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Archives de Catégorie: Science fiction Anticipation

LES VESTIGES DU JOUR : UN EXCELLENT ROMAN ET UN EXCELLENT FILM…

LES VESTIGES DU JOUR : UN EXCELLENT ROMAN ET UN EXCELLENT FILM…

C’est un prix Nobel de Littérature méritée qui vient d’être attribué à l’auteur britannique KAZUO ISHIGURO. Kazuo Ishiguro n’a publié que six romans  et un recueil de nouvelles depuis 1982 : « Lumière pâle sur les collines », « Un artiste du monde flottant » (prix Whitbread Award 1986), « Les Vestiges du jour », « L’Inconsolé », « Quand nous étions orphelins », « Auprès de moi toujours » et « Le Géant enfoui ».

 

Son roman le plus connu, « Les vestiges du jour » (1989), a été porté à l’écran en 1993 par James Ivory avec Anthony Hopkins et Emma Thompson et salué par le prestigieux Man Booker Prize qui récompense une oeuvre de langue anglaise.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire le roman et de regarder le film. Et de lire tous ses autres romans et nouvelles. Oshiguro a une écriture, du style, le lire en anglais est conseillé.

LES VESTIGES DU JOUR raconte les tourments du majordome d’une grande famille de l’aristocratie anglaise. Après 30 années de service, James Stevens se remémore sa vie et se demande s’il a bien fait de dévouer sa vie à son maître plutôt que de partir faire sa vie et de se marier.

 

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Pour ceux qui ne connaissent pas encore : l’américain  Sinclair Lewis fut lui aussi lauréat du Nobel de Littérature et nous vous conseillons le lecture de son roman Babbit. Babbit, comme Les Vestiges du Jour, est un texte que l’on n’oublie pas.

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BANDE ANNONCE : « CA », D’APRES LE ROMAN DE STEPHEN KING, SORT LE 20 SEPTEMBRE AU CINEMA…

BANDE ANNONCE : « CA », D’APRES LE ROMAN DE STEPHEN KING, SORT LE 20 SEPTEMBRE AU CINEMA…

Amateurs de frissons et de Stephen King, vous serez heureux d’apprendre que la première partie de « çA ‘(« IT » en anglais) tiré du roman éponyme sera sur les écrans le 20 septembre 2017. La bande annonce est alléchante, espérons que le film en tienne les promesses car adapter ce roman qui est sans doute le plus complexe des récits de King est un gros pari. La seconde partie est prévue pour 2019.

Staphen king a déjà donné son avis : J’avais de l’espoir concernant cette adaptation, mais je ne m’attendais pas à ce que Ça soit aussi bon. C’est très différent de mon livre, mais en même temps, les lecteurs devraient s’y retrouver. Ils devraient aimer les personnages, et pour moi, c’est avant tout les personnages qui comptent. Si vous vous y attachez, alors le côté horrifique fonctionne bien, en général. Je suis sûr que mes fans vont aimer le résultat. Je pense qu’ils vont VRAIMENT apprécier ce film. » Staphen King étant du genre à ne pas mâché des mots (il déteste toujours autant l’adaptation de Shinning et ne s’en n’est jamais caché), nous pouvons nous attendre à une bonne surprise.

Que le film ne vous empêche pas de lire (et relire) »çA« . C’est l’une des meilleures histoires  de cet excellent conteur qu’est monsieur King. Paru en 1986, l’histoire se déroule en deux époques : 1957-1958 et 1984-1985, dans une petite ville américaine, cela commence par la mort d’un enfant suivie d’autres crimes et d’étranges événements.  Ce roman agite nos peurs les plus profondes, les explore et va surtout créer un épouvantable personnage dont tout lecteur se souviens : « çA« , la ‘chose’, le clown maléfique qui vit dans les égouts.

Mais Stephen King ce ne sont pas seulement des romans à lire pour se distraire en de faisant peur. Ce roman-ci, par exemple,  est aussi une peinture sans complaisance, sans masque d’une Amérique moyenne, raciste, homophobe, lâche. On y parle aussi de la violence dans l’univers des enfants, dont les brutalités passent sous le radar des adultes indifférents, Car les romans de King ne sont pas aussi simplistes que le pensent ceux qui ne l’ont pas lu. Ils  décrivent et analysent aussi travers plusieurs niveaux de lecture notre société contemporaine avec ses bonnes et ses détestables facettes de manière plutôt pertinente. Une société assez tordue pour servir de socle pour bâtir des histoires d’horreur…

http://www.bandes-annonces.fr/embed/3787/?title=1&

D’autres bandes annonces ici : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144685.html

En 1990, Tommy Lee Wallace a adapté le roman à la télévision sous le titre de « Il » est revenu, un téléfilm en deux parties d’une durée totale de 3h12. Selon Mad Movies, c’est une transposition assez fidèle, bien que très édulcorée, du roman, qui tire sa force principale de ses acteurs, notamment les enfants et Tim Curry dans le rôle de Pennywise, et dont la première partie est « clairement plus réussie » que la deuxième.

 

 
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Publié par le 2 septembre 2017 dans Cinéma - Movie - Cinéphile - Show - Film, detective novel, Ecriture_Writing, Ecrivain writer, Halloween Samain, Horreur Fantastique, Horreur Horror, Lecture-Reading, Littérature Litterature, PETITS OBJETS DE COMPAGNIE, roman policier, Science fiction Anticipation, Stephen King

 

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2017 !

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LITTLE FREE LIBRARY

vous souhaitent une Année 2017

pleine de Magie…

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En 2017, notre LITTLE FREE LIBRARY entrera dans sa cinquième année !
 

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LA BIBLIOTHEQUE UNIVERS…

LA BIBLIOTHEQUE UNIVERS…

Les propriétés vertigineuses de la bibliothèque « univers » de Babel

L’idée d’une bibliothèque infinie est imaginée pour la première fois par le mathématicien et écrivain allemand Kurd Lasswitz. Dans sa nouvelle « La bibliothèque universelle », parue en 1904, soit quelques années avant sa mort, Lasswitz imagine une bibliothèque pouvant contenir toutes les œuvres possibles de l’humanité. Raisonnant en bon mathématicien, il sait que les combinaisons de tous les caractères de l’alphabet aboutissent à un nombre fini.

Jorge Luis Borges, écrivain argentin du XXe siècle, s’en inspire et publie en 1941 une de ses plus célèbres nouvelles, « La bibliothèque de Babel ». La bibliothèque de Babel est une bibliothèque univers, c’est-à-dire qu’elle est tellement grande qu’elle contient tous les textes possibles et imaginables, sa taille constitue un défi à l’imagination humaine.

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La bibliothèque du vertige

Combien de livres contient-elle exactement ? Un nombre colossal. Pour le comprendre, il faut préciser le « fonctionnement » de la bibliothèque : selon Borges, chaque livre qu’elle possède contient 410 pages et chaque page contient 40 lignes de texte, elles-mêmes composées de 80 caractères chacune. Chaque livre contient donc 1 312 000 caractères et utilise toutes les lettres de l’alphabet (26 lettres), plus l’espace, la virgule et le point, ce qui porte à 29 le nombre de signes différents utilisables.

La bibliothèque comporte donc 291 312 000 livres (29 multiplié par lui-même 1 312 000 fois), ce qui donne un nombre composé de près de deux millions de chiffres. Pour prendre la mesure d’un tel nombre, l’imprimer requerrait 500 pages A4, remplirait un roman de 1 100 pages en format de poche et, écrit en ligne droite, mesurerait environ 354 kilomètres de long.

La place que prendrait une telle bibliothèque donne le tournis. Si l’on imagine qu’un livre occupe un volume de 3 000 cm3, et si l’on part du postulat que l’univers observable est une sphère de 46 milliards d’années-lumière de rayon (ce qui est une approximation rapide, mais passons), de rapides calculs indiquent que l’on peut stocker dans cet univers environ 2,8 × 1050 livres. Si elle existait, la bibliothèque imaginée par Borges remplirait non seulement l’univers tout entier, mais en nécessiterait beaucoup plus. Combien ? Environ 101 918 616, ce qui constitue un nombre à peu près aussi grand que celui mentionné plus haut. Vertigineux, non ?

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L’infini (ou presque) permis par le numérique

Tellement vertigineux que l’idée même qu’une telle bibliothèque existe est longtemps restée au stade d’utopie et dans l’imagination de Jorge Luis Borges et de ses lecteurs. Pourtant, à défaut d’exister physiquement, la bibliothèque existe aujourd’hui numériquement.

Créée par Jonathan Basile, libraryofbabel.info reproduit (presque) exactement le fonctionnement de la bibliothèque décrite par Jorge Luis Borges. Fidèle à la nouvelle parue en 1941, la bibliothèque numérique est organisée en pièces hexagonales identiques, dont 4 des murs abritent des livres sur cinq étagères chacun.

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Une pièce hexagonale de la bibliothèque de Babel telle que l’a créée Jonathan Basile.

   

Chaque étagère comporte 32 livres de 410 pages chacun. Et chaque page de chaque livre, de chaque étagère, de chaque pièce est accessible. L’immense majorité de ces pages renferment des suites incompréhensibles de caractères. Pourtant, parmi ces milliards et milliards de pages, se trouvent forcément des livres que vous avez lus. Ces pages contiennent pratiquement tout : vous y trouverez aussi bien les aventures de votre héros de roman préféré que le manuel d’utilisation de votre aspirateur, les évangiles de la Bible ou les versets du Coran, les articles de l’Encyclopédie de Diderot, les poèmes de Shakespeare, toutes les pages de votre journal intime, toutes les théories mathématiques jamais écrites, tous les secrets, tous les rêves, tous les récits et tous les noms, même votre nom et votre histoire, existent déjà dans l’immensité de la bibliothèque de Babel.

Jonathan Basile

Jonathan Basile

Parmi ces pages inexplorées se trouve aussi tout ce qui n’a jamais été écrit mais qui le sera peut-être un jour. Combien de chefs-d’œuvre de littérature inconnus ou futurs se cachent dans cette bibliothèque ? Les proses à venir d’un futur Rimbaud s’y trouvent déjà, tout comme les prochains romans de Michel Houellebecq. Même cet article, ces lignes y sont déjà écrites.

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La bibliothèque créée par Basile est différente de celle imaginée par Borges en cela qu’elle ne contient pas tous les livres possibles mais seulement toutes les pages possibles. La bibliothèque contient donc environ 4,7 × 104 679 pages différentes, réparties dans 104 677 livres.

Bien sûr, la bibliothèque contient tellement d’information qu’il serait impossible de la stocker numériquement. Le contenu de la bibliothèque est généré à partir d’un algorithme spécial créé par Jonathan Basile. Chaque page a un numéro unique qui lui est propre et qui l’identifie dans la bibliothèque. L’algorithme utilise ensuite ce numéro de page pour générer un nombre pseudo-aléatoire unique qui est lui-même converti en base 29, c’est-à-dire en texte utilisant les 29 signes cités précédemment : le texte de la page est généré. Le même numéro de page créera donc la même page à chaque fois.

L’opération inverse est possible : à partir d’un texte, l’algorithme peut retrouver le numéro de la page le contenant et donc la « localisation » de la page. En quelque sorte, le contenu de la page est prédéterminé et existe déjà, certes perdu dans la gigantesque botte de foin de cette bibliothèque, mais bel et bien réel.

Tout ce que vous écrirez ou pourriez écrire est déjà là, quelque part. Il suffit juste de chercher.

Gary Dagorn

 

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