de la république française, et imprimé a Dijon en 1793, du, P. Causse. H est sur papier vélin et doré sur tranche. La reliure, avec trois filets dorés sur plat, imite le veau fauve, et une note écrite de la main de Villenave, sur un feuillet placé avant le titre, indique que le livre est relié en peau humaine. On a parlé à la même époque de culottes, de bottes, de pantoufles en cuir humain. Aussi bien, ce n’était pas la un premier essai, comme on serait tenté de le croire ; et une vingtaine d’années auparavant le célèbre Hunier avait absolument tenu à faire relier en peau humaine un traité sur les maladies de la peau. C’est un procès entre lui et son relieur qui révéla cet acte d’excentricité.

On a relié des livres avec toutes sortes de peaux : ainsi l’on a employé les peaux de truie pour recouvrir les gros livres de plain-chant ; et l’on cite même quelques exemples de reliure singulière, dus à des fantaisies d’amateur. Le bibliophile anglais Dibdin raconte qu’un particulier avait fait relier en peau de cerf un traité sur la chasse ; qu’un autre fit couvrir d’une peau de renard, l’Histoire de Jacques II, par Fox, et que le docteur Askew possédait un livre sur l’anatomie, relié en peau humaine. Il y’a quelques années, nous pouvions lire :

Dans quelques jours va être mis en vente aux enchères un ouvrage publié en Angleterre en 1606 relatant par le menu les accusations portées par la couronne britannique contre les conspirateurs catholiques ayant cherché à faire sauter le parlement (la mémoire protestante a conservé vivace le nom d’un d’entre eux : Guy Fawkes).

Son titre est tout un programme “ A True and Perfect Relation of the Whole Proceedings Against the Late Most Barbarous Traitors Garnet, a Jesuit, and His Confederates”.

On trouve dans ce texte les détails scabreux de l’exécution particulièrement cruelle d’un jésuite anglais, Henry Garnet, qui avait reconnu être au courant de la conspiration et de n’avoir rien fait pour l’arrêter. Propriété d’un collectionneur qui souhaite demeurer anonyme, l’ouvrage présente la particularité d’être relié, selon la légende, en peau humaine. Plus précisément avec la peau du jésuite exécuté. D’ailleurs certains remarquent que l’empreinte de son visage serait sur le livre.

 

Livre en peau humaine
Livre en peau humaine

 

Maria Teresa de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe, une amie proche de Marie-Antoinette assassinée en 1792 qui selon la tradition, fût trainée dans les rues, tête exposée sur un pic et selon la légende,la peau de ses cuisses fut utilisé pour relier un livre.

 

Maria Teresa de Savoie-Carignan

 

Un autre exemple est celui de John Horwood, qui a été pendu à l’âge de 18 New Bristol (Royaume-Uni) en 1821 pour le meurtre d’Eliza Balsum. Sa peau servit à la reliure de ses propres mémoires, Le texte sur la couverture montre un crâne avec une légende centrale « Johannis Horwood Cutis vera» ( La véritable peau de John Horwood).

Le livre est aujourd’hui conservé au Bristol Record Office.

En 1827, William Corden tue sa maitresse Maria Martin à Red Barn (Royaume-Uni). Il fut pendu à Bury St.Edmunds en 1828. Après son exécution la peau de son dos servit à relier le livre pour la confection d’une histoire de la criminalité. L’exemplaire est actuellement au Moyse’s Hall Museum à Bury St. Edmunds.

 

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La bibliothèque publique de Cleveland possède un Coran relié avec la peau d’un chef d’une tribu arabe. Acquis en 1941 et qui appartenait à Bushiri ibn Salim.

Dans les années 90, David Ferris de la bibliothèque de la faculté de droit de l’Université de Harvard, trouva une curieuse note écrite à la dernière page d’un livre de loi espagnol datant de 1605 : La couverture de ce livre est tout ce qui reste de mon ami Jonas Wright qui a été écorché vif le 4 aout 1632 par les Wavuma. (Une tribu africaine). En 1992, un petit bout du livre fut l’objet d’un test ADN, mais l’essai ne fut pas concluant car le tannage avait complètement détruit l’ADN. Sur la base de ses recherches sur l’histoire du livre, David Ferris croit que l’inscription est exacte et que le livre est en effet relié en peau humaine.

Enfin, la bibliothèque de Harvard possède un des nombreux exemplaires de la Danse Macabre, datant de 1816 mais un exemplaire relié en peau humaine par le grand relieur londonien Joseph Zaehnsdorf en 1893.

 

Livre en peau humaine

 

Selon plusieurs sources, certains fétichistes ont eu des livres recouvert de la peau de poitrine féminine. Les frères Goncourt dans Mémoires de la vie littéraire (1888) relatent, en 1866, que des médecins de l’hôpital de l’intérieur de Clamart (Paris) ont été licenciés après qu’on ait découvert qu’ils avaient vendu la peau de la poitrine d’une femme morte dans une morgue du Faubourg Saint-Germain .

C’est l’éditeur de livres érotiques Isidoro Liseux (1835-1894), qui déclara avoir vu le premier volume de la huitième édition de Justine du marquis de Sade, relié de cette façon.

Iwan Bloch (1872-1922), dermatologue de Berlin et le père de la sexologie moderne, qui possédait une bibliothèque de plus de 40.000 exemplaires, a également noté l’utilisation de cette peau .

La bibliothèque de Camille Flammarion, à l’observatoire de Juvisy contenait un exemplaire de son astronomie populaire reliée en peau humaine. c’est Une admiratrice de Camille, qui avait demandé à ce qu’à sa mort sa peau soit utilisée pour relier ce livre qu’elle appréciait par dessus tout.

La peau humaine est si malléable pendant le processus de tannage que n’importe quel autre animal. Le tannage augmente l’épaisseur et la transforme en un cuir souple et grains fins.

Selon certains auteurs, la peau humaine est semblable à celle du veau, mais il est difficile de supprimer complètement les poils de l’épiderme.

D’autres chercheurs disent que la texture de la peau humaine ressemblerait énormément à celle du porc. Un dernier exemple avec la peau de James Johnson, pendu en 1818 à Norwich (Royaume-Uni) qui a été utilisé pour relier une copie du dictionnaire Samuel Johnson.

 

 

A-t-il existé des tanneries de peau humaine ? Par le Docteur Cabanes

Le texte qui suit est tiré de l’ouvrage Les Indiscrétions de l’histoire, cinquième série, Librairie mondiale, Paris, 1908, p. 303-323.

Une légende qui a cours encore dans certains milieux, et qui de temps à autre reparaît, veut qu’aient fonctionné, en pleine Terreur, des tanneries de peau humaine. Cette légende mérite-t-elle d’être discutée ? Repose-t-elle sur des bases sérieuses ? Nous allons dire sans plus tarder quel en a été le point de départ.

Citons, tout d’abord, les témoignages contemporains. Voici ce que rapporte le conventionnel Harmand (de la Meuse) :

« Une demoiselle, jeune, grande et bien faite, s’était refusée aux recherches de Saint-Just: il la fit conduire à l’échafaud. Après l’exécution, il voulut qu’on lui représentât le cadavre, et que la peau fût levée. Quand ces odieux outrages furent commis, il la fit préparer (la peau) par un chamoiseur et la porta en culotte. Je tiens ce fait révoltant de celui même qui a été chargé de tous les préparatifs et qui a satisfait le monstre ; il me l’a raconté, avec des détails accessoires que je ne peux pas répéter, dans mon cabinet, au Comité de Sûreté générale, en présence de deux autres personnes qui vivent encore. Il y a plus : c’est que, d’après ce fait, d’autres monstres, à l’exemple de Saint-Just, s’occupèrent des moyens d’utiliser la peau des morts et de la mettre dans le commerce. Ce dernier fait est encore constant. Il ne l’est pas moins que, il y a environ trois ans, on mit aussi dans le commerce de l’huile tirée des cadavres humains : on la vendait pour la lampe des émailleurs.

« Quant au fait relatif à Saint-Just, on m’a raconté depuis, qu’un homme bien connu, ayant perdu une dame à laquelle il était très attaché, avait employé le même moyen, pour conserver un reste ou un souvenir matériel de l’objet de ses affections [1]. »

Cette historiette nous paraît suspecte par son exagération même ; elle a pourtant trouvé crédit auprès d’historiens qui ne se sont pas contentés de l’adopter, mais qui l’ont encore agrémentée d’amplifications plus ou moins ingénieuses.

Le vicomte de Beaumont-Vassy, qui s’est fait l’écho de maints autres racontars [2], assure avoir eu entre les mains un manuscrit se rapportant à divers épisodes de la Révolution. Ce manuscrit, ou plutôt cette chronique des événements de l’époque, avait pour auteur un brave propriétaire picard, qui s’était rendu à Paris beaucoup moins par curiosité que pour ses affaires et qui avait eu l’idée de tenir avec une grande exactitude une sorte de journal, dans lequel se trouvaient relatés, sans réflexions compromettantes d’ailleurs, les faits auxquels il lui avait été donné d’assister. L’original de ce manuscrit était tombé entre les mains du vicomte, grâce à l’obligeance du fils du propriétaire picard, devenu, sans y penser, un intéressant chroniqueur. M. de Beaumont-Vassy reconnaît y avoir puisé, mais l’avoir résumé – lisez : tripatouillé – avant de le présenter à ses lecteurs.

Le journal en question parlait, prétend-il, de la vénalité de Danton, de celle de Mirabeau, qui ne se défendait pas de s’être laissé acheter, mais qui ne voulait pas s’être vendu ; des dernières séances du procès de Louis XVI, rapportées par un témoin oculaire, etc.

Notre bourgeois avait également fréquenté les clubs, particulièrement celui des Jacobins. Là, il avait entendu Gonchon, l’orateur du faubourg Antoine, demander que le ci-devant château des Tuileries fût démoli, qu’on mît en vente les matériaux de démolition… et qu’on livrât à la culture des plantes potagères le jardin, « délices de la gent aristocrate » ! C’est à cette même assemblée que Cambacérès, le futur archichancelier de l’Empire, avait demandé la mise hors la loi de tous ceux qui arboreraient le signe de la royauté, motion qu’il reproduisit à la Convention, et qu’il fit convertir en décret.

Quelques mois plus tard, notre Picard se promenait dans les quartiers voisins du Temple. À certain moment, il se trouva engagé dans la rue des Vieilles-Haudriettes, presque en face de la boutique d’un corroyeur, que son odeur spéciale faisait reconnaître à distance. Tandis qu’il était plongé dans ses réflexions, il vit venir à lui un jeune homme marchant d’un pas pressé : il n’eut pas de peine à reconnaître un de ses compatriotes, le déjà célèbre Saint-Just, député du département de l’Aisne à la Convention, le séide, l’ami fidèle de Robespierre.

Saint-Just, alors âgé de vingt-quatre ans, était doué d’un physique agréable, d’une tournure élégante, pourvu, en un mot, de tous les attraits qui rendent la jeunesse séduisante.

– Par quel hasard nous rencontrons-nous ici ce soir ? demanda, du ton sec qui lui était habituel, le beau conventionnel à son compatriote.

– Je profite de mon séjour dans la capitale pour la visiter dans ses moindres recoins, lui répondit l’interpellé.

– Pouvez-vous m’attendre quelques instants ? J’entre chez ce corroyeur, à qui je n’ai que quelques mots à dire et je vous retrouve ; nous causerons du pays, tout en marchant.

Soit qu’il eut mal compris, soit plutôt qu’il feignit, poussé par la curiosité, d’avoir mal interprété les paroles de Saint-Just, notre bourgeois rentra avec ce dernier dans la boutique du mégissier. Rentré chez lui, il consignait sur ses tablettes le dialogue suivant, qu’il affirme avoir entendu, et dont nous lui laissons, ou plutôt dont nous laissons à celui qui le rapporte d’après lui, l’entière responsabilité.

– On m’a assuré, citoyen (Saint-Just avait le premier pris la parole), que tu tannes la peau humaine ?

– C’est vrai, citoyen, mais franchement, cela ne fait pas de fameuse marchandise. Pourtant, il y a près de Charenton un établissement, où la chose se fait en gros, et qui marche assez bien ; par exemple, pour la reliure des livres, cela remplace admirablement de la peau de veau. Dernièrement on a relié de la sorte un exemplaire de la Constitution et on doit l’offrir à la Convention nationale, si ce n’est déjà fait.

– Fort bien ; mais on peut en faire des culottes, n’est-ce pas ? cela doit être agréable à porter.
– Sans doute on en fait, mais ce n’est pas bien solide, quelque soin qu’on prenne pour les apprêter.
– Peau de femme ou peau d’homme, c’est la même chose, n’est-ce pas ?
– Oh ! que non, il y a même une assez grande différence et celle-là demande beaucoup plus de précautions, la peau de femme étant généralement plus fine que celle de l’homme.
– Enfin on peut l’employer.
– Pour culottes ou pour gants ?
– Ah ! c’est vrai, on pourrait aussi en faire des gants. Mais pour culottes ?
– On essayera ; seulement, je vous l’ai dit, citoyen, la peau d’homme serait infiniment plus solide. Les deux meilleures que j’aie préparées étaient celle d’un soldat suisse et d’un autre gaillard guillotiné dans toute la force de l’âge.
– C’est bon, je verrai cela, et si je me décide, je renverrai une peau de ma connaissance.
– Soyez tranquille, je vous arrangerai cela de mon mieux.
– J’y compte.
– Mais je ne garantis rien.
– C’est entendu, bonsoir. »

Et Saint-Just sortit de la boutique, suivi de son compagnon, qui ne savait s’il devait en croire ses oreilles.

Quelle pouvait bien être cette peau de la connaissance de Saint-Just ? Était-ce une peau de femme, comme le langage du conventionnel pouvait le faire supposer ?

Après un silence calculé, notre bon Picard se prit à dire d’un air narquois :
– Ah ! citoyen représentant, tu veux te faire faire des culottes avec la peau d’une femme, d’une jolie femme, bien sûr ?
– Peut-être, dit Saint-Just d’un air sombre et singulier. Et il changea de conversation. La citoyenne à laquelle il était fait allusion, était-ce la jeune Sartines ou la toute belle Mlle de Sainte-Amaranthe, qui aurait eu, dit-on, le rare courage de repousser les avances du fougueux Saint-Just ?

Le conventionnel, s’entendant avec un aide du bourreau, aurait-il fait mettre de côté le cadavre de celle qui avait refusé d’être sa maîtresse, et aurait-il envoyé sa peau au corroyeur de la rue des Vieilles-Haudriettes ? Rien n’autorise à l’affirmer, pas plus qu’on ne pourrait tenir pour certaines les relations intimes de Saint-Just avec la belle Emilie. On objectera qu’il assista, impassible, à l’exécution de la jeune femme, sur la place de la Révolution. Adossé au Garde-Meuble, et ne se dissimulant même pas, il aurait suivi dans ses détails l’exécution ; mais ceci n’a rien de surprenant. Fouquier-Tinville s’était bien dérangé pour ce spectacle rare, de soixante têtes coupées le même soir, et tous les pourvoyeurs de la guillotine voulurent voir si l’héroïsme des Chemises Rouges ne se démentirait pas.

Pour en revenir au récit de notre bourgeois ; nous aurions pu, à la rigueur, le tenir pour véridique, si sa publication n’était postérieure à celle du conventionnel Harmand, dont il semble n’être que la réédition, revue et considérablement augmentée ; et surtout si l’on n’y relevait des erreurs manifestes.

Il y est, par exemple, fait mention d’une tannerie de peau humaine « près de Charenton » : or, c’est à Meudon, d’après toutes les versions du temps, qu’existait un établissement où l’on tannait les peaux (nous ne disons pas les peaux humaines), et nous ne sachions pas que Meudon soit dans le voisinage de Charenton. C’est aussi de Meudon que nous parle un romancier qui se donne des apparences de mémorialiste [3] et qui aurait fait un excellent dramaturge, pour peu qu’il en eût eu la velléité. C’est à Meudon qu’avait été édifié l’établissement dont il nous fait un épouvantail. À la fête du 20 prairial, la fête de l’Être Suprême, plusieurs représentants, parmi lesquels Drouet, Lebas, Choudieu, Billaud-Varennes, etc., auraient porté des culottes en peau de chrétien ou de chrétienne, provenant de la fameuse tannerie.

« Je n’affirme ni ne conteste la chose, dit prudemment notre fabricant de légendes ; je n’ai pas été à même de la vérifier ; mais ce que j’affirme en pleine sûreté de conscience, c’est que tout le monde le croyait alors ; c’est que, malgré la terreur qui était à l’ordre du jour, cela se disait à peu près tout haut ; c’est qu’à Meudon surtout, personne n’en doutait, et que les habitants de ce village montraient avec une mystérieuse terreur les fenêtres de la salle du vieux château où se faisaient, suivant eux, ces horribles manipulations ; c’est qu’ils assuraient que chaque nuit l’on entendait le roulement lugubre des chariots couverts, qui voituraient là les troncs humains, que l’échafaud de la place de la Révolution envoyait alimenter la tannerie… »

Le commentaire qui suit va malheureusement tout gâter : « Et pourquoi pas ? conclut le narrateur. Pensez-vous que ce fût, en effet, calomnier beaucoup les chefs du gouvernement révolutionnaire, que de les supposer assez peu scrupuleux pour se faire des pantalons collants avec les peaux de leurs victimes ? »

In cauda venenum… C’est un homme de parti qui se révèle : sa déposition nous est désormais suspecte. Devons-nous ajouter plus de foi aux assertions d’un écrivain qui, sur un ton dogmatique et tranchant, vient appuyer de son autorité contestable ce qu’ont proclamé avant lui, sans plus de preuves, des témoins de seconde ou de troisième main ? « Aucun homme instruit, ayant sérieusement étudié la fin du dernier siècle, écrit Granier de Cassagnac [4], ne peut ignorer qu’on essaya avec un plein succès de tanner les peaux humaines. Il y a un mémoire de Roland, le célèbre Girondin, qui proposait à l’Académie de Lyon de distiller les os et la graisse des morts pour en faire de l’huile… »

Ailleurs, le même écrivain atteste avoir reçu deux lettres qui, selon son expression, lèvent « tous les doutes ». La première émanait d’un avocat à la Cour d’appel, qui tenait de son père, âgé de quinze ans à l’époque, qu’un mégissier d’Étampes « passait » pour préparer des peaux humaines, dont il faisait des culottes pour les officiers. La deuxième lettre était celle d’un ancien commissaire des guerres, prétendant avoir connu plusieurs camarades de régiment, qui revêtaient les grands jours des culottes de même provenance. Enfin, un M. Bérard aurait raconté, en 1847, à l’historien des Girondins, l’anecdote suivante :

M. Bérard tenait d’un vieillard, qu’avant la Révolution, celui-ci avait fait tanner la peau d’une servante pendue pour vol domestique, et qu’il s’en était fait une culotte ; quand il était en colère, il tapait vigoureusement sur ses cuisses en s’écriant : « Tiens ! voilà pour toi, coquine ! » Pour donner plus de poids à sa thèse, qu’il sentait bien n’être appuyée que sur des ragots et des cancans de portière, Cassagnac cite des auteurs de l’époque, qu’il considère comme des autorités, et qui sont, on l’a démontré depuis, fort sujets à caution : tels Prud’homme, dont L’Histoire impartiale des Révolutions est un tissu de calembredaines, entremêlées de quelques rares vérités ; Danican, qui parle vaguement, en quelque endroit de ses Brigands démasqués, d’un homme qui serait venu, il ne dit pas à quelle date, à la barre de la Convention, annoncer un procédé simple et nouveau, pour se procurer du cuir en abondance : ce procédé, on devine quel il est, quand on lit, dans le même ouvrage, que Barère et Vadier furent les premiers à porter des bottes faites de cuir humain. Ajoutons que Danican a été à la solde de tous les gouvernements ; c’est un espion qui a écrit son pamphlet loin de France, où il était allé mendier le pain de la trahison ; il n’y a pas lieu de s’arrêter à ses divagations subventionnées. Passons à des arguments plus sérieux.

Il y aurait, dit-on, « un fait matériel, constatant d’une manière péremptoire (sic) l’existence des tanneries dont il s’agit [5] ». Cette preuve ou plutôt ces preuves matérielles seraient : une affiche du temps, et un exemplaire de la Constitution de 1793, reliés tous deux en peau humaine. M. Louis Combes [6] a fait connaître le texte du placard, copié sur l’original même. Le titre se détache bien en relief :

RÉPONSE À L’AFFICHE
De BILLAUD-VARENNE, VADIER, COLLOT et BARÈRE
Contre le Rédacteur du Journal des Lois
Signé : F. GALETTI.
et au-dessous on lit :

Plusieurs journaux avaient parlé avant nous des prétendues tanneries de Meudon. Le fait nous parut si hasardé que nous le reléguâmes dans les on-dit, et nous nous contentâmes, dans un mémoire suivant, de rapporter littéralement les détails que donnait à ce sujet une feuille accréditée. Billaud-Varenne, Vadier, Collot et Barère ont cru bon et utile de signer une grande affiche bleue contre nous seuls ; elle couvre tous les murs de Paris, et nous voilà dénoncés par des hommes que toute la France dénonce !!!

À la première explication que nous venons de donner, nous n’ajouterons que le fait de la tannerie humaine, s’il n’a pas existé à Meudon, a certainement existé ailleurs, puisqu’un de nos abonnés nous envoie, comme un digne monument des décemvirs, une Constitution de 1783, imprimée à Dijon chez Causse, sur un papier vélin et reliée en peau humaine, qui imite le veau fauve. Nous offrons de la montrer à tous ceux qui seraient curieux de la voir…

Cette Constitution devint plus tard la propriété d’un historien de la Révolution, Villenave, qui y joignit un exemplaire de l’affiche et une note destinée à l’authentifier. Muni de telles références, le livre fut mis en vente et acquis en 1849, à un prix assez élevé, par un libraire parisien. Nous en perdons la trace jusqu’en 1864 ; le 13 février, le volume qui avait déjà fait tant de bruit, était vendu, par les soins de M. France, le père du maître styliste et délicieux conteur, pour la coquette somme de 231 francs. Cet exemplaire, qui a eu depuis plusieurs possesseurs, dont le marquis de Turgot, fut acheté en 1889 par la bibliothèque Carnavalet. C’est à cette bibliothèque que nous avons vu, il y a quelques années, ce curieux volume. C’est un in-12, très joliment relié, avec filets sur les plats, dentelle intérieure et des gardes en papier coquille, doré sur tranches ; la note autographe de Villenave y était encore annexée. « On dirait du veau », assure le rédacteur de l’affiche. Nous y reconnaîtrions plutôt de la basane fauve, avec cette différence que le grain est ferme, poli et serré, doux au toucher.

Rien, en tout cas, ne décèlerait l’origine humaine de cette peau, sans la note de Villenave. Au surplus, même en admettant qu’il s’agit bien de peau humaine, rien ne prouve qu’elle ait été tannée, par ordre de la Convention, dans un établissement de l’État, aux dépens des contre-révolutionnaires.

Mais nous ne sommes pas au bout de notre démonstration ; nous avons encore des témoins à entendre.

Le bibliophile Jacob, qu’il ne faut pas toujours croire sur parole, prétendait avoir connu « un vieil escompteur de la librairie, du nom de Souterre, – drôle de nom, – qui avait été jadis Hussard de la Mort », lequel lui avait assuré avoir porté une culotte en peau ou en cuir humain, faite d’une seule pièce. Notre bibliophile avait été également en relation avec un architecte, qui était, en 1823, un des plus terribles exécuteurs de la Bande Noire : il rasait les châteaux, aussi impitoyablement que la guillotine faisait tomber les têtes. Cet architecte lui avait confié que, se trouvant à l’armée, il avait porté une culotte de peau humaine « fort bien tannée, fort souple et fort convenable ».

« Vous ne me ferez pas croire, lui dit en plaisantant l’excellent Jacob, que votre culotte était sans coutures [7] ».

Paul Lacroix ajoutait qu’il lui était passé entre les mains un ouvrage, où il est question, en termes circonstanciés, des tanneries de peau humaine. L’auteur de cet ouvrage [8] devait, dit-il, savoir la vérité, puisqu’il avait été l’ami de Camille Desmoulins et son collaborateur ; il est vrai qu’il avait été aussi l’ami et le compagnon de détention, à Saint-Lazare, d’André Chénier, qui ne partageait pas précisément les sentiments politiques de Camille. Quoi qu’il en soit, voici ce que rapporte ledit ouvrage :

Quel est le peuple d’Europe qui ne prend pas pour une fable l’établissement de la tannerie de peau humaine à Meudon ? On se souvient cependant qu’un homme vint à la barre de la Convention, annoncer un procédé simple et nouveau pour se procurer du cuir en abondance ; que le Comité de Salut public lui accorda l’emplacement de Meudon, dont les portes furent soigneusement fermées, et qu’enfin plusieurs membres de ce comité furent les premiers qui portèrent des bottes faites de cuir humain. Ce n’était pas au figuré que Robespierre écorchait son peuple, et comme Paris fournissait des souliers aux armées, il a pu arriver à plus d’un défenseur de la patrie d’être chaussé avec la peau de ses parents et amis.

Cette déclaration est, comme les précédentes, une assertion sans preuves. Nous y retrouvons, presque sans modification, des phrases empruntées à Danican, dont nous avons établi la valeur testimoniale.

Il y a cependant un fait à retenir de ce qui précède : c’est qu’il a existé à Meudon un établissement où l’on se livrait à des manipulations mystérieuses. De plus, la tradition s’était conservée que, dans ce même château de Meudon, on avait fait des essais de tannage de peau humaine, mais à une époque antérieure à la Révolution : ne racontait-on pas que, vers la fin du règne de Louis XV, un anatomiste, qui n’était autre que le grand-père d’Eugène Sue, avait remis au roi une paire de pantoufles, confectionnées dans son laboratoire ; que le duc d’Orléans était apparu un soir, dans les salons du Palais-Royal, vêtu d’une culotte de peau humaine ? Un Dictionnaire d’histoire naturelle de l’époque n’allait-il pas jusqu’à donner la recette, à la portée de qui voulait en faire l’épreuve, pour tanner la peau de son semblable ? Aussi, quand le Comité de Salut public décida la création, à Meudon, d’un établissement dont on ne faisait pas connaître la destination, établissement qui était entouré de murailles épaisses, dont il était défendu d’approcher ; quand on arrêta, comme émissaires de l’étranger, des individus qui avaient tenté d’enfreindre la consigne ; qu’on décréta la peine de mort contre quiconque se hasarderait à les imiter, le peuple eut vite fait de créer la légende du tannage des peaux, provenant des suppliciés.

Bientôt on murmura tout haut ce qu’on avait jusqu’alors chuchoté tout bas. Quelques feuilles de l’opposition firent allusion à la tannerie des sans-culottes, surtout après la chute du dictateur. Les représentants, – des thermidoriens, – récemment chargés de la surveillance de l’établissement de Meudon, crurent devoir, pour couper court à ces bruits, répondre par la voix du Moniteur :

Les représentants du peuple envoyés à Meudon pour surveiller les épreuves des nouvelles inventions, adressent à la Convention une lettre par laquelle ils réclament contre un bruit calomnieux inséré dans plusieurs journaux, que sous la tyrannie (celle de Robespierre), on tannait à Meudon des peaux humaines pour en faire des cuirs.

La Convention passe à l’ordre du jour.

Le Journal des hommes libres, le Journal des Débats et Décrets, organes des partis modérés tous les deux – détail important à noter – publiaient le même démenti, sous une forme légèrement différente.

En réalité, l’établissement de Meudon avait une double destination : c’était une vaste usine, où se fabriquaient sans relâche des munitions de guerre; c’était, en outre, un laboratoire d’expériences relatives à des machines nouvelles, à des engins destructeurs, à tout ce qui touchait, en un mot, à la défense nationale. C’est là que furent faits les premiers essais, qui s’y sont poursuivis de nos jours, d’aérostation militaire ; on comprend que le plus grand secret devait entourer de pareilles opérations.

Il y fut bien établi une tannerie, mais seulement après le 9 thermidor. La Tannerie de l’île de Sèvres, postérieure à la chute de Robespierre et au régime de la Terreur, avait été placée sous la direction du citoyen Séguin, « inventeur de nouveaux procédés pour le tannage des cuirs ». Cet établissement avait été créé pour fournir le cuir dont on manquait et qui servait à la confection de souliers destinés aux soldats de la République : c’était le temps où les volontaires allaient se faire tuer aux frontières, les pieds nus dans la neige et la boue ; les mieux partagés portaient des sabots garnis de foin.

Séguin fut présenté au Comité de Salut Public par Berthollet et c’est sur le rapport très étudié de Fourcroy, que la Convention avait décrété la fondation de la Tannerie de Sèvres. Le Comité y attachait une telle importance, qu’il crut devoir procurer au citoyen Séguin « toutes espèces possibles de facilités ». Le 11 brumaire, il mettait à sa disposition tout le tan que l’on pourrait recueillir dans les propriétés nationales et il ajoutait que l’intérêt de la République exigeait que le gouvernement le secondât de tout son pouvoir.

En faveur du nouvel établissement, on faisait enlever la pompe de la maison nationale de Passy, connue sous le nom de couvent de Sainte-Marie. On transformait les grandes écuries du ci-devant roi, à Versailles, en dépôt pour les peaux à tanner. Enfin, la propriété nationale connue sous le nom de Maison Brancas, à Sèvres, ainsi que l’île qui touche au pont de cette commune et une propriété située à Ravanny, dans le district de Nemours, étaient vendues à Séguin, pour l’agrandissement de sa tannerie [9].

C’était donc une grosse industrie, qui exigeait toute l’activité de celui qui en était le chef et l’âme dirigeante.

Comment supposer qu’un homme aussi occupé ait pu songer, même pour se délasser dans ses moments de loisirs, à tanner de la peau humaine ?

On a prétendu que son fils, ou l’un de ses parents, avait longtemps conservé une paire de gants de cette matière, qu’il montrait à ses visiteurs comme un objet de haute curiosité. Même au cas où ils seraient l’oeuvre d’Armand Séguin, nous n’aurions pas là un argument suffisant en faveur d’une fabrication continue et systématique de culottes de peaux, ordonnées par des sans-culottes. Reléguons donc cette fable au magasin d’accessoires des Alexandre Dumas père et des Ponson du Terrail et déchargeons la Révolution d’une imputation aussi sotte qu’elle est odieuse.

NOTES

  • [1] Anecdotes relatives à quelques personnes et à plusieurs événements remarquables de la Révolution, par J.-B. HARMAND, de la Meuse, (Paris, Maradan, 1820, in-8), p. 78.
  • [2] V. Les Mémoires secrets du dix-neuvième siècle, Paris, 1874.
  • [3] Souvenirs de la Terreur, par Georges Duval.
  • [4] Histoire des Girondins et des Massacres de Septembre.
  • [5] GRANIER DE CASSAGNAC, op. cit.
  • [6] Épisodes et Curiosités révolutionnaires.
  • [7] Cf. Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, 1873.
  • [8] DUSAULCHOY DE BERGEMONT, Mosaïque historique, littéraire et politique, ou glanage instructif et divertissant d’anecdotes inédites ou très peu connues, de recherches bibliographiques, de traits curieux, de bons mots et de médisances, (Paris, Rosa, 1818), 2 vol. In-12, avec 2 lithographies de Charlot, p. 140 du premier volume : Tannerie de peau humaine.
  • [9] « Le 5 ventôse, ordre était donné de fournir cinquante milliers (de livres) de sels pour saler les peaux provenant de l’abattage de Paris et déposées dans la Chapelle des Orfèvres, en attendant qu’elles soient transportées à Sèvres. La difficulté des transports par la Seine avait exigé la salaison des peaux restées depuis plusieurs jours dans les échaudoirs. Pour peu que l’on eût tardé à les saler, il s’en perdait pour des valeurs très considérables et la putréfaction enlevait à la république des matières devenues extrêmement précieuses par leur rareté. » Catalogue d’une importante collection de documents autographes et historiques sur la Révolution française, etc. Paris, Charavay, 1862.

 

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LES MANUSCRITS DE BEETHOVEN ET MOZART EXPOSéS…

LES MANUSCRITS DE BEETHOVEN ET MOZART EXPOSéS…

Ci-dessus, manuscrit de Mozart

C’est un moment toujours émouvant que celui ou nous pouvons approcher des manuscrits. Le moment où nous pouvons poser nos yeux sur la page qui fut un jour feuille blanche sur la table d’un de ces grands de la musique ou de la littérature. C’est un instant qui nous fait voyager dans le temps avec cette impression d’entrer en contact avec ces auteurs, de sentir leur présence, de nous pencher sur leur épaule pour les voir tracer ces notes ou ces mots qui vont nous ravir.

Copié/collé d’un article paru dans Le Figaro

Manuscrits de Beethoven et de Mozart exposés

Par Le Figaro.fr avec AFP. Mis à jour le 04/04/2014 à 08:25

Une fois par an, à la veille de Pâques, la Bibliothèque de Cracovie sort de ses coffres-forts ses trésors musicaux: des manuscrits de Beethoven et de Mozart provenant des collections de la Bibliothèque de l’ancien État Prussien, dont elle est le dépositaire depuis la Seconde guerre mondiale.

Manuscrit de Beethoven

Manuscrit de Beethoven

A cette occasion, les mélomanes pourront admirer jusqu’au 22 avril des esquisses pour les symphonies n. 9 (L’Ode à la Joie) et n. 3 (Eroica) de Ludwig van Beethoven, ou les autographes de son unique opéra Leonore (Fidelio). Y sont également exposés ceux de ses derniers quatuors, le n. 14 et la Grande fugue en Si Bémol majeur. Parmi d’autres manuscrits de la Bibliothèque de Berlin exposés à Cracovie, figurent le Concerto pour piano n. 27 en si bémol majeur de Mozart et le concerto pour piano et orchestre de Ferrucio Busoni n. 39.

Beethoven en 1815

Beethoven en 1815

« Le but est de donner aux mélomanes l’occasion à la fois de voir les notes vivantes de grands compositeurs et d’écouter le soir en concert la musique interprétée par de grands musiciens », précise Elzbieta Penderecka, épouse du compositeur polonais Krzysztof Penderecki. Au travers de ces manuscrits, « on voit les personnalités des compositeurs: Mozart était très ordonné. Il écrivait sans apporter de corrections. Beethoven en revanche, c’est une tout autre personnalité. Ses manuscrits sont désordonnés, il y a des fragments barrés, des corrections. Et d’ailleurs cette passion s’entend dans ses symphonies et sa musique », commente le directeur de la Bibliothèque Jagellonne de Cracovie, Zdzislaw Pietrzyk.

Manuscrit Requiem de Mozart

Manuscrit Requiem de Mozart

Ces trésors musicaux de la « Preusische Staatsbibliothek » se sont retrouvés en Pologne après la Seconde guerre mondiale. « Craignant des bombardements à Berlin, les nazis avaient divisé les collections et caché une partie dans un couvent à Krzeszowa, en Silésie », explique Zdzislaw Pietrzyk. Après 1945, la Silésie est revenue à la Pologne suite à des modifications de frontières, avec tous les biens qui s’y trouvaient.

Mozart

Mozart

Mais l’Allemagne souhaite la restitution de la collection.  En 1977, pour entretenir de bonnes relations entre les « pays frères » du bloc communiste, au cours d’une visite d’État en République Démocratique Allemande (RDA) le gouvernement polonais avait restitué le manuscrit de la Symphonie n. 9 de Beethoven, ainsi que des manuscrits de Bach et Mozart, suscitant la consternation de chercheurs polonais qui voulaient les garder à Cracovie. Selon Varsovie, la Pologne avait perdu pendant la Seconde guerre mondiale un demi-million d’oeuvres d’art, d’une valeur estimée à vingt milliards de dollars actuels.

Manuscrit de Beethoven

Manuscrit de Beethoven

Le Figaro avec A.F.P.

 

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LEWIS CAROLL ET LA CéLéBRITé…

LEWIS CAROLL ET LA CéLéBRITé…

Copié/collé d’un article paru dans Le Figaro.

Lewis Caroll: une de ses lettres révèle qu’il haïssait la célébrité

Par Bertrand Guyard. Publié le 20/03/2014 à 18:52
À gauche, le romancier britannique Lewis Carroll (1832-1898). À droite, la lettre adjugée 16 000 euros .

Un manuscrit de l’auteur d’Alice au pays des merveilles a été adjugé 16.000 euros dans une vente aux enchères à Londres. Elle met en lumière la détestation du romancier pour toute forme d’ostentation sentimentale.

La maison londonienne, Bonhams, vient de vendre aux enchères une lettre de Lewis Carroll adressée à son amie Anne Symonds. Dans celle-ci l’auteur du conte fantastique Alice au pays des merveilles explique sans détour sa détestation viscérale de la célébrité. Ce manuscrit qui révèle la pensée intime du romancier a été adjugé 16. 000 euros. Cette épistole autographe était initialement estimée entre 5000 et 6000 euros.

Il est l’un des romanciers anglais les plus célèbres de la littérature britannique. Et pourtant, Lewis Caroll n’a cessé durant toute sa carrière de fuir les trompettes de la renommée chantées et dénoncées malicieusement par Georges Brassens un siècle plus tard. Signé de son vrai nom, Charles Dodgson, il écrit notamment dans cette missive «qu’il déteste être pointé du doigt et regarder comme un bête étrange, tel un lion en cage».

«J’aurais aimé n’avoir jamais écrit aucun livre»

Le talent de Carroll est au moins aussi connu que sa pudeur. Sa lettre est un véritable plaidoyer contre l’ostentation et la recherche de la célébrité à tout prix. Il y décrit avec précision la nature de ses sentiments: «… Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas pourquoi je ne veux pas révéler mes sentiments … mais nous ne sommes pas tous faits du même bois…».

Sa volonté de se préserver de toute intrusion dans sa vie lui fait même écrire le définitif: «Je hais la notoriété si intensément que parfois j’aurais aimé n’écrire aucun livre».

Plus d’un siècle après sa mort, Lewis Carroll est toujours l’un des plus célèbres romanciers du monde. Des dizaines d’essais ont été écrits sur son œuvre majeure Alice au pays des merveilles. Une histoire fantastique, onirique qui a suscité de nombreuses interprétations. Mystérieuse, insaisissable, à multiples facettes… comme son créateur.

 

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LES ARCHIVES DE LA REVOLUTION FRANCAISE CONSULTABLES EN LIGNE …

LES ARCHIVES DE LA REVOLUTION FRANCAISE CONSULTABLES EN LIGNE …

Une nouvelle base de données exceptionnelle est accessible à tous. Documents « papier », iconographie et objets racontent mieux que quiconque une période de notre Histoire non seulement fertile en documents écrits et imprimés mais très créative dans les domaines des arts et de l’artisanat populaire. Un vrai bonheur que de pouvoir consulter les sources sans qu’elles aient été passées par le tamis des historiens, pour se faire sa propre idée sur l’époque. La certitude de nombreuses heures de plaisir à explorer ce nouveau grand grenier numérique.

Les archives de la Révolution française désormais accessibles sur InterneT / http://frda.stanford.edu/fr/catalog

Article paru dans Le Figaro

Par Edouard de Marescha. Publié le 08/03/2014 à 09:56

Capture d'écran de la frise chronologique hébergée par le site de l'université de Stanford.

Une plateforme dotée d’un moteur de recherche, développée par la BnF et l’université de Stanford, publie les archives de la Révolution française en huit tomes de débats parlementaires et 14.000 images.

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La Révolution française numérisée en texte et en images. Pas moins de 82 tomes de retranscription de travaux des assemblées entre 1789 et 1794, accompagnés de 14.000 documents iconographiques publiés entre 1787 et 1799 sont désormais consultables sur une plateforme en ligne. «C’est un portail unique en son genre, explique Corinne Le Bitouzé, conservateur à la Bibliothèque nationale de France (BnF) qui a collaboré au projet. Il permet de faire des recherches qui combinent textes et images, ce qui créé une richesse unique pour les historiens de la Révolution française.» La BnF a partagé sa masse documentaire, tandis que l’université de Stanford a apporté son savoir faire technique dans la conception de la plateforme. Le projet a nécessité plus de deux ans de collaboration entre les deux institutions.

Recherches par périodes

Hébergée sur le site de Stanford, la plateforme se présente sous la forme d’une frise historique. Elle permet une consultation chronologique des documents autour de grandes périodes: la convocation des états généraux en 1788, la Terreur en 1792 ou encore la révolte vendéenne de 1793 à 1795. Une recherche «plein texte» développée par Stanford permet de scanner la masse documentaire à la recherche d’un mot clé. Mais le site propose également une recherche par noms propres (Louis XVI, Robespierre ou La Fayette) ou encore par type de document. La masse d’images a été soigneusement triée et documentée par la BnF, ce qui permet de lancer des recherches par grands chapitres (grandes journées, fêtes et célébrations, allégories et symboles…) mais aussi par artiste, sujet, personnage ou lieu. «On aimerait beaucoup développer ce projet sur d’autres périodes historiques, glisse Corinne Le Bitouzé. Nous avons plus de 200.000 estampes, dessins, photos et affiches exploitables sur l’histoire de France.»

Le travail de numérisation de ces archives par la BnF a commencé en 1989, pour le bicentenaire de la Révolution. Un corpus de textes et d’images provenant de ses collections avait été mis à la disposition du public sous forme de microfilms et d’un vidéo-disque d’images. Mais l’obsolescence technologique de ces supports avait rendu ces documents quasiment inaccessibles.

 

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ALICE AU PAYS DE MERVEILLES A LIRE OU A ECOUTER EN VO EN LIGNE…

ALICE AU PAYS DE MERVEILLES A LIRE OU A ECOUTER EN VO EN LIGNE…

Alice au Pays des Merveilles en version originale peut se lire ou s’écouter en ligne. Une aventure unique, celle de pouvoir lire l’histoire en tournant les pages du manuscrit original illustré par Lewis Caroll. C’est ici : http://www.bl.uk/onlinegallery/ttp/alice/accessible/introduction.html

Pour les visuels : British Library, Add. MS 46700
Copyright © The British Library Board

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UNE BIBLIOTHEQUE OUVERTE 24H SUR 24 EN LIBRE SERVICE…

UNE BIBLIOTHEQUE OUVERTE 24H SUR 24 EN LIBRE SERVICE…
C’est le vieux rêve de notre LITTLE FREE LIBRARY  de donner accès aux livres  tous les jours et à toute heure grâce à une carte magnétique permettant l’ouverture de la porte. Nous suivrons de près l’aventure irlandaise pour nous rendre compte de la viabilité de ce système basé entièrement sur la confiance  couplé à  la technologie. Si la LITTLE pourrait éventuellement s’offrir une porte automatisée, elle n’a pas les moyens de s’offrir des caméras haut de gamme autre que la webcam existante.

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Une bibliothèque en self-service ouverte 24/24

2, janvier, 2014 par
Photo: Dara Munnis

L’expérience est tentée en Irlande. Dès le début de l’année certaines bibliothèques municipales seront ouvertes au public 24 h sur 24 sans présence de personnel.

Les usagers possédant une carte de bibliothèque pourront au moment où ils le désirent rendre un livre emprunter, en prendre de nouveaux, utiliser le Wifi de l’espace public ou encore se connecter aux ordinateurs mis à disposition. La bibliothèque sera entièrement ouverte (mise à part les bureaux du personnel).
Pour mettre en place ce projet, les autorités font confiance aux citoyens et à la technologie.

Dans le cadre du projet pilote, les bâtiments des bibliothèques participant au programme seront équipées de portes automatiques. Les utilisateurs auront accès en utilisant leur carte de membre et un numéro d’identification. Ils seront suivis dans leurs déplacements à travers le bâtiment par les deux caméras de sécurité. Des étiquettes d’identification radio-fréquence seront attachées aux livres, qui seront scannés avant l’emprunt.

Cette expérience est actuellement menée dans plusieurs pays, Danemark, la Suède, la Norvège et Taiwan, et selon les bibliothécaires les retours sont positifs et il n’y a pas eu de problèmes majeurs à déplorer.

Source : The Irish Time

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LE NUMERIQUE ET LES LITTERAIRES…

LE NUMERIQUE ET LES LITTERAIRES…

Un article intéressant qui montre que l’écriture reste l’un des plus grands pouvoirs, si ce n’est le plus grand…Il n’est donc pas étonnant qu’Internet finisse par faire appel à cette ancienne et redoutable magie.

Internet à, entre autres, réveillé l’écrivain qui sommeille en presque chacun de nous  puisque des millions d’internautes se sont mis à écrire sur leur blog, leur site, à diffuser des fictions nées de leur plume (certaines fictions comptent plusieurs centaines de pages). Peu importe que cela soit brillant ou maladroit. Ils écrivent grâce à Internet parce qu’ils ont la possibilité de trouver un public, même modeste. Sans Internet certaines personnes n’auraient jamais écrit ou osé montrer leur travail à des lecteurs potentiels. Les communautés d’auteurs pullulent sur la toile.

Et on ne le dira jamais assez : pour bien utiliser l’outil Internet il faut savoir bien lire et bien écrire pour pouvoir partir en quête les trésors de ce vaste monde numérique. Plus que jamais la base lire-ècrire-compter, bien maîtrisée, est nécessaire pour ne pas rester sur le quai.

C’est également justice que les littéraires déconsidérés – voire carrément perçus comme portion très négligeable  si ce n’est inutile –  depuis quelques décennies au profit des matheux retrouvent une place au soleil, même pour du simple rédactionnel oeuvrant pour la communication la plus basique. Et pour pallier l’indigence d’une écriture journalistique devenue infréquentable.

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Le numérique, une nouvelle chance pour les littéraires

Le Monde.fr | 27.12.2013 à 10h55 • Mis à jour le 27.12.2013 à 14h14 | Par Margherita Nasi

Le Monde Campus, semestriel des jeunes diplômés à l'entrée du marché du travail (illustration: Nicolas Barrome).

«Exploration de formats d’écriture, “multitasking”, beaucoup d’humour et de second degré. Twitter par exemple, avec ses 140 caractères, est une contrainte digne des écrivains surréalistes», s’enthousiasme Lucile Gouge, une ancienne khâgneuse. Internet, synonyme de nouveauté et d’apprentissage permanent, est en train de troquer geeks et amoureux du codage contre des profils plus littéraires.

«Internet est né comme un réseau de communication militaire. Al’époque,il fallait être un pro en informatique, maîtriser l’écriture binaire pour pouvoir s’y repérer. Mais si Internet a fait fi des mots, ces derniers ont vite pris leur revanche», s’amuse David Brunat, fondateur de Or & H Conseil, une société spécialisée dans l’assistance aux dirigeants par l’écrit.

Il suffit de se pencher sur le fonctionnement des moteurs de recherche pour s’en convaincre. «Les repères verbaux sont devenus leur priorité numéro un comme pour tous ceux qui produisent sur Internet. C’est la construction des textes, de la phrase, la récurrence des mots-clés qui pèsent dans la sélection. Il faut du contenu, et pas n’importe lequel. Nous sommes passés du langage mathématique au vrai langage», poursuit David Brunat. Une révolution qui pourrait faire de la place aux littéraires sur la Toile? Maël Roth en est convaincu.

«Les tendances actuelles du Webmarketing avantagent les profils de ce type, assure ce responsable des marchés internationaux pour Rankseller International, une plate-forme de marketing par contenus et de «linkbuilding» (optimisation du référencement). Aux pubs agressives, les entreprises préfèrent désormais des stratégies de communication qui mettent en avant la qualité du contenu afin de lier le consommateur à la marque.» Fini les sites en flash qui en mettent plein les yeux tout en négligeant l’information, place au contenu! C’est un peu le nouveau leitmotiv de la Toile.

UNE MULTITUDE DE PROFESSIONS

«Au début,le Facebook des marques était l’apanage des stagiaires. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Une marque comme Monoprix, par exemple, se différencie par la qualité du traitement de sa page Facebook», estime Laurent Cabioch, responsable des stratégies digitales chez W&Cie.

Concrètement, ce sont une multitude de professions qu’offre désormais le Web aux profils littéraires, de la sémiologie sur Internet au «community management», en passant par l’écriture de sites ou blogs de marques, le «storytelling d’entreprise»…

C’est ainsi grâce à son profil littéraire que Lucile Gouge s’est fait repérer auprès de l’agence en conseil et communication Spintank. «Les profils embauchés dans mon agence sont pour l’essentiel littéraires. Il faut avoir des qualités rédactionnelles et une fine psychologie: comprendre les attentes du client, trouver la formule qui touchera les internautes», explique la jeune femme.

Même pour un premier boulot dans le service marketing d’une marque, «des qualités rédactionnelles comme savoir mettre en place une newsletter ou publier des nouvelles sont devenues un plus indéniable», confirme Thierry Gillmann, président de l’agence de «content marketing» Lobi.

 « SAVOIR ÉCRIRE SUR INTERNET »

En revanche, il ne suffit pas d’avoir une bonne plume et de tenir un blog pour gagner sa vie sur la Toile.

«Savoir écrire n’implique pas forcément savoir écrire sur Internet. Sur le site de La Redoute, il faut être précis, percutant, utiliser des verbes actifs, des images brèves. Ce ne sont pas des choses que l’on apprend dans les formations littéraires» (FAUX !, on apprend mille façons de faire durant les formations littéraires, depuis le slogan publicitaire qui claque jusqu’au poème épique), met en garde David Brunat. ( Sur cela – et  en raison d’une solide expérience –  nous ne sommes pas d’accord. Il faut d’abord maîtriser les bases littéraires avant d’aller galoper dans tous les genres et styles possibles. On pose les fondations avant d’élever toutes sortes de murs ensuite GRACE à ce socle solide). Des formations qui s’adaptent à cette réalité commencent d’ailleurs à voir le jour. Ateliers d’écriture Web, cours de community management, communication 2.0… L’offre est abondante,mais pas toujours adaptée. (Disons qu’un nouveau filon de stages bidons est nés et que les malins 2.0 vont s’en mettre plein l’escarcelle !)

«Souvent, quand on parle d’écriture Web, il s’agit d’une écriture optimisée pour les moteurs de recherche, ce qui n’est pas forcément synonyme de contenus qualitatifs et créatifs pour le lecteur. L’écriture par mots-clés, par exemple, n’est pas très digeste», pointe Maël Roth. Pour lui, afin de devenir un bon éditeur de contenus sur Internet, il est nécessaire «d’avoir des bases en marketing, d’établir une présence sur le Web par exemple en ouvrant un blog, mais aussi de rester ouvert à ce qui nous intéresse».

Et c’est là qu’Internet peut non seulement avantager, mais aussi satisfaire, les profils littéraires.

Margherita Nasi

 

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UN RECUEIL DE PSAUMES DE 1640 est devenu le livre le plus cher du monde…

UN RECUEIL DE PSAUMES DE 1640 est devenu le livre le plus cher du monde…

Quelqu’un vient de s’offrir un énorme cadeau de Noël, le rêve de beaucoup de bibliophiles : un livre très rare.

Copié/collé d’un article du Figaro.

Record d’enchères pour un livre ancien, adjugé 14 millions de dollarsPsalm-Book-1640-2

Le voir en vidéo ici :  http://www.youtube.com/watch?v=01WYmzaMEIY&feature=player_embedded

La <i>Bay Psalm Book </i>vendu mardi est l'une des onze copies connues.
 

Un recueil de psaumes datant de 1640, premier ouvrage imprimé sur ce qui allait devenir le territoire américain, est depuis mardi le livre le plus cher jamais vendu aux enchères.

La maison d’enchères Sotheby’s avait estimé cette très rare édition du Bay Psalm Book entre 15 et 30 millions de dollars. Elle a finalement trouvé acquéreur pour 14,165 millions de dollars lors d’une enchère à New York, mardi. La vente s’est ouverte à 6 millions de dollars et s’est conclue en quelques minutes.

L’acheteur est le milliardaire et philanthrope américain David Rubenstein. L’homme d’affaires, à l’origine du fonds d’investissement Carlyle Group, se trouvait en Australie mardi et a dû conduire la vente par téléphone. Il prévoit de partager le livre avec le public américain en le prêtant à diverses bibliothèques à travers le pays, et en le plaçant ensuite à long terme dans l’une d’entre elles, selon David Redden, le commissaire-priseur.

«Nous sommes très heureux de cette transaction. Si vous vous rappelez bien, David Rubenstein nous avait déjà acheté la Magna Carta en 2007 (pour 21,3 millions de dollars, NDLR) pour la même raison: que les Américains comprennent la signification de leur héritage», s’est réjoui David Redden.

Des écrits de De Vinci vendus 30 millions de dollars

Le livre de psaumes à la reliure dorée, avec ses pages brunies, a été imprimé en 1640, à Cambridge, dans la colonie de la baie du Massachusetts par des pèlerins puritains, deux ans après l’importation de la première presse d’imprimerie depuis Londres. La première édition du Bay Psalm Book avait été imprimée à 1700 exemplaires. C’est l’une des 11 copies connues de cette édition qui a été mise aux enchères mardi. Harvard, Yale et d’autres universités disposent de ces autres exemplaires.

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«Ce petit livre de 1640 était précurseur de l’indépendance politique américaine. Avec lui, la Nouvelle Angleterre a déclaré son indépendance de l’Église d’Angleterre», selon David Redden. Il est d’une «rareté mythique», a souligné le commissaire-priseur.

L’ouvrage appartenait à une Église de Boston, la Old South Church, qui entend financer ainsi sa rénovation et renforcer ses programmes sociaux. Elle possédait deux exemplaires de cette première édition et entend garder le second. Aucun exemplaire du Bay Psalm Book n’avait été mis aux enchères depuis 1947. La vente avait déjà, à l’époque, battu tous les records pour un livre imprimé, adjugé alors 151.000 dollars.

Le livre le plus cher de tous les temps reste le Codex Leicester, une collection d’écrits de Léonard de Vinci, datés de 1508-1510. Il avait été acheté (de gré à gré, pas aux enchères) par le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, en 1994 à un musée de Los Angeles pour 30,8 millions de dollars.

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L’ARGOT DE L’IMPRIMEUR…

L’ARGOT DE L’IMPRIMEUR…

Petite expédition dans le vocabulaire des métiers et des ouvriers du livre. Un vocabulaire imagé, parfois fort vert et absolument réjouissant !

Article extrait du site http://artegraf-asso.com


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Pour rédiger ce petit lexique, nous avons utilisé deux ouvrages, l’un datant de 1883 et réédité en 2005, et un autre, beaucoup plus récent, édité en 2004.

– Boutmy (Eugène), Dictionnaire de l’argot des typographes augmenté d’une histoire des typographes au XIXsiècle et d’un choix de coquilles célèbres, Le Mot et le Reste, Marseille, 2005. Vous pouvez le lire gratuitement ici :http://archive.org/details/dictionnairedel02boutgoog

Sinon, à commander à la librairie…

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Alliot (David), Chier dans le cassetin aux apostrophes… et autres trésors du vert langage des enfants de Gutenberg, Editions Horay, Paris, 2004.

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A commander chez votre libraire…

Note : « ty » signifie que le terme appartenait à l’argot des typographes, et « imp » qu’il appartenait à l’argot des imprimeurs

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A.

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Ala, A la, Alla

(imp) Réunion festive (et bien arrosée) sur le marbre entre les ouvriers de l’atelier. Pratique courante des ouvriers typographes, il était mal vu de ne pas y participer. L’ala est aussi le nom d’une chanson à boire de la corporation. Vraisemblablement contraction de « à la santé ».

Cantate « A la… »

Aller en Germanie

(ty) Remanier. Cette expression s’applique à une chose très désagréable pour le compositeur. Quand il a commis un bourdon ou un doublon et qu’il doit remanier un long alinéa, on dit qu’il va en Germanie.
L’ hypothèse émise par Boutmy est la suivante : introduite dans les ateliers peu après la guerre de 1870, cette expression viendrait peut-être des nombreux remaniements que la Prusse venait de faire subir à la carte de l’Allemagne depuis 1866, mais aussi à la carte de France. Boutmy rapporte aussi qu’un vieux typographe lui a fait remarquer que cette expression pourrait être le fruit d’une corruption. Lorsqu’un compositeur s’apercevait d’une erreur qu’il avait commise, il s’écriait
 : « Allons bon ! Il faut que je remanie. » D’où : aller en JE REMANIE, puis en Germanie.

Article 4 (payer son)

(ty) Payer sa bienvenue en entrant dans un atelier. A l’époque où les compositeurs portaient l’épée, chaque imprimerie formait une sorte de confrérie, ou chapelle, régie par un règlement. Ce règlement stipulait le nombre d’exemplaires que les éditeurs et les auteurs devaient laisser à la chapelle. La somme d’argent obtenue par la vente de ces exemplaires était destiné à fêter la Saint Jean Porte-Latine et la Saint Michel. C’est l’article 4 de ce règlement qui déterminait les droits d’entrée dus par les typographes.

B.

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Balade

(ty) Balade sans but précis que faisaient les ouvriers après un bon ala, dans les guinguettes ou les bistrots mais également dans les gares, où ils prenaient le premier train qui partait. Une fois l’ala consommé, ils revenaient à leur domicile ou à leur atelier. Souvent, après l’ala de la Saint Jean Porte-Latine, de nombreux ouvriers prenaient le train pour des destinations généralement situées en bord de mer où ils terminaient la fête. Cette pratique a perduré jusqu’au milieu des années 1960.

 

Balle

(imp) Tampon en peau de chien ou en cuir qui servait à encrer les formes, remplacé au XVIIIe siècle par le rouleau encreur.

Balle (enfant de la)

(ty) Ouvrier compositeur dont le père était lui-même typographe, et qui, depuis son enfance, a été élevé dans l’imprimerie. L’origine de cette expression, qui est passée dans la langue vulgaire, est assez peu connue. Elle viendrait du fait qu’avant les rouleaux, on utilisait des balles pour encrer les formes.

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Banque

(ty, imp) Paye des ouvriers et, par extension, le livre où était inscrit ce qui était dû au personnel.

Barbe

(ty, imp) Ivresse, « cuite ».

Barbouillage

(imp) Résultat d’une mauvaise impression, due au maculage des feuilles.

Bê ! bê

(ty, imp) Onomatopée, cri d’appel, imitant celui du mouton, que poussaient vers 4 heures de l’après-midi les typographes, les conducteurs et imprimeurs qui avaient soif, et qui invitaient ainsi leurs compagnons à venir les rejoindre.

Bécane

(imp) Surnom familier donné à la presse à bras, à la machine du conducteur et, par extension, à tout ce qui touche au matériel mécanique nécessaire à l’impression.

Bête à cornes

(imp) Surnom donné aux presses à bras, dont les deux piliers pointaient en l’air comme des cornes.

Boche (tête de)

(ty) Tête de bois. Ce terme était spécialement appliqué aux Belges et aux Allemands, parce que, disait-on, ils comprenaient assez difficilement les explications des metteurs en pages à cause de leur connaissance imparfaite de la langue française.

Bouche-trou

(ty) Composition gardée en réserve qui sert à combler un vide en fin de page ou de colonne. Principalement utilisé dans la composition des journaux.

Boueux

(imp) Nom donné aux conducteurs de presse mécanique. Allusion à la graisse qui les maculait souvent.

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Bouquin

(imp) 1. A l’origine, ce terme désignait un livre imprimé en Allemagne ou en Hollande. Le terme viendrait du hollandais boeck (prononcer bouk) ou du vieil allemand buch, ce qui signifie livre dans les deux cas. Un boequin était, sous l’Ancien Régime, un livre imprimé en Hollande, où étaient fabriqués des écrits interdits en France par la censure royale, puis vendus clandestinement la plupart du temps. Objet de mépris pour les ouvriers français, le boequin désignait ces ouvrages imprimés à la va-vite à l’étranger.

Bourdon

(ty) Omission d’un mot, d’un membre de phrase ou d’une phrase. Eugène Boutmy rapporte l’anecdote suivante : « On raconte que la guerre de Russie, en 1812, fut occasionnée par un bourdon. Le rédacteur du Journal de l’Empire, en parlant d’Alexandre et de Napoléon, avait écrit : « L’union des deux empereurs dominera l’Europe. » mais la phrase qui parut fut la suivante : « L’un des deux empereurs dominera l’Europe. » Le tsar ne voulut jamais croire à une faute typographique. »

Bourre (être à la)

(ty) Ouvrier typographe qui était en retard dans son travail et qui « bourrait » les lignes pour terminer au plus vite.

C.

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Cadratins

(ty) Petits parallélépipèdes de même métal et de même force que les caractères d’imprimerie, mais moins hauts que les lettres de diverses sortes. Ils servent à renfoncer les lignes pour marquer les alinéas et portent sur une de leurs faces un, deux ou trois crans. Les typographes appelaient aussi « cadratin » le chapeau haut de forme désigné dans l’argot parisien sous le nom de « tuyau de poêle ».

Caïd

(ty) Autre nom donné au metteur en pages.

Casse

(ty) Ensemble des deux compartiments qui contiennent les diverses sortes de lettres. La casse se divise en deux parties : le bas de casse qui renferme les lettres minuscules, les cadrats, les cadratins, les signes de ponctuations, etc. et le haut de casse qui renferme les majuscules, les petites capitales, les lettres accentuées, etc.

Cassetin

(ty) Subdivision de la casse : petit compartiment dans lequel on met chaque sorte de lettres ou signes typographiques.

Caviarder

(imp) Recouvrir un passage de texte avec de l’encre noire afin de le rendre illisible. Le terme caviardage concernait les textes noircis par la censure. C’est la censure du tsar Alexandre III qui a été la première à utiliser ce procédé, d’où la référence à la couleur du caviar.

Cheveux (avoir mal aux)

(ty) Avoir un mal de tête occasionné par des excès bachiques faits la veille, notamment lors d’un ala.

Chier dans le cassetin aux apostrophes

(ty) Expression par laquelle l’ouvrier typographe signifiait qu’il voulait quitter l’atelier, généralement à la suite d’une colère (un cassetin aux apostrophes mesure environ 3 cm sur 2…).

Cocher ou conducteur

(imp) Désignait, au XIXe siècle, le conducteur d’une presse à imprimer mécanique. Il se tenait derrière la machine et supervisait du regard si l’impression se faisait dans de bonnes conditions. Il était responsable de sa machine, du travail effectué et des ouvriers autour de la machine. Ce terme viendrait du bruit de la machine qui rappelait le martèlement des sabots et le crissement des roues.

Compagnon

(ty) Camarade de rang. Dans les ateliers, les rangs sont disposés pour deux compositeurs ; chacun des deux est le compagnon de l’autre.

Coquilles

(ty) Lettres mises pour d’autres, par manque d’attention.

Cuite

(ty) Ivresse complète. Chauffer le four, c’est boire beaucoup, s’enivrer. La cuite serait le résultat du four chauffé et surchauffé.

D.

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Débaucher

(ty) Congédier, renvoyer.

E.

______________________________

Epreuves

(imp) Premier tirage d’un texte avant son impression définitive.

Etoffes

(imp) 1. Différence entre le prix de revient d’un livre et son prix de vente au client. 2. Marge que se réserve l’imprimeur sur le papier, le carton et les fournitures diverses que l’éditeur lui a demandé d’acheter pour son compte. 3. Pour Balzac, frais généraux.

Etouffer un perroquet

(ty) Boire un verre d’absinthe (rappel de la couleur verte de cette boisson).

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Être mal vissé

(imp) Être de mauvaise humeur. On parle d’ « ours mal vissé » pour le patron ou un ouvrier pressier.

F.

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Faire des heures en bois

(ty) Faire des heures non rétribuées.

Faire gémir les presses

(imp) 1. Imprimer un livre. 2 Imprimer les feuilles. 3. Pour Balzac, c’était faire parler de soi à l’occasion de la sortie d’un livre. Cette expression est certainement issue des craquements que faisaient les premières presses à bras.

Foulage

(imp) Relief produit sur le verso de la feuille, par un excès de pression lors de l’impression typographique.

G.

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Gober

(ty) Avoir de la sympathie pour. Se gober, être infatué de sa personne.

Goudronneuse

(imp) Nom péjoratif donné aux premières machines offset qui imprimaient très mal.

Gouverneur de presse

(imp) Nom primitif donné aux conducteurs des presses à bras.

Guitare (avoir une sauterelle dans la)

(ty) Avoir le cerveau un peu dérangé.

IMP

H.

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Hanneton

(ty) Idée fixe et quelquefois saugrenue. Avoir un hanneton dans le plafond ou avoir une sauterelle dans la guitare ou avoir une araignée dans la coloquinte : avoir le cerveau un peu dérangé.

Hommes du barreau

(imp) Surnom que se donnaient les imprimeurs. Du terme « barreau », pièce de bois qui servait à faire descendre la presse.

I.

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Imprimer en blanc

(imp) Imprimer avec une machine en blanc, c’est-à-dire d’un seul côté (le recto) à la fois.

Index

(imp) Désignait des imprimeries dans lesquelles la Chambre syndicale de typographie interdisait d’aller travailler car elles ne respectaient pas les règles de travail de l’époque.

Italique

(ty) Penché, tordu. Il a les jambes italiques : il est bancal. Vient du caractère dit italique.

L.

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Lapin (manger un lapin)

(ty) Aller à l’enterrement d’un camarade. Après la cérémonie, on se réunissait dans un restaurant proche du cimetière pour y manger un lapin.

Loup

(ty, imp) Créancier, et aussi la dette elle-même.

M.

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Machines en blanc

(imp) Machine ne possédant qu’un cylindre et un marbre et qui n’imprime la feuille que d’un seul côté au contraire d’une machine à retiration qui imprime le recto et verso en un seul passage.

Margeur

(imp) Ouvrier qui préparait et présentait les feuilles de papier aux pinces des machines à imprimer mécaniques. Le terme de « margeur à nappe » désignait le même travail mais réalisé avec plus d’attention pour des machines plus lentes.

Michaud (faire un)

(ty) Faire un somme.

Mise-bas

(ty) Grève, arrêt de travail.

Mise en train

(imp) Au sens initial, « l’impression est aux mains de l’imprimeur ». L’impression de pages était lancée.

O.

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Œil de la lettre

(ty) Partie supérieure imprimante du caractère en plomb qui reçoit l’encre au moment de l’impression. La surface d’impression d’une feuille de papier est appelée plan d’œil.

Ours

(ty, imp) Imprimeur ou pressier. « Ce Séchard était un ancien compagnon pressier que, dans leur argot typographique, les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un ours. » (Balzac).

Ours (visser un)

(imp) Arrêter les machines à imprimer pour bavarder, boire un coup.

P.

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Paquet

(ty, imp) Composition brute, sans mise en page.

Paroisse (ne pas être de la)

(imp) Se dit d’une lettre égarée dans une casse d’une autre famille.

Piger la vignette (ty)

Regarder avec complaisance quelqu’un ou quelque chose de divertissant.

Poivreau

(ty) Ivrogne. Ce mot tire son origine du poivre que certains pourvoyeurs de liquides mêlaient à l’eau-de-vie qu’ils vendaient, obtenant ainsi un breuvage particulièrement fort.

Polygone de sustentation

(ty) Périphrase inventée par les ouvriers pour désigner le verre dans lequel ils buvaient. Avoir un problème avec son polygone de sustentation, c’était avoir une barbe.

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(ty, imp) Chef de l’atelier.

R.

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Renauder(ty) Murmurer, grommeler. Synonyme de gourgousser.

Retiration

(ty) Verso de la feuille à imprimer, quand on tire en blanc.

Retiration (être en)

(imp) Atteindre la cinquantaine, ou avoir dépassé le milieu de la journée. La retiration : impression du verso après impression du recto. Le recto symbolisait les 50 premières années de la vie et le verso, les 50 suivantes.

S.

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Sac (avoir le) ou être saqué

(ty) Avoir de l’argent, être riche.

Saint Jean Porte-Latine

(ty) Fête des typographes (le 6 mai).

Sarrasin ou sarrazin

(ty, imp) Ouvrier non syndiqué, donc infidèle à la tradition de syndicalisme et de corporatisme des « gens du livre ». Pouvait aussi désigner un ouvrier travaillant pendant les grèves ou dans les ateliers mis à l’index.

Singe

(ty) Ouvrier typographe. Ce mot a été par la suite remplacé par le mot typo. Il vient des mouvements que fait le typographe en travaillant, mouvements qui rappellent ceux d’un singe.

Sorte

(ty) Quantité quelconque d’une même espèce de lettres. Au figuré : conte, plaisanterie.

T.

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Tirage

(ty) Action de tirer, d’imprimer.

Tirer

(ty) Mettre sous presse, imprimer

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V.

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Vélo

(imp) Surnom affectif que donnait un conducteur à sa machine à imprimer.

Virtutem, mente, coronat

(imp) Devise des métiers de l’imprimerie que l’on retrouvait sur ses armes signifiant « Intelligence, probité, travail ».

 

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OUVREZ UN LIVRE POUR L’OUVERTURE DE LA CHASSE

OUVREZ UN LIVRE POUR L’OUVERTURE DE LA CHASSE

Ouverture de la chasse ce dimanche. Un bon prétexte pour découvrir de nouveaux livres.

Ouverture de Chasse en Normandie

Ouverture de Chasse en Normandie

Une ouverture de chasse en Normandie, par « Fusillot ».

L’ouverture de la chasse est un jour important.
A cette occasion se retrouvent une douzaine de fusil, dont un vieux colonel, son fils, des chiens dont Médor, quelques notables des environs au caractère bien trempé et…

C’est à la fin du siècle dernier que Paul Reveilhac, auteur entre autres d’un célèbre Bécasse, fit paraître cette savoureuse nouvelle qui mettra, sans nul doute, ses lecteurs de bonne humeur.

Il y a aussi ceci : 

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ou cela :

Souvenir d'un Fusil de Chasse

Souvenir d’un Fusil de Chasse

et aussi cet ouvrage ancien à feuilleter sur le base de données Gallica, ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5831464c

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A s’offrir ou à offrir (le temps de Noël et du Porcher n’est pas si loin…), ce célèbre et magnifique ouvrage médiéval :

chasse phoebus

chasse moyen age

 

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MINIATURE BOOKS – LIVRES MINIATURES

MINIATURE BOOKS – LIVRES MINIATURES

Un article paru dans The Telegraph de ce jour sur les merveilleux livres miniatures.

Ce lien, mbs.org, vous ouvrira les portes du  site de la MINIATURE BOOK SOCIETY où vous trouverez une foule de renseignements et des liens vers d’autres sites.

Copié/collé de l’article du Telegraph :

Miniature books: it’s all in the small print

Is a book still a book if it’s too tiny to open? Horatia Harrod meets the collectors of the world’s smallest books.

There is a certain madness to the world of miniature books. The smallest ones, which measure less than a quarter of an inch, cannot be opened; even if they could, their type could not be read without the aid of a microscope. Louis Bondy, the now-deceased guru of 20th-century miniature book collecting, once had a terrifying experience with one that measured less than a millimetre: he breathed onto it and it blew away “like a speck of dust”. “It was a miracle,” he later wrote, “that I managed to find it again.”

Tiny books inspire grand passions. Neale Albert, a 75-year-old former lawyer, has been collecting them for 20 years. The reason, he says, speaking from his home in Manhattan, is practical: “What would you do,” he says, “if you loved to collect things and you lived in a two-bedroom apartment?” Yet as time went on, and his collection swelled to 3,500 volumes, Albert found it necessary to purchase a second apartment to accommodate his burgeoning library. Julian Edison was hooked by miniature books in 1960, when his wife presented him with a complete miniature set of Shakespeare on their first wedding anniversary: “I said what you would say, ‘Wow! I’ve never seen anything like that.’” Four years later, the library of a chemist, Percy Spielmann, came up for auction; Edison bought all 800 books, housed in custom-made Lilliputian bookcases, and his collection now runs to 15,000 volumes.

‘Shiki no Kusabana’ (flowers of seasons), a contender for the title of the world’s smallest book. Seen here next to a needle tip. (AFP/Getty)

Small books don’t necessarily mean small prices: London-based dealer Sam Fogg recently sold a 16th-century miniature prayer book for close to £3 million. Edison himself recently acquired a miniature diary kept by a 13-year-old girl who was in the last lifeboat to cast off from the Titanic; it is worth just over £15,000. However he is keen to point out that he aims to create a comprehensive collection: “I’d buy something for a $1 or $5, if it was of interest.”

 

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Miniaturure books – books of three inches or less – have been around for almost as long as full-size books. “They were created for reasons of practicality, curiosity and aesthetics,” says Edison, who owns two-inch clay tablets onto which ancient Babylonians inscribed cuneiform lettering in around 2200 BC. Within 20 years of Gutenberg printing his Bible in 1455, miniature printed books were being produced and for several centuries afterwards religious books dominated the market. Book-makers worked with magnifying aids and miniature tools, binding their creations in leather, and adorning them with gold thread and precious gems.

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Edison’s most prized book is The Fruits of Philosophy, a guide to contraception published in 1832 by a Massachusetts physician in a 3-inch-edition, hoping, perhaps, to evade the authorities. The tiny type did not save him. He was fined and imprisoned for his corrupting text.

Edison likes to read his books, but Albert thrills to the bindings. His favourite is one he acquired in Barcelona. “It was bound in the year I was born,” says Albert. What’s it about? “I don’t know! It’s in Catalan, so I can’t read it.”

For more information on miniature books, visit mbs.org

 

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REEDITION DE LIVRES ANCIENS ISSUS DES ARCHIVES DE LA BNF…

REEDITION DE LIVRES ANCIENS ISSUS DES ARCHIVES DE LA BNF…

Lu dans Le Figaro de ce jour, une nouvelle qui réjouira les amateurs d’ouvrages anciens : la réédition de livres archivés à la Bibliothèque Nationale de France. Voir, ci-dessous, en rouge,  le copié-collé de l’article.

Il vous faut tout de même savoir, amis lecteurs, que la plupart des ouvrages de la BNF sont depuis longtemps déjà lisibles en ligne (souvent sous forme de fac-similé) et/ou téléchargeables. En fouillant dans la base de données, vous découvrirez moult ouvrages qui sont soit de bonne tenue  littéraire, soit porteurs d’informations pratiques ou historiques,  soit des curiosités traitant de milliers de sujets plus originaux les uns que les autres. Une véritable mine d’or pour les aventuriers de la lecture !

Le lien de la base de données GALLICA :  http://gallica.bnf.fr/

Article du Figaro, copyright : Le Figaro, 27 juin 2013

Des milliers de livres anciens vont retrouver le chemin des librairies grâce à un service associant Hachette Livre et la Bibliothèque nationale de France qui permet de réimprimer à l’identique et à l’unité des trésors du patrimoine littéraire et historique français.

Plusieurs milliers d’ouvrages publiés entre le XVe et le XIXe siècles et sélectionnés parmi les titres les plus consultés de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF, peuvent désormais être commercialisés par l’ensemble du réseau des libraires, indique jeudi Hachette Livre (Lagardère) dans un communiqué.

Un site web dédié, http://www.hachettebnf.fr, lancé mercredi soir, permet à chacun de consulter par thématiques l’ensemble des références disponibles et de visualiser un extrait de chaque ouvrage avant d’en commander un exemplaire chez le libraire de son choix.

Ces ouvrages vendus de 6 à 40 euros sont livrés dans les librairies dans les mêmes délais qu’un exemplaire prélevé sur stock grâce à l’impression à la demande, technologie numérique qui permet d’imprimer un seul exemplaire en quelques heures.

Plus de 40.000 titres sont aujourd’hui disponibles et ce catalogue s’enrichira dans les mois qui viennent pour atteindre 65.000 ouvrages choisis parmi les 200.000 références accessibles sur Gallica.

Lecteurs, chercheurs et passionnés y dénicheront des ouvrages rares, comme « La bonne cuisine française d’Emile Dumont », primé à l’Exposition universelle de 1889 et réédité 32 fois au début du XXe siècle, l’édition de 1858 du « Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes » de François-Joseph Cazin, ou encore une édition de 1484 des « Fables d’Esope », traduite du latin en français et comportant de remarquables illustrations.

 

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PETITS OCTETS DE COMPAGNIE ou LIRE GRATUITEMENT SUR INTERNET…FREE READING ON WEB…

PETITS OCTETS DE COMPAGNIE  ou  LIRE GRATUITEMENT SUR INTERNET…FREE READING ON WEB…

Voici quelques liens vers des sites qui permettent de télécharger et/ou de lire  (voire écouter…) en différents formats des ouvrages classiques, récents ou introuvables. De quoi passer confortablement un dimanche d’hiver pluvieux et glacial.

Cette première et modeste liste a vocation à s’étoffer au fil du temps et de nos récoltes.  Vous trouverez les adresses de ces bibliothèques sur la page baptisée PETITS OCTETS DE COMPAGNIE (cliquer sur la page située au-dessus de cet article,  à droite sur le bandeau). Le nom « Petits Octets de Compagnie© » est une trouvaille du jour de notre président, Yves-Charles.

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GALLICA : le patrimoine littéraire français. http://gallica.bnf.fr

GALLICA est la bibliothèque numérique de la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Environ 90 000 ouvrages y sont disponibles : périodiques, dictionnaires, éditions de prestiges, raretés et curiosités des siècles passés. La plupart des oeuvres sont numérisées en mode image, format PDF ou Tiff. Ils sont donc une photographie exacte de la mise en page originale de l’ouvrage lors de son ou de ses diverses éditions. La recherche par thèmes ou siècles est efficace. Le plus confortable reste de télécharger entièrement les ouvrages plutôt que de les feuilleter sur le site.

GUTENBERG : la plus ancienne base de données dédiée aux livres. www.gutenberg.org

GUTENBERG est né aux Etats-Unis en 1971 dans le but de lutter contre l’illettrisme. Si le projet a d’abord mis en ligne uniquement des ouvrages en anglais, le site compte aujourd’hui environ 22 000 livres dans toutes les langues. On y trouvera notamment les grands auteurs comme Shakespeare, Dickens, Austen, Hugo, Dumas, Goethe, etc. Ce site en anglais bénéficie désormais d’outils pratiques pour des recherches par langues, thèmes, auteurs, titres…Le contenu en étant très riche, une visite de cette bibliothèque numérique s’impose. Interface uniquement en anglais et portugais.

EBOOKS GRATUITS : 100 % électronique. www.ebooksgratuits.com

EBOOKS GRATUITS alimentés par des bénévoles renferme des trésors. On y trouvera la plupart des classiques sous différents formats, lisibles  sur PC, smartphone ou PDA. Un flux RSS pour se tenir au courant des dernières contributions et un annuaire ajoutent au confort. Le  site n’est pas graphiquement très attrayant, mais l’offre compense ce manque de recherche esthétique.

FLORILEGE : poésie pour tous. www.florilege.free.fr

FLORILEGE  est le fruit de vingt années de recherche. Il comporte deux parties : l’Ebookothèque poétique poésies francophones) et l’Anthologie Florilège (sélection de plus de  1000 textes réalisée par le webmaster). Une interface personnalisable, des rubriques originales, un moteur de recherche pointu et même, comme un jeu, un système de lecture aléatoire et énigmatique qui masque le nom de l’auteur; pour finir une page de liens impressionnante. L’ergonomie n’est pas toujours au rendez-vous mais le site, en raison de la quantité et la qualité des informations, est à mettre dans les favoris.

LITTERATURE AUDIO : écouter les livres. www.litteratureaudio.com

LITTERATURE AUDIO  propose gratuitement en téléchargement des livres audio au format MP3. Le projet de départ fut  de faciliter l’accès aux ouvrages aux malvoyants. Désormais le site intéresse  différents amateurs de littérature et sa notoriété grandit par le bouche à oreille. Les « donneurs de voix » bénévoles  sont de plus en plus nombreux. Ce site récent aligne déjà une centaine de textes. Il est possible de se  tenir au courant des dernières mises en ligne via le podcast, un flux RSS ou la newsletter. Un site à la navigation aisée. Petit bémol : la publicité.

ARCHIVE : le projet fou d’une Grande Bibliothèque Numérique. http://archive.org

ARCHIVE est le site à visiter d’urgence. Le projet consiste, entre autre, à la mise en ligne de tout les trésors conservés dans les bibliothèques du monde. Il est préférable de parler un peu anglais, mais on y trouve beaucoup de documents francophones. Plus que passionnant : addictif.

bonnelecture

PETIT MENU DE LIENS

http://abu.cnam.fr/
Un accès libre aux oeuvres du domaine public francophone, depuis 1993.
http://litteratureaemporter.free.fr/
Pour télécharger des livres électroniques pour PC, PDA ou smartphone.
www.contes.biz
Des contes, de toutes origines, pour les enfants.
http://bmlisieux.com/
La médiathèque de Lisieux propose une collection de textes littéraires consacrée aux auteurs du XIXe siècle.
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Des manuscrits médiévaux numérisés et manipulés en 3D…

Des manuscrits médiévaux numérisés et manipulés en 3D…

LE livre par excellence, le manuscrit enluminé, (rêve de tout bibliophile….) entre dans l’univers de la 3D. Au lieu d’ôter de la magie à ces ouvrages magnifiques et fragiles,cela semble y ajouter une pincée de sorcellerie…S’ils faisaient un petit effort en direction d’une décoration moins…dépouillée… nous pourrions presque nous croire dans la bibliothèque de l’Université de l’Invisible d’Ankh-Morpork, bibliothèque un peu particulière sortie de l’imagination du célébre auteur anglais Sir Terry Pratchett.

Un article du magazine ACTUALITTE daté mardi 05 mars 2013  (http://www.actualitte.com)

Le futur du XIe siècle !

« Les ouvrages médiévaux vont connaître une nouvelle vie, grâce à un processus de numérisation qui permet de les consulter en 3D. Le système, présenté aujourd’hui même à l’occasion du CEBIT, le plus important salon high-tech, qui se déroule en Allemagne, à Hanovre, a été développé par l’institut allemand Fraunhofer.

Ouvrage médiéval enluminé.

Ouvrage médiéval enluminé.

Les utilisateurs et les curieux ne verront plus au travers d’une vitrine les textes anciens : le procédé de numérisation mis en place présente des livres en latin, avec des illustrations, offre de manipuler en temps réel et en trois dimensions les ouvrages. Le lecteur, pour se faire, se positionne à quelques mètres d’un écran, et doit serrer la main, tout en la levant, pour faire fonctionner les capteurs de la caméra. Ainsi, il lui est possible de déplacer le livre et de le parcourir.

Cette détection des mouvements, sur le principe d’un jeu vidéo, capte et identifie alors quelques gestes précis, conçus pour faire tourner les pages, et déplacer le livre.

VOIR UNE DEMONSTRATION VIDEO ICI : http://www.youtube.com/watch?list=PL3B30E99EA200078A&v=d5oQEvGnXs8&feature=player_embedded

En collaboration avec la Bibliothèque d’État de Bavière, à Munich, l’institut a souhaité développer une technologie qui permet au plus grand nombre de pouvoir consulter des livres rares et anciens. « Je pense que le plus ancien ouvrage qui a été numérisé à ce jour à au moins 1000 ans », explique le chef du projet, Paul Chojecki. « La prochaine étape serait d’améliorer le contenu numérique. Parvenir à faire une recherche ou présenter une traduction immédiate si, par exemple, vous ne parlez pas latin. »

Ouvrage médiéval enluminé.

Ouvrage médiéval enluminé.

La technologie pourrait d’ailleurs avoir d’autres applications, plus commerciales, dans le cadre de librairies qui offriraient alors de consulter des titres qu’elles n’auraient pas en stock, tout en permettant au client de les feuilleter. L’institut avait réalisé les premières présentations de son service en octobre 2012. « Nous pouvons créer des livres en 3D grâce à la numérisation. Et puis, comme on peut le voir, nous pouvons les présenter de manière interactive, les ouvrir, les faire pivoter, juste d’un geste, sans toucher l’écran. »

Les premières expérimentations ont été faites avec la Bibliothèque nationale de Monaco. « Ils voulaient obtenir que leurs livres soient en trois dimensions, mais également les rendre accessibles au public », explique Paul. »

 

 

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