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LE « BOOK NOOK », UN PETIT UNIVERS DECORATIF DANS VOTRE BIBLIOTHEQUE…

LE « BOOK NOOK », UN PETIT UNIVERS DECORATIF DANS VOTRE BIBLIOTHEQUE…

Il existe des dizaines d’accessoires à ajouter à votre bibliothèque ou à vos livres. Le  « book nook » est l’un d’eux et certainement le plus spectaculaire. Il est venu s’ajouter au monde  fascinant des miniatures grace à l’idée d’un artiste japonais surnommé « Monde ». Il a présenté ses créations à la Design Festa en 2018 et le succès a été immédiat.

Le « book nook » reproduit, le plus souvent, un lieu issu des  romans favoris du lecteur, mais aussi des reconstitutions de librairies ou de bibliothèques, de personnages  de fiction (humains ou non)… tout est possible.  Ces petites scènes tridimensionnelles, comme autant de portails vers des mondes imaginaires, se glissent sur les étagères entre les livres ou peuvent servir de serre-livres.

« Nook » signifie coin, recoin, niche, alcôve, renfoncement….Le terme « book nook » était avant cela réservé à un petit espace confortable aménagé dans la maison et dédié exclusivement à la lecture.

Il est possible d’acheter un « book nook » entièrement monté ou en kit, mais le fabriquer  entièrement soi-même est devenu un loisir créatif en vogue depuis l’apparition du concept. Ce travail est proche de celui que demande la réalisation d’une maison de poupée ou un  diorama. Certains y ajouteront, en plus de l’indispensable lumière, une partie animée et du son.  Vous trouverez  facilement des tutoriaux sur le web, même en videos.

Laissons parler les images….

Le copyright des images appartient aux auteurs des images. Il est souvent manquant car introuvable sur le web.

Ici, une video d’un magnifique réalisation (mais d’autres sont disponibles sur le même site, dont des tutoriaux : https://www.youtube.com/watch?v=oR80TuOCoic

 

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LES VOEUX DE PETITS OBJETS DE COMPAGNIE…

LES VOEUX DE PETITS OBJETS DE COMPAGNIE…

nous vous souhaitons, à tous, la meilleure année possible

et la réalisation de vos VOEUX

POUR PETITS OBJETS DE COMPAGNIE NOTRE VOEU PRINCIPAL EST DE POUVOIR RÉ-OUVRIR LA LITTLE FREE LIBRARY,

POUR PETITS OBJETS DE COMPAGNIE, NOTRE PRINCIPAL VOEU EST

DE POUVOIR RÉ-OUVRIR LA LITTLE FREE LIBRARY,

DE RETROUVER NOS HABITUÉS

ET D’ACCUEILLIR DE NOUVEAUX LECTEURS….

 

J.R.R. TOLKIEN, LETTRE DU PERE NOEL

J.R.R. TOLKIEN, LETTRE DU PERE NOEL

Tolkien, ce n’est pas que Le Seigneur des Anneaux (Lord of the ring). Parmi ses autres ouvrages, Lettres du Père Noël est un magnifique petit livre, à s’offrir dans une belle édition.

Voici un petit cadeau, une lettre du Père Noël lue par Cyril Cognéras.

 

LE KRAMPUS, CE DIABLE DE NOEL…

LE KRAMPUS, CE DIABLE DE NOEL…

Tout ce qui est imprimé sur du papier nous intéresse, les cartes postales de la période des fêtes de fin d’année ont donc leur place ici. Cette année, nous allons à la rencontre du KRAMPUS !

Chaque année, le 06 décembre, alors que le gentil Nicolas, vêtu comme un évêque de rite oriental, récompense les enfants sages avec des bonbons et des cadeaux, le Krampus, son compagnon diabolique, va punir ceux qui n’ont pas été sages. Les punitions sont assez violentes. Il capture les enfants, les frappe… et les emporte selon les régions : dans son antre, dans la Forêt Noire, dans les Enfers…pour ensuite les noyer, les cuire, les manger, les torturer…

La Fête de saint Nicolas est célébrée dans certaines parties de l’Europe le 06 décembre. Ce saint a été très populaire dans les contrées germaniques dès le XIème siècle. La veille au soir, le 05 décembre, a lieu la « Krampusnacht », la Nuit du Krampus. Le diable poilu, compagnon de Nicolas, se montre dans les rues et visite les maisons (avec ou sans le saint). Le Krampuslauf (pluie de Krampus), c’était autrefois des jeunes hommes déguisés qui semaient le désordre et la terreur. Il était d’usage de leurs offrir un verre de « schnaps Krampus » chaud, une eau de vie distillée très forte. Ces Krampus étaient (ou sont) parfois accompagnés par des « perchten », sauvages esprits païens et parfois par des femmes – bien que les « perchten » sont plus souvent associés à la période entre le solstice d’hiver et le 06 janvier. Désormais, la Nuit du Krampus est devenue un peu plus civilisée et se résume souvent à un défilé de personnes costumées, le moment est devenu plus convivial et familial (vous trouverez facilement des videos de cette soirée sur youtube) Cependant, en parallèle, se déroule des soirées costumées pour adultes, plus libertines, ou le Krampus se comporte plus comme une sorte de faune.

Le nom Krampus est dérivé de l’allemand « krampen » qui signifie « griffe ». Il serait le fils de Hel – le dieu nordique des Enfers – dans la mythologie nordique. La légende du Krampus fait partie d’une série de traditions séculaires liées à Noël qui commencent en Allemagne début décembre.
Le Krampus actuel serait apparu, selon les spécialistes, entre le XIème et le XIIIème siècle, au sud de l’Allemagne et de l’Autriche (Bavière). Il se serait déplacé naturellement vers d’autres pays européens comme la Hongrie, la Suisse, la Slovénie, dans les villages alpins du nord de l’Italie, etc…Il a fini pas occuper un grand territoire . Il est le résultat d’un mélange de figures mythologiques païennes et religieuses. Les dernières études penchent pour une origine pré-chrétienne et à un personnage lié aux anciennes festivités se déroulant lors du solstice d’hiver. La géographie alpines avec ses villages isolés a engendré de nombreuses variantes. Le Krampus étant uniquement défini à l’origine par la tradition orale, cela explique aussi ces variantes.

D’autres diables masqués tapageurs et dérangeants sont connus en Allemagne depuis le XVIème siècle. Par exemple, des diables avec des masques d’animaux tenaient un rôle (Schauriglustig ) dans des pièces jouées au moyen-âge dans les églises. Une grande quantité d’écrits de folkloristes européens portent sur le sujet. Le Krampus y a aussi cette aspect animal avec son corps velu, ses cornes et ses sabots.

Quand le christianisme a progressé, l’Eglise n’arriva pas à éradiquer ce personnage auquel la population tenait. Elle en modifia alors l’apparence pour l’intégrer à sa galerie de personnages. Elle lui donna des chaînes pour montrer que ce « diable» était lié par l’Église. Bientôt, le Krampus fut rattaché à saint Nicolas, un saint chrétien propriétaire de sa propre fête. Saint Nicolas lui-même ne sera pas étroitement associé à Noël avant le début du XIXème siècle.

Pour l’anecdocte, en 1934, l’Autriche, aux mains du parti social chrétien conservateur l’a interdit. Le Krampus est revenu, toujours aussi actif, après la seconde guerre mondiale.


Le Krampus apparaît sous de nombreuses variantes qui partagent toutefois de nombreuses caractéristiques physiques.
Figure décrite comme mi-chèvre mi-démon ou mi-chèvre mi-homme, le Krampus est couvert de poils noirs ou bruns, ses pieds sont des sabots fendus, il porte des cornes et tire une longue langue rouge. C’est bien une image assez traditionnelle d’un diable qui est représentée. Une sorte de « diable de Noël ». Parfois ses pieds sont griffus, parfois (plus rare) une jambe (patte ?) montre un sabot et l’autre jambe un pied humain. Par son aspect, il se rapproche aussi des créatures comme les satyres et les faunes. Il porte des chaînes – qui parfois comportent des cloches de différentes tailles. Il porte aussi les « ruten », des fagots de branches de bouleau dont il frappe les enfants. Les « ruten » avait une signification dans les rites d’initiation païens pré-chrétiens. Dans certaines représentations, les branches de bouleau sont remplacées par un fouet. Certaines images montre le Krampus portant un grand sac ou une hotte (ou un baquet) sur son dos. Le Krampus est généralement nu mais peut parfois porter quelques éléments de vêtement, plus rarement un vêtement qui le recouvre en entier. Le Krampus déploie quelquefois des ailes rouges, ce qui le rapproche de la représentation du diable ange déchu
.

Quelques variantes : à Oberstdorf, en Bavière, c’est le Wilder Mann ou Homme Sauvage dont l’aspect est proche de celui du Krampus, mais sans cornes. Il n’accompagne pas saint Nicolas. Knecht Ruprecht, au nord de l’Allemagne, porte un sac de cendres et frappe les enfants avec qui il ne sait pas comment prier correctement. Ailleurs, Zwarte Peter, traduit en «Peter noir», est également le fidèle compagnon de saint Nicolas. Au Tyrol, le personnage ressemble plus à un ours en peluche géant et sadique. En Allemagne de l’Ouest, il arrive finalement – avec un fusil de chasse – dans le traineau avec le Père Noël. En Styrie (sud-est de l’Autriche), les bâtons de bouleau utilisés pour son fouet sont peints en doré et affichés toute l’année pour rappeler aux enfants l’arrivée imminente du Krampus.
D’autres personnages sont proches du Krampus en dehors des contrées déjà citées.
Dans le folklore alsacien et lorrain, l’acolyte de Nicolas se nomme Hans Trapp, Rubbelz ou père Fouettard.
En Belgique et aux Pays-Bas, saint Nicolas est accompagné de Zwarte Piet. Appelé également père Fouettard en Belgique francophone et dans le Nord de la France ou encore Hanscrouf en province de Liège. Il est alors un personnage sympathique et de bonne volonté.
En Allemagne, saint Nicolas peut être également accompagné de Ruprecht ou Knecht Ruprecht ou de Houseker (variante orthographique : Housécker) au Luxembourg.En Suisse, il peut être entouré de ses pères Fouettard, appelés Schmutzli, en suisse allemande.
Dans le Sud-Ouest de l’Allemagne, il est accompagné de Belsnickel, en Pologne par Ryszard Pospiech.


L’échange de cartes de voeux représentant les Krampus date des années 1800. On y lit souvent la phrase « Grub von Krampus » (Salutations du Krampus), des bouts rimés ou des poèmes humoristiques. Le Krampus y est montré menaçant et malmenant des enfants, voire des bébés. Les scènes se veulent terrifiantes et sont même souvent dérangeantes à nos regards d’aujourd’hui.

Ces cartes sont déclinées en plusieurs genres: Certaines cartes ont des connotations sexuelles larvées, surtout quand le Krampus s’y retrouve en compagnie d’une femme, mais pas seulement dans ce cas… D’autres sont plus explicites. Il suffit de bien analyser les images pour remarquer qu’elles ne sont pas toujours innocentes et frôlent parfois des interdits absolus. Le Krampus semble aussi s’en prendre à des couples (illégitimes ?) et est parfois représenté comme un marionnettiste (obligeant les humains à mal se conduire ?) ou comme un tentateur. Dans une bonne partie de ces cartes, il y a une forme de sadisme et la sexualité latente y est assez trouble – ce que l’on peut retrouver dans les littératures de certaines contrées dans lesquelles sévit le Krampus. Ce n’est pas pour rien si le fantastique sous ses aspects terrifiants est né dans ces contrées. Les cartes se voulant humoristiques sont généralement d’un lourd mauvais goût.

Les créations graphiques récentes montrent que le Krampus a évolué physiquement et est encore plus effrayant qu’autrefois. Il a souvent puisé dans la garde-robe des super-héros, des héros de fantasy ou des costumes vikings et médiévaux fantasmés. Réservées à un public adultes, les scènes à connotation sexuelle sont plus réalistes (mais évitent, cette fois, d’y mêler des enfants). On a vu apparaitre, à l’époque contemporaine le Krampus féminin, mélange de pin-up, d’héroïne de BD et de femme fatale très sexualisée.

Le Krampus s’est aussi imposé dans la bande dessinée, les dessins animés, au cinéma, dans des séries, dans les jeux, dans la littérature… On en compte plus les objets à son effigie : figurine, mug, bijoux, coussin, vêtements, etc.

Aux États Unis, on commence à organiser des fêtes pour célébrer le Krampus, mettant en lumière le mouvement des célébrations anti-Noël. Après avoir introduit les fêtes européennes d’Halloween et de Noël sur leur territoire, les Américains ont donc trouvé une nouvelle fête qu’il sera intéressant de voir évoluer.

Toutes les traditions se métamorphosent et plus rapidement que l’on pourrait le penser. Les légendes et les traditions se télescopent sans cesse avec les modes et les idées du moment, empruntant quelque chose ici, en abandonnant une autre là. Trois générations suffisent, depuis toujours, pour que des changements soient vraiment visibles dans les détails d’une « tradition ». Les fêtes de fin d’année ne sont pas tout à fait les mêmes qu’il y a cinquante ans, chaque année ajoute sa touche. Rien de plus mouvant que les traditions finalement. Et ce sont ces métamorphoses permanentes, ces enrichissements qui font perdurer le plus important, le « noyau originel » de ces histoires. Les traditions persistent parce qu’elles…. changent.

Le Krampus, dans la foulée de sa métamorphose graphique, a donné des idées aux amateurs de déguisements qui portant désormais des costumes très élaborés qui font le succès des défilés du 05 décembre. S’il est toujours ludique de confectionner son propre costume, on peut facilement trouver en vente tous les éléments: masque, fourrure, accessoires… Le Krampus a de belles années devant lui, les vilains plaisent toujours et sans les vilains pas de bonnes histoires.

L’histoire du Krampus et de ses avatars dont les lointaines racines sont si emmêlées ne peut se résumer en ces quelques lignes. A vous d’aller plus loin si ces modestes informations vous donnent envie d’en savoir plus sur ce vilain personnage.

Maurice Bruce qui dans un article de 1958 écrit :

« Il semble y avoir peu de doute quant à sa véritable identité, car dans aucune autre représentation, on ne retrouve autant de regalia du Dieu Cornu des Sorcières si bien préservées. Le bouleau – abstention faite de sa signification phallique – peut avoir une relation avec les rites d’initiation de certains cercles wicca. Cela dans des rites avec des comportements d’attachement et de flagellation comme une forme rituelle de mise à mort. Les chaînes ont pu être introduites dans une tentative de christianisation du rituel pour « lier le Diable » ou être une persistance d’un rituel païen quelconque. »
Que le Krampus est un lien avec la sexualité est indénaible. Peut-être que lepersonnage est né lors de rituels de

Et maintenant des images anciennes ou contemporaines : 

(le copyright, quand il est absent, appartient à l’auteur du visuel) :

AUSTRIA – JANUARY 01: Krampus (Devil) and Santa Claus. Felicitation Card. Postcard by the Viennese Werkstaette, Number 541. Colour Lithography, 14 : 9 cm. Around 1911. (Photo by Imagno/Getty Images) [Krampus und Nikolaus. Wunschkarte. Wiener Werkstaette-Postkarte No. 541. Farblithographie, 14 : 9 cm. Um 1911.]

Mandatory Credit: Photo by CCI/REX/Shutterstock (6044573lg) Saint Nicholas’s Day. The Krampus (incubus in company of Saint Nicholas). Illustration, Hungary, vers 1920. Art – various

Mandatory Credit: Photo by CCI/REX/Shutterstock (6044419kv) Krampus, an incubus figure in company of Santa Claus or St Nicholas who warns and if necessary punishes naughty children at Christmas. Postcard, Austria, 1919 Art (Prints & illustrations) – various

Gruss Vom Krampus!

Mandatory Credit: Photo by CCI/REX/Shutterstock (6044568rd) Saint Nicholas’s Day. The Krampus (incubus in company of Saint Nicholas) abducts the bad children in his basket. Engraving, Hungary, 1907. Art – various

Participants dressed as the Krampus creature walk the streets in search of delinquent children during a Krampus run on November 28, 2015 in Salzburg, Austria. Hundreds of Krampuses participated this year in the event organized by a local Krampus association. Krampus, also called Tuifl or Perchten, is a demon-like creature represented by a fearsome, hand-carved wooden mask with animal horns, a suit made from sheep or goat skin and large cow bells attached to the waist that the wearer rings by running or shaking his hips up and down. Krampus has been a part of Central European alpine folklore going back at least a millennium, and since the 17th-century Krampus traditionally accompanies St. Nicholas and angels on the evening of December 5 to visit households to reward children that have been good while reprimanding those who have not. However, in the last few decades the western Austrian region of Tyrol in particular has seen the founding of numerous village Krampus associations with up to 100 members each and who parade without St. Nicholas at Krampus events throughout November and early December.

Vintage Krampuses. Photo by burnlab. https://www.flickr.com/photos/burnlab/2117885774/in/faves-ancientartpodcast/

 
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Publié par le 25 décembre 2020 dans PETITS OBJETS DE COMPAGNIE

 

SAPINS DE PAPIER ET VIEUX LIVRES…

SAPINS DE PAPIER ET VIEUX LIVRES…

Voici les plus simples modèles de sapins à réaliser à partir de pages de vieux livres. Ils trouveront leur place un peu partout dans la maison et pourront servir plusieurs années.

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BIJOUX DE PAPIER….le petit cadeau personnalisé…

Quelques idées de bijoux en papier créés à partir de vieux livres, de magazines, de bandes dessinées…. Si nous favorisons le papier issu de livres, tous les papiers sont utilisables : les cartes de géographie, les cartes routières les partitions de musique, les cartes du ciel, les cartes postales, le papier peint, le carton ondulé… offrent de belles possibilités. Le papier est un matériau très solide s’il est conservé dans de bonnes conditions. Une fine couche de vernis mat rendra vos créations encore plus solides.

Les images trouvées sur le web sont souvent sans nom d’auteur, le copyright appartient bien entendu à ces auteurs.

 
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Publié par le 11 décembre 2020 dans PETITS OBJETS DE COMPAGNIE

 

NUIT GOURMANDE POUR HALLOWEEN…

NUIT GOURMANDE POUR HALLOWEEN…

Pour Halloween, des gâteaux pas comme les autres apparaissent dans les vitrines des pâtisseries. Les moissons sont rentrées, les greniers sont pleins, nous fêtons la fin des durs travaux et recevons la récompense sucrée qui nous rassemble et nous rassure tout au long de cette nuit durant laquelle rodent les fantômes…. Voici quelques modèles de ces créations comestibles et saisonnières dont les thèmes abordent autant l’Automne, ses feuilles rousses, ses châtaignes que les sorcières et les citrouilles… et si certains sont kitchissimes en diable, d’autres sont drôles, mignons ou sobrement poétique…

Et quelle que soit la façon dont vous fêtez ce rendez-vous annuel, nous vous souhaitons une 

JOYEUSE NUIT !…

 

 

 

 

 

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LES FAUX LIVRES DE MAGIE : décoration pour Halloween…

LES FAUX LIVRES DE MAGIE : décoration pour Halloween…

Voici de retour annuel de cette ancienne fête européenne (celte, pour préciser) et son cortège de personnages et d’objets réels ou imaginaires. C’est la seule fête très ancienne – avec les fêtes de fin d’année – dont la décoration évolue et d’enrichit d’année en année

Les faux livres de magie sont devenus un élément incontournable de la décoration d’Halloween depuis un peu plus de vingt ans. L’idéal est de les fabriquer soi-même avec les moyens du bord et d’associer le plaisir de la création à celui d’obtenir un objet unique à peu de frais.

La réalisation est simple : un vieux livre, du fil (ficelle, laine, fil de fer…), des brindilles, des feuilles mortes, des morceaux de bois, du papier mâché et de la  pâte à modeler (pour des formes en reliefs), des tissus de différentes textures, des papiers de différents types, des petits objets pouvant être collés sur la couverture (les petits jouets en plastiques et autres objets miniatures, des petits bijoux de fantaisie, des clefs, des rouages de montre…), de la colle, des ciseaux, de la peinture, du vernis… La plupart des choses dont vous aurez besoin sont généralement déjà à portée de votre main, chez vous et dans votre jardin, dans la nature. Ne pas hésiter à détourner l’objet  de sa fonction. Si tous les objets utilisés sont des objets de récupération ou en passe de finir dans la poubelle, c’est encore mieux. Le reste est une histoire d’imagination. A vous également de trouver votre technique.

Il est également facile de trouver des tutoriaux sur le web ; tapez dans un moteur « diy craft spell book » – (les tutoriaux étant le plus souvent déclinés en images, le langage des sites importe peu.) Vous pouvez aussi télécharger gratuitement des images sur le thème ainsi que des polices (choisir de préférence le moteur de recherche Bing.)

Ces livres personnalisés sont une décoration qui va permettre de sauver quelques vieux livres et qui vous servira pendant plusieurs années.

La majeure partie des créations ci-dessous l’ont été par des amateurs.

Les images ci-dessous proviennent du web et ont été trouvées  dans nom d’auteur. Le copyright appartient à tous ces talentueux créateurs. 

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La réalisation la plus simple : des livres, du papier Kraft et un style feutre

 

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HALLOWEEN : petite piqûre de rappel, culturelle et historique…!

HALLOWEEN : petite piqûre de rappel, culturelle  et historique…!

Petite piqûre de rappel, culturelle et historique, pour ceux qui cette année encore vont stupidement râler contre « cette fête américaine » :  Halloween est une fête bien de chez nous, Européens de l’Ouest, elle  est même présente chez  tous les peuples européens et Nordiques (pas seulement les Celtes), sous d’autres noms  parfois. Dans toutes les civilisations antiques (dont nous sommes les héritiers) et présentes , dans ABSOLUMENT toutes les cultures, quel que soit le costume ou le masque sous lequel elle se présente, cette fête existe. Et ces festivités sont bien antérieures à celles nommées par chez nous Hallowe’en, Toussaint et Fêtes des Morts (qui se bousculent dans un mouchoir de poche temporel). Au départ, c’est une fête en phase avec la saison. Alors, gens d’ici, de rejetez plus votre propre culture ! Parce que Hallowe’en, c’est d’abord une histoire de saison, de Lune, de Soleil et d’Etoiles… l’histoire de ce qui se passe naturellement dans le ciel et qui concerne tout le monde sur cette planète.

Et une occasion pour TOUS de se costumer, de passer une soirée entre amis, de s’amuser….

Ici, notre article paru il y quelques années… Ce n’est qu’un très bref résumé de l’histoire passé et présente de cette fête qui suit son petit bonhomme de chemin sans se laisser détruire, qui sait s’adapter graphiquement et intégrer toutes les nouvelles données pouvant la servir. Plusieurs volumes ne suffirait pas à explorer cette fête  qui s’enracine dans la fameuse Nuit des Temps;;;

Information : les différents visuels utilisés dans cet article ont été trouvés sur Internet sans nom d’auteur  fiable. Il est évident que le copyright appartient à ces auteurs inconnus.

Chacun célèbre ce moment à sa façon. Halloween  est restée au fil des slécles l’une des grandes fêtes automnales populaires. L’automne est une saison qui stimule l’imagination, pousse aux soirées entre amis et voisins. Son abondance et ses couleurs offrent mille idées de décorations, souvent à base de fruits, légumes, feuilles, mousse et de matière noble comme le bois, etc. Cette fête est en perpétuelle évolution alors que d’autres, trop figées, moins débordantes d’imagination, disparaissent faute de s’adapter. Halloween à une santé de fer car l’événement sait  remettre ses pendules à l’heure, repenser son fond imaginaire et s’enrichir d’années en années des modes et des goûts contemporains .  Les fantômes, squelettes et autres sorcières ont désormais des compagnons tout droit surgit des livres de fantasy et des histoires d’horreur (voir Stephen King, par exemple). La créature de Frankenstein fait désormais partie du décor avec les zombis et l’Ile du Docteur Moreau est mise à contribution ainsi que les vampires d’Anne Ryce et les corbeaux d’Alan Poe. La fête c’est énormément développée en puisant dans la littérature classique et dans la littérature récente. On retrouve aussi bien Gandalf que Dumbledore dans les personnages apparaissant lors des soirées costumées d’Halloween. Leur statut de sorciers leur  a ouvert les portes du bal, ainsi qu’aux Elfes et autres créatures magiques. Halloween est comme Noël une fête ouverte que chacun peut vivre selon ses convictions. Les données religieuses récentes et les données plus antiques et plus complexes cohabitent depuis des siècles pour que chacun trouve sa place dans cette célébration.

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Nous reproduisons ci-dessous l’article que nous avions écrit l’an passé et qui reste d’actualité. 

HALLOWEEN, C’EST COMPLIQUé

Cette fête  est originaire des îles anglo-celtes. Le point culminant en est la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint (nom de la fête chrétienne)… puis on enchaîne avec les multiples réjouissances de la nuit du 1er novembre, parce qu’on ne s’arrête point à  minuit pile alors que l’on commence à vraiment bien s’amuser…

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Halloween est aussi ancienne que les tribus celtes, nous pourrions remonter ainsi jusqu’à la protohistoire celte. Les origines et l’évolution de cette fête sont complexes, riches et vraiment passionnantes quand on s’intéresse à nos traditions et que l’on aime les grands rendez-vous conviviaux. En parler ne tiendrait pas  sur les pages de plusieurs gros volumes, sans compter la vaste iconographie qui pourrait accompagner les textes. Voici donc des petites tranches, plus ou moins cousues, de la vie de cette si tenace tradition.

Citrouille et musique

Citrouille recouverte de morceaux découpés dans une partition…

HALLOWEEN… Différentes appellations contrôlées…

« All Hallows Eve », tel est l’origine du mot Halloween (the Eve of All Saints’s Day), encore écrit « Hallowe »en ». On peut le traduire littéralement en vieil anglais par, « la veille de tous les saints ». » Hallow » est une forme altérée de « holy »  (saint) et « eve » ou « even » est une forme raccourcie de « evening » (soirée). En Angleterre (nous verrons cela plus loin), ce fut même un temps « La Nuit de la Pomme Croquante ». Sinon l’origine de la pratique de créer un certain désordre dans les rues et les champs est encore une fois une coutume celte : « oídche na h-aimléise », » La Nuit des Bêtises« .

Halloween est issu d’une fête venue du fond des temps et qui se célébrait à la même période de l’année, la fameuse fête celte de Samain (Samhain). En gaélique, encore de nos jours, le nom en est Oiche Shamhna. « Samain » signifie « réunion », c’est la fête du passage de la saison claire (printemps et été) à la saison sombre (automne et hiver), la transition d’une année à l’autre annoncée par la fin des moissons et l’arrivée de l’hiver. Dans le folklore celte, Samain est une période un peu hors du temps propice aux rencontres et aux apparitions surnaturelles, une période durant laquelle morts et vivants, humains et divinités de l’Autre Monde (le « Sidh »), cohabitent. Et Samain était une fête  importante puisqu’elle durait semble-t-il plusieurs jours.

citrouille et pliage

Pliage en forme de citrouille…

Coutume(s)  païenne(s) et  fête(s) religieuse(s),  un fil rouge partagé, une cohabitation de plusieurs siècles

C’est l’une de ces nombreuses fêtes païennes ou religieuses que l’on retrouve plus ou moins dans toutes les civilisations, dans tous les pays, sous différentes formes, avec des rituels évoluant en cours de route, mais que l’on arrive à recouper. Toutes se situent à des tournants saisonniers précis : le printemps et Pâques, l’hiver et Noël, l’automne et Halloween/Toussaint par chez nous, la date du début de l’année selon les époques et les sociétés, etc.

Cette fête fût donc célébrée par les Celtes de Gaulle (pour parler de chez nous et de certains de nos proches ancêtres) durant des siècles. C’est le Samanios des Gaulois (n’oublions  pas que les Gaulois sont des celtes…) C’était pour eux le premier jour de leur année. C’est la fête de la fin d’une année et de la naissance d’une nouvelle symbolisée par l’extinction et le rallumage de tous les foyers. Les Celtes croyaient que le dieu Samain venait le 31 octobre juger les âmes des morts de l’année écoulée. C’est en même temps un moment consacré au culte des Ancêtres. Nous sommes toujours dans le même shéma de passage  et/ou d’opposition, de l’opposition entre la lumière de l’été et  l’obscurité de l’hiver, de la différence entre la terre qui produit et la terre qui dort, entre ce qui est vivant et ce qui est mort, entre ce qui est visible et ce qui est invisible, entre ce qui est réel et de ce qui est le fruit de l’imagination…

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Les Pommes Croquantes.

La nuit où les Morts  font la vie dure aux Vivants et la solution pour s’en défaire : les effrayer !

Voici un autre morceau de l’histoire qui entre dans la construction de la tradition d’Halloween. La nuit du 31, dans le lointain de notre Histoire, les esprits des morts de l’année  devaient donc partir pour l’Autre Monde. Ce dont ils n’avaient pas forcément tous envie. Au lieu de prendre la route sans faire d’histoire, paisiblement, certains rebroussaient chemin pour tenter de s’installer dans le corps des vivants. Mais les vivants ne voulaient pas de ces morts récalcitrants.
Cette nuit là, ils éteignaient  le feu et les lumières dans leurs maisons pour les rendre moins  accueillantes, moins attirantes, se promenaient affublés de costumes effrayants, faisant grand bruit pour faire fuir les esprits. S’ils allumaient des feux de joie pour souhaiter bon voyage aux morts et les honorer, c’était aussi pour les éloigner. (On peut retrouver ici la pratique du feu allumé pour éloigner les bêtes sauvages menaçantes, pratique qui remonte aux origines, on tente d’éloigner ce qui fait peur en allumant une lumière). On sacrifiait aussi des animaux…….des fruits…… et des légumes… (et, parait-il, parfois quelques personnes qui semblaient déjà habitées par un esprit.) C’était la fête.

Des déguisements fin XIXe, début XXe.

Ne pas attirer les Créatures de l’Autre Monde, leur courroux, ou d’autres manifestations inconfortables, justifia à partir d’un moment non datable le port de masques et de déguisements comme moyen d’échapper à la possible emprise des sombres esprits sur les hommes; et d’une manière générale de conjurer le mauvais sort pour l’année à venir. Nous sommes là encore dans une continuité puisque déjà, du temps de Samain, nous savons que les Celtes sacrifiaient des animaux, les dépeçaient  pour se parer de leur peau et de leur fourrure en guise de protection.

Fantôme et pliage

Pliage en forme de fantôme…

Pages et fantômes

Petits fantômes surgissant des pages…

De la fête ancestrale à l’arrivée de la fête chrétienne, les débuts d’une cohabitation

Une grande fête populaire ou religieuse n’est souvent qu’un avatar. Une nouvelle festivité ou commémoration poussant l’autre dehors pour prendre la place. C’est bien plus pratique de réutiliser une date déjà implantée dans les habitudes. On ne change pas (ou presque) une date qui gagne. Lorsque les Romains envahirent les territoires celtes leurs fêtes Feralia (en l’honneur des morts, célébrée le 21 février) et Pomona (en l’honneur de la déesse des arbres fruitiers et par extension de ce qui est fructueux, célébrée le 1er novembre) auraient été assimilées à la fête de Samain.

Livre et citrouille

Le grand classique : la citrouille réalisée en découpant les pages d’un vieux livre…

Au VIIe siècle, le pape Boniface IV n’ayant plus assez de jours sur le calendrier pour fêter tous les saints chrétiens décida de leur dédier un jour et transforma Feralia (21 février) en ce qui allait devenir la Toussaint. Il consacra le temple romain du Panthéon (dédié à tous les dieux, c’est le sens étymologique du mot) à la vierge Marie, à tous les martyrs, auxquels on ajouta ensuite les confesseurs. Ce n’est qu’au VIIIe siècle que la Toussaint sera déplacée au 1er novembre. Le 1er novembre, la fête de la Toussaint unit pour les catholiques l’Eglise du Ciel et l’Eglise de la Terre et relie le chrétien à tous les saints canonisés et ceux qui sont dans la béatitude divine. C’est en fait l’anniversaire de la dédicace du Panthéon qui se fête et c’est ainsi que la fête de tous les saints  finira par être fixée au 1er novembre. C’est  pourtant bien avant, dès le Ve siècle,  que Saint Patrick,  en Irlande, tentera déjà d’extirper des moeurs la coutume considérée comme païenne. Mais partout la coutume perdurera, plus ou moins officieusement.  On ne balaye pas du jour au lendemain un rendez-vous annuel qui date déjà d’environ 1200 ans à l’époque (on sait que cette fête en cette période de l’année est attestée depuis environ 700 ans avant J.C). L’Eglise ne pourra  qu’occuper la même date pour tenter de faire barrière. Privée de Samain et de 1er novembre, la communauté irlandaise s’approprie alors la veille, le 31 octobre, bien décidée à continuer à rendre hommage à son héritage celte. Dans ce contexte se développera  le terme « All Hallows Eve », un nom qui laisse une place au mot ‘saints’. Très diplomate…

Citrouille en papier

Citrouille en papier…

Vers l’an 1000, pour que la Toussaint garde précisément sa vocation à célébrer les saints et  ne soit pas une journée consacrée aux  morts, Odilon, abbé de Cluny, imposa à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre. Cette fête liturgique est à la fois une journée de commémoration et une journée d’intercession ; on se souvient  des défunts, on prie pour eux. C’est là que le 2 novembre rejoint  Samain, l’antique « fête des morts ».  La Toussaint du 1er novembre est souvent confondue avec le jour des morts du 2 novembre alors que ce sont bien deux choses différentes.

Citrouille en papier

Citrouille en papier roulé. La technique du papier roulé permet de réaliser les compositions les plus simples comme les plus complexes…

D’hier à aujourd’hui

Toujours est-il que fêtes païennes et religieuses, Halloween et Toussaint pour ce qui nous occupe, cohabitent désormais de nos jours, pour le plaisir des uns et la fureur des autres. Des polémiques enflamment régulièrement pro et anti Halloween. Il serait préférable que chaque camp respecte les idées de l’autre  sans vouloir imposer les siennes. Il y a de la place pour tout le monde. Il  n’est pas rare encore actuellement dans des « Pardons » de voir le matin se dérouler les rituels  de types « magiques » et l’après-midi la messe.

Citrouille en papier

Ceux qui connaissent bien le  Royaume-Uni savent à quel point Halloween y est populaire, notamment en Ecosse, en Irlande, au Pays de Galles.

Halloween  ne s’implanta  aux Etats-Unis  que vers le milieu du XIXe siècle avec l’arrivée des émigrants écossais et irlandais fuyant la famine (la « Grande Famine » commença en 1845, son origine est due à l’introduction du mildiou qui ravagea les récoltes). Cela ne se fit pas tout seul, l’église protestante ne voyait pas ces pratiques d’un bon oeil. Les premières années, les Irlandais présentèrent la chose en mettant l’accent sur l’aspect communautaire de festivités célébrant la fin des récoltes. Tout cela animé par des parades déguisées et des lectures. Le caractère fantasmagorique de l’affaire fut presque occulté. C’est pourtant ce côté étrange et festif  des déguisements qui va séduire les Américains au bout de quelques années  et qui feront qu’ils finiront pas se joindre au mouvement. Au début des années 1920,  on peut dire qu’Halloween est enfin bien implanté sur le territoire américain et au Canada.

Citrouille en papier

Citrouille en papier…

De siècle en siècle, une fête qui ne cesse d’évoluer et de s’enrichir

Halloween est avec Noël l’une des rares fêtes qui année après année a évolué, s’est approprié les nouvelles technologies, s’est adaptée aux changements de la société, a absorbé tant les modes vestimentaires que littéraires ou cinématographiques, a inspiré les artistes… Halloween au fil des siècles a développé toute une imagerie fantastique, des amusements totalement  originaux et très variés, des déguisements de plus en plus différents, et même de la littérature haut de gamme. Halloween possède un énorme pouvoir d’absorption de tout ce qui, nouveau, peut rendre la coutume plus attractive, amusante, créative. Cette fête s’est enrichie alors que tant d’autres perdaient la faveur du public, s’affadissaient avant de disparaître ou restaient vivoter sans que l’on sache plus très bien ce à quoi elles correspondaient. Peut-être parce qu’Halloween est  depuis longtemps une fête  très conviviale, simple, pas « intello » pour deux sous ni absconse, vraiment populaire dans le sens noble du terme, durant laquelle on s’amuse beaucoup toutes générations confondues. Elle fonctionne alimentée par la curiosité profonde de l’être humain pour le mystère et le fantastique, pour les choses cachées et magiques, pour le monde de l’invisible, l’univers de la nuit, des contes et des légendes  Autant dire que le moulin n’est pas à l’aube de manquer d’eau. C’est un moment pour s’offrir une bonne vieille régression à base de grosses farces enfantines et de sucreries, un soir et un nuit pour cesser quelques heures de se prendre tellement au sérieux. Sans doute un peu de tout cela  : jouer avec nos peurs les plus intimes emballées dans de grandes parties de rigolade.  Pas besoin de chercher midi à quatorze heure, de couper les cheveux en quatre et d’appeler à la rescousse les psychanalystes. Halloween, c’est drôle et poétique et c’est tout. Même le mot est pétillant.

Citrouille en papier

Citrouille en papier. A réaliser à l’aide des pages épaisses d’un vieux livre pour enfant…

Des histoires à dormir debout ou plutôt à ne pas dormir du tout !

Halloween, c’est aussi la nuit ou, dit l’une des nombreuses légendes, la porte entre le monde des morts et celui des vivants est ouverte. D’où cette avalanche de fantômes et autres créatures des ténèbres qui s’invitent chez nous (les morts récalcitrants des Celtes, voir plus haut). C’est une nuit durant laquelle on aime se faire peur et faire peur.

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Abordons un sujet moins connu en France qu’ailleurs (mais en voie de rattrapage dans l’hexagone depuis peu) :  Halloween et la littérature. Le roman gothique, genre littéraire anglais précurseur du roman noir, apparaît en 1764 avec Le Château d’Otrante d’Horace Walpole. En Europe continentale, le genre fantastique y fera suite à partir de 1830.  Les histoires de fantômes, de vampires, de sorcières, de meurtres, de cadavres ambulants et autres joyeusetés macabres, nocturnes et sanguinolentes vont être à la mode durant quelques décennies et l’habitude de lire particulièrement des histoires d’horreur ou fantastiques au moment d’Halloween va probablement entrer dans les moeurs en empruntant le chemin de cette littérature-là. On les nomme les « Halloween books », les livres  d’Halloween, ceux que nous nous réservons de lire particulièrement durant cette période.  Ils doivent nous faire frissonner et bondir au moindre craquement d’une lame de parquet ou d’un volet qui claque (A lire – c’est bien meilleur, jouons le jeu jusqu’au bout – la nuit à la lueur d’une bougie vacillante). Une excellente greffe sur l’antique tradition permettant aux plus jeunes de découvrir des auteurs de qualité, classiques ou contemporains (tel Edgar Poe, pour ne citer que lui, qui rencontre un grand succès). Les livres purement sur le thème existent depuis fort longtemps et sont même de plus en plus nombreux;  cette année le choix, en langue française, pour la jeunesse (et les plus grands) est plutôt intéressant.

A la lecture s’est ajouté désormais le visionnage de films d’épouvante. Le film le plus rediffusé ce soir-là est actuellement La Nuit des morts-vivants (1968), de George. A. Romero. C’est une occasion aussi de redécouvrir les films fantastiques qui connurent une heure de gloire au tout début du cinéma.

Une veillée mystérieusement disparue en France

Sans être très âgés, certains d’entre nous – moins de  60 ans –  se souviennent encore de la veillée de la Toussaint en France (jusque vers la fin des années 60). Les gens se réunissaient  entre voisins, en famille, c’était même parfois l’occasion d’une fête au village (grand feu, bal costumé…). C’était les  vacances et pour les citadins des très grandes villes cela voulait dire un séjour prolongé à la campagne et, choses exotiques, la cueillette des champignons, la chasse, et les soirées devant un feu de cheminée.  A la campagne ( mais aussi en ville), dans tous les milieux, les uns se rendaient chez les autres à la nuit tombée, une lanterne sourde ou une petite lanterne en papier à la main, petites lucioles  défilant dans le noir (avec pour les plus courageux une petite visite au cimetière du village, les garçons en profitant pour rassurer les filles….) Autour du feu, de la table, au salon, on se racontait ces histoires qui font peur et des histoires tout court issues de la mémoire collective, de la saga familiale. Ainsi les histoires de revenants, de tombe qui parle, d’enterrements qui tournent à la farce et de veillée funèbre durant laquelle le mort se réveille, de curé un peu sorcier se transformant en corbeau… faisaient le régal des convives. Tous les ans les mêmes histoires (plus longues de quelques phrases chaque fois), tous les ans le même plaisir. Mais histoires incontournables, piliers de la soirée. La transmission des événements passés, réels, imaginaires ou arrangés se faisait, une galerie d’événements et de personnages défilaient.Sur la table tous les fruits de l’automne et le gibier, période de chasse oblige, voisinaient. C’était une grande soirée soit de grignotage, soit de banquet (un peu comme à Noël)  C’était comme une sorte de Fête de L’Automne et de l’abondance, en attendant les fêtes religieuses du lendemain et surlendemain pour les paroissiens. Une décoration à base de belles feuilles mortes dorées de tous les ors de l’automne, de noisettes, de pommes, de champignons, de citrouilles et autres légumes tenant dans le temps était de rigueur. Et puis tout cela a disparu. Un automne, il n’y eut plus de réunion, plus d’histoires. Si certaines familles continuèrent la tradition, la plupart oublièrent pratiquement du jour au lendemain, semble-t-il, l’une de nos plus anciennes et plus conviviales fêtes. Un vrai mystère que cette soudaine désaffection. Il est certain que cette fête était plus rurale que citadine et que les campagnes se vidant…ceci expliquerait cela…Mais pourquoi seulement en France ? Cette fête revient lentement  dans l’Hexagone  notamment par des chemins de traverse : la nouvelle littérature fantastique/le cinéma de même et la mode des  loisirs créatifs et du « fait main, fait maison » ; loisirs créatifs qui ont bien aidé à relancer, entre autres, le goût de décorer sa maison selon les saisons. Et nous revoilà finalement toujours reliés à ces activités spéciales liées au passage d’une saison à l’autre, aux événements du calendrier, (solstices, semailles, moissons,etc.). Finalement, nous ne sommes pas, sur le fond, si loin du comportement des anciens Celtes.

Citrouille

Citrouille en ficelle. Vous pouvez fabriquer votre ficelle en papier.

Citrouille en papier

Citrouille en papier.

Les Irlandais avaient une légende qui a été « intégrée » (pourrait-on dire) à Halloween, celle de Jack-o’-Lantern. Celui-ci était condamné à  errer sur Terre jusqu’au jour du jugement dernier. Ce personnage peu recommandable ne pouvait pas entrer au Paradis en raison de l’avarice  et du goût pour la beuverie dont il avait fait preuve durant sa vie. Il avait été aussi banni de l’Enfer pour avoir joué des tours pendables au Diable. Ce dernier lui fit toutefois don d’un tison déposé dans un navet évidé pour que l’ensemble lui serve de lanterne. Depuis Jack-o-Lantern, « Jack à la Lanterne »,  erre entre Ciel et Enfer avec sa lampe et revient hanter les vivants à chaque anniversaire de sa mort. Le navet se transforma en citrouille aux USA; c’est un légume plus facile à sculpter et  surtout plus décoratif.. L’habitude au début d’utiliser un navet ou un rutabaga comme lanterne viendrait aussi des Celtes.

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Carte postale ancienne d’origine allemande…

Grignotage ou banquet ? A chacun sa gastronomie !

Les traditions de se raconter des histoires à faire peur  (et cela bien avant l’arrivée du roman gothique et du fantastique) et de consommer des sucreries et autres pommes d’amour pendant Halloween, vient d’Angleterre. Avant d’adopter le nom Halloween, les Anglais nommaient cette fête « La Nuit de la Pomme Croquante ».
On se réunissait en famille, pour se raconter les fameuses histoires et manger des pommes ou des noisettes, on offrait des gâteaux aux pauvres. Voilà qui explique aussi l’une des origines de la récolte des bonbons.
Comme à l’occasion de toute festivité digne de ce nom, à Halloween on mange… Et on mange même très bien. Sont  seulement oubliées les beuveries d’antan qui allaient de pair avec des aspects relativement barbares de la commémoration. Avec les produits de saison, le nombre de plats savoureux est impressionnant et toute une pâtisserie thématique s’est développée depuis un siècle. Internet est fertile en menus amusants et/ou gastronomiques et colorés. La seule limite est l’imagination du cuisinier. Avec juste les mots-clefs « menu ou recette Halloween », »Halloween recipes » ou « Halloween meal » vous trouverez sans doute votre bonheur en anglais et en français (et de belles photos de plats). Le plat le plus connu du dîner d’Halloween reste, en dehors de la tarte au potiron qui est de saison, le potage à la citrouille proposé dans la citrouille creusée servant de soupière.
Citrouille
Des fantômes dans la purée...
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De maison en maison, de porte en porte…
Le fait d’aller de porte en porte réservé pratiquement aux seuls  enfants est une modification très récente puisqu’elle date des années 1950 et est né aux Etats-Unis (c’est leur apport avec la citrouille) !  Sinon l’origine de la pratique est encore une fois en partie  une antique coutume celte : « oídche na h-aimléise », » La Nuit des Bêtises. La nuit d’Halloween, les gens se déguisaient et faisaient des farces à leurs voisins : frapper aux portes pour se faire passer pour un esprit, déranger les choses dans le jardin, les bêtes dans les prés, plus tard tirer les sonnettes, etc. Des bêtises pas méchantes. En creusant un peu, on s’aperçoit que cette activité typique de la soirée est issue de différentes coutumes.

Certes, en Irlande, depuis fort longtemps les enfants se maquillaient en noir et blanc, revêtaient de vieux habits, des draps, des chapeaux pointus et se rendaient dans le voisinage pour demander des cadeaux en chantant « Halloween arrive bientôt et les oies engraissent. S’il vous plait, mettez un penny dans le chapeau du vieil homme !  Si vous n’avez même pas un penny, la moitié d’un fera l’affaire. Si vous n’avez même pas un penny, que Dieu vous bénisse et votre père aussi ». Ils récoltaient des noix, des pommes et un peu d’argent. Mais les adultes participaient aussi au charivari.

Une autre coutume est anglaise. Le 2 novembre, les chrétiens allaient de maison en maison réclamer des « soul cakes », « gâteaux des esprits ».  En échange des gâteaux, ils s’engageaient à prier pour que les esprits des morts de la famille des gens qui avaient donné les gâteaux pour qu’il puissent entrer au Paradis.

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Les jeux d’Halloween

Parmi les jeux de société, on peut citer : Richesse, bobbing the apples : Des pommes sont mises dans un baquet d’eau et le jeu consiste à les attraper sans les mains. Plus la pomme attrapée est grosse, plus on deviendra riche. Le Snip Snap Dragon est, lui, un jeu spectaculaire à base de raisins qui flambent dans de l’alcool  alors que la pièce est plongée dans l’ombre. Il faut saisir les raisins avec les doigts sans se brûler et les manger; une chanson accompagne le jeu. Il existe aussi une foule de  petits jeux de prédiction en relation avec l’Amour, le futur mari ou la future épouse dont on tente de deviner l’identité.

Baquet de la Fortune

Récupérez, sans les mains, la plus grosse pomme et vous deviendrez la plus riche…Ce jeu est connu de tous les lecteurs d’Agathe Christie car il apparait dans « Le Crime d’Halloween » ainsi que celui de Snip Snap Dragon…

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Le Crime d’Halloween, par Agatha Christie, en BD.

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Agatha Christie, Le Crime d’Halloween (Hallowe’en Party)…

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Hallowe’en Party est aussi paru sous le titre « La Fête du Potiron »…

Halloween continue de se métamorphoser, de se renouveler et de proposer de nouvelles tendances. Des bals costumés, des concours de costumes,  des visites de lieux insolites et si possible lugubres (cimetières, maisons hantées, catacombes, souterrains…) sont de nos jours organisés.

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Costume de chauve-souris de l’époque victorienne.

Costume de sorcière de l’époque victorienne. Une peu sorcière, un peu bergère XVIIIe !

Epoque victorienne.

Epoque victorienne.

Décoration : un grand moment de bricolage maison

Cette fête a donné, au fil du temps, naissance à une riche iconographie (les cartes postales anciennes sur le thème sont magnifiques), elle a inspiré des artistes et donné naissance à une foule d’objets en tous genres et en toutes matières des plus kitchissimes aux plus charmants. Durant les semaines précédant Halloween, les petits et les grands  se lancent dans des travaux manuels créatifs pour décorer leur maison et leur jardin (voire leur quartier), se fabriquer un costume. Entre sculpter les citrouilles, préparer les menus et les déguisements, cela aligne déjà plusieurs journées ou soirées festives. Parce que la préparation de la fête, c’est déjà la fête.

Les heures consacrées à la fabrication des décorations d’Halloween  sont devenues de grands moments de bricolage en famille, comme le sont déjà  les jours dédiés à la confection des décorations de Noël ou Pâques.  Le « do it yourself » ou « faite-le vous-mêmes », à de plus en plus le vent en poupe depuis quelques décennies. On ne compte plus les livres  (en anglais généralement, mais ce n’est guère gênant car ils sont abondamment illustrés) relatifs à la fabrication d’une panoplie de parfois très délicieux « Petits Objets de Compagnie pour Halloween ». Et ces décorations sont parfois  très belles,  empruntant au style gustavien, cottage ou shabby, s’inspirant des mondes fantastiques. Des milliers de  tutoriaux sont disponibles gratuitement sur Internet.

Et c’est là aussi que Petits Objets de Compagnie et la Little Free Library retrouvent  leur jeu  favori  : fabriquer des choses avec les pages des vieux livres ou n’importe quel papier ou carton. Le plus emblématique des objets est la citrouille en papier. C’est très  simple à réaliser.  Les plus expérimentés et patients se lanceront dans des pliages savants ou autres montages plus subtils. Voici quelques pistes  (mais il existe des milliers de sites sur Internet qui vous étonneront) pour les fans ou les curieux.

Lanterne-citrouille.

Lanterne-citrouille.

Certaines décorations sont en papier, d’autres pas….(mais elles étaient si mignonnes….et puis cela donne des idées…)

http://ideespleinscrap.canalblog.com/archives/2009/10/28/15334732.html

http://valromey.e-monsite.com/pages/ateliers-creatifs/preparons-halloween.html

http://angefeeca.canalblog.com/archives/2012/11/05/25486634.html

http://scrapbook-chickadoodle.blogspot.fr/2011/10/paper-pumpkin.html

http://simplyalbany.blogspot.fr/2012/10/autumn-in-new-york_11.html

http://www.laminutedeco.com/2012/10/diy-une-citrouille-dans-ma-maison.html

Pour trouver d’autres sites et tutoriaux, deux mots clefs : ‘citrouille en papier » et « pumpkin paper » ou « pumpkin fall craft »

Des chats-citrouilles. Petits Objets de Compagnie aime les chats sous toute les formes…

A noter une tendance qui s’enracine de plus en plus : la décoration intérieure (et parfois extérieure) saisonnière. Les Anglo-saxons utilisent par exemple depuis longtemps le motif ou l’objet citrouille (pour une fois c’est Halloween qui voit l’une  de ses images emblématiques pour ainsi dire détournée) pour leur décoration intérieure automnale (Fall, Autumn). Une  mode qui a donné naissance à une foule de tutoriaux pour réaliser des objets uniques.  Le thème de l’hiver (flocon, objets argentés, peluches, dentelles blanches, etc…) trouve sa place durant les mois de décembre, janvier, février, avant que ne commencent les travaux créatifs pour célébrer le printemps…puis l’été. Le grand plaisir résidant dans le fait de réaliser de ses mains la fameuse déco. Ainsi se perpétue d’une certaine manière  l’hommage au passage des saisons, comme le faisaient nos très lointains ancêtres. L’automne et l’hiver sont pour l’instant les deux périodes ayant donné lieu aux créations les plus intéressantes.

Ces Pénitents qui défilent pour la Toussaint.

Depuis plus de six siècles, des confréries de Pénitents,  groupements d’obédience chrétienne, défilent dans les rues pour la Toussaint. Les participants ne sont pas des religieux mais des laïcs de tous les milieux. Ils portent des costumes particuliers et lorsque la manifestation a lieu de nuit, des flambeaux. Ces défilés sont impressionnant car très solennels.  Les costumes sont constitués de robes longues et d’un chapeau pointu  ou cône descendant jusque sur le visage avec deux trous pour les yeux. Les couleurs en usage sont principalement le blanc, le noir et le rouge. Crédit photo pour les trois photos qui suivent : Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Pénitents en costumes avec leurs flambeaux. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Pénitents en costumes. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

l’Archiconfrérie de la Sanch ­célèbre le vendredi saint dans les vieilles rues de Perpignan. Trois heures de marche. Les statues portées sont prafois très lourdes. Ici, une très belle représentation du Christ sur le croix.Certains pénitent sont vêtus de costumes rouges, d’autres sont en noir. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Citrouille confectionnée avec de simple bandes de papier.

Citrouille confectionnée avec de simple bandes de papier.

Voici quelques photos anciennes de déguisements. Nous ne savons pas si c’est le noir et blanc qui ajoute à l’ambiance, mais les personnages sont bien plus effrayants que ceux qui déambulent de nos jours dans des costumes plus élaborés. Elles sont intéressantes car elles montrent bien la participation active des adultes. Sur l’une des photos, des épis dressés sont un petit rappel à la moisson. Les plus anciennes datent de la fin du XIXe siècle. Ces photos ont été glanées au cours des derniers mois sur le Net, souvent sans source. Le copyright appartient aux auteurs ou possesseurs des originaux.

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Et tout cela en musique…

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il y a 100 ans.

Cette photo est particulièrement intéressante avec son motif de lune et ses épis dressés comme cela se faisait à la fin de la moisson.

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Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (10)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (9)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (8)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (7)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (3)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (1)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (1)

Women in Witch Costumes, circa 1800s (5)

Women in Witch Costumes, circa 1800s (3)