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Archives de Catégorie: Histoire History

LE STEAMPUNK… L’UNIVERS DU « VOYOU à VAPEUR »…

LE STEAMPUNK… L’UNIVERS DU « VOYOU à VAPEUR »…

Le copyright de toutes les images appartient à leurs auteurs dont les noms nous sont inconnus.

Il ne faut jamais douter de l’imagination et de la créativité de l’humain. Il arrive toujours un moment durant lequel il surprendra et viendra enrichir et les mondes imaginaires et le quotidien que l’on pourrait penser un moment sclérosés, à bout de souffle, vidés, finis… Le style steampunk s’est posé sur les étagères de nos bibliothèques, dans le sillage de la SF, de la fantasy et du roman policier – et a également bousculé les tendances épurées à la mode en décoration à la fin du XXe siècle – cela avec une facilité déconcertante. Les steam-romans sont donc venus enrichir l’univers de la  fiction  et de la littérature populaire de qualité, monde  de nouveau très actif  et prolifique à la fin du XXe. Vous en avez déjà certainement lu sans le savoir…L’esthétique steampunk est aussi entré dans votre environnement….Vous avez peut-être chez vous, sans le savoir, un élément décoratif issu de la mouvance…

 

STEAMPUNK : la traduction littérale de steampunk ? Punk à vapeur ! Les adeptes sont appelés STEAMERS en anglais et VAPORISTES en français.
L’évocation de la vapeur est dû aux origines du mouvement qui puise son inspiration dans l’époque victorienne (1837-1901) et les machines de la révolution industrielle de la même époque. Si l’on ajoute la technologie actuelle aux anciennes cela mène à créer des uchronies. L’uchronie est un élément essentiel de la mouvance. On peut aussi utiliser les termes « rétrofuturiste » ou « monde alternatif ». Uchronie signifie étymologiquement « non-temps », un temps qui n’existe pas… ce qui n’est pas, mais aurait pu être….(ou pas…; ou,si, après tout…pourquoi pas ?) L’uchronie est donc une « fausse Histoire » alternative, mais un univers fictionnel bâti sur une base historique.

« Punk » est un mot qui se traduit littéralement par « voyou »  et que le mouvement steampunk utilise au second degré. Le mouvement commence dans les années 1970 (nous ne développons pas ici toutes les origines récentes et ancestrales,  ce serait trop long), mais le mot steampunk apparait plus tard et est dû à l’écrivain américain K.W. Jeter. Dans les années 80, avec Tim Powers et James Blaylock, ils écrivaient des romans de science-fiction en s’inspirant de l’époque de la révolution industrielle du XIXe siècle. K.W. Jeter aurait ajouté le mot punk au mot steam pour se moquer des cyberpunks graves, maussades, pessimistes et ne comprenant que le premier degré. Le steampunk est, à l’inverse, un mouvement optimiste plein d’humour et les vaporistes des amateurs du second degré. La vaporiste s’amuse.

 

 

UN COURANT LITTERAIRE DE LA FIN DU XXe SIECLE

Le steampunk est donc d’abord un courant littéraire de la fin du XXe siècle basé sur l’idée d’uchronie. Sur n’importe quels sites de vente de livres, ou auprès de votre libraire, vous trouverez des centaines d’ouvrages dont l’action se situe dans l’univers steampunk. Et si l’histoire du steampunk vous intéresse, vous trouverez également des ouvrages que l’on qualifie de proto-steampunks réunissant les auteurs qui peuvent être considérés comme les ancêtres du genre (Jules Verne, Wells,  voire plus anciens encore, etc.)  Le steampunk est aussi un genre qui absorbe d’autres genres comme la fantasy, le roman gothique, le merveilleux, l’horreur, le roman policier… Ce n’est pas un sous-genre, plutôt un genre qui se nourrit de l’héritage de plusieurs genres tout en sachant se créer une forte identité propre. Il ne peut donc que séduire un vaste public.

 

 

ESTHETIQUE

Le mélange de la mode vestimentaire victorienne et des machines a donné naissance à tout un nouvel univers esthétique visuellement impressionnant et qui a quitté les pages des romans et leurs couvertures pour essaimer vers tous les domaines : décoration, vêtements, bijoux, mobilier… Le steampunk est partout, plus ou moins visible. Les énormes pendules décoratives (imitations de pendules d’usines et de gares) viennent de ce mouvement, tout comme les ampoules led ( imitations des anciennes ampoules à filaments) et les gros abat-jours de type atelier… et bien d’autres éléments dits ‘industriels » dans les catalogues  et magazines de décoration. Le steampunk a aussi trouvé sa place dans tous les arts, peinture, sculpture, gravure…

 

Fusionner des éléments de machines et des éléments vestimentaires de l’époque victorienne permet d’inventer une infinité de costumes (un peu comme le fit le mouvement gothique qui a pioché dans la même garde-robe). Diffusé  sur le web par la vaste communauté « DIY » (Do it yourself ou fait-main/fait-maison, en français) le style s’est développé rapidement. Les cosplayers (amateurs de costumes) l’ont rapidement introduit en public lors des grandes rencontres autour des mondes imaginaires. La mode steampunk n’est pas définissable en raison des multiples syncrétismes, chaque adepte apporte sa touche. On peut cependant établir quelques archétypes : les rouages de montres et de réveils, les éléments en cuivre, laiton, métaux divers, les pièces mécaniques anciennes, le cuir, les cadrans, compteurs, les bobines, les ampoules anciennes, les corsets, les chapeaux, la montre à gousset (incontournable), les lunettes et autres objets optiques, etc. Les tenues victoriennes revisitées jouent le décalage avec des accessoires. Les lunettes, pour ne citer que cela, sont celles, souvent retravaillées, des premiers aviateurs et motocyclistes, des lunettes de protection professionnelles personalisées. La grande politesse est de rigueur ainsi que le chapeau (que l’on soulève devant les dames). Le vaporistes est un « bricoleur » plein d’imagination, la devise de Steampunk magazine résume l’éthique du mouvement : « Love the Machine, Hate the Factory »(« Aime la Machine, Déteste l’Usine »). Le goût de créer des objets et vêtements soi-même et pour soi, des pièces uniques et originales domine. Le vaporiste est doué pour la récupération et le sauvetage d’objets.

 

On notera tout de même un grand décalage entre les costumes que portent les héros sur les gravures, sur les couvertures des ouvrages, dans le BD, les jeux vidéo et les films et les costumes réels portés par les vaporistes lors des manifestations. Les costumes des illustrations  habillent des héros et des héroïnes souvent physiquement peu réalistes à la manière des super-héros et héroïnes traditionnels. Il y a des tenues féminines proches de celles des pin-up  ou des vamps, mais qui aurait été comme croisées avec des morceaux de robot. On voit beaucoup de tenues hyper-sexy  habiller (ou presque pas) des personnages de  guerrières/aventurières qui peuvent faire penser aux héroïnes Marvel et à celles de certains mangas. D’autres tenues féminines habillent une femme victorienne  encore teintée de romantisme (fantasmé). Pour les hommes, il en va de même, le personnage de l’aventurier musclé, sans peur, très cliché (et aussi passé par la case technologie ajoutée) rencontre celui de l’homme steampunk élégant que l’on imagine gentleman, savant, un peu à la manière d’un Sherlock Holmes (autre figure incontournable dans le mouvement steampunk.)  Tout cela est un prétexte à des illustrations toutes plus délirantes les unes que les autres sur lesquelles se percutent les styles vestimentaires (victoriens, gothiques, punks, cyborgs, élégants, tenues de brousse, tenues de soirée, cape de vampire, cape médiévale…)Dans le monde réel, chacun fait ce qu’il peut…la tendance étant plutôt la recherche d’une certaine élégance.

Clin d’oeil à Jules Verne, la pieuvre est l’animal fétiche des vaporistes, on le trouve sur les bijoux, les boutons, les attaches de capes, les broches, les pendentifs, lamontre à gousset

 

 

CREER UNE COUVERTURE DE LIVRE DE STYLE STEAMPUNK
Nous en arrivons à l’un de nos combats : sauver l’objet livre, les vieux livres ou ceux dont le contenu n’a que peu de valeur. On connait les couvertures pour de faux livres de magie, des couvertures de style gothique, voici des idées de couvertures de type steampunk qui, comme pour les romans, s’inspire et mélange un peu les genres. (Nous avons même vu passé un « faux » livre de magie intitulé ‘Steampunk Spells ‘Livre de sorts steampunk !). Ces ornements s’adaptent aussi pour un journal intime, un livre d’or, un album de photos, un carnet de croquis…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE VIEIL AN ET LE NOUVEL AN…

LE VIEIL AN ET LE NOUVEL AN…

Ce petit article va clore la série que nous avons commencée avec celui consacré au thème de YULE, le Solstice d’Hiver. Le mélange des traditions, des rituels qui commence à Yule et se poursuit à Noël trouve sa scène finale au Nouvel An

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On va retrouver, pour la nouvelle année, deux personnages : un vieil homme dans le rôle du Père du Temps (Father Time) et un jeune enfant dans le rôle du Nouvel An.  Le Père du Temps porte les attributs de la Mort, le sablier et la faux. Il est marié à la Mère Terre. Il représente le passage du temps.  Il faudrait là aussi aller voir du côté de l’Antiquité, chez les Grecs et Chronos, chez les Romains et Saturne. Sa représentation dans les arts se retrouve dans bien des cultures. Un amalgame s’est produit  dans l’iconographie saisonnière entre le Père du Temps et le Vieil An.

L’enfant, le Bébé Nouvel An (Baby New Year), représente  à  la fois une naissance (le Nouvel An) et une renaissance(le cycle des saisons). L’année n’est jamais représentée que par ces deux âges : le bébé (ou un très jeune enfant) et le vieil homme.

On trouve parfois le Père du Temps accompagné d’une jeune fille ou femme.  Nous ne trouvons pas d’explication pertinente.  Est-ce une représentation de Mère Terre ? Peut-être s’agit-il simplement d’une recherche graphique ou de dessinateurs décidés à innover pour une raison quelconque. 

 

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La littérature  et les archives concernant les fêtes et les traditions sont riches  et il est possible de trouver des ouvrages pointus et des thèses sur ces sujets. Les différentes archives (municipales, départementales, régionales, notariales, religieuses, hospitalières, celles des présidiaux, des anciennes corporations, les archives privées  et bien d’autres sont une mine sur les traditions et leur grande plasticité. Il  faut se méfier des ouvrages qui ne se basent pas sur des recherches satisfaisantes. Il y a encore trop d’ouvrages en circulation qui sont le fait d’amateurs peu éclairés qui continuent à propager de vieilles erreurs.

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Les traditions – et c’est un paradoxe – n’ont jamais une très longue existence, elles sont loin d’être statiques, définitives et persister dans un état donné, figé, fixé. Le point de départ, l’idée de départ  ou l’événement originel reste généralement reconnaissable au fil des siècles malgré l’empilement des  manipulations. Les dates (ou périodes), elles, restent pratiquement les mêmes car on ne peut modifier le cycle des saisons. Mais les rituels se déforment très rapidement. Le mythe d’une immémoriale ancienneté des festivités annuelles fit longtemps croire que les rites, les coutumes, les fêtes religieuses, les fêtes saisonnières agraires étaient vécus de la même manière qu’à des périodes très antérieures, que rien n’avait changé depuis le début. La faute en est aux folkloristes qui inventorièrent  sur le terrain au XIXee siècle, cela mêlé à une vision naïve d’un passé idéalisé. En réalité, la majeure partie  des éléments  de cette culture populaire (grandement campagnarde) qu’ils collectèrent ne datait que de l’époque de Louis XV et de Louis XVI et avait déjà bien évoluée.

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Les curieux qui fouillent sérieusement dans les Archives vont de surprises en surprises, obligés de reconnaître qu’entre ce que l’on raconte au café du Commerce   ou au coin du feu et la réalité,  la marge est large. A côté de la façon dévergondée (et le mot est faible), débridée, violente souvent dont nos ancêtres ont vécus les fêtes annuelles (même religieuses), comportant de plus des paramètres politiques et financiers non négligeables, les festivités actuelles sont bien sages pour ne pas dire  bien insipides. Nous n’avons que deux modestes réveillons (et deux messes pour les Chrétiens, celle de Minuit et du Jour de Noël) alors que nos lointains ancêtres, privés de travail aux champs durant l’hiver, se défoulaient durant plusieurs jours. Quelquefois les festivités disparaissaient durant un temps, en raison d’une guerre, d’une famine, d’une sévère épidémie,  un changement d’idéologie (comme lors de l’émergence du protestantisme qui   – dans les villes et régions conquises – fit le ménage dans les coutumes qui allaient – il est vrai – parfois vraiment loin dans l’indécence.) Des moments de puritanisme croisent ainsi des moments de débauche  (et là encore le mot n’est pas trop fort.)  Des milliers de documents, décrets, jugements, procédures, lois, écrits de témoins, etc. nous peignent un tableau épique des fêtes d’autrefois qui n’ont rien d’un chromo ou d’une mignonne carte postale. Les  autres fêtes , rurales  ou  citadines, religieuses ou non, de l’année étaient aussi prétextes à des débordements que nous serions bien en peine d’imiter aujourd’hui..

 

COMMENT PEUT NAITRE UNE TRADITION ?

Un événement, une observation de la nature, le développement d’une idéologie, etc. peut être un point de départ. Peu importe le prétexte.

Prenons l’exemple d’une tradition récente chez nos voisins britanniques, une tradition née d’un événement politique : la Guy Fawkes Night, la Nuit de Guy Fawkes. l’anniversaire de la Conspiration des Poudres ((ou encore :  Bonfire Night, Plot Night,..). Le 05 novembre 1605, onze conspirateurs catholiques anglais menés par Guy Fawkes et Robert Catesby tentèrent de faire sauter, à l’aide de trente-si x barils de poudre, le bâtiment du Parlement, à Londres, alors que le roi James 1er y était présent. Le complot échoua, les conspirateurs arrêtés furent exécutés. Depuis, le 5 novembre, on commémore cette nuit. On confectionne des mannequins de paille à l’effigie de Guy Fawkes (the guy), ils seront brûlés sur les feux de joie. Les enfants portant un masque de Guy Fawkes, ou promenant un mannequin, mendient  » A penny for the guy ». Avec le temps, des tirs de feux d’artifice ont été ajoutés. On chante aussi des  chansons, des comptines  populaires bien que celles chantées actuellement soient moins violentes que celles d’autrefois (vous les trouverez facilement sur le web.) Comme toutes les traditions, celle-ci connait des évolutions. Ainsi, des objets symbolisant le malheur sont parfois ajoutés au bûcher. Sans compter des variantes locales.

Le masque de Guy Fawkes est connu de tous car il est  celui utilisé par les Anonymous, un groupe actif de cybermilitants.  Guy Fawkes en personne, son nom ou son masque sont présents dans la littérature, au cinéma, dans des jeux.

 

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Petits Objets de Compagnie aime le papier imprimé, tous les papiers imprimés et les incontournables cartes de voeux qui racontent tant de choses sur une si petite surface…

Les cartes anciennes nous proposent le Vieil An/Père du temps et le jeune Nouvel An, sur d’autres l’enfant est seul en scène sur des cartes qui se veulent légères, humoristiques.

Mais laissons les images conter tout cela….

Nous commençons par la rencontre du Vieil An et du Nouvel An…

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Assez rare, le Nouvel An représenté avec le Père du Temps est une petite fille. Le Bébé Nouvel An, bien que le sexe soit indéterminé est considéré comme un garçon.

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Le petit enfant sans le vieil homme

 

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LA COULEUR DU PERE NOEL….

LA COULEUR DU PERE NOEL….

Tous les ans revient la même question concernant la couleur du costume du Père Noël. 

On cite souvent l’histoire de la publicité Coca-Cola pour expliquer la couleur rouge. Mais ce n’est pas si simple. Cette publicité à  – sans doute –  fixé UN style costume  très épuré, une bonne image publicitaire jouant avec le rouge (couleur que l’oeil humain détecte le plus rapidement) : veste rouge courte ceinturée, pantalon rouge, bottes sombres, bonnet rouge, fourrure blanche, vieil homme  dodu avec une longue barbe fournie…. On trouve cependant la couleur rouge,  la veste courte ceinturée et le pantalon dans les bottes (pantalon pas toujours de la même couleur que la veste), le bonnet, la fourrure (pas toujours blanche) et la barbe bien avant la publicité Coca-Cola, même si cet habit n’était pas majoritaire dans les représentations anciennes du personnage…

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Une riche iconographie (notamment de la période victorienne) nous présente un vieux monsieur barbu, pas du tout enrobé, vêtu de couleurs diverses. Ces images sont intéressantes à décrypter car s’y mélangent  toutes les légendes, tous les mythes, les symboles et les faits réels anciens ou contemporains concernant cette fin de décembre : Saint Nicolas, le Bonhomme Hiver/le Vieil An, le roi Houx et sa couronne, Wotan/Odin, le sapin et ses bougies allumées (le retour de la lumière, Solstice), les cadeaux,  les enfants (le renouveau de la vie), etc.  Concernant l’actualité, les jouets permettent de voir quels étaient ceux qui étaient alors à la mode.

Ces petites images racontent des histoires qui finissent par n’en faire qu’une, une histoire  qui débuta dans un « il était une fois » lointain, un  jour qu’en attendant  le retour de jours plus longs quelques hommes s’en  racontèrent le premier chapitre…Une histoire sans fin.

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JOYEUX YULE, NUIT DU SOLSTICE…

JOYEUX YULE, NUIT DU SOLSTICE…

JUL (ou Yule qui se prononce Youle, mais encore Jol, Joulu ou Joul, selon les pays) est là. Le jour le plus court et la nuit la plus longue de l’année dans l’hémisphère nord. Les termes « hémisphère nord » sont important dans cette histoire. C’est une période de festivités associées à l’origine au Solstice d’Hiver puis, plus tard, dans les pays nordiques au dieu WOTAN/ODIN.

La statue d’Odin à Hanovre

 

Durant des millénaires, les hommes furent attentifs aux passages des saisons, à la nature dont ils dépendaient entièrement.  Les changements de saisons sont sans doute devenus rapidement des moments spéciaux, des moments de grandes peurs puis de fêtes et de rituels visant à se concilier les bienfaits de la nature nourricière et  toute puissante, à l’honorer. Cette longue nuit du Solstice qui ne semblait pas finir devait être particulièrement effrayante pour ces hommes peut-être encore sans feu, donc sans lumière ni chaleur. Puis, les hommes calculèrent avec précision les cycles saisonniers et commencèrent à placer des repères, des fêtes tout au long de l’année solaire. Cela dû commencer il y a des millénaires, par de tous petits rituels, peut-être dans les grottes de la préhistoire quand nos ancêtres s’inquiétait de cette nature qui  n’offrait plus rien pour se nourrir mais l’obscurité et le froid. Se greffèrent, au fil du temps,  des histoires terribles et merveilleuses, fantastiques, autour de ses fêtes. De là émergèrent, tardivement, les religions abandonnées de nos jours ainsi que leurs héritières encore en activité et dans lesquelles les traces des anciens rituels saisonniers sont toujours détectables. A ces fêtes en l’honneur de la nature, nous devons les récentes (à l’échelle de l’Histoire) fêtes de Noël, de la Chandeleur, de Pâques, la Nuit de Walpurgis,  la Saint-Jean d’été, Halloween  et beaucoup d’autres. 

Les histoires autour du Solstice d’Hiver sont nombreuses, se recoupent, se mélangent, s’enrichissent les unes les autres….On va donc, cette année, parler de WOTAN.

Chez les Germains, Jul (Yule), ce n’est pas que le jour du Solstice  ou le 25 décembre (de notre calendrier): c’est l’époque qui va de fin no­vembre à début janvier. Jul signifie roue. C’est en effet à ce mo­ment que l’année tourne, bascule. En allemand, Noël c’est Weinachten. Le mot est au pluriel car il désigne les douze nuits sacrées (du 25 décembre au 6 janvier). Suivant la tradition germanique, Wotan(Odin) parcourt les bois et les champs avec son armée de morts pendant ces douze  nuits. Les Slaves ont une tradition comparable.

 

Wotan rassemble ses guerriers et les entraîne à la rencontre des démons. Le dieu veille au déchaînement des forces et à l’ordre du monde. Il attire sur lui les puissances chtoniennes et démoniaques qui rôdent dans la nuit et lorsque les sonnailles de l’armée infernale s’élèvent dans les nuits d’hiver, les hommes savent qu’il est là qui chasse sans fin dans les tempêtes du vieux monde. Alors, rassurés, ils songent aux saisons à venir, à l’année qui commence, aux glaces qui vont fondre, à la fertilité des femmes et des champs.

Ce thème se retrouve dans le mythe de la chasse sauvage. Elle est le plus souvent à la poursuite d’un cerf. Le cerf est dans la tradition européenne un animal sacerdotal, le cheval un animal guerrier et le porc un animal producteur. On retrouve souvent le cerf dans les illustrations concernant Yule.

 

La période du Solstice d’Hiver c’est la grande pause créatrice : on ne travaille pas. Tout ce qui tourne s’arrête. C’est la paix de Jul, la Julfriede.

(Les Saturnales par les Romains ressemblaient étonnamment au Noël moderne, où l’on offrait des cadeaux. Les hostilités cessaient, les offices civils étaient suspendus, et des fêtes étaient organisées. « D’ordinaire, les amis s’offrent des présents les uns aux autres, toutes les rivalités cessaient, il n’y avait pas d’exécution de criminels, les écoles étaient fermées, on ne déclarait pas la guerre, mais tout n’était que gaîté, chahut et débauche » (Lempriere’s Classical Dictionary, article : “Saturnalia”). Les chrétiens l’ont reprise en instaurent la trêve de Noël. 

L’arbre est important dans les traditions indo-européenne. Selon la mythologie nordique un arbre puissant serait à l’ori­gine de la vie. Ses racines embrassent la terre et ses rameaux supp­ortent la voûte céleste : c’est Yggdrasill, le frêne du monde.

Les rites et festivités liés au Solstice d’Hiver, qu’ils se rattachent à l’antique  tradition romaine ou aux racines germano-nordiques de la célébration, honorent tous la renaissance progressive de la lumière et de la vie, à partir du point le plus obscur de l’année. La période du Solstice d’Hiver, comprise approximativement entre le 21 et le 25 décembre de notre calendrier est donc celle où la nuit est la plus longue et le jour le plus court. Il s’agit de célébrer le réveil annoncé de la nature et de la vie, dans le mouvement cyclique des alternances entre la mort et la vie, la rotation éternelle du cycle des saisons, symbolisée notamment par la roue solaire. Un lent processus de renouveau commence avec le soleil qui brille un peu plus longtemps chaque jour.

 

Le char de Freija (Freya, Freyia) tiré par des chats

C’est dans cette même optique de célébration de l’espoir de la renaissance de la lumière et de la nature que se sont popularisées via les traditions germano-nordiques comme romaines les décorations à base de branches d’arbres et d’arbustes à feuilles persistantes et de feuilles de houx…ces plantes qui demeuraient toujours vertes et qui incarnaient donc le renouveau. Les couronnes dont nous ornons nos portes descendent de celles  – autrefois constituées de branches vertes tressées en forme de cercle – participent de la même symbolique, représentant la plante qui reste verte associée au cercle du cycle des saisons et des renaissances, véritable forme simplifiée de la roue solaire, en l’honneur du soleil invaincu et renaissant. Le sapin de Noël trouvent aussi là ses racines quand, dans les temples romains et grecs, des branches de persistant étaient décorés de fruits, de rubans, etc. Plus tard, cette tradition évoluera dans les pays germaniques en un sapin décoré. Le sapin, en sus d’être toujours vert et d’incarner les principes de vie et de renaissance, s’apparente aussi à l’Irminsul des anciens Germains continentaux, ainsi qu’à l’Yggdrasil des anciens Scandinaves. Il est arbre de vie et axis mundi, axe du monde qui soutient et relie les divers plans de l’univers.

La bûche a aussi une longue histoire pour passer des feux allumés en l’honneur du soleil renaissant au dessert que nous connaissons. La forme à survécu, certaines choses sont tenaces….

 

Il y a un autre personnage important, la déesse germano-nordique Freyja (ou Freya) aux yeux bleus et aux cheveux dorés. Elle est aussi la divinité pourvoyeuse symbolisant l’abondance et la fertilité. Son char est tiré par des chats. Son histoire est trop complexe pour être développée ici.

Enfin, on notera aussi cet objet symbolique qu’est la Tour de Jul (Yule), un chandelier de Noël caractéristique de la tradition germano-nordique. Réalisé en terre cuite, en argile ou en céramique, il comprend quatre faces ajourées ornées de coeurs, de roues solaires et de symboles runiques. On y fait se consumer deux bougies, l’une à son sommet, et l’autre à l’intérieur. Les origines de cet objet rituel remontent au Haut Moyen-Âge, et son usage était encore courant dans les campagnes allemandes et scandinaves du XIXème siècle.

Et ce n’est pas tout, voici une autre histoire :  C’est le temps de la renaissance du Dieu Cernunnos ( représenté avec des bois de cerf ou sous la forme d’un cerf), d’Astado, l’homme vert, le roi du chêne …Selon les légendes, le roi Holly (Houx) s’est battu contre le roi Oak (Chêne) et a été vaincu … le roi Oak régnera pendant la belle moitié de l’année, après le solstice d’hiver jusqu’au solstice d’été, moment auquel il sera vaincu par le roi Houx/ Holly, qui règne pendant la moitié sombre de l’année, lorsque le roi Oak/Chène perd ses feuilles … tandis que Holly est orné de fruits rouges et conserve ses feuilles vertes.
Symboliquement parlant Yule représente ici la renaissance du dieu après sa mort. En effet, à Samhain (Halloween) la déesse descend  le chercher dans les enfers puis  se rendant  compte que le dieu vit en elle,  elle lui donnera naissance. Cette célébration correspond au Solstice d’Hiver. Il faut du temps pour se réveiller à un nouveau cycle après la mort. La vie attend le moment de la renaissance sous la terre, les graines attendent de germer…. De là aussi les nombreuses illustrations d’animaux endormis.

Il serait possible de raconter bien d’autres histoires. Les légendes nordiques, germaniques et slaves sont merveilleuses (dans le sens originel du mot). Ce n’est pas pour rien que la littérature fantastique et la fantasy y plongent leurs racines.

 

A ceux qui fêtent Yule, originellement une fête de la nature, nous souhaitons une très belle Nuit du Solstice.

La semaine prochaine, nous parlerons du rapport entre Yule et Noël.

Et maintenant, la partie que nous aimons bien : le papier imprimé ! Les images !

L’histoire du roi Houx et du roi Chêne à donné de très belles illustrations.

Y

paganisme,identité & racines
Wotan / Odin chevauchant dans les airs son destrier à huit pattes Sleipnir,
suivi de ses deux corbeaux Hugin et Munin (Pensée et Mémoire).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE LIVRE EST COQUET…

LE LIVRE EST COQUET…

Le livre est un objet coquet qui ajoute à ses tenues variées (couvertures en cuir, tissu, incrustations diverses….), des accessoires tel le marque-page, l’ex-libris ou le fermoir. C’est ce dernier accessoire qui nous intéresse ici. 

Il y a quelque chose de mystérieux, de captivant, d’hypnotique, de magique dans un fermoir, ce mécanisme qui ferme un autre objet magique : le livre…Quels secrets protègent-ils ces petits bijoux en cuir, cuivre, étain, fer, laiton, argent, etc….. et parfois en or ou incrustés de gemmes ? Même le plus banal livre de lois prend l’allure d’un grimoire plein de merveilles…

Faisant suite au volumen, l’ancêtre du livre moderne –  en Occident – est le codex constitué d’un assemblage de  planchettes  de  bois couvertes de cire qui seront, petit à petit, remplacées par du  papyrus et du parchemin par les Romains au  IIe siècle avant l’ère commune. Vers la fin du premier siècle, les  premiers livres, avec ce que l’on peur appeler les premières reliures, prennent leur essor.

 

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Dès le Moyen Âge  l’habitude d’ajouter des fermoirs aux reliures est prise.  Au début de l’apparition des livres, les ouvrages (manuscrits) étaient rangés couchés, les fermoirs servaient autant  à maintenir la reliure qu’à un usage décoratif.  Les fermoirs fabriqués par les ferronniers et les forgerons étaient gravés par les ciseleurs, les orfèvres….,recouvert de cuir par les cordonniers, de simples lanières furent aussi en usage.  Les livres sont alors encore rares et très précieux. A partir du XVIe siècle, les livres se multipliant (les caractères mobiles et le papier  sont passés par là depuis un moment…), on les rangea debout, sans fermoir. Les fermoirs continuèrent cependant à orner les ouvrages religieux, les beaux livres que commandaient les riches personnages, les  ouvrages épais qu’il fallait à tout prix maintenir fermer. L’histoire des fermoirs est complexe avec ses périodes fastes et les autres…

 

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Depuis une quarantaine d’années, le goût pour le médiéval  (à travers les fêtes) et la fantasy a donné un regain de prospérité populaire  à ce bel objet qu’est le fermoir, le faisant sortir de la sphère des bibliophiles, des collectionneurs et des reliures d’art.

L’histoire des fermoirs fait partie de l’histoire de la reliure, une histoire longue et passionnante que tout amoureux des livres devraient explorer….(tout comme l’histoire du papier….)

Nous nous contenterons ici de quelques images, du simple fermoir au plus travaillé…. Anciens ou modernes, voici de petits bijoux pour livre coquet….A vous d’aller plus loin, si l’objet vous séduit…

Les photos appartiennent à leurs créateurs, la plupart des images ont été trouvées sans nom d’auteur. Le copyright est à eux, bien entendu…

 

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HALLOWEEN : petite piqûre de rappel, culturelle et historique…!

HALLOWEEN : petite piqûre de rappel, culturelle  et historique…!

Petite piqûre de rappel, culturelle et historique, pour ceux qui cette année encore vont stupidement râler contre « cette fête américaine » :  Halloween est une fête bien de chez nous, Européens de l’Ouest, elle  est même présente chez  tous les peuples européens et Nordiques (pas seulement les Celtes), sous d’autres noms  parfois. Dans toutes les civilisations antiques (dont nous sommes les héritiers) et présentes , dans ABSOLUMENT toutes les cultures, quel que soit le costume ou le masque sous lequel elle se présente, cette fête existe. Et ces festivités sont bien antérieures à celles nommées par chez nous Hallowe’en, Toussaint et Fêtes des Morts (qui se bousculent dans un mouchoir de poche temporel). Au départ, c’est une fête en phase avec la saison. Alors, gens d’ici, de rejetez plus votre propre culture ! Parce que Hallowe’en, c’est d’abord une histoire de saison, de Lune, de Soleil et d’Etoiles… l’histoire de ce qui se passe naturellement dans le ciel et qui concerne tout le monde sur cette planète.

Et une occasion pour TOUS de se costumer, de passer une soirée entre amis, de s’amuser….

Ici, notre article paru il y quelques années… Ce n’est qu’un très bref résumé de l’histoire passé et présente de cette fête qui suit son petit bonhomme de chemin sans se laisser détruire, qui sait s’adapter graphiquement et intégrer toutes les nouvelles données pouvant la servir. Plusieurs volumes ne suffirait pas à explorer cette fête  qui s’enracine dans la fameuse Nuit des Temps;;;

Information : les différents visuels utilisés dans cet article ont été trouvés sur Internet sans nom d’auteur  fiable. Il est évident que le copyright appartient à ces auteurs inconnus.

Chacun célèbre ce moment à sa façon. Halloween  est restée au fil des slécles l’une des grandes fêtes automnales populaires. L’automne est une saison qui stimule l’imagination, pousse aux soirées entre amis et voisins. Son abondance et ses couleurs offrent mille idées de décorations, souvent à base de fruits, légumes, feuilles, mousse et de matière noble comme le bois, etc. Cette fête est en perpétuelle évolution alors que d’autres, trop figées, moins débordantes d’imagination, disparaissent faute de s’adapter. Halloween à une santé de fer car l’événement sait  remettre ses pendules à l’heure, repenser son fond imaginaire et s’enrichir d’années en années des modes et des goûts contemporains .  Les fantômes, squelettes et autres sorcières ont désormais des compagnons tout droit surgit des livres de fantasy et des histoires d’horreur (voir Stephen King, par exemple). La créature de Frankenstein fait désormais partie du décor avec les zombis et l’Ile du Docteur Moreau est mise à contribution ainsi que les vampires d’Anne Ryce et les corbeaux d’Alan Poe. La fête c’est énormément développée en puisant dans la littérature classique et dans la littérature récente. On retrouve aussi bien Gandalf que Dumbledore dans les personnages apparaissant lors des soirées costumées d’Halloween. Leur statut de sorciers leur  a ouvert les portes du bal, ainsi qu’aux Elfes et autres créatures magiques. Halloween est comme Noël une fête ouverte que chacun peut vivre selon ses convictions. Les données religieuses récentes et les données plus antiques et plus complexes cohabitent depuis des siècles pour que chacun trouve sa place dans cette célébration.

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Nous reproduisons ci-dessous l’article que nous avions écrit l’an passé et qui reste d’actualité. 

HALLOWEEN, C’EST COMPLIQUé

Cette fête  est originaire des îles anglo-celtes. Le point culminant en est la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint (nom de la fête chrétienne)… puis on enchaîne avec les multiples réjouissances de la nuit du 1er novembre, parce qu’on ne s’arrête point à  minuit pile alors que l’on commence à vraiment bien s’amuser…

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Halloween est aussi ancienne que les tribus celtes, nous pourrions remonter ainsi jusqu’à la protohistoire celte. Les origines et l’évolution de cette fête sont complexes, riches et vraiment passionnantes quand on s’intéresse à nos traditions et que l’on aime les grands rendez-vous conviviaux. En parler ne tiendrait pas  sur les pages de plusieurs gros volumes, sans compter la vaste iconographie qui pourrait accompagner les textes. Voici donc des petites tranches, plus ou moins cousues, de la vie de cette si tenace tradition.

Citrouille et musique

Citrouille recouverte de morceaux découpés dans une partition…

HALLOWEEN… Différentes appellations contrôlées…

« All Hallows Eve », tel est l’origine du mot Halloween (the Eve of All Saints’s Day), encore écrit « Hallowe »en ». On peut le traduire littéralement en vieil anglais par, « la veille de tous les saints ». » Hallow » est une forme altérée de « holy »  (saint) et « eve » ou « even » est une forme raccourcie de « evening » (soirée). En Angleterre (nous verrons cela plus loin), ce fut même un temps « La Nuit de la Pomme Croquante ». Sinon l’origine de la pratique de créer un certain désordre dans les rues et les champs est encore une fois une coutume celte : « oídche na h-aimléise », » La Nuit des Bêtises« .

Halloween est issu d’une fête venue du fond des temps et qui se célébrait à la même période de l’année, la fameuse fête celte de Samain (Samhain). En gaélique, encore de nos jours, le nom en est Oiche Shamhna. « Samain » signifie « réunion », c’est la fête du passage de la saison claire (printemps et été) à la saison sombre (automne et hiver), la transition d’une année à l’autre annoncée par la fin des moissons et l’arrivée de l’hiver. Dans le folklore celte, Samain est une période un peu hors du temps propice aux rencontres et aux apparitions surnaturelles, une période durant laquelle morts et vivants, humains et divinités de l’Autre Monde (le « Sidh »), cohabitent. Et Samain était une fête  importante puisqu’elle durait semble-t-il plusieurs jours.

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Pliage en forme de citrouille…

Coutume(s)  païenne(s) et  fête(s) religieuse(s),  un fil rouge partagé, une cohabitation de plusieurs siècles

C’est l’une de ces nombreuses fêtes païennes ou religieuses que l’on retrouve plus ou moins dans toutes les civilisations, dans tous les pays, sous différentes formes, avec des rituels évoluant en cours de route, mais que l’on arrive à recouper. Toutes se situent à des tournants saisonniers précis : le printemps et Pâques, l’hiver et Noël, l’automne et Halloween/Toussaint par chez nous, la date du début de l’année selon les époques et les sociétés, etc.

Cette fête fût donc célébrée par les Celtes de Gaulle (pour parler de chez nous et de certains de nos proches ancêtres) durant des siècles. C’est le Samanios des Gaulois (n’oublions  pas que les Gaulois sont des celtes…) C’était pour eux le premier jour de leur année. C’est la fête de la fin d’une année et de la naissance d’une nouvelle symbolisée par l’extinction et le rallumage de tous les foyers. Les Celtes croyaient que le dieu Samain venait le 31 octobre juger les âmes des morts de l’année écoulée. C’est en même temps un moment consacré au culte des Ancêtres. Nous sommes toujours dans le même shéma de passage  et/ou d’opposition, de l’opposition entre la lumière de l’été et  l’obscurité de l’hiver, de la différence entre la terre qui produit et la terre qui dort, entre ce qui est vivant et ce qui est mort, entre ce qui est visible et ce qui est invisible, entre ce qui est réel et de ce qui est le fruit de l’imagination…

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Les Pommes Croquantes.

La nuit où les Morts  font la vie dure aux Vivants et la solution pour s’en défaire : les effrayer !

Voici un autre morceau de l’histoire qui entre dans la construction de la tradition d’Halloween. La nuit du 31, dans le lointain de notre Histoire, les esprits des morts de l’année  devaient donc partir pour l’Autre Monde. Ce dont ils n’avaient pas forcément tous envie. Au lieu de prendre la route sans faire d’histoire, paisiblement, certains rebroussaient chemin pour tenter de s’installer dans le corps des vivants. Mais les vivants ne voulaient pas de ces morts récalcitrants.
Cette nuit là, ils éteignaient  le feu et les lumières dans leurs maisons pour les rendre moins  accueillantes, moins attirantes, se promenaient affublés de costumes effrayants, faisant grand bruit pour faire fuir les esprits. S’ils allumaient des feux de joie pour souhaiter bon voyage aux morts et les honorer, c’était aussi pour les éloigner. (On peut retrouver ici la pratique du feu allumé pour éloigner les bêtes sauvages menaçantes, pratique qui remonte aux origines, on tente d’éloigner ce qui fait peur en allumant une lumière). On sacrifiait aussi des animaux…….des fruits…… et des légumes… (et, parait-il, parfois quelques personnes qui semblaient déjà habitées par un esprit.) C’était la fête.

Des déguisements fin XIXe, début XXe.

Ne pas attirer les Créatures de l’Autre Monde, leur courroux, ou d’autres manifestations inconfortables, justifia à partir d’un moment non datable le port de masques et de déguisements comme moyen d’échapper à la possible emprise des sombres esprits sur les hommes; et d’une manière générale de conjurer le mauvais sort pour l’année à venir. Nous sommes là encore dans une continuité puisque déjà, du temps de Samain, nous savons que les Celtes sacrifiaient des animaux, les dépeçaient  pour se parer de leur peau et de leur fourrure en guise de protection.

Fantôme et pliage

Pliage en forme de fantôme…

Pages et fantômes

Petits fantômes surgissant des pages…

De la fête ancestrale à l’arrivée de la fête chrétienne, les débuts d’une cohabitation

Une grande fête populaire ou religieuse n’est souvent qu’un avatar. Une nouvelle festivité ou commémoration poussant l’autre dehors pour prendre la place. C’est bien plus pratique de réutiliser une date déjà implantée dans les habitudes. On ne change pas (ou presque) une date qui gagne. Lorsque les Romains envahirent les territoires celtes leurs fêtes Feralia (en l’honneur des morts, célébrée le 21 février) et Pomona (en l’honneur de la déesse des arbres fruitiers et par extension de ce qui est fructueux, célébrée le 1er novembre) auraient été assimilées à la fête de Samain.

Livre et citrouille

Le grand classique : la citrouille réalisée en découpant les pages d’un vieux livre…

Au VIIe siècle, le pape Boniface IV n’ayant plus assez de jours sur le calendrier pour fêter tous les saints chrétiens décida de leur dédier un jour et transforma Feralia (21 février) en ce qui allait devenir la Toussaint. Il consacra le temple romain du Panthéon (dédié à tous les dieux, c’est le sens étymologique du mot) à la vierge Marie, à tous les martyrs, auxquels on ajouta ensuite les confesseurs. Ce n’est qu’au VIIIe siècle que la Toussaint sera déplacée au 1er novembre. Le 1er novembre, la fête de la Toussaint unit pour les catholiques l’Eglise du Ciel et l’Eglise de la Terre et relie le chrétien à tous les saints canonisés et ceux qui sont dans la béatitude divine. C’est en fait l’anniversaire de la dédicace du Panthéon qui se fête et c’est ainsi que la fête de tous les saints  finira par être fixée au 1er novembre. C’est  pourtant bien avant, dès le Ve siècle,  que Saint Patrick,  en Irlande, tentera déjà d’extirper des moeurs la coutume considérée comme païenne. Mais partout la coutume perdurera, plus ou moins officieusement.  On ne balaye pas du jour au lendemain un rendez-vous annuel qui date déjà d’environ 1200 ans à l’époque (on sait que cette fête en cette période de l’année est attestée depuis environ 700 ans avant J.C). L’Eglise ne pourra  qu’occuper la même date pour tenter de faire barrière. Privée de Samain et de 1er novembre, la communauté irlandaise s’approprie alors la veille, le 31 octobre, bien décidée à continuer à rendre hommage à son héritage celte. Dans ce contexte se développera  le terme « All Hallows Eve », un nom qui laisse une place au mot ‘saints’. Très diplomate…

Citrouille en papier

Citrouille en papier…

Vers l’an 1000, pour que la Toussaint garde précisément sa vocation à célébrer les saints et  ne soit pas une journée consacrée aux  morts, Odilon, abbé de Cluny, imposa à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre. Cette fête liturgique est à la fois une journée de commémoration et une journée d’intercession ; on se souvient  des défunts, on prie pour eux. C’est là que le 2 novembre rejoint  Samain, l’antique « fête des morts ».  La Toussaint du 1er novembre est souvent confondue avec le jour des morts du 2 novembre alors que ce sont bien deux choses différentes.

Citrouille en papier

Citrouille en papier roulé. La technique du papier roulé permet de réaliser les compositions les plus simples comme les plus complexes…

D’hier à aujourd’hui

Toujours est-il que fêtes païennes et religieuses, Halloween et Toussaint pour ce qui nous occupe, cohabitent désormais de nos jours, pour le plaisir des uns et la fureur des autres. Des polémiques enflamment régulièrement pro et anti Halloween. Il serait préférable que chaque camp respecte les idées de l’autre  sans vouloir imposer les siennes. Il y a de la place pour tout le monde. Il  n’est pas rare encore actuellement dans des « Pardons » de voir le matin se dérouler les rituels  de types « magiques » et l’après-midi la messe.

Citrouille en papier

Ceux qui connaissent bien le  Royaume-Uni savent à quel point Halloween y est populaire, notamment en Ecosse, en Irlande, au Pays de Galles.

Halloween  ne s’implanta  aux Etats-Unis  que vers le milieu du XIXe siècle avec l’arrivée des émigrants écossais et irlandais fuyant la famine (la « Grande Famine » commença en 1845, son origine est due à l’introduction du mildiou qui ravagea les récoltes). Cela ne se fit pas tout seul, l’église protestante ne voyait pas ces pratiques d’un bon oeil. Les premières années, les Irlandais présentèrent la chose en mettant l’accent sur l’aspect communautaire de festivités célébrant la fin des récoltes. Tout cela animé par des parades déguisées et des lectures. Le caractère fantasmagorique de l’affaire fut presque occulté. C’est pourtant ce côté étrange et festif  des déguisements qui va séduire les Américains au bout de quelques années  et qui feront qu’ils finiront pas se joindre au mouvement. Au début des années 1920,  on peut dire qu’Halloween est enfin bien implanté sur le territoire américain et au Canada.

Citrouille en papier

Citrouille en papier…

De siècle en siècle, une fête qui ne cesse d’évoluer et de s’enrichir

Halloween est avec Noël l’une des rares fêtes qui année après année a évolué, s’est approprié les nouvelles technologies, s’est adaptée aux changements de la société, a absorbé tant les modes vestimentaires que littéraires ou cinématographiques, a inspiré les artistes… Halloween au fil des siècles a développé toute une imagerie fantastique, des amusements totalement  originaux et très variés, des déguisements de plus en plus différents, et même de la littérature haut de gamme. Halloween possède un énorme pouvoir d’absorption de tout ce qui, nouveau, peut rendre la coutume plus attractive, amusante, créative. Cette fête s’est enrichie alors que tant d’autres perdaient la faveur du public, s’affadissaient avant de disparaître ou restaient vivoter sans que l’on sache plus très bien ce à quoi elles correspondaient. Peut-être parce qu’Halloween est  depuis longtemps une fête  très conviviale, simple, pas « intello » pour deux sous ni absconse, vraiment populaire dans le sens noble du terme, durant laquelle on s’amuse beaucoup toutes générations confondues. Elle fonctionne alimentée par la curiosité profonde de l’être humain pour le mystère et le fantastique, pour les choses cachées et magiques, pour le monde de l’invisible, l’univers de la nuit, des contes et des légendes  Autant dire que le moulin n’est pas à l’aube de manquer d’eau. C’est un moment pour s’offrir une bonne vieille régression à base de grosses farces enfantines et de sucreries, un soir et un nuit pour cesser quelques heures de se prendre tellement au sérieux. Sans doute un peu de tout cela  : jouer avec nos peurs les plus intimes emballées dans de grandes parties de rigolade.  Pas besoin de chercher midi à quatorze heure, de couper les cheveux en quatre et d’appeler à la rescousse les psychanalystes. Halloween, c’est drôle et poétique et c’est tout. Même le mot est pétillant.

Citrouille en papier

Citrouille en papier. A réaliser à l’aide des pages épaisses d’un vieux livre pour enfant…

Des histoires à dormir debout ou plutôt à ne pas dormir du tout !

Halloween, c’est aussi la nuit ou, dit l’une des nombreuses légendes, la porte entre le monde des morts et celui des vivants est ouverte. D’où cette avalanche de fantômes et autres créatures des ténèbres qui s’invitent chez nous (les morts récalcitrants des Celtes, voir plus haut). C’est une nuit durant laquelle on aime se faire peur et faire peur.

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Abordons un sujet moins connu en France qu’ailleurs (mais en voie de rattrapage dans l’hexagone depuis peu) :  Halloween et la littérature. Le roman gothique, genre littéraire anglais précurseur du roman noir, apparaît en 1764 avec Le Château d’Otrante d’Horace Walpole. En Europe continentale, le genre fantastique y fera suite à partir de 1830.  Les histoires de fantômes, de vampires, de sorcières, de meurtres, de cadavres ambulants et autres joyeusetés macabres, nocturnes et sanguinolentes vont être à la mode durant quelques décennies et l’habitude de lire particulièrement des histoires d’horreur ou fantastiques au moment d’Halloween va probablement entrer dans les moeurs en empruntant le chemin de cette littérature-là. On les nomme les « Halloween books », les livres  d’Halloween, ceux que nous nous réservons de lire particulièrement durant cette période.  Ils doivent nous faire frissonner et bondir au moindre craquement d’une lame de parquet ou d’un volet qui claque (A lire – c’est bien meilleur, jouons le jeu jusqu’au bout – la nuit à la lueur d’une bougie vacillante). Une excellente greffe sur l’antique tradition permettant aux plus jeunes de découvrir des auteurs de qualité, classiques ou contemporains (tel Edgar Poe, pour ne citer que lui, qui rencontre un grand succès). Les livres purement sur le thème existent depuis fort longtemps et sont même de plus en plus nombreux;  cette année le choix, en langue française, pour la jeunesse (et les plus grands) est plutôt intéressant.

A la lecture s’est ajouté désormais le visionnage de films d’épouvante. Le film le plus rediffusé ce soir-là est actuellement La Nuit des morts-vivants (1968), de George. A. Romero. C’est une occasion aussi de redécouvrir les films fantastiques qui connurent une heure de gloire au tout début du cinéma.

Une veillée mystérieusement disparue en France

Sans être très âgés, certains d’entre nous – moins de  60 ans –  se souviennent encore de la veillée de la Toussaint en France (jusque vers la fin des années 60). Les gens se réunissaient  entre voisins, en famille, c’était même parfois l’occasion d’une fête au village (grand feu, bal costumé…). C’était les  vacances et pour les citadins des très grandes villes cela voulait dire un séjour prolongé à la campagne et, choses exotiques, la cueillette des champignons, la chasse, et les soirées devant un feu de cheminée.  A la campagne ( mais aussi en ville), dans tous les milieux, les uns se rendaient chez les autres à la nuit tombée, une lanterne sourde ou une petite lanterne en papier à la main, petites lucioles  défilant dans le noir (avec pour les plus courageux une petite visite au cimetière du village, les garçons en profitant pour rassurer les filles….) Autour du feu, de la table, au salon, on se racontait ces histoires qui font peur et des histoires tout court issues de la mémoire collective, de la saga familiale. Ainsi les histoires de revenants, de tombe qui parle, d’enterrements qui tournent à la farce et de veillée funèbre durant laquelle le mort se réveille, de curé un peu sorcier se transformant en corbeau… faisaient le régal des convives. Tous les ans les mêmes histoires (plus longues de quelques phrases chaque fois), tous les ans le même plaisir. Mais histoires incontournables, piliers de la soirée. La transmission des événements passés, réels, imaginaires ou arrangés se faisait, une galerie d’événements et de personnages défilaient.Sur la table tous les fruits de l’automne et le gibier, période de chasse oblige, voisinaient. C’était une grande soirée soit de grignotage, soit de banquet (un peu comme à Noël)  C’était comme une sorte de Fête de L’Automne et de l’abondance, en attendant les fêtes religieuses du lendemain et surlendemain pour les paroissiens. Une décoration à base de belles feuilles mortes dorées de tous les ors de l’automne, de noisettes, de pommes, de champignons, de citrouilles et autres légumes tenant dans le temps était de rigueur. Et puis tout cela a disparu. Un automne, il n’y eut plus de réunion, plus d’histoires. Si certaines familles continuèrent la tradition, la plupart oublièrent pratiquement du jour au lendemain, semble-t-il, l’une de nos plus anciennes et plus conviviales fêtes. Un vrai mystère que cette soudaine désaffection. Il est certain que cette fête était plus rurale que citadine et que les campagnes se vidant…ceci expliquerait cela…Mais pourquoi seulement en France ? Cette fête revient lentement  dans l’Hexagone  notamment par des chemins de traverse : la nouvelle littérature fantastique/le cinéma de même et la mode des  loisirs créatifs et du « fait main, fait maison » ; loisirs créatifs qui ont bien aidé à relancer, entre autres, le goût de décorer sa maison selon les saisons. Et nous revoilà finalement toujours reliés à ces activités spéciales liées au passage d’une saison à l’autre, aux événements du calendrier, (solstices, semailles, moissons,etc.). Finalement, nous ne sommes pas, sur le fond, si loin du comportement des anciens Celtes.

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Citrouille en ficelle. Vous pouvez fabriquer votre ficelle en papier.

Citrouille en papier

Citrouille en papier.

Les Irlandais avaient une légende qui a été « intégrée » (pourrait-on dire) à Halloween, celle de Jack-o’-Lantern. Celui-ci était condamné à  errer sur Terre jusqu’au jour du jugement dernier. Ce personnage peu recommandable ne pouvait pas entrer au Paradis en raison de l’avarice  et du goût pour la beuverie dont il avait fait preuve durant sa vie. Il avait été aussi banni de l’Enfer pour avoir joué des tours pendables au Diable. Ce dernier lui fit toutefois don d’un tison déposé dans un navet évidé pour que l’ensemble lui serve de lanterne. Depuis Jack-o-Lantern, « Jack à la Lanterne »,  erre entre Ciel et Enfer avec sa lampe et revient hanter les vivants à chaque anniversaire de sa mort. Le navet se transforma en citrouille aux USA; c’est un légume plus facile à sculpter et  surtout plus décoratif.. L’habitude au début d’utiliser un navet ou un rutabaga comme lanterne viendrait aussi des Celtes.

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Carte postale ancienne d’origine allemande…

Grignotage ou banquet ? A chacun sa gastronomie !

Les traditions de se raconter des histoires à faire peur  (et cela bien avant l’arrivée du roman gothique et du fantastique) et de consommer des sucreries et autres pommes d’amour pendant Halloween, vient d’Angleterre. Avant d’adopter le nom Halloween, les Anglais nommaient cette fête « La Nuit de la Pomme Croquante ».
On se réunissait en famille, pour se raconter les fameuses histoires et manger des pommes ou des noisettes, on offrait des gâteaux aux pauvres. Voilà qui explique aussi l’une des origines de la récolte des bonbons.
Comme à l’occasion de toute festivité digne de ce nom, à Halloween on mange… Et on mange même très bien. Sont  seulement oubliées les beuveries d’antan qui allaient de pair avec des aspects relativement barbares de la commémoration. Avec les produits de saison, le nombre de plats savoureux est impressionnant et toute une pâtisserie thématique s’est développée depuis un siècle. Internet est fertile en menus amusants et/ou gastronomiques et colorés. La seule limite est l’imagination du cuisinier. Avec juste les mots-clefs « menu ou recette Halloween », »Halloween recipes » ou « Halloween meal » vous trouverez sans doute votre bonheur en anglais et en français (et de belles photos de plats). Le plat le plus connu du dîner d’Halloween reste, en dehors de la tarte au potiron qui est de saison, le potage à la citrouille proposé dans la citrouille creusée servant de soupière.
Citrouille
Des fantômes dans la purée...
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De maison en maison, de porte en porte…
Le fait d’aller de porte en porte réservé pratiquement aux seuls  enfants est une modification très récente puisqu’elle date des années 1950 et est né aux Etats-Unis (c’est leur apport avec la citrouille) !  Sinon l’origine de la pratique est encore une fois en partie  une antique coutume celte : « oídche na h-aimléise », » La Nuit des Bêtises. La nuit d’Halloween, les gens se déguisaient et faisaient des farces à leurs voisins : frapper aux portes pour se faire passer pour un esprit, déranger les choses dans le jardin, les bêtes dans les prés, plus tard tirer les sonnettes, etc. Des bêtises pas méchantes. En creusant un peu, on s’aperçoit que cette activité typique de la soirée est issue de différentes coutumes.

Certes, en Irlande, depuis fort longtemps les enfants se maquillaient en noir et blanc, revêtaient de vieux habits, des draps, des chapeaux pointus et se rendaient dans le voisinage pour demander des cadeaux en chantant « Halloween arrive bientôt et les oies engraissent. S’il vous plait, mettez un penny dans le chapeau du vieil homme !  Si vous n’avez même pas un penny, la moitié d’un fera l’affaire. Si vous n’avez même pas un penny, que Dieu vous bénisse et votre père aussi ». Ils récoltaient des noix, des pommes et un peu d’argent. Mais les adultes participaient aussi au charivari.

Une autre coutume est anglaise. Le 2 novembre, les chrétiens allaient de maison en maison réclamer des « soul cakes », « gâteaux des esprits ».  En échange des gâteaux, ils s’engageaient à prier pour que les esprits des morts de la famille des gens qui avaient donné les gâteaux pour qu’il puissent entrer au Paradis.

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Les jeux d’Halloween

Parmi les jeux de société, on peut citer : Richesse, bobbing the apples : Des pommes sont mises dans un baquet d’eau et le jeu consiste à les attraper sans les mains. Plus la pomme attrapée est grosse, plus on deviendra riche. Le Snip Snap Dragon est, lui, un jeu spectaculaire à base de raisins qui flambent dans de l’alcool  alors que la pièce est plongée dans l’ombre. Il faut saisir les raisins avec les doigts sans se brûler et les manger; une chanson accompagne le jeu. Il existe aussi une foule de  petits jeux de prédiction en relation avec l’Amour, le futur mari ou la future épouse dont on tente de deviner l’identité.

Baquet de la Fortune

Récupérez, sans les mains, la plus grosse pomme et vous deviendrez la plus riche…Ce jeu est connu de tous les lecteurs d’Agathe Christie car il apparait dans « Le Crime d’Halloween » ainsi que celui de Snip Snap Dragon…

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Le Crime d’Halloween, par Agatha Christie, en BD.

Halloween Party

Agatha Christie, Le Crime d’Halloween (Hallowe’en Party)…

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Hallowe’en Party est aussi paru sous le titre « La Fête du Potiron »…

Halloween continue de se métamorphoser, de se renouveler et de proposer de nouvelles tendances. Des bals costumés, des concours de costumes,  des visites de lieux insolites et si possible lugubres (cimetières, maisons hantées, catacombes, souterrains…) sont de nos jours organisés.

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Costume de chauve-souris de l’époque victorienne.

Costume de sorcière de l’époque victorienne. Une peu sorcière, un peu bergère XVIIIe !

Epoque victorienne.

Epoque victorienne.

Décoration : un grand moment de bricolage maison

Cette fête a donné, au fil du temps, naissance à une riche iconographie (les cartes postales anciennes sur le thème sont magnifiques), elle a inspiré des artistes et donné naissance à une foule d’objets en tous genres et en toutes matières des plus kitchissimes aux plus charmants. Durant les semaines précédant Halloween, les petits et les grands  se lancent dans des travaux manuels créatifs pour décorer leur maison et leur jardin (voire leur quartier), se fabriquer un costume. Entre sculpter les citrouilles, préparer les menus et les déguisements, cela aligne déjà plusieurs journées ou soirées festives. Parce que la préparation de la fête, c’est déjà la fête.

Les heures consacrées à la fabrication des décorations d’Halloween  sont devenues de grands moments de bricolage en famille, comme le sont déjà  les jours dédiés à la confection des décorations de Noël ou Pâques.  Le « do it yourself » ou « faite-le vous-mêmes », à de plus en plus le vent en poupe depuis quelques décennies. On ne compte plus les livres  (en anglais généralement, mais ce n’est guère gênant car ils sont abondamment illustrés) relatifs à la fabrication d’une panoplie de parfois très délicieux « Petits Objets de Compagnie pour Halloween ». Et ces décorations sont parfois  très belles,  empruntant au style gustavien, cottage ou shabby, s’inspirant des mondes fantastiques. Des milliers de  tutoriaux sont disponibles gratuitement sur Internet.

Et c’est là aussi que Petits Objets de Compagnie et la Little Free Library retrouvent  leur jeu  favori  : fabriquer des choses avec les pages des vieux livres ou n’importe quel papier ou carton. Le plus emblématique des objets est la citrouille en papier. C’est très  simple à réaliser.  Les plus expérimentés et patients se lanceront dans des pliages savants ou autres montages plus subtils. Voici quelques pistes  (mais il existe des milliers de sites sur Internet qui vous étonneront) pour les fans ou les curieux.

Lanterne-citrouille.

Lanterne-citrouille.

Certaines décorations sont en papier, d’autres pas….(mais elles étaient si mignonnes….et puis cela donne des idées…)

http://ideespleinscrap.canalblog.com/archives/2009/10/28/15334732.html

http://valromey.e-monsite.com/pages/ateliers-creatifs/preparons-halloween.html

http://angefeeca.canalblog.com/archives/2012/11/05/25486634.html

http://scrapbook-chickadoodle.blogspot.fr/2011/10/paper-pumpkin.html

http://simplyalbany.blogspot.fr/2012/10/autumn-in-new-york_11.html

http://www.laminutedeco.com/2012/10/diy-une-citrouille-dans-ma-maison.html

Pour trouver d’autres sites et tutoriaux, deux mots clefs : ‘citrouille en papier » et « pumpkin paper » ou « pumpkin fall craft »

Des chats-citrouilles. Petits Objets de Compagnie aime les chats sous toute les formes…

A noter une tendance qui s’enracine de plus en plus : la décoration intérieure (et parfois extérieure) saisonnière. Les Anglo-saxons utilisent par exemple depuis longtemps le motif ou l’objet citrouille (pour une fois c’est Halloween qui voit l’une  de ses images emblématiques pour ainsi dire détournée) pour leur décoration intérieure automnale (Fall, Autumn). Une  mode qui a donné naissance à une foule de tutoriaux pour réaliser des objets uniques.  Le thème de l’hiver (flocon, objets argentés, peluches, dentelles blanches, etc…) trouve sa place durant les mois de décembre, janvier, février, avant que ne commencent les travaux créatifs pour célébrer le printemps…puis l’été. Le grand plaisir résidant dans le fait de réaliser de ses mains la fameuse déco. Ainsi se perpétue d’une certaine manière  l’hommage au passage des saisons, comme le faisaient nos très lointains ancêtres. L’automne et l’hiver sont pour l’instant les deux périodes ayant donné lieu aux créations les plus intéressantes.

Ces Pénitents qui défilent pour la Toussaint.

Depuis plus de six siècles, des confréries de Pénitents,  groupements d’obédience chrétienne, défilent dans les rues pour la Toussaint. Les participants ne sont pas des religieux mais des laïcs de tous les milieux. Ils portent des costumes particuliers et lorsque la manifestation a lieu de nuit, des flambeaux. Ces défilés sont impressionnant car très solennels.  Les costumes sont constitués de robes longues et d’un chapeau pointu  ou cône descendant jusque sur le visage avec deux trous pour les yeux. Les couleurs en usage sont principalement le blanc, le noir et le rouge. Crédit photo pour les trois photos qui suivent : Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Pénitents en costumes avec leurs flambeaux. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Pénitents en costumes. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

l’Archiconfrérie de la Sanch ­célèbre le vendredi saint dans les vieilles rues de Perpignan. Trois heures de marche. Les statues portées sont prafois très lourdes. Ici, une très belle représentation du Christ sur le croix.Certains pénitent sont vêtus de costumes rouges, d’autres sont en noir. Crédit photo Gilles Brassignac pour Le Figaro Magazine.

Citrouille confectionnée avec de simple bandes de papier.

Citrouille confectionnée avec de simple bandes de papier.

Voici quelques photos anciennes de déguisements. Nous ne savons pas si c’est le noir et blanc qui ajoute à l’ambiance, mais les personnages sont bien plus effrayants que ceux qui déambulent de nos jours dans des costumes plus élaborés. Elles sont intéressantes car elles montrent bien la participation active des adultes. Sur l’une des photos, des épis dressés sont un petit rappel à la moisson. Les plus anciennes datent de la fin du XIXe siècle. Ces photos ont été glanées au cours des derniers mois sur le Net, souvent sans source. Le copyright appartient aux auteurs ou possesseurs des originaux.

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Et tout cela en musique…

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il y a 100 ans.

Cette photo est particulièrement intéressante avec son motif de lune et ses épis dressés comme cela se faisait à la fin de la moisson.

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Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (9)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (8)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (7)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (3)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (1)

Old Halloween Costumes From Between the 1900's to 1920's (1)

Women in Witch Costumes, circa 1800s (5)

Women in Witch Costumes, circa 1800s (3)

Women in Witch Costumes, circa 1800s (4)

Samain, Halloween, La Fête des Potirons (ou des citrouilles), Toussaint, La Fête de l’Automne,Oktobertfest, Saint-Dimitri, Mabon ou Cucurbitades, etc., à chacun sa fête car il y a le choix…

Un peu de poésie…

She weaves the world into grasses and fruit,
She winds the world in her hair.
Ablaze with radiant power her face glows, clear light of the sun.
Blessings of golden fire upon you, of round sweet days
Circling each other like wheels,
And of the bounty, the beauty of ripe, fertile earth.
My starry blessings, my sunny blessings upon you _
Shine now and always in your hearts.

                  Cait Johnson, Witch in the Kitchen.

Elle tisse le monde d’herbes et de fruits,
Elle enroule le monde dans ses cheveux.
Son visage scintille, puissance flamboyante, claire lumière du soleil.
Les bénédictions du feu d’or sont sur vous, des jours ronds et sucrés
L’un l’autre tournoient  comme des  roues,
Et  la générosité, la beauté de la  terre mûre et fertile.
Mes bénédictions étoilées, mes bénédictions ensoleillées vont vers vous _
Et brillent  maintenant et toujours dans vos coeurs.

Cait Johnson, La Sorcière

 

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L’OUVERTURE DU VENDREDI MIDI N’EST PAS PROLONGée…

L’OUVERTURE DU VENDREDI MIDI N’EST PAS PROLONGée…

Nous avons expérimenté,  durant deux mois, une ouverture de notre LITTLE FREE LIBRARY le Vendredi de 12h. à 14h. pour permettre aux lecteurs qui travaillent de venir s’approvisionner durant leur pause déjeuner.

Cette expérience s’achève car cet horaire n’a attiré que les lecteurs venant déjà le Samedi.

Nous réfléchissons toutefois à d’autres possibilités d’ouvertures.

La LITTLE  FREE LIBRARY existe depuis six ans. Le principe d’échanges et de dons de livres est désormais parfaitement rodé. La bibliothèque évolue et se renouvelle en permanence. De fidèles lecteurs et donateurs, français et étrangers, nous suivent depuis les premiers jours, d’autres nous découvrent chaque semaine.

Nous proposons actuellement 10 000 ouvrages (voire un peu plus) en très bon état, sélectionnés pour vous offrir le meilleur de ce qui arrive tous les samedis ou que nous allons récupérer en semaine. Romans, romans policiers, espionnage, fantasy, science fiction, anticipation, spiritualité, philosophie,  ésotérisme, psychologie, politique, science, biographies, poésie, théâtre, Histoire (de l’Antiquité à nos jours), romans historiques et du terroir, bandes dessinées, livre pour le jeunesse, livres d’art, etc. Mais aussi vieux livres, ouvrages en anglais, livres de cuisine, cd et dvd, vynils, cartes postales…

Nos points forts : notre longue expérience à différents niveaux dans le domaine du livre et de l’édition et un local situé en centre ville sur le parcours le plus fréquenté de la ville. Idéal pour une petite pause atypique durant le shopping du Samedi.

Nous sommes une Association loi 1901 mais vous n’avez pas besoin de vous inscrire ni de payer une cotisation pour profiter de ce système d’échange, il suffit d’apporter des livres en bon état.

N’hésitez pas à parler autour de vous de la Little Free Library de la rue Saint-Malo. Plus il y aura de lecteurs, plus les livres circuleront et se renouveleront.

 

 

 

 

 

 

 

 

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2017 !

2017 !

PETITS OBJETS DE COMPAGNIE

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LITTLE FREE LIBRARY

vous souhaitent une Année 2017

pleine de Magie…

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En 2017, notre LITTLE FREE LIBRARY entrera dans sa cinquième année !
 

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CARTES POSTALES ANCIENNES : HALLOWEEN…

CARTES POSTALES ANCIENNES : HALLOWEEN…

Halloween  est l’une des fêtes les plus anciennes et des plus saines de notre patrimoine festif. Comme toutes les traditions vraiment anciennes (et non inventées au XIXe voire au début du XXe), elle est le fruit d’une constatation simple : il y a des moments clefs au cours des saisons. A l’époque de l’année qui deviendra, bien longtemps après, notre actuel 31 Octobre, les cueillettes se raréfient, les récoltes sont rentrées, les greniers sont pleins, la chasse apportent du gibier. La nature s’endort et va basculer vers les mois froids.

Avec ses décorations de légumes, champignons, noix, noisettes, gibiers (surtout autrefois),etc. Halloween est aussi une fête de l’abondance, une fête au plus près de la nature.

 La nuit du 31 se situe entre la fin  visible d’un cycle et le début d’un autre,  une nuit entre passé et futur, la nuit entre deux mondes. De cette nuit entre passé et futur, l’imagination va  faire, suite logique, une nuit durant laquelle se croisent les morts et les vivants. Ce nocturne devient un théâtre idéal pour s’y réjouir ou s’en effrayer.Au fil des siècles, les festivités ont évolué ainsi que le monde imaginaire (ou pas….) qui les accompagnent. 

Halloween est désormais, plus que toute autre, la fête de l’imaginaire, de l’imagination. de la fiction… C’est  pour cela que sont dynamisme ne fléchit  pas. Elle s’enrichie perpétuellement sachant intégrer de nouveaux monstres, de nouvelles peurs (vraies ou supposées ), accueillir de nouveaux personnages, de nouveaux univers graphiques. 

Il est bon de rappeler la véritable origine des choses. Toutes les civilisations et religions se servent des anciennes fêtes liées à la Nature (entre autres) pour imposer leurs propres fêtes. Les religions ont tenté de les neutraliser en les intégrant dans leur calendrier. Seulement, les saisons et leurs temps forts ont vu passer bien des dieux et des déesses. Et en verront certainement passer bien d’autres. 

Toute la poésie et la fantaisie se retrouve notamment dans les cartes postales anciennes, véritables friandises colorées pour les collectionneurs. Halloween est ,avec Noël/ Solstice d’Hiver, la fête qui offre la plus riche des iconographies. (Encore de nos jours, avec le retour des belles illustrations, notamment par le biais du numérique).  Sa forte identité visuelle réjouit les collectionneurs.

Voici quelques images. Il en existe des milliers (plus de 150 ans d’édition !). A vous d’en découvrir d’autres sur le Web.

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NEW YORK, NY - C.1910: This colorful holdiay postcard that celebrates Halloween with a creepy reflection in a mirror, was printed in New York City circa 1910. (Photo Reproduction by Transcendental Graphics/Getty Images) *** Local Caption ***

NEW YORK, NY – C.1910: This colorful holdiay postcard that celebrates Halloween with a creepy reflection in a mirror, was printed in New York City circa 1910. (Photo Reproduction by Transcendental Graphics/Getty Images) *** Local Caption ***

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UNKNOWN – CIRCA 1910: This halloween illustration by Wilfred Bronson is printed around 1910 by an unknown printer. (Photo Reproduction by Transcendental Graphics/Getty Images) *** Local Caption ***

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SHAKESPEARE : LES SPECTACLES DU GLOBE ACCESSIBLES EN LIGNE…

SHAKESPEARE :  LES SPECTACLES DU GLOBE ACCESSIBLES EN LIGNE…

A Londres, le théâtre du GLOBE actuel est la reproduction relativement fidèle du Globe tel qu’il se présentait à l’époque de Shakespeare. Il a été rebâti non loin du lieu où s’élevait le théâtre originel, sur les bords de la Tamise. C’est un petit bijou d’architecture circulaire avec sa salle à ciel ouvert, ses galeries et sa scène au décor polychrome. Petite information :  L’extérieur de la structure est réalisé en plâtre et ce plâtre est un mélange de sable, de chaux et…….. de poils de chèvres utilisés comme agent de liaison.

 

Ce théâtre vient de mettre en ligne un service (payant) de vidéos proposant les pièces données dans cette salle exceptionnelle. Vous le trouverez à cette adresse :  http://globeplayer.tv/ . Vous pourrez y visionner des pièces en anglais et en diverses autres langues (sous-titres en anglais) tels le Songe d’une Nuit d’Eté en coréen, Hamlet en lithuanien,  Coriolan en japonais, Le Marchand de Venise en hébreu, La Mégère apprivoisée en urdu… Une section offre également des vidéos gratuites comprenant des documentaires, des présentations de projets,  des entretiens avec Ian McKellen, Judy Dench, Fiona Shaw, Michael Boyd,  Ewan McGregor, entre autres…

https://i2.wp.com/www.londonita.com/londrablog/wp-content/uploads/2010/04/theglobe.jpg

 

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LA FETE DE NORMANDS…26, 27 et 28 SEPTEMBRE…

LA FETE DE NORMANDS…26, 27 et 28 SEPTEMBRE…

C’est tout jeune  (2ème année) et c’est une excellente idée. Ce grand événement régional s’attache à faire redécouvrir notre patrimoine et toutes les créations en cours ou futures sur le territoire de notre région exceptionnellement riche en Histoire et en potentiel.

Tout ce que vous voulez savoir sur cette manifestation est ici : http://fetedesnormands.com/

Vous y trouverez des affiches et tracts à imprimer pour aider à la promotion. (Différents formats en trois langues)…

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LES ARCHIVES HISTORIQUES DE LA CROIX ROUGE MISES EN LIGNE….

LES ARCHIVES HISTORIQUES DE LA CROIX ROUGE MISES EN LIGNE….

Les archives sont de plus en plus accessibles  au grand public. Numérisées, elles s’ouvrent à tous en quelques secondes. Ici, ce sont les archives mises en ligne par le Comité International de la Croix Rouge dont nous vous proposons le lien. Vous y trouverez des photos, des cartes postales, des documents divers. Présente sur tous les conflits, la Croix Rouge a su engranger des documents, des témoignages incontournables  pour ceux qui sont curieux de notre histoire récente : http://grandeguerre.icrc.org/fr

 

Les photos ci-dessous, prisent durant la guerre de 14/18, proviennent de leur site.

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NOUS PARTICIPONS A LA MEDIEVALE DE BAYEUX LES 05 ET 06 JUILLET 2014…

NOUS PARTICIPONS A LA MEDIEVALE DE BAYEUX LES 05 ET 06 JUILLET 2014…

Depuis plusieurs années, PETITS OBJETS DE COMPAGNIE participe à la fête médiévale de Bayeux. Cette année, nous vous invitons à nous rencontrer près de l’arbre  de la Liberté. Nous vous  proposerons les bijoux en étain d’un artisan d’art, des objets musicaux en céramique, une petite brocante et quelques surprises.

Vous y trouverez toutes les informations concernant la LITTLE FREE LIBRARY, notre bibliothèque entièrement gratuite qui récolte les dons de livres (récents ou anciens) pour les redistribuer gratuitement et/ou à travers un système d’échange.

Pendentif tête de viking. Médaille en étain trempée dans un bain d'argent.

Pendentif tête de viking. Médaille en étain trempée dans un bain d’argent.

SIFFLET A EAU en forme d'oiseau inspiré d'un modèle ancien.

SIFFLET A EAU en forme d’oiseau inspiré d’un modèle ancien.

 

Ci-dessous, des photos promotionnelles des compagnies qui animerons la fête.  Photos téléchargées sur le site de notre mairie.

 

« L’hospice ambulant » par la Compagnie Sembadelle

photo Cie Sembadelle

« Flammes tribales » par la Compagnie Zoolians

photo Guidu

Compagnie Faï

photo Séraf

La Confrérie Normande

photo Vemundr

Le Clan du Vestfold

photo Cie Vestfold

 

 

 

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photo N. Pillard

 

 

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PARADE OF THE MILITARY CARS OF THE DDAY / LES VOITURES MILITAIRES ANCIENNES,BAYEUX 08 JUIN 2014…

PARADE OF THE MILITARY CARS OF THE DDAY / LES VOITURES MILITAIRES ANCIENNES,BAYEUX 08 JUIN 2014…

Un défilé exceptionnel. Les voitures présentées, de leurs équipements et des participants costumés, tout était de grande qualité. Une manifestation émouvante.

Nous avons pris de très nombreuses photos, vous les trouverez sur la page dédiée dont vous trouverez le lien dans le bandeau.

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An exceptional parade as for the quality of the presented cars, their equipments and the dressed up participants. A moving feast. We took very numerous photos, you will find them on the dedicated page the link of which you will find in the header. Enjoy !

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EXPO 2014 : LES BIJOUX SUR LE THEME DU D-DAY SONT DISPONIBLES ! JEWELS ON THE SUBJECT OF THE D-DAY ARE AVAILABLE!

EXPO 2014 : LES BIJOUX SUR LE THEME DU D-DAY SONT DISPONIBLES  ! JEWELS ON THE SUBJECT OF THE D-DAY ARE AVAILABLE!

LA PREMIERE EXPOSITION – VENTE de l’année est enfin ouverte chez PETITS OBJETS DE COMPAGNIE.

Vous y trouverez les bijoux de monsieur Mir. Orfèvre de profession, reconnu Artisan d’Art, notre artiste est bien connu, depuis une trentaine d’années, des amateurs d’Histoire en raison de la qualité de ses copies de bijoux anciens et de ses créations sur des thèmes aussi variés que l’époque médiévale, les Templiers, la chasse, l’héraldique, les thèmes celtes, vikings, la franc-maçonnerie, la Renaissance, la féérie….

Ses bijoux sont dessinés et fabriqués à Paris dans le XVe.

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Pour célébrer le 70e anniversaire du Débarquement, une gamme de bijoux a été spécialement conçue. Ils sont édités en séries limitées et sont d’or et déjà du domaine du « collector ». Ils sont d’autant plus rares que les produits Made in France vendus en cette période de commémoration sont, eux-aussi, rares…

Ces bijoux en étain sont déclinés sous formes de pendentifs, boucles d’oreilles, bracelets, porte-clefs, pin’s, etc.

L’originalité de cette exposition-vente est que vous aurez le choix entre des bijoux déjà montés ou celui de sélectionner les éléments de votre futur bijou que nous monterons immédiatement devant vous (en collier, en bracelet, en boucles d’oreilles, en porte-clef…)

A partir de cinq euros, vous pourrez vous offrir un authentique souvenir.

Mais laissons parler les photos…

(Tous les modèles n’ont pas été photographiés)

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The first exhibition (and sale) of the year is open at PETITS OBJETS DE COMPAGNIE, 50, rue Saint-Malo, Bayeux (open only on Sunday from 2pm to 6pm).
You will find mister Mir’s jewels there. Silversmith of profession, recognized creative craftsman, our artist is well known by the History lovers because of the quality of his copies of ancient jewels and his creations on themes so varied as the medieval period, the Knight Templars, hunting, heraldry, Celtic themes, Vikings, the freemasonry, the Renaissance, the enchantment….
These jewels are designed and made in Paris in the XVth.
To celebrate the 70th anniversary of the Landing, a range of jewels has been specially designed. They are edited serial limited and are already  collector.These jewels are made in pewter an declined under forms of pendants, earrings, bracelets, key ring, pin’s , etc.
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You can, on the spot, choose between an already gone up jewel or select the charms of your future jewel which we shall make immediately in front of you (necklace,  bracelet,  earrings,  door-key)
From five euros you can offer yourselves an authentic souvenir, creates and made in France
But let speak the pictures !
La première série représente les plages du Débarquement :  First range is about the Landing beaches.
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Les cartes de France – Maps of France

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SHAKESPEARE ET LES PATHOLOGIES …

SHAKESPEARE ET LES PATHOLOGIES …
Dans les pièces de Shakespeare, tout est d’une précision diabolique. Que ce soit le vocabulaire technique, les parlures, les descriptions, Will s’y montrait érudit… Peut-être avait-il accès à de la documentation étendue qu’il alliait à un sens aiguë de l’observation… La psychologie de ses personnages montrent une connaissance particuliérement pointue de l’âme humaine et de ses désordres. Voici un texte sur le sujet,  paru en 1876. L’orthographe d’époque est respectée.
La psychologie médicale dans les drames de Shakspeare
E. Onimus

 

Tout semble avoir été dit sur Shakspeare. Depuis des siècles déjà, chez tous les peuples, la critique aurait épuisé ses recherches sur le poète et sur le philosophe, si un tel sujet n’était de sa nature inépuisable. Cependant le côté scientifique de cette vaste et puissante intelligence, la profondeur et la finesse de ses intuitions psychologiques, si j’ose le dire, la pénétration et la justesse de son coup d’œil d’aliéniste, n’ont guère été encore étudiés. Des médecins anglais et américains, M. Bucknill et M. Kellog surtout, ont naguère appelé l’attention sur la singulière exactitude des observations et de la science intuitive de Shakspeare dans le domaine des maladies mentales. Ces médecins se sont presque uniquement occupés des personnages atteints d’aliénation mentale ou simulant la folie ; tous ont admiré avec raison la science de Shakspeare et l’exactitude vraiment étonnante avec laquelle il a décrit cette maladie. Ce n’est pas seulement dans l’étude de la folie que Shakspeare se montre observateur profond ; il a su, presque dans chacun de ses drames, interpréter scientifiquement les troubles de nos sens et ceux de notre cerveau. Comment le poète qui a si bien connu l’humanité, qui a scruté si avant le cœur de l’homme, qui en a exprimé les passions avec une vie aussi intense, n’aurait-il pas été un grand psychologue, possédant toutes les qualités du véritable savant ? Aussi, parmi les auteurs dramatiques, nul n’a poussé plus loin la connaissance des phénomènes de cet ordre, le sentiment intime des rapports de nos sensations et de nos idées. Il a dépeint en médecin l’homme tel que la nature l’a créé, jouet inconscient de son tempérament et de son organisation physique. A cet égard, il est arrivé à une telle justesse d’observation qu’aujourd’hui même, et malgré les progrès de la science, on ne saurait décrire plus rigoureusement qu’il ne l’a fait certains symptômes de la folie, les troubles de nos sens et la plupart des phénomènes de l’hallucination. C’est sous ces différens aspects que nous nous proposons d’examiner successivement les principales créations de Shakspeare,

 

image048I« Mon père ! Il me semble que je le vois par l’œil de mon âme, » dit Hamlet à Horatio, donnant ainsi en quelques mots la définition la plus courte et la plus exacte de l’hallucination. Aucun ouvrage spécial n’a mieux dépeint les phases et les conditions de ces illusions sensorielles que le monologue de Macbeth : « Est-ce un poignard que je vois devant moi, le manche tourné vers ma main ? Viens, laisse-moi te saisir ; je ne te tiens pas, et cependant je te vois toujours. Fatale vision, n’es-tu donc pas sensible au toucher comme à la vue ? ou bien n’es-tu qu’un poignard imaginaire, la fausse création d’un cerveau opprimé par la fièvre ? Je te vois encore et sous une forme aussi palpable que le poignard que je tiens maintenant. C’est d’un instrument tel que toi que j’allais me servir ; mes yeux sont devenus les fous des autres sens, ou bien ils ne valent pas mieux que les autres… Je te vois toujours, et sur ta lame et ta poignée sont des gouttes de sang qui n’y étaient pas auparavant. Il n’existe rien de pareil, c’est cette entreprise sanguinaire qui fait surgir cette vision devant mes yeux. » Toute la théorie de l’hallucination se trouve indiquée en ce passage. Remarquons d’abord que cette vision, la première qu’ait elle Macbeth, est parfaitement reconnue et analysée par lui, tandis que plus tard il ne saura plus reconnaître son erreur au moment même où se produira l’hallucination. Cette gradation psychologique est celle qu’on observe chez la plupart des malades : dans les premiers temps, ils se rendent compte de l’illusion de leurs sens, mais bientôt ils ne savent plus discerner leurs impressions fausses de celles qui sont vraies.

Que nous sommes loin ici du merveilleux de la plupart des auteurs, de ces apparitions invraisemblables et souvent ridicules qu’ils introduisent sans raison ! A la lecture, la beauté de ces détails se fait peut-être moins sentir ; mais, lorsqu’on a l’occasion d’assister à des représentations de Macbeth et d’Hamlet, on est vivement frappé de la vérité des situations où intervient le merveilleux. Dans la plupart des drames anciens ou modernes, spectres et ombres n’apparaissent que comme des moyens commodes d’émouvoir le spectateur ; souvent ils remplissent un rôle secondaire et ne servent qu’à mener l’action, comme dans les féeries ordinaires. Dans Shakspeare au contraire, la scène est vraie ; c’est bien une hallucination telle qu’elle devait forcément se produire d’après toutes les données de la psychologie. Plus d’intervention d’un merveilleux factice ; c’est le merveilleux réel, si l’on peut dire, tel que le crée le cerveau de l’homme en proie à la fièvre ou aux passions. C’est cette réalité qui fait de Shakspeare le plus dramatique et le plus puissant des poètes. Lorsque le spectre de Banquo apparaît à Macbeth, notre impression est d’autant plus forte que le spectre n’est visible que pour Macbeth. Comment mettre mieux en évidence à la fois les troubles de l’âme et le supplice moral du criminel ? Étant donné le tempérament de Macbeth, cette nature où l’on trouve un mélange si bizarre de courage et de superstition, de férocité et de pusillanimité, les illusions sensorielles devaient se produire fatalement et au moment précis où les place le poète.

Par quel effort de génie, par quelle intuition mystérieuse Shakspeare, à une époque où médecins et public croyaient encore que les affections nerveuses dépendaient de puissances occultes, est-il arrivé à se débarrasser complètement de ces préjugés et à indiquer la vraie cause de ces maladies ? Ces affections, les plus compliquées et aujourd’hui encore les plus difficiles à bien reconnaître, ont toujours eu le privilège d’étonner, de terrifier même ceux qui on étaient témoins. Les manifestations de ces maladies prêtent singulièrement à la croyance à des êtres surnaturels, comme l’a fait remarquer M. Maury dans son livre de la Magie et de l’Astrologie ; l’agitation des malades, leurs visions, les cris qu’ils poussent, les paroles étranges qu’ils prononcent, leurs mouvemens incohérens, leur aspect souvent effrayant, tout cela semble l’effet d’une puissance étrangère qui les domine et les subjugue. Le malade perd visiblement dans ces crises sa liberté et sa raison ; il éprouve un sentiment d’oppression et de constriction, et semble lutter contre un être invisible qui a pris possession de son corps. Si, à l’époque où vivait Shakspeare, quelques-unes des plus simples et des plus communes de ces affections nerveuses avaient déjà été reconnues, la croyance au surnaturel trouvait encore un aliment dans la plupart de ces phénomènes. Comment s’en étonner, puisque aujourd’hui même ce penchant invétéré au merveilleux est si vivace qu’à chaque instant on le voit reparaître sous de nouvelles formes ?